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INTERVIEW ENGRENAGE : SORG

Sorg est un projet solo d’électro/hip-hop choisi pour participer au dispositif Engrenage mis en place par Le Bastion, en partenariat avec des acteurs nationaux de la filière musicale. Ceux-ci composent le jury, que Sorg venait tout juste de rencontrer lorsqu’il nous a accordé cette interview.

Qu’est-ce qui t’a amené vers ce dispositif ?

Sorg : Engrenage est un dispositif concernant des groupes émergents, on s’inscrit et on participe à un débat avec un jury qui va sélectionner les groupes auxquels il porte intérêt, pour leur développement artistique. Je suis adhérent au Bastion depuis huit ans, pas seulement pour Sorg, et régulièrement le Bastion me propose ce genre de tremplin ou d’accompagnement. C’était ouvert à tout le monde, même si au début je n’étais pas sûr de m’inscrire car je croyais que ça concernait les groupes à tendance plus rock mais Florian Dantan m’a poussé à m’inscrire.

Quel type d’accompagnement est-ce que ça te permet d’avoir ?

Pour le moment rien de concret car le but premier est la rencontre avec les professionnels de la filière, ce que je viens de faire. On nous a demandé ce qu’on voulait, ce qu’on attendait avec notre projet. Je voulais travailler le live, les lumières, cela m’a donc permis de faire deux jours de résidence à La Rodia. Engrenages, c’est un accompagnement qui dépend de notre projet, de notre profil, qui est personnalisé.

Tom (Le Bastion) : Engrenage, c’est plutôt une opération de détection, de rencontre et d’échanges avec les professionnels nationaux par rapport aux acteurs régionaux. Engrenage en est à sa première édition en Franche-Comté ; ce n’est ni un tremplin, ni un accompagnement en soi, mais une rencontre entre groupes, acteurs associatifs, professionnels de la filière musique actuelle, institutions… Cette opération confronte la région à l’ensemble de la culture nationale. Détection, échange et confrontation sont les mots qui résument le mieux Engrenage. Plutôt que de suivre des groupes, on souhaitait les faire sortir du microcosme régional et les confronter au national pour qu’ils aient une expérience de sortie.

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Que tires-tu de ces premiers échanges qui ont eu lieu ?

Je dois encore réfléchir ! C’est très positif, on a parlé de mon projet, ils m’ont posé beaucoup de questions pour savoir où j’en étais, ce que je recherchais, comment j’étais structuré, qui suivait le projet. Les intervenants ont un regard objectif, avec beaucoup de conseils sur le développement artistique.

Tu as parlé de résidence, comment s’est-elle déroulée, qu’est-ce que ça t’a permis de mettre en place ?

J’ai travaillé mon live, en trouvant un ingé lumière pour créer une atmosphère avec quelqu’un qui connait les morceaux, les breaks, afin de dynamiser la scénographie. C’était Guillaume Cartier, on a eu des idées et du temps pour les exploiter. Demain sera donc la première avec cette configuration (le 18 novembre).

Le but est de grandir, d’aller vers une professionnalisation ?

Le but d’Engrenage n’est pas la professionnalisation de l’artiste mais évidemment cela peut y être relié. Ce n’est pas le premier objectif ; pour le moment le but est de trouver un tourneur, des dates.

Au niveau de Sorg, comment ce projet a t-il débuté ? Tu es par ailleurs guitariste dans une autre formation (Electric Worry)…

Je dissocie ces deux projets qui n’ont rien à voir, tant par le développement que par la musique. Je suis guitariste, j’ai grandi dans le milieu du blues, du rock. Electric Worry est incontournable car j’ai besoin d’avoir un groupe de rock, ce lien est évident. A 16-17 ans j’ai commencé à écouter du hip-hop et à produire des instrus ; j’ai eu l’envie d’un projet solo, instrumental, en développant des musiques électroniques. Ça a commencé en 2011 lors d’un stage que j’ai fait avec Zerolex et Miqi O.

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Tu as aussi fait un featuring avec Napoleon Maddox, comment sa contribution s’est-elle déroulée ?

C’était la première fois que je faisais un morceau avec un professionnel. Je l’ai contacté par mail, il a accroché à mon projet, je lui envoyé un morceau instrumental puis on a structuré le morceau selon ses parties. Il a écrit et enregistré les pistes vocales de son côté et on a mixé à Besançon. On a donc fait un featuring ensemble en 2013 puis on s’est rencontré en France, on a joué ensemble et on a créé un projet parrallèle qui s’appelle Sorg Et Napoleon Maddox. C’est d’ailleurs un projet avec lequel je fais plus de dates que Sorg en ce moment, grâce à un tourneur. On a sorti un disque de six titres en 2014 et on prépare un nouvel ep qui sortira en janvier, Soon.

Quelles perspectives d’évolutions vois-tu dans tes lives avec Sorg ?

Dans un premier temps, la scénographie. Je suis seul sur scène avec des machines donc il faut combler le vide pour avoir une installation. Je joue en live, peut être que par la suite je développerai pour faire plus de choses sur scène mais ce n’est pas le but pour le moment, ça reste vraiment l’esthétique, ce qui englobe la musique. Je cherche à remplir le live, à saisir le public. J’ai développé des mimiques de scène, des manières de bouger, je ne fais pas que de passer du son mais je joue en live, en réagissant avec mes morceaux. Cette interactivité s’empare du public. C’est la première question à se poser en musique électronique, se dire que l’on est seul et que l’on doit se mettre à la place du public pour lui plaire. Je pense d’ailleurs qu’il faut déja travailler ça avant d’avoir un show lumineux, il faut savoir faire sans.

 

-Clémence Mesnier

Crédits photos : Sidi Chikhi

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Actualités :

Sorg prépare un nouveau disque qui arrivera en 2016.
Il sera en tournée avec Napoleon Maddox en Mars 2016.
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