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LIVE-REPORT : GHOST CULTURE ET THYLACINE, FESTIVAL GENERIQ, JEUDI 12 FEVRIER 2015, MUSEE DES BEAUX ARTS, BESANCON (25)

Pour initier cette édition 2015 du festival Generiq à Besançon le musée des Beaux-arts a ouvert ses portes illuminées par un bleu fantomatique (alors que le musée est officiellement fermé pour rénovation) l’espace de quelques heures, le temps d’invoquer Belphégor sur le dance-floor.

On croise Dracula et quelques squelettes, un mannequin drapé de blanc. La scène sur laquelle vont officier les artistes est placée en hauteur, formant une fosse où les âmes des spectateurs égarés vont pouvoir se mouvoir. Ghost Culture, une des très belles surprises electro de cette année (venu de Londres, le jeune James Greenwood est le protégé de Daniel Avery), joue entre quatre ampoules – deux stalagmites qui sortent de ses machines et deux stalactites qui descendent d’un trépied. Allumées par intermittence elles envoient un crépitement lumineux jaunâtre qui encercle James Greenwood et reflètent sa veste arty tachée de noir. Lequel se partage entre trois pôles : le micro face à lui, un clavier surmonté d’un pad à sa gauche et un pad cachant un autre clavier à sa droite – ses fidèles Korg, claviers rassurants. Le chant murmuré est extatique, entre les ondes de crooner et la psalmodie sur Lucky. On est pas loin de la performance. Sa présence scénique est conforme à ce qu’annonce la couverture de son album, discrète, entourée de flou et de retenue.

C’est au tour de Thylacine de prendre le relais. Une constellation de formes géométriques est projetée, proche de motifs sérigraphiques ; l’ambiance est plus futuriste mais elle se marie avec la linéarité des planches en bois du musée. Les rideaux noirs qui encerclent l’espace dance-floor renforcent l’effet blanchâtre et verdoyant des spots. Thylacine, derrière sa table de mixage, fond des nappes coulantes sur lesquelles des beats achoppent. Il nous surprend le temps d’un air de saxophone avant de ré-embarquer au son de samples de voix féminines. Le thylacine, c’est l’autre nom du tigre de Tasmanie, race mystérieuse et disparue. Patte de velours dans un écrin de force. Une pluie de confettis s’abat dans la fosse, préfigurant un rappel tonitruant qui finira de mettre la salle en émoi.

Crédits photos : Mesnier Clémence

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