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LIVE-REPORT : LIONHEART + DESOLATED + FALLBRAWL + WOLFPACK, mercredi 17 Février 2016, Atelier des Môles, Montbéliard (25)

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C’est un coup de tête qui nous emmène à cette soirée teintée hardcore proposée par l’Atelier des Môles. L’affiche présente quatre groupes qui, mis à part Lionheart (connus par Impericon.de), nous sont totalement inconnu. Le concert commence tôt (20h), avec un déroulement qui, pour un mercredi soir, rappelle le fonctionnement des plateaux qui tournent en Suisse. Voici donc l’étape montbéliardaise de cette tournée « Love don’t live here » titanesque de 24 dates, sans un jour OFF, avec ces quatre groupes qui traverseront le continent en long, el large et en travers !

Wolfpack (F).

Le public est clairsemé (une cinquantaine de personnes) et plutôt froid. Wolfpack est un groupe parisien qui dispose d’un set d’une grosse trentaine de minutes. Fondé en 2012, Wolfpack livre du heavy metalcore, fondu dans du hardcore beatdown. Ils officient sur toute la tournée de Lionheart depuis le début, en amont de la sortie de leur nouvel album None Above / None Equal sur Eulogy Records (USA). Un morceau est à télécharger ici.

Niveau live, le son est propre, notamment le kick qui sonne très bien. Le batteur, ganté et tout de noir vêtu, a du style. Pour l’ensemble, cela rappelle très fortement le groupe Forest in Blood (rip) lui aussi de Paris, qui a laissé des souvenirs épais dans le Pays de Montbéliard. Les passages beatdown sont nombreux. Exercice délicat à des tempos très lents qui ne pardonne pas la moindre imprécision. C’est un peu le cas pour le groupe, les guitares manquent parfois de justesse. Le temps de quatre morceaux et c’est déjà la fin.

FallBrawl (D)

La salle s’est remplie de cent personnes supplémentaires. FallBrawl se différencie difficilement du premier groupe ; du Hardcore/Metal/Beatdown, teinté néanmoins de gros passages de double pédale en plus. Les allemands ont sorti leur album Chaos reigns en novembre dernier. Côté scène, on regrettera un peu un guitariste souvent le nez sur le manche malgré des riffs plutôt classiques dans le genre hardcore, et surtout un jack qui aurait pu être changé. En effet, le groupe officie à quatre musiciens (donc un seul guitariste), les craquements et les coupures de la guitare manquent de discrétion. Le bassiste lui se spécialise en allant chercher des parties basse à l’octave ou sur d’autres gammes, dommage qu’on l’entende pas assez. Le son est même moins bien que le premier groupe ; mais Fallbrawl est moins statique ce qui permet à la salle de s’échauffer et de lancer les premiers mosh et même un premier circle pit. L’avant dernier morceau est même très sympa, le public apprécie. Un dernier morceau avec, en featuring, le bassiste de Desolated et puis s’en vont. Place aux anglais !

Desolated (UK)

Les anglais de Desolated viennent de Southampton. On remarque rapidement qu’on passe un autre niveau. Techniquement mais aussi niveau sonore : on en prend plein la figure côté larsens. Le groupe va sortir son album The End en avril – en prévente chez MLVLT Records. Le groupe nous présente du HxC façon NewYork. Le batteur tient la route et tape comme une mule. Ça joue plutôt bien. Le chanteur devra cependant apprendre à serrer un pied de micro car il se bat avec tout le début du set. Le groupe maîtrise plutôt bien les syncopes et les silences pour laisser le chanteur relancer la machine. On entend à travers les morceaux des rappels à Sepultura comme à MadBall. La salle est remplie d’au moins deux-cent personnes qui saluera la prestation des anglais tout le long.

Lionheart (USA)

Le changement de plateau prend beaucoup de temps. Le groupe installe un grand backdrop Impericon.de. Cela dit, on en a pour notre patience. Dès les premiers titres, on a deviné : on va en prendre plein les yeux et les oreilles ! Les californiens (« northern californian hardcore ») ne viennent pas pour rigoler. Le public est là, attentif, et envoie du pogo au large. Ce groupe, fondé en 2004, de Metal/HxC NewSchool a donné à cette tournée, le nom de son album sorti fin Novembre dernier via FastBreak Records : Love, don’t live here.

Une chose est sûre : c’est des méchants sur scène ! En même temps, les américains via leur frontman, véritable guerrier sparte, sont plutôt sympas avec le public. Le batteur est un virtuose et fait le spectacle : se lève, chante les paroles, et repart dans des parties de batterie endiablées, agrémentées de spinnings. Le groupe enchaîne les titres de leur nouvel album et passe aussi par quelques titres du précédant Welcome to The west coast. Les morceaux sont dynamiques, propices aux danses énervées et le public répond. Les circle-pits sont énormes, le pit ets très large et prend presque la moitié de la salle, le public part en moshing dans tous les sens. Une chose est sûre : de mon point de vue, j’ai rarement vu l’Atelier des Môles comme ça. C’est une belle baffe Hardcore pour ce début d’année.

On ne saurait que féliciter l’Atelier des Môles d’avoir accueilli ce plateau. Une belle découverte et une superbe prestation des Californiens qui ont mis la barre très haute. Au point où on en oublie un peu les trois groupes précédents, tellement LionHeart surprend par leur maitrise. Bravo à eux pour la prestation, qui va marquer je pense les esprits dans le coin. Et bravo encore à l’équipe des Môles, pour avoir invité le plateau.

-Stéphane

 

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