AUJOURD'HUI ET DEMAIN

     http://musicnerd.ca/wp-content/uploads/2014/01/The-Pack-AD.jpg http://media.meltybuzz.fr/article-2026228-ajust_930/l-equilibre-sera-disponible-le-24-mars-prochain.jpg http://www.nuclearblast.de/static/articles/161/161181.jpg/1000x1000.jpg http://media.rtl.fr/online/image/2014/0320/7770616540_pochette-de-l-album-out-among-the-stars-johnny-cash.jpg http://ecx.images-amazon.com/images/I/416PMK%2Bw5bL._SL500_AA280_.jpg  http://blog.lylo.fr/wp-content/uploads/2014/03/dawn-bluebird.jpg

Mardi 15 avril 2014 2 15 /04 /Avr /2014 19:55

http://dedalesonore.fr/wp-content/uploads/2014/02/eurockeennes-2014-470x260.pngCa y est, la programmation des Eurockéennes cuvée 2014 vient d'être dévoilée. Avec toujours cette philosophie de mixer les valeurs sûres et les découvertes, le programme s'annonce riche en couleur et tout le monde y trouvera son compte. On trouve donc THE BLACK KEYS, THE PIXIES, STROMAE, FRANZ FERDINAND, ROBERT PLANT, SHAKA PONK, FAUVE, SKRILLEX, METRONOMY, BIFFY CLYRO, FOSTER THE PEOPLE, DETROIT, GAETAN ROUSSEL, SHARON JONES, CHARLES BRADLEY, TEMPLES, DRENGE, PATRICE et bien d'autres... Retrouvez toute la programmation et vos billets sur eurockennes.fr

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Mercredi 2 avril 2014 3 02 /04 /Avr /2014 17:00

http://soundofbrit.fr/wp-content/uploads/2013/12/band-of-skulls-himalayan.jpgElectric Blues Recording/PIAS/2014

2 ans après le succès du très bon  Sweet Sour, le trio de Southampton (sud de l'Angleterre) revient avec un troisième album ambitieusement baptisé Himalayan.
L’ascension démarre en grande pompe avec le riff ultra efficace d' Asleep At The Wheel, premier single balancé fin 2013 par le groupe notamment aux petits chanceux qui ont assisté à la dernière tournée des Queens Of The Stone Age pour lesquels Band Of Skulls ouvrait le bal. S'en suivent dans la même veine catchy-blues Himalayan dont le solo pourrait faire pâlir (d'avantage ?) Jack White ou encore Hoochie Coochie dévastateur au possible.
Changement de décor sur Cold Sweat où Emma prend possession du micro pour une interprétation surprenante proche de Nancy Sinatra. A noter l’expérimentation instrumentale sur le morceau où violons s'entremêlent avec les guitares distordues pour une ambiance fantomatique.

Nightmares quant à lui a tout pour devenir un succès radiophoniques sous ses faux airs de power pop.
A mi-chemin de la galette on se laisse volontiers envouter par la ballade indie pop You Are All That I Am Not avant d'enfourcher une bécane pour rejoindre la meute de bikers sur l'excellent I Feel Like Ten Men. Nine Dead & One Dying dont les riffs et le puissant solo (encore une fois très Whitien) s'apprêtent à tout dévaster.
L'orage s’apaise avec Heaven's Key pour finalement disparaitre à l'arrivée au sommet et laisser le couché de soleil rayonner sur Get Yourself Together.
Ayant acquis une maturité incontestable depuis Sweet Sour, Band Of Skulls propose avec Himalayan un album extrêmement riche et varié enfonçant le piolet encore plus fort et s'apprêtant à conquérir les foules montant ainsi au plus haut des sommets.

- Johan.

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Mardi 1 avril 2014 2 01 /04 /Avr /2014 09:00

http://media.meltybuzz.fr/article-2026228-ajust_930/l-equilibre-sera-disponible-le-24-mars-prochain.jpgSony/2014

Huit ans. Huit interminables années que l'on attendait ce nouvel album des prodiges des Yvelines. Et même si l'expérience Empyr (rencontre parfaite de ce qui se faisait de mieux à l'époque en rock français: Kyo, Pleymo et Vegastar) avait un peu comblé nos attentes, on n'en pouvait plus d'attendre le retour des véritables fers de lance de la scène rock indé française.
La tristesse inconsolable de la séparation du groupe laisse place maintenant à une joie inqualifiable. Et la pochette de l'album est tout un symbôle, avec ce Y en forme d'aile d'éolienne, pour dire qu'un vent nouveau porte désormais le quatuor. Dès les premières notes de Poupées Russes, on voit que Kyo est encore plus puissant qu'avant et a même gagné en maturité. Le sens de la composition se fait plus fin même si les Quatres n'oublient pas la qualité première qui a fait leur succès, le son du Trash Var qu'ils ont inventé, comme Linkin Park de l'autre côté de l'Atlantique (White Trash). Mais le groupe innove et ajoute de l'électro dans ses morceaux. Le Graal en est le parfait exemple. Un tube à la Daft Punk qui saura séduire le public américain. A l'instar de Fauve≠, les textes sont travaillés et Benoit est un parfait porte-parole du mal être de la jeunesse française ("Dans mon coeur il y a tant de pages remplis de ratures" chante-t-il sur Poupées Russes). On Se Tourne Autour est une chanson pleine de tension sexuelle et Nuits Blanches est une référence aux Nuits Fauves ("J'ai encore le goût de nos nuits blanches sur mes lèvres, de l'écume des jours aggripé à ton chevet"). Et que serait Kyo sans ses ballades poignantes et fragiles (L'équilibre, Les Vents Contraires véritable hommage au Stairway To Heaven de Led Zep).
Comme un clin d'oeil à leur premier succès (l'indémodable Le Chemin, déclaration d'amour comme seul Kyo et Damien Saez savent le faire), l'album se clôture sur le titre La Route (qu'aurait pu chanter Bertrand Cantat). Une route qu'on espère encore longue et avec nous, une voie toute tracée vers les sommets du rock. Et on espère que ça ne va pas s'arrêter...

- F.

