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TRACK BY TRACK : MIOSSEC, Chansons Ordinaires

PIAS Recordings/2011

Chanson que personne n’écoute : de gros riffs sales et une batterie lourde ouvrent ce nouvel album. Miossec et ses musiciens (Sébastien Buffet : batterie, David Euverte : claviers, Thomas Poli : guitares, tous les trois croisés chez Dominique A.) mettent le paquet pour nous faire entendre cette chanson que personne n’écoute.Chanson pour les amis : à rapprocher inévitablement d’Arcade Fire, ce titre taillé pour les stades révèle un Miossec inattendu, porté par un son opulent (piano et orgues en avant). Moins agaçante que du Cali période 1000 Cœurs “Ségolène” Debout, une chanson très efficace.

Chanson d’un fait divers : le piano qui mène ce morceau au départ assez doux qui laisse la place à des guitares nerveuses. Un texte qui évoque ces vies bousculées par les faits-divers sans faire dans le détail. On verrait bien Miossec sur la scène du Stade de France défendre ce titre très entraînant au texte un brin sordide.

Chanson pour un homme couvert de femmes : réalisé avec l’aide du fidèle Dominique Brusson (Dominique A.) et mixé par l’inévitable Mark Plati (Catherine Ringer), cet album est riche d’une production variée, comme en témoigne ce titre aux croisements de l’electro, du trip-hop et du rock.

Chanson pleine de voix : le trio qui accompagne Miossec sait occuper l’espace de bien belle manière, le son des guitares est racé, les claviers dicrets mais présents, et la rythmique soutenue.

Chanson dramatique : les chœurs féminins enrichissent ce morceau sombre, porté par un texte et une ambiance tout aussi pesants.

Chanson du bon vieux temps : riff et rythmique d’intro calqués sur le fameux No One Knows de Queens Of The Stone Age…Une surprise dans la discographie du Brestois, mais qui fonctionne plutôt bien, avec ce petit passage “manège” déstructuré en guise de refrain.

Chanson protestataire : le piano matraqué nous renvoie encore à Arcade Fire pour ce titre et pointe du doigt les contestataires de tous poils avec un certain sens de l’humour et de l’auto-dérision. “Y a pas que du bon chez les Bretons”, plaisante d’ailleurs Miossec à la fin de la chanson.

Chanson qui laisse des traces : autre titre sombre sur la relation amoureuse, ce morceau est l’un des plus réussis du disque, tout en étant l’un des des plus sobres, porté par les notes liquides d’un piano et d’un marimba.

Chanson d’insomniaque : les premières notes de ce morceau dérangé font penser au Nine Inch Nails du générique de Se7en de David Fincher. Morceau agîté pour nuits nerveuses, l’un des titres les plus étonnants de l’album. “Stupeur, bonheur”, pour citer JD Beauvallet des Inrocks.

Chanson sympathique : avec une rythmique sommaire mais pesante et des chœurs fantômatiques, Miossec réinvente avec son cynisme habituel la ritournelle Avoir un bon copain. Classe.

Fort d’une réalisation efficace et d’une véritable dynamique de groupe avec un son lourd et résolument rock, Miossec signe un retour gagnant avec ses Chansons (pas si) Ordinaires.

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