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PORTRAIT: ALELA DIANE

Le 25 juin prochain paraitra About Farewell, quatrième album de la folkeuse américaine. C’est l’occasion pour nous de revenir sur la carrière de cette chanteuse discrète et talentueuse, un brin néo-hippie et grande fan de chaussures et de chats.
Jeune trentenaire, Alela Diane Menig nait dans le nord de la Californie en avril 1983. Fille de parents musiciens, elle est élevée dans un mode de vie un peu “à l’ancienne” et apprend la guitare, seule, sur le tard. Les thèmes de ses chansons sont principalement la nature et la famille. Un goût partagé par sa plus ancienne amie Mariee Sioux et qui se ressent dans la musique des deux musiciennes (pour l’anecdote, les deux jeunes filles posent ensemble dans le livret de The Pirate’s Gospel).Alela Diane enregistre et autoproduit son premier album Forest Parade alors âgée d’à peine vingt ans. Un voyage en Europe est pour elle l’occasion d’écrire les chansons qui composeront The Pirate’s Gospel, l’album qui la mettra en lumière. Un premier temps enregistré à la maison par son père Tom Menig, The Pirate’s Gospel bénéficiera d’une seconde édition trois ans plus tard et révèlera la chanteuse au public européen grâce au coup de pouce du label parisien Fargo. On découvre une artiste au charme et au talent indéniable, qui avec son simple duo guitare/voix à la Nick Drake fait transparaitre des émotions qui touchent immédiatement l’auditeur. La voix d’Alela Diane est d’ailleurs reconnaissable dès les premières paroles et constitue son trait principal et porte à merveille toutes ces histoires dans la plus pure tradition americana.
Fargo joue un rôle très important dans le début de carrière de la belle. En plus d’apparaitre sur une compilation du label, elle participe au projet Headless Heroes. Produit et enregistré par Hugo Nicolson (Primal Scream, Radiohead, Father John Misty), The Silence Of Love est un album de reprises où Alela Diane tient le chant au sein d’un groupe dont fait partie Josh Klinghoffer (PJ Harvey, John Frusciante, Red Hot Chili Peppers). Parenthèse dans l’univers folk de la native de Nevada City, elle s’essaie à l’indie en reprenant Daniel Johnston, Nick Cave, I Am Kloot ou encore The Jesus & Mary Chain.
Après avoir enregistré The Pirate’s Gospel, Alela décide de quitter Nevada City. Désireuse de ne pas laisser sa musique disparaitre dans le décor dans la ville comme beaucoup de musiciens locaux, elle décide de partir à Portland, véritable vivier musical à l’image de Seattle. En compagnie de sa fidèle chatte Bramble Rose dont on peut suivre la vie trépidante sur Instagram, elle s’attelle à la composition de son nouvel opus. To Be Still, le second album d’Alela Diane voit le jour en 2009, des titres qu’on a déjà pu entendre lors d’une Daytrotter Session. Le folk intimiste des premières heures devient plus orchestral (banjo, cordes, piano) pour cet album une nouvelle fois produit par son père et qui voit tous les fidèles de la tribu participer. Mariee Sioux au chant, Matt Bauer à la basse et le futur époux d’Alela, Tom Bevitori. To Be Still marque donc une évolution dans la musique de l’Américaine qui peut alors s’appuyer sur de véritables singles comme White As Diamonds ou Take Us Back (qui sera repris quelques années plus tard pour la B.O. du jeu vidéo The Walking Dead).
La famille a une part immense dans la vie d’Alela Diane et elle fait partie intégrante de sa musique. En plus de chansons dédiées à ses membres (Oh! My Mama sur The Pirate’s Gospel par exemple), celle qu’on confondrait volontier avec une indienne Cheyenne n’hésite pas à enregistrer avec eux dès que possible, comme l’illustrait To Be Still. Suite à cela, elle publie un EP en compagnie d’Alina Hardin qui à l’image de Mariee Sioux est considérée comme une soeur. Ce six titres sobrement intitulé Alela & Alina voit les deux chanteuses interpréter en toute simplicité des compositions de leur crû ainsi que des reprises de chansons traditionnelles américaines. Une famille encore plus présente avec le projet Wild Divine.
Changement radical dans le look et dans les compositions par rapport aux deux opus précédents, Alela Diane veut un “album de groupe”. La majeure partie des titres sont écrits avec son mari Tom Bevitori ou son père Tom Menig. Le public répond moins présent, certainement décontenancé par la tournure pop (To Begin) ou country-folk (Of Many Colors) que prennent certains morceaux. Cela n’empêche néanmoins pas la belle d’aller défendreAlela Diane & Wild Divine sur la route et de montrer que cet album est finalement construit pour le live, les chansons prenant une autre dimension sur scène.

2012. Une nouvelle année qui voit la vie d’Alela Diane changer. En parallèle d’une vie d’étudiante en français, elle prend la route seule quelques mois à peine après l’aventure Wild Divine pour interpréter de la façon la plus intimiste possible ses anciens titres ainsi que quelques nouvelles compositions dans la même veine. Des titres mélancoliques dont l’origine vient, on l’apprendra plus tard, de la séparation d’avec son mari. Un passage chez la très respectable radio de Seattle KEXP ne fait que confirmer ce retour aux racines du folk, ainsi qu’au travers de The Way We Fall, nouveau titre et premier extrait deAbout Farewell. Un album annoncé pour le 25 juin 2013 et que nous ne manquerons pas de vous faire partager.
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