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LIVE REPORT : TY SEGALL, L’Usine, Genève, Mercredi 29 Octobre 2014

Sur la route afin de défendre son dernier opus Manipulator, le Californien blondinet fait une halte à l’Usine de Genève. Une date à ne pas manquer surtout lorsque celle-ci est l’unique représentation en territoire suisse.

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Sans surprise, la petite salle d’environ sept cent places est remplie assez rapidement et les Bordelais de J.C. Satan ouvrent les hostilités échauffant déjà bien les premiers rangs à grands coups de garage/punk psyché qui pourrait parfois rappeler les Thee Oh Sees… Ty et les autres membres du groupe ne perdent pas une miette du show depuis le devant de leur loge et on aperçoit même le guitariste Charles Moothart (reconnaissable entre mille par son imposante chevelure bouclée) du côté du public. Quelques modifications scéniques plus tard, le “Ty Segall band” est rebaptisé le “Manipulator Band” par le manager habillé en cow-boy pour l’occasion. S’improvisant chauffeur de scène hilarant, celui-ci entame les notes de claviers introduisant Manipulator laissant ensuite place au quartet dont le leader en bleu de travail envoie une première salve d’un rock garage énervé qui n’est pas prêt de calmer le premier rang déjà sans dessus dessous. Le dernier album est à l’honneur ce soir et sera joué à 80% de son intégralité. On retiendra la rythmique ultra efficace de Feel tout comme le solo gargantuesque de The Faker. Dans un registre plus intimiste on retrouve le sublime The Singer interprété à l’unisson avec Mikal Cronin. Ou encore Susie Thumb qui a tendance à nous rappeler combien l’album acoustique Sleeper a su influencer les nouvelles compositions et l’écriture de Ty Segall. Un invité surprise qui n’est d’autre que le manageur blagueur cette fois déguisé en Batman s’amuse à se jeter en pâture à la foule sur l’électrique The Crawler, ravivant au passage la fougue du public très en forme ce soir. Vous reprendrez bien une petite dose de grunge ? Thank God For The Sinners petite pépite issue de Twins tout comme la distorsion salace de Wave Goodbye nous font succomber à la tentation et nous replongent avec nostalgie dans les années 90.

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Après un court rappel, les Californiens remettent le couvert pour deux titres supplémentaires aux accents bluesy dont la surprenante version de Viva Las Vegas empruntée au King démontrant par la même occasion l’étendu de la palette du groupe et de son leader qui n’a décidément pas finit de nous étonner.

Remerciements à Sébastien Olesen et à toute l’équipe des Post Tenebras Rock pour leur accueil et leur dévouement.

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2 comments
  1. Immense concert! Ce mec sait vraiment tout faire, et ça fait foutrement plaisir! Et en plus le mec vient à la fin du concert taper la discussion avec ceux qui sont resté dans la salle…

    (d’ailleurs si t’as la photo Johan 😛 )

    1. Salut Léo Je t’ai renvoyé la photo mais à ma surprise c’est bien la même adresse que tu m’as donné qui s’est affichée tu n’as rien reçu ?

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