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Par Sensation Rock - Publié dans : CHRONIQUE DISQUES
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Lundi 31 mars 2014 1 31 /03 /Mars /2014 10:13

http://mybandmarket.com/blog/wp-content/uploads/2013/09/Capture-d%E2%80%99%C3%A9cran-2013-09-20-%C3%A0-16.11.12-679x325.png

Avant le passage de Girls In Hawaii à la Rodia de Besançon, le 9 avril prochain, Lionel, l'un des deux chanteurs, a accordé à Sensation Rock un long entretien tout en générosité. Rencontre.

Le nouvel album est sorti en septembre dernier, comment vous sentez-vous après la sortie de cet album, après les difficultés que vous avez traversées ?
Ben, c’est un moment pour nous super émouvant, on est très relâchés, on est très rassurés de la façon dont on est revenus avec le disque et voilà on ne s’attendait pas à revenir ici à Dijon par exemple, où l'on est déjà venu. A un moment c’était fini pour nous, donc voilà c’est que du bonheur, on est en tournée et puis en France depuis 10 jours, et tous les soirs c’est que du bonheur.

C’est difficile d’aborder votre dernier album sans parler de la disparition de Denis le frère d’Antoine. Et je pense que cette perte a été pour vous quelque chose de traumatisant je suppose, comment vous avez traversé cette étape ? Est-ce que ça a été une remise en cause du groupe, du nom du groupe ou au contraire ça a été une motivation supplémentaire de poursuivre pour lui rendre hommage ?
Oui bien sûr, on a très bien compris que le disque et l’absence de Denis sont vraiment liés l’un à l’autre. Le groupe a été effectivement mis en pause pendant assez longtemps, on ne pensait plus le remonter un jour, le coup a été vraiment trop dur pour nous. Antoine a commencé à écrire des chansons pour lui donc on ne savait pas s’il allait nous redemander de recréer le groupe et de le remettre sur pied ou s’il allait faire ça dans son coin pour lui. Donc il y a eu un remise en question du nom du groupe, de l’existence du groupe puis finalement ça fait longtemps qu’on travaille ensemble, on se connaît super bien, ça aurait vraiment été un symbole morbide de ne pas remettre ce groupe en marche, ne fusse qu’en sa mémoire comme tu le dis, il aurait vraiment détesté qu’on abandonne ce beau jouet, enfin pour nous c’est vraiment ça. C’est un beau cadeau ce groupe.

Là, vous êtes remontés sur scène depuis quelques semaines en France et je pense que vous avez fait d’autres dates à l’étranger, depuis vous avez eu une anxiété à remonter un peu sur scène, l’accueil du public ? 
Il y a eu plusieurs étapes par rapport à ça, c’était déjà très difficile de se remettre ensemble humainement et puis on a dû s’attaquer au disque, trouver les chansons, enregistrer un truc dont on soit fier, ça n’a pas été simple, c’est seulement après qu’on a commencé à se dire, on va devoir répéter et ça faisait des années qu’on n’avait plus fait de scène, plus de répét’, rien...donc on était vraiment rouillés et voilà on s’est fait la main en Chine, on est allés jouer à l’étranger vraiment très loin pour un peu se remettre sur pieds parce qu’au début ça ressemblait un peu à un groupe de reprises des Girls, on était vraiment très loin de ce qu’on était.  http://www.lepoint.fr/images/2013/09/04/mg-olivier-donnet-1864362-jpg_1694881.JPG

Un public qui ne vous connaît pas c’était plus facile peut être d’aller à l’étranger, d’affronter ce public ?
Ouais, c’était un public sans visage entre guillemets, parce qu’on n’a pas d'histoire avec eux, en Chine c’est vraiment flagrant, on est aussi un peu allés en Angleterre. Ce sont des pays où on n’est pas vraiment allés, donc ça aide évidemment à recommencer un peu à zéro. Ca nous a fait vraiment du bien.

Comment un public comme ça qui ne connaît pas vraiment vos morceaux, surtout qu’en Chine je crois vous jouiez devant plus de 5 à 6 000 personnes en plus, c’est un truc de dingue : 5, 6 000 personnes qui ne vous connaissent pas...!!!
Ouais et ces 5, 6 000 personnes en plus chinoises n'ont pas vraiment accès à notre culture. Contrairement à ce qu’on croit on était dans des villes très chinoises et en fait on n’a pas croisé beaucoup de blancs, même pas du tout. Ils étaient vraiment curieux de venir nous parler, d’être pris en photo avec nous donc il y avait quand même une vraie curiosité comme nous on l’a avec les Chinois, en fait. On observe tout, on regarde tout ce qu’ils font, c’est assez chouette, quoi.

Comment ont réagi les gens, ne connaissant pas cette musique pop rock indé ?
Lionel : Ben ils étaient vachement attentifs, vachement à l’écoute et il n’y avait vraiment pas de bruit quoi. Ils applaudissaient très fort 4 secondes à la fin et ça se coupait directement. C’était super étrange.

Très militaire…
Ouais très militaire et en même temps ils ont des groupes locaux avec qui on a joué qui faisaient un peu des trucs du genre Joy Division et tout ça c’était assez cool. Très surpris de la qualité des groupes là-bas parce que bon je dois t’avouer qu’on y allait un peu en se disant : "ouh la la, des groupes chinois", on avait de gros préjugés et on a rencontré vraiment des groupes talentueux. Ca a été un échange, quoi.

On va attaquer sur l’album, le dernier. Alors, petite épreuve là comme ça, comme au Bac. Sur le site, on a écrit une chronique de votre album, alors est-ce que tu voudrais la lire et nous la commenter un petit peu, ton ressenti, ce que tu en penses. Alors voilà je te laisse le texte...
"Tristesse, ce disque respire la tristesse, pas de la mélancolie que les amateurs de pop-folk décèlent à la première note. Non une tristesse bien réelle et pesante provoquée par la perte d’un être cher le batteur de Girls in Hawaii. Du premier titre jusqu’au dernier Girls in Hawaii dévoile ses émotions, dit sa peine d’avoir perdu cet être cher, le batteur de Girls in Hawaii. Du premier titre jusqu’au dernier, Girls in Hawaii dévoile ses émotions, dit sa peine d’avoir perdu cet ami, ce frère à l’image des Spectral dusk, d’Evening hyms » que je ne connais pas « la douleur est centrale". Ouais, en fait c’est une des lectures qu’on a du disque, on a essayé de mettre beaucoup de lumière dans le disque je crois qu’il aurait pu être vachement plus triste que ça parce qu’on a une grande capacité à être mélancoliques donc on essaie de retenir ce côté-là nous mais ici avec toute l’émotion que ça a soulevé de faire un disque c’est pas étonnant qu’il y ait de la tristesse dedans.

