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GRAHAM COXON, A + E

EMI/2012

Retour au bruit et au bordel pour l’ex-guitariste de Blur, après un album folk épuré réussi.

Chacun le sait ou presque : Graham Coxon est un excellent guitariste. Il l’a longtemps prouvé au sein de son ancien groupe Blur, puis en solo. Pour dévoiler sa palette de jeux, il aura sorti sous son nom plusieurs disques variés, de Happiness In Magazines à The Spinning Top. Aujourd’hui revenu de ce passage acoustique qui en même temps peut-être considéré comme un hommage aux maîtres du folk anglais comme Bert Jansch ou Nick Drake, Coxon laisse la place à la guitare électrique. A + E est donc un disque bruyant, qui met en exergue la fougue punk garage de son auteur.
A la manière des Buzzcocks sur le premier morceau Advice, ou façon coldwave avec City Hall, Coxon varie les plaisirs, expérimente, s’amuse, quoi. C’est avec l’aide de Ben Hillier (The Horrors, Depeche Mode, Blur…) que l’Anglais a couché sur disque cette dizaine de titres, d’anciennes démos pour la plupart, tenant parfois de l’improvisation.
Sur un motif electro pas du meilleur goût d’ailleurs, il s’amuse à lancer nappes de synthés et riffs de guitares saturés (What’ll It Take) et s’aventure donc dans différents terrains psyché, folk lo-fi, trashpop et même krautrock (Knife In The Cast, Seven Naked Valleys, The Truth, Ooh, Yeh Yeh).
Si The Spinning Top était un hommage au folk anglais, A + E est un clin d’oeil très appuyé aux disques qu’écoutait Coxon ado. Et si le disque est assez anecdotique et un peu brouillon, il met en lumière les influences d’un jeune homme qui écrivit avec son copain Damon quelques-uns des hymnes pop des 90’s.

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