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LIVE REPORT : THE RINGO JETS + ELECTRIC WORRY + THE WOODEN WOLF, JEUDI 26 MARS. LA RODIA, BESANCON (25).

Le rock stoner et la folk étaient mis à l’honneur au club de la Rodia ce Jeudi 26 Mars avec la présence de The Wooden Wolf, des bisontins Electric Worry, et de The Ringo Jets venus tout droit d’Istanbul. Une soirée percutante pour les amateurs de heavy et riffs de guitares à l’ancienne.

Début de soirée au calme avec The Wooden Wolf. Public clairsemé mais concentré devant le trio composé du songwriter Alex Keiling, d’un guitariste et d’une violoncelliste pour une folk aérienne et touchante rappelant Elliott Smith ou encore Léonard Cohen. Moment d’émotion avec des titres allant de la ballade mélancolique comme A little bit of crying évoquant la fin d’une relation amoureuse, à des sonorités plus austères comme The Dust abordant l’amour comme poussière.

Les mélodies jouées à la guitare enveloppent la voix nébuleuse de l’interprète. Invitation au voyage. On se retrouve en l’espace d’une heure dans les plaines du centre sud des Etats-Unis, dans une forêt, et même dans les vignes alsaciennes. Très beau moment intimiste devant une salle qui se remplie petit à petit.

Electric Worry – hommage au morceau éponyme de Clutch – prend le relais pour une prestation qui navigue entre le rock seventies et le stoner. Collaboration purement bisontine composée de Pierre, chanteur-bassiste, qui évolue déjà dans le groupe blue rock The Black Woods, Baptiste, batteur, et Léo à la guitare connu sous le nom de Sorg pour ses prestations electro. On bouge du côté de Detroit, avec les titres  Back to motor city  ou encore One vision. Le public remplie le Club. Très réceptif, il acclame ce set puissant au soupçon de groove. Voix rauque, soulignée par des riffs de guitare lourds et précis.

Place aux très attendus The Ringo jets qui débarquent de Turquie. Trio mené par une batteuse impressionnante et deux guitaristes pour un show toujours sous l’influence du stoner non sans rappeler les Cramps. Chacun chante. « It’smy time » annonce la batteuse qui illumine littéralement la scène en interprétant magnifiquement Spring of war, titre central de leur dernier EP. Son un peu sale. Batterie sourde pour une voix claire. Prestation éblouissante suivie d’une introduction au morceau Tease interprétée par le premier guitariste. Batterie furieuse et intense. Le set percute le public qui en redemande. Quelques spectateurs montent sur scène et dansent le temps du morceau.

La foule réclame le futur tube en puissance The placesur lequel se termine cette soirée. Batterie en rafale, solo de guitare ahurissant, le deuxième guitariste hurle d’une voix éraillée qui part en écho pour un son heavy et rock’n roll. La soirée prend fin après un rappel. The Ringo Jets salue et embrasse le public devant la scène.

Ambiance au top pour des shows éclectiques de Besançon à Istanbul avec un passage mental éclair par Détroit avec des groupes chaleureux et brillants.Une soirée « qui fait du bien » pour reprendre les paroles d’une spectatrice.

Solène Barbier

Crédit photos : Clémence Mesnier

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