"Cette mise à nue, cette nostalgie, cette rage contenue définissent Everest comme les différentes étapes du deuil : Le choc « The spring », le déni « Not dead », la colère « Switzerland », la tristesse « Misses », la résignation « Changes will be lost". Ca c’est vrai, je trouve que cette chanson a cet aspect résigné. J’adore ce titre. "L’acceptation « here i belong » et la reconstruction « Rorscharch et We are the living", ah c’est une chouette analyse en fait, je n’avais jamais lu une construction par mots comme ça, c’est bien foutu. C’est tous des mots que j’aurais moi-même mettre, sauf le choc « The spring » les gens l’ont vu comme une chanson triste mais moi c’est marrant parce que je ne la vois jamais comme ça. Je trouve qu’il y a plutôt une force tranquille dedans et c’est ça qu’on a voulu mettre, et elle a été faite en Islande, cette chanson. "L’habillage synthétique et les voix lointaines montrent encore plus cette sensation d’être comme perdus, ne plus avoir de repère. « Parce qu’il est là ! » avait dit Georges Mallory célèbre alpiniste disparu à propos de cette montagne qui donne son nom au nouvel album de Girls in Hawaii. Ce disque est là avec ses ses failles, ses sommets, sa lumière sa noirceur. C’est de cette noirceur qu’Everest tire toute sa beauté et au plus profond de sa douleur que Girls in Hawaii offre sa plus belle partition. C’est triste mais c’est beau". En fait quand j'ai commencé à lire le truc je me suis dit waouh c’est vraiment pas ce qu’on a voulu faire, après je comprends en fait, on a une noirceur, on l’a toujours eue depuis le début et c’est une belle matière pour travailler, après bon, on fait attention aux gens qui l’écoutent aussi. Encore une fois, on aurait pu le faire encore beaucoup plus noir mais je suis d’accord avec cette facette du disque. Mais c’est bien d’avoir mis la phrase « Parce qu’il est là » de Georges Mallory, c’est vraiment un truc qui nous a aidé à faire le disque à la base. Georges Mallory, il dit qu’il grimpe parce qu’il grimpe, c’est sa vie et que ça a aucun sens mais pour lui c’est tout ce qu’il sait faire c’est sa passion, son don donc nous ça nous a parlé quand on a vu ça. Oui, c’est une super critique.

 http://www.naive.fr/img/front/pho/works/1200x1200/005888.jpgL’apport des habillages synthétiques, les voix un peu lointaines, c’est un peu différent des précédents albums ça ? C'était li'dée du producteur qui a bossé avec vous sur l'album ? 
On a voulu un habillage synthétique depuis le début, avant qu’on rencontre le producteur Luuk Cox, parce qu’on avait besoin de cette pudeur, je trouve que les synthétiseurs offrent cette distance, je suis assez d’accord avec la chronique, il y a quelque chose de très distant, en fait les voix n’ont jamais été mixées aussi fort cette fois-ci mais elles ont quand même cet aspect lointain. Et c’est en fait pour ne pas être trop dans l’émotion non plus. On ne voulait pas faire un disque bourré d’émotions, d’emphase, on voulait rester distants parce que voilà c’est comme ça qu’on est et il y a aussi les gens de la famille, les amis proches et on ne voulait pas non plus être le porte drapeau de sa disparition. Donc il y a une gêne par rapport à eux qui explique aussi toute cette froideur de la cover, de la peinture, des titres aussi il y a quelque chose de plus froid dans tout ça.

« Misses » et « Not Dead » sont certainement les titres les plus connus de l’album, mais pour vous est-ce qu’ils sont vos préférés ? 
Pour moi « Misses » est l'un des plus beau titres qu’on ait faits, il a une histoire particulière parce que c’est un des premiers qu’on a composé ensemble avec Antoine, normalement on ne travaille pas ensemble, il fait tout de son côté, basse, batterie, voix et mélodie et moi pareil avec les textes. En fait, j’avais un bout de mélodie et lui est venu mettre des voix dessus et on a envoyé ça à Tchad Blake au mix et c’est revenu et c’était devenu un morceau vraiment super. J’ai l’impression qu’on est arrivé ce qu'on cherchait à faire depuis très longtemps sur ce morceau. Après il y en a d’autres, « Rorschach » il est très eighties comme ça et j’ai beaucoup écouté de ces trucs synthés, tu vois, tous ces trucs bien dégoulinants des années 80.

Qui reviennent à la mode en ce moment d’ailleurs tous ces sons un peu 80.
On a un peu sauté sur l’occasion je t’avoue, il y a un côté revival, on s’est dit : « Allez on va en faire une ! »

Et sur scène on sent un peu ce côté, comment cet album il est restitué sur scène, pour donner envie aux gens de venir vous voir, ceux qui ne vous ont jamais vu ?
Alors de l’avis des gens, parce qu’on a déjà pas mal tourné, ils sont assez surpris parce que c’est très rock, en fait il y a ce truc sage, apaisé de très doux mais sur scène on rentre vraiment plus dedans. On a vraiment travaillé l’instrumentation du dernier disque parce que c’était pas gagné, restituer des trucs aussi fouillés et aussi calmes. Pas toujours évident de capter le public avec des morceaux comme ça. On les mélange avec d’autres titres des autres disques quand on joue, on joue quasiment 2 heures donc on fait presque tout ce qu’on a, ça permet aussi de ne pas jouer que le dernier album, pouvoir remettre des chansons du premier donc les choses en vis-à-vis elles marchent assez bien en fait. C’est assez émouvant de voir une chanson très triste du dernier et toute joyeuse et naïve du premier, il y a deux époques qui se rencontrent.

