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DANCE WITH THE DEAD

Tony Kim et Justin Pointer réinventent la danse macabre à travers une musique tout en force, contaminée par le métal, abondante en nerfs. Ne confondez pas avec Dead Can Dance, puisque les deux meurtriers de Dance With the Dead (DWTD) cherchent non pas à savoir si la mort peut danser mais ils ordonnent bel et bien de danser avec elle. Et cet ordre fut donné le dimanche 18 septembre dernier.

La mort est un concept. Qu’est-ce que cela signifie, pour vous, de danser avec la mort ?

En fait, nous ne nous sommes pas souciés du choix de notre nom, puisque Dance With the Dead est le titre de la première chanson que nous avons écrite ensemble. Cela sonnait comme le nom d’un film d’horreur, et comme nous adorons ce genre, cela nous a plu.

Est-ce que c’est la première fois que vous venez jouer en Europe ? Que pensez-vous de la réception de votre musique ici ?

On a joué en Russie l’an passé, mais c’est effectivement la première fois que nous jouons en France. Nous nous attendions à beaucoup moins de la part du public, nous somme très heureux d’être ici, l’accueil est encore plus fou que ce à quoi nous nous attendions.

Vous indiquez que The Shape, votre dernier album, est destiné aux fans de Daft Punk, Kavinsky, Ministry… Êtes-vous devenus musiciens parce qu’au départ, vous aussi vous aussi étiez fans de ces groupes ?

Tony Kim : Non, nous jouons depuis que nous sommes enfants. Nous avons grandi ensemble, dans le même voisinnage, nous jouions de la musique ensemble. J’écoutais du hair métal comme Def Leppard, Mötley Crüe.

Justin Pointer : Nous écoutons beaucoup de métal de façon générale et l’on met beaucoup de guitare dans nos morceaux, qui forment une alliance entre métal et dance-music.

Vous avez fait beaucoup de remix. Si vous deviez voir l’un de vos morceaux être remixé, ce serait par qui ?

Tony Kim : Par Daft Punk ! Mais cela n’arrivera jamais.

Si vous pouviez collaborer avec un artiste qui n’est plus de ce monde, qui serait-ce ?

Tony Kim : Peut être Dimebag, de Pantera…

Justin Pointer : Et Freddy Mercury.

Votre univers se focalise sur l’horreur. Sur toutes vos images de couverture, on voit des yeux luisants, des silhouettes humaines. Est-ce que cela signifie que selon vous, la peur ne peut être représentée que par quelque chose d’humain ?

Quand nous étions enfants, nous louions des cassettes vhs en fonction de leur illustration, sans connaître le résumé du film mais en ne se fiant qu’à l’image qui le représentait. Nous voulions que nos auditeurs fonctionnent de la même manière, en voyant l’image d’un album qui semble cool, et qui leur donne envie de le découvrir. Il n’y a pas de symbole dans nos artworks.

De quel films auriez-vous aimé faire la BO ?

C’est dur de choisir car les bandes originales de nos films d’horreur préférés sont déjà parfaites ! Mais ce serait certainement Christine.

Vous n’avez pas vraiment de clip, ce qui est étonnant puisque votre musique a un fort pouvoir d’évocation. Quel réalisateur illustrerait parfaitement votre musique ?

C’est cliché, mais John Carpenter, Sam Raimi, James Wan. Et Clive Barker bien sûr !

On remarque que les réalisateurs de films d’horreur ont souvent en commun une adolescence dans les périphéries pavillonaires des grandes agglomérations, avec de longues plages d’ennui propices au développement de l’imagination. Est-ce aussi votre cas ?

Nous avons grandi dans une ville très calme et sécurisante en Californie, sans crimes. Tout ce que nous avions à faire était de jouer de la guitare, boire, faire du skate. Mais nous voulions nous échapper à nos 18 ans.

Quel est votre rôle, à chacun, dans le processus de création ?

Si l’un de nous a une idée, il en fait part à l’autre et nous nous mettons à écrire ensemble. Nous partageons. Souvent, c’est une mélodie, une ligne de clavier qui fait office de point de départ.

Tony, tu as collaboré au dernier album de Massimo, de Confrontational. Envisagez-vous d’autres contributions dans le futur ?

Nous travaillons actuellement avec Cody Carpenter, le fils de John Carpenter.

Il y a peu de voix dans votre musique. Pourquoi ?

Parce que nous n’avons pas encore trouvé le chanteur parfait !

Quel est le visage de la mort avec laquelle vous dansez ? Quel monstre représente DWTD ?

Tony Kim : Pour moi, c’est Frankenstein.

Justin Pointer : Rawhead Rex.

 

 

-Clémence Mesnier

 

-On vous laisse sur leur dernier album, The Shape, proposé en intégralité par NewRetroWave. DWTD partagera la scène avec Carpenter Brut, à San Francisco, le 29 septembre 2016.

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