Ca fait un peu du relief qui est intéressant.. Justement je ne sais jamais le titre de la piste 3 de votre album.
« We are the Living ».

Elle a un côté un peu magistrale, j’oserais presque dire un petit côté Coldplay sur scène, ça doit être quand même assez imposant ou pareil non ?
C’est vrai qu’il a ce côté un peu « too much » ce morceau, on a un peu hésité à le mettre parce qu'il a un peu ce côté pop rock de stade, sur scène on ne l’a pas développé comme un gros boulet de canon, en fait je suis trop mal placé pour le dire, en tous cas c’est un morceau qui marche vachement bien.

Et sur l’EP « Misses », vous vous êtes bien lâchés, il y a un côté bien électro quand même qu’on sent sur les morceaux, c’est une voie que vous voulez un peu plus explorer dans l’avenir ?
On a profité de l’occasion de faire un vinyle un peu goodies pour mettre un peu tout ce qu’on voulait dedans, on a juste pensé à s’amuser, il y a ce remix de Cupp Cave qui est un mec qu’on adore, c’est un belge - complètement à la masse, le type - vraiment hyper doué. Donc voilà, on s’est fait plaisir sur ce coup là, c’est pas vraiment une voie qu’on a envie d’explorer, je ne pense pas. Et puis il y a dans le groupe une grande majorité de gens qui sont fans d’électro. Dont le bassiste et le claviériste.

http://www.laboiteamusiqueinde.com/wp-content/uploads/2013/09/girls_in_hawaii.jpg

Est-ce que vous allez rejouer des titres comme « Fields of gold » avec des instruments qu’on n’a pas l’habitue de voir comme le Marxophone sur scène ?
« Fields of Gold » on ne l’a pas jouée jusqu’ici, on l’a répétée, parce que sur la dernière tournée on l’a beaucoup, beaucoup jouée, pour nous c’était un peu un des gros morceaux du 2ième disque. Là on commence à la rejouer petit à petit, pour le Marxophone on ne le prend plus, on est dans une formule assez classique on a beaucoup travaillé en interprétation, la scéno… etc les lumières, un gros travail de voix aussi. Mais on prévoit une tournée acoustique. Une formule spéciale pour septembre, octobre, on ne le dit pas encore trop mais voilà. A vous je veux bien.

On a beaucoup de scoops aujourd’hui. (rires) Oui sur scène, il y a un beau light show qui se met en plac au fur et à mesure que les morceaux se jouent et voilà on ressent beaucoup de mélancolie mais aussi beaucoup d’espoir à travers ces jeux de lumière, tu peux nous commenter un peu le travail sur la lumière ?
Oui avant on travaillait avec Olivier Cornil qui est un très vieil ami et qui a fait partie du groupe, c’était un peu le photographe, l’homme de l’image quoi, c’est lui qui faisait nos pochettes, il est parti avant qu’on sorte ce disque donc voilà il voulait faire autre chose de sa vie donc on a fait appel à Ludo avec qui on travaille aussi depuis longtemps et tout axer là-dessus sur les lumières pour proposer quelque chose de sensible. Il y a eu beaucoup de travail, beaucoup d’investissement, de réflexion par rapport à l’histoire qu’on avait envie de raconter. L’histoire est assez lumineuse...

Ca tombe bien on parle de lumières.
Exactement (rires) !! On a voulu travailler cette idée de montagne...Bon c’est un backdrop, une peinture qui pend derrière, c’est très simple, c’est-ce que les gens font depuis des siècles, quoi. On aimait bien ce côté un peu désuet du backdrop qui s’illumine, des trucs de Méliès. Ça a été un long boulot.

Et pour terminer, Georges Mallory il a réussi à aller au bout de l’ascension du sommet de l’Everest ?
Moi je préfère me dire que non, je trouve ça toujours plus beau de mourir en essayant que mourir après avoir réussi, mais bon voilà.

Et vous ?
Nous ? On n’a pas du tout atteint le sommet de l’Everest, non. Il y a encore beaucoup de marge. Ce disque nous a ouvert pas mal d’espace devant nous donc c’est vachement bien, on se voit travailler assez longtemps.

Merci de nous avoir consacré quelques minutes. Et puis longue vie Girls in Hawaii, j’espère qu’on va vous voir dans pas mal de festivals cet été, il y a déjà des choses confirmées ?
Oui, ça va être une chouette tournée de festivals pour nous ça se présente bien. On va aux Vieilles charrues, on va aux Solidays je pense et il y en a d’autres qui vont se rajouter. Merci et longue vie à vous aussi !  

Propos recueillis par Bob et Agnès Richard.
Crédits photos : D.R.

Par Sensation Rock - Publié dans : INTERVIEW
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Dimanche 30 mars 2014 7 30 /03 /Mars /2014 18:01

http://harold-martinez.com/dead-man/wp-content/uploads/2014/02/album-deadman-harold-martinez.jpgSocadisc/2014

Le duo Nîmois revient avec une deuxième production synonyme de confirmation après un Birdmum déjà plein de promesses.
Les premières écoutes d'Harold Martinez nous avaient fait découvrir un univers qui mariait savamment le blues et de folk, qui nous faisait voyager du côté des terres arides du midwest. Cette fois-ci, le groupe va plus loin. Et si l'album se nomme Dead Man, ce n'est pas un pur hasard bien sûr. Comme pour le Loner, on trouve cette ambivalence, où les pistes acoustiques répondent aux titres électriques. Wolf Feathers, O'Lord pour le côté blues posés, la chevauchée Freedom Rider ou The Killers Crow pour le côté rock garage, en forme de duo guitare-batterie qu'on ne comparera pas à celui de Akron qui continue sa chute. Et le morceau éponyme est un titre sombre et épique, délivre une magie crépusculaire envoûtante.
Avec Dead Man et sa capacité à électriser son folk, Harold Martinez montrent qu'il faudra compter sur eux à l'avenir et se posent comme le penchant hexagonal des Two Gallants.

- F.

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Par Sensation Rock - Publié dans : CHRONIQUE DISQUES
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Samedi 29 mars 2014 6 29 /03 /Mars /2014 13:22

Rééditions de grande qualité des deux albums cultes des Irlandais du nord, aux succès fulgurants lors de leurs sorties et qui resteront certainement comme les meilleurs productions du groupe à ce jour.

http://louderthanwar.com/wp-content/uploads/Therapy-Troublegum-Deluxe.jpgUniversal/2014 pour la réédition
A&M Records/1994 pour la version originale

En 1994, c'est le grand revival de la pop au Royaume-Uni. Definitely Maybe, Parklife pour ne citer qu'eux font la une de tout ce que l'Angleterre peut compter comme médias. Mais au milieu de tout ça, un trio d'Irlandais débarque alors et lance cet énorme uppercut qu'est Troublegum. Déjà auteurs d'une poignée de EP et d'un album (Nurse, A&M Records/1992), Andy Cairns, Michael McKeegan et Fyfe Ewing mélangent punk, metal, indus et même pop pour délivrer un album sans temps mort. Les pistes s'enchainent d'ailleurs sans blanc, ce qui donne un aspect très monolythique à Troublegum dont l'écoute se fait d'un trait. Emmené par le single Nowhere, on passe des riffs heavy de Hellbelly et de Stop It You'e Killing Me au côté plus pop de Die Laughing ou de Lunacy Booth. Influencé par la dark wave, Therapy? offre une relecture très réussie de Isolation de Joy Division et plonge en pleine noiceur sur Turn. Des invités de marque se joignent au trio, comme Page Hamilton (Helmet) ou Lesley Rankine (Ruby).
Les deux autres disques accompagnant la version Deluxe  voient réunis l'ensemble des faces B des singles de l'époque, dont des reprises de Judas Priest (Breaking The Law) ou de Elvis (C C Rider) et des versions live ou remixées de pistes de Troublegum. Les EPs de l'époque Short Sharp Shock, Face The Strange et Opal Mantra sont aussi réunis et montrent l'évolution du groupe entre Nurse et ce deuxième album. Des démos complétent le lot de cette édition totalement exhaustive.

http://www.therapyquestionmark.co.uk/wp-content/uploads/2014/03/Therapy-Infernal-L_108863C.jpgUniversal/2014 pour la réédition
A&M Records/1995 pour la version originale

Avec Troublegum, Therapy? gagne en notoriété et ont démontré qu'ils étaient également un énorme groupe en live. Pour autant, il ne vont pas se relâcher et enchainent direct avec Infernal Love qui sortira tout juste un an après son prédécesseur. On parlait de notoriété plus haut, pas étonnant donc de voir Anton Corbjin s'intéresser au groupe et signer les photos de la pochette et du livret de l'album. Même si peu de temps séparent les deux productions, le contenu est différent. Le disque est très sombre et très cynique. De longues interludes indus servent de coupures entre chaque piste qui sont moins rentre-dedans que dans Troublegum, à l'acception d'Epilepsy et de la voie pop prise par Loose. Le reste laisse place aux compos sombres de Moment Of Clarity à la reprise de Hüsker Dü - désormais devenu un classique des Irlandais - Diane, en passant par Bowels Of Love.
L'édition Deluxe permet ensuite de découvrir les B-sides qui démontrent deux faces de Therapy?. D'un côté la puissance live du groupe, de l'autre le côté plus intimiste qui existe aussi, avec Andy Cairns en solo qui revisite ses morceaux dans des versions acoustiques pas dégueu. 

Infernal Love confirme alors que Troublegum n'était pas un one shot mais paradoxalement il signera aussi le début d'un désintérêt du public pour Therapy?. Les fans continuent de les suivre encore maintenant, le combo faisant paraitre régulièrement des productions de qualité, toujours en pleine évolution. Cette double réédition est alors l'occasion de remettre en lumière ce groupe trop peu reconnu.

- F.

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Par Sensation Rock - Publié dans : REEDITION
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Jeudi 27 mars 2014 4 27 /03 /Mars /2014 17:55

http://www.rockcellarmagazine.com/wp-content/uploads/2013/12/johnny-cash-out-among-the-stars-biger.jpgColumbia/Sony/2014

Plus de 10 ans après sa mort, un nouvel album posthume du Man In Black voit le jour. Et il convient de prévenir celui qui voudrait se jeter dessus.
En effet, Out Among The Stars ne fait pas partie des American Recordings, comme on s'y était habitué régulièrement au cours des 20 dernières années. L'album date du début des années 80, donc en plein dans le creux artistique de l'artiste, période ingrate, où l'inspiration et par conséquent le succès des albums de Johnny Cash étaient en berne. Il faudra alors attendre sa participation sur Zooropa de U2 puis l'intérêt de Rick Rubin pour pouvoir véritablement jouir du talent de l'Américain.
A l'époque, Out Among The Stars avait été rejeté par Cash pour son côté trop pop. Et on va lui donner raison. Cet album s'adressera donc surtout aux fans inconditionnels de Johnny Cash, qui ont suivi ses faits et gestes depuis l'époque Sun jusqu'à ses derniers soufflent chez Rubin. Pour ceux qui ne connaissent que le Cash sous les ordres du producteur barbu, il vaut mieux être prévenus. On est loin de la beauté funèbre des American Recordings. On est carrément à l'opposé et les plus mauvaises langues diront qu'on a l'impression d'écouter le générique du Fall Guy (Out Among The Stars) - et on ne pourra pas toujours leur donner totalement tort. On a affaire à un album en grande partie fait de morceaux country-variétoche parfaits pour les rednecks. Mais Johnny Cash reste Johnny Cash et comme ça avait été le cas sur Boom Chicka Boom (Mercury/1990) avec les reprises de Cat's In The Cradle et de Hidden Shame de Costello, on arrive à trouver son bonheur. Notamment quand la fougue de June Carter s'y colle comme à la belle époque de Jackson (Baby Ride Easy). She Used To Love Me A Lot a des couleurs pop et I'm Movin' On donne envie de monter sur l'échine d'une vache un peu excitée. Le Storyteller reprend le dessus lors de titres plus posés, au son de la slide (Call Your Mother, After All), et démontre que même depuis l'au-delà, ça marche encore droit.

- F.

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Par Sensation Rock - Publié dans : CHRONIQUE DISQUES
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Mercredi 26 mars 2014 3 26 /03 /Mars /2014 19:44

http://www.israbox.com/uploads/posts/2014-01/1390927626_500.jpgNettwerk Music/Platinium/2014

Dans la lignée des Black Keys mais au féminin, The Pack A.D, duo garage rock originaire de Vancouver composé de Becky Black (guitare/chant) et de Maya Miller (batterie), revient avec un cinquième opus Do Not Engage.
Déjà responsable de la précédente galette intitulée Unpersons , Jim Diamond (à qui l'on doit également les White Stripes...) remet le couvert avec les 2 canadiennes qui savent composer des mélodies sans trop de fioritures (Big Shot) à l'esprit tantôt garage teinté de fuzz (Animal) ou de blues (Stalking Is Normal). Poursuivant sur la lignée habituelle, la déferlante de décibels punk n 'roll est toujours au rendez vous (The Water/ Battering Ram).
Une attention particulière sur le chant est à noter cependant, celui-ci est plus travaillé - peut être trop parfois  - donnant une tout autre une dimension (et une maturité) tout au long de l'écoute ainsi que quelques titres tel que l'étrange The Flight bourré d'effets et d’écho. A contrario la ballade guitare/voix Needles vient paisiblement nous bercer et terminer cet album moins brut de décoffrage que son prédécesseur mais tout aussi réussi.

- Johan.

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Dimanche 23 mars 2014 7 23 /03 /Mars /2014 18:26

http://kickingthehabit.nl/images/2014-02/moss-we-both-know-the-rest-is-noise.jpgExcelsior Recordings/2014

Ornaments nous laissait sur notre fin, bien en deça de son prédécesseur Never Be Scared/Don't Be A Hero et surtout de tout ce que Moss peuvent produire. D'un autre côté, il démontrait aussi la philosophie des Hollandais de se renouveler à chaque album pour ne pas tourner en rond.
We Both Know The Rest Is Noise poursuit donc ce chemin articulé par des virages bien serrés, dans ses orientations inédites prises par certaines pistes et par un retour à des titres qui font mouchent immédiatemment, là où sur Ornaments il fallait plusieurs écoutes pour accrocher.
Dès la première piste, marquée par l'empreinte du son de guitare de Moss reconnaissable à la première note (Today's Gold), on se demande encore comment les quatres Bataves sont encore boudés dans l'hexagone. She's Got Secret et Unilove n'ont rien à envier aux Strokes par exemple et sont des hits potentiels en puissance. Mais là où Moss innovent, c'est en enfonçant encore plus la touche synthétique que sur leurs précédentes réalisations, ce qui leur permettent d'envelopper les titres avec diverses atmosphères. Cela donne alors une piste très techno (New Shape), contrebalancée par des morceaux aériens (l'envoutante Bruised, Health), l'ensemble ponctué par des compos naviguant entre pop et shoegaze (Slower End ou le titre éponyme final).
We Both Know The Rest Is Noise efface la déception de Ornaments, en s'imposant comme un album réussi et inspiré, fait de titres certes nés sous le niveau de la mer mais qui sont appelés à gravir des montagnes.

- F.

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Jeudi 20 mars 2014 4 20 /03 /Mars /2014 11:26

http://s19.postimg.org/mfouvyu2r/cover.jpgWestern Vinyl/2014

Une jolie et discrète discographie, un mariage qui bat de l'aile...l'ex-Madame Josh Ritter livre ici l'un de ses albums les plus raffinés.
On le sait tous, les ruptures font parfois de bons disques. Dawn Landes, séparée du songwriter de l'Idaho Josh Ritter, a donné suite à son EP Mal Habillée, entièrement chanté en français, avec cet album qui renvoie la balle au disque de Ritter, The Beast In Its Tracks, paru plus tôt.
Se confiant sur disque à son tour, la ravissante Américaine originaire du Kentucky et New-Yorkaise d'adoption n'aura peut-être besoin que des deux premiers titres de Bluebird pour emporter l'adhésion de l'auditeur. Bluebird et Try To Make My Fire Burn Again aisément faire détrôner Maman Alela Diane récemment partie en congé mat'. On retrouve chez Dawn un jeu de guitare tout à fait personnel et des voix en cascade. Invitée de luxe, Norah Jones imprime de sa patte (piano et choeurs) deux titres très country (et il faut dire pas les meilleurs du disque), Love Song et Cry No More.
Peut-être le point culminant d'une discographie déjà conséquente mais peu révélée, Bluebird confirme le talent de cette jeune femme à consoler d'urgence.

- S.

(c) 2014

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Samedi 15 mars 2014 6 15 /03 /Mars /2014 09:25

http://cdn2.pitchfork.com/news/54188/acb99a11.jpgVice Records/Warner/2014

Co-produit par l'autre moitié des Black Keys, Patrick Carney, Underneath The Rainbow est le 7 ème album des bad asses d'Atlanta.
Après le succès du dernier opus Arabia Mountain paru en 2011 et enregistré sous la houlette de Mark Ronson, les Black Lips ont décidé de poursuivre dans la même lignée pour ce nouveau disque avec notamment un côté plus roots-southern ambiance parfois même country (Drive By Buddy, Make You Mine).
Que l'on rassure les puristes, le punk-flower qui a fait le succès du groupe n'est pas loin avec des titres diablement efficaces tels que Smiling ou encore Dorner Party qui, à coup sûr, déclencheront quelques mouvements de foule lors des prestations déjà dingues des bonhommes.
La collaboration avec Carney - à part un titre à la El Camino (Dandelion Dust) - enrichit le catalogue des Georgiens qui vont plus loin qu'à leur habitude avec des morceaux surprenants tels que le bluesy Boys In the Wood ou encore l'étrange Do The Vibrate influencé par les Cramps et qui aurait aisément sa place dans un film de Robert Rodriguez.
Underneath The Rainbow
est une réussite. Le quatuor - malgré leur réputation scénique chaotique (qui consiste à tout démolir ainsi qu'à se rouler dans son vomi/urine) - sait composer intelligemment et par le fait élargit son répertoire sans pour autant perdre de sa superbe.

- Johan.

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Mardi 11 mars 2014 2 11 /03 /Mars /2014 18:34

 1545119 10201259458904544 172947338 nNorthern Lights, le troisième album du groupe d'américana bisontin sera disponible dans les bacs au mois de mai. Sensation Rock a rencontré pour vous Guillaume et Simon de My Lady's House à leur sortie de studio pour parler de ce nouvel opus dont les derniers détails sont en train d'être peaufinés...

Vous venez de terminer l'enregistrement de Northern Lights. Vous n'avez pas trop le baby blues du musicien ?
Simon Grangereau (voix, guitare) : On espère qu'il va vite faire ses nuits... On est plutôt content du résultat, reste à écouter les premiers mixes, bosser sur la pochette. J'espère qu'il va plaire aux gens.

West Of The Sun Stories
avait été enregistré et mixé au Cube Studio. Comme pour Run In The South, les prises de son de Northern Lights ont été faites à Guyans-Durnes et le mixage au Wild Horse Studio à Besançon. Pourquoi cette volonté de scinder les 2 étapes ?
S. : Pas tout à fait, pour Northern Lights, ce fût un peu différent, on a enregistré une partie du disque (les morceaux plutôt "électriques" avec la batterie) au Cube et une autre partie (quelques titres acoustiques, le violoncelle…) au Wild Horse Studio.

1688951 10201373920046001 2080821350 nGuillaume ( voix, guitares) : Les tout premiers enregistrements de My Lady’s House avaient été réalisés au Cube et depuis c'est devenu une sorte de tradition de nous retrouver là-bas avec Yann Morel. En sus des indéniables qualités techniques de celui-ci, le côté isolement à la campagne de ce studio permet une immersion totale dans la musique, c'est précieux. François - Wild Horse Studio - quant à lui, avait déjà travaillé sur Run in the South et l'échange avait été très constructif durant toute l'élaboration du mixage, ça nous avait bien plu. Depuis, le Wild Horse Studio s'est doté d'un matériel encore plus performant, ce sera d'autant plus bénéfique pour Northern Lights.

Sur cet album, on peut y entendre les participations de Benjamin Pau (The Tiger Theory, Shoot The Singers) et de Guigs (Elvis Left The Building, ex-Irradiates) qui viennent d'un univers très différent du vôtre. D'où vient cette envie d'ouvrir la musique de My Lady's House ?
G. : C'est avant tout l'envie de faire participer de bons copains au projet. Guigs est mon talentueux comparse dans Elvis Left The Building depuis 2 ans maintenant, quant à Ben, j'ai eu l'occasion de partir en tournée avec lui l'année dernière et d’apprécier le garçon comme son jeu de guitare. J'avais envie de voir ce que leurs petits doigts de fée pouvaient donner sur des morceaux americana. Pauline, une petite Sioux du cello, s’est également jointe à nous pour quelques très belles parties de violoncelle. Avec chacun d’entre eux nous avons pas mal discuté de l’atmosphère des morceaux, fait quelques essais ensemble pour ensuite laisser leur inspiration s'exprimer dans notre univers. Vous jugerez du résultat. En tous les cas, un immense merci à eux pour le petit supplément d’âme qu’ils ont contribué à insuffler à ces morceaux.

A l'image de Greendale de Neil Young, Northern Lights est plutôt conceptuel et tous les morceaux s'imbriquent pour raconter une histoire. Pouvez-vous nous raconter sa genèse ?
G. : Depuis toujours, à la question comment définiriez-vous le folk, je répondais « raconter des histoires mais en musique ». Cette fois-ci j’ai eu envie de raconter une seule et même histoire d’un bout à l’autre du disque, chacun des titres racontant une partie de la vie d’un seul et même personnage – Anna-Lee.  Sur RITS, trois morceaux avaient déjà été élaborés de cette manière (The Story Of Sam Brinson, The Devil With It et Run In The South). On pourra écouter Northern Lights comme on lit un bon livre devant un bon feu de cheminée…

1891127 10201473483055014 2071846411 nVous venez de terminer le tournage de votre premier clip. Ca fait quoi de devenir acteur pour un instant ?
S. : C'était une très bonne expérience et une première, nous qui étions plutôt coutumiers des sessions acoustiques filmées…On a fait le clip avec deux garçons formidables, Benoit Guillot (SPDL Lab°) et Mickaël Begnis (site sur flickr) qui ont tout de suite capté ce que l'on cherchait comme ambiance pour raconter cette histoire. Il y a également une fille formidable, la comédienne Mel Chaney, qui joue le rôle principal dans la vidéo et qui, elle aussi, s'est fortement impliquée dans ce projet.
G. : Pour une fois on s’aventurait en terre inconnue (je sors…), mais l’expérience a été très enrichissante. J’avais une idée assez précise du personnage et étais donc un peu anxieux à l’idée de « l’altérer » mais quand j’ai rencontré Mel, j’ai senti que la connexion pouvait se faire.  Avec elle, Benoit et Mike (qui avaient déjà travaillé sur un clip des ELTB), avant comme pendant le tournage nous avons beaucoup discuté des émotions ressenties par Anna-Lee, de qui elle était, des épreuves qu’elle traversait puis comme pour Guigs et Ben, on a laissé s’exprimer leur sensibilité ; une fois encore vous jugerez sur pièces… Un grand merci pour les bons moments passés ensemble les poulets.

En septembre dernier, on a pu vous entendre su France Inter dans l'émission de Frédéric Lopez "On va tous y passer". Vous retenez quoi de cette expérience dans ce milieu très pro ?
S. : L'accueil à la Maison de la Radio est vraiment très simple, rien de clinquant, les gens qui bossent là-bas sont plutôt cools. Idem pour les animateurs et chroniqueurs, qui sont hyper à l'aise. Donc, ça s'est super bien passé pour nous, on n'avait pas trop de stress.

Votre discographie commence à être plutôt bien fournie. De quel album êtes-vous le plus fier ?
S. : Les groupes qui sortent un nouvel album répondent souvent : "le dernier". Moi, je suis fier de tous ces disques qu'on a fait avec nos petites mains. Après, c'est subjectif, on va aimer un titre de tel disque pour sa mélodie ou ses paroles, puis un autre sur tel disque pour la production ou les arrangements. Ceci dit, je pense que le dernier va être très bien !
G. : « Le dernier ».

Si on vous demandait de présenter My Lady's House avec une seule de vos chansons, ce serait laquelle ?
S. : Question très difficile…!! Parmi les chansons de My Lady's House, il y en a une ou deux qui pourraient résumer l'univers du groupe, je dirais Once et Falcon Lake. A mon sens, elles représentent bien My Lady's House, tant au niveau de la musique que des textes. Il y a aussi The Wolf Pack sur Northern Lights et un ou deux titres sur EP #1. Tu vois, je ne réponds pas à la question, c'est difficile…!
G. : Falcon Lake ou The Story Of Sam Brinson.

Et pour finir, la traditionnelle question : quel livre peut-on trouver sur vos tables de chevet en ce moment et quels disques tournent sur vos platines ?
S. : Je viens de commencer Manhattan Folk Story, offert par un ami. Il s'agit des mémoires d'un des piliers du folk des années 60, Dave Van Ronk, qu'on connait très peu,  qui a influencé Dylan et a quand même enregistré une trentaine d'albums ! C'est ce bouquin qui a inspiré les frères Coen pour le film Inside Llewyn Davis. Pour les disques, j'avoue écouter très régulièrement Morning Phase, le dernier LP de Beck. Un très bon disque de ballades californiennes. Il y a aussi le seul et unique disque de Jim Sullivan, UFO, paru en 1969 que j'ai redécouvert récemment. Ce n'est pas un disque parfait, mais certains des morceaux écrits par ce chanteur disparu mystérieusement en 1975 sont à tomber. Et puis, un autre Américain, Damien Jurado a sorti il y a peu un Brothers And Sisters Of The Eternal Son tout bonnement épatant.
G. : Je viens de terminer Et quelquefois j’ai comme une grande idée, immense livre de Ken Kesey (auteur de Vol au-dessus d’un nid de coucou). Le livre paru en 1967 aux Etats-Unis n’avait jamais été traduit en France.  Les éditions Toussaint Louverture ont mis plusieurs années à le sortir. Je n’avais pas ressenti un tel choc littéraire depuis bien longtemps… Je termine la trilogie américaine de J. Ellroy (si vous n’avez qu’un polar à lire dans votre vie, c’est celui-là) et suis aussi dans le 4e et dernier tome de Blast, le chef d’œuvre  de Manu Larcenet.
Pour les disques, comme tout un chacun, j’écoute Stromae. Mais vous n’êtes pas forcé de croire l’intégralité de cette interview sur parole.
Interview réalisée par - F.
Photos utilisées avec l'aimable autorisation de My Lady's House
© - 2014

>> myladyshouse.tumblr.com

Discographie:
EP #1 (Autoproduction/2008)
West Of The Sun Stories (Autoproduction/2010)
Run In The South (Autoproduction/2012)
Northern Lights (Autoproduction/2014)

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Lundi 10 mars 2014 1 10 /03 /Mars /2014 10:07

http://cdn2.thelineofbestfit.com/media/2013/11/metronomy_love_letters-500x500.jpegBecause/Warner/2014

Sans l'aide du moindre ordinateur, Metronomy signe un quatrième album bancal mais terriblement attachant.
De son propre aveu, Joseph Mount, à la tête du projet Metronomy depuis 1999, n'a pas utilisé l'outil informatique pour réaliser ce nouvel album baptisé Love Letters. Privilégiant les instruments et l'enregistrement analogique, l'Anglais et ses trois compagnons donnent une suite étonnante à l'acclamé The English Rivivera paru en 2011. 
En empruntant quelques tics vocaux à Bowie, Mount démarre sur les chapeaux de roue avec The Upsetter, entrainante ritournelle pop. La boîte à rythme cheap et les vieux synthés de Reservoir et I'm Aquarius démontrent à leur tour bien la démarche des quatre musiciens du Devon : faire sonner la pop sans artifices. Au risque de parfois sonner un peu "à côté" (les faussetés du chant sur The Most Immaculate Haircuttout en conservant l'authenticité. On a donc tantôt l'impression de se trouver dans un jeu vidéo (Monstrous), dans un club de jazz, chez les Supremes et chez Bowie dans le même morceau (l'excellent Love Letters) ou encore dans une mauvaise B.O. de film 70's (l'instrumental rébarbatif Boy Racers). Months Of Sundays, lui, s'aventure du côté d'un certain psychédélisme non sans rappeler la fin des années 60.
Disque cheap et surprenant, nostalgique et quelque part novateur, Love Letters enchante dès la première écoute et risque de faire parler de lui.

- S.

(c) 2014

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Vendredi 7 mars 2014 5 07 /03 /Mars /2014 12:11

http://www.bitcandy.com/img/albums/502802.jpgOne Little Indian Records/Because Music/2014

Le folk au pays de l'électro. Voilà ce qui qualifie le deuxième album de Asgeir Trausti, compatriote de Björk et autres Sigur Ros.
L'Islande, pays où les hivers sont rigoureux mais ne sont pas pour autant mauvais. Et en ce début d'année, il semblerait que du côté du volcan Eyjafjallajökull, ce soit un bon hiver. Derrière ce jeu de mots foireux, il y a comme une évidence, une parenté entre l'Islandais et le mec de la cabane du Wisconsin dans leur manière de détourner la musique folk.

Car la base du son de Asgeir Trausti, c'est bien le folk, qui se présente dans son plus simple appareil au travers de Was There Nothing ?, Summer Guest ou On That Day. Mais à côté de cela, le musicien apporte des touches d'électro qui emmènent ses compositions vers des contrées classieuses qui nous font alors comprendre la parenté sus-cité. Torrent avec ses grands coups de batterie devient une cousine de Perth et le morceau-titre est un labyrinthe d'arrangements à la grandiloquence retenue. Même si quand l'électro est clairement en avant, l'adhésion se fait moins évidente (Head In The Snow, King And Cross), In The Silence reste très séduisant et devient la bande-son idéale d'une après-midi à profiter du temps qui passe au coin du feu.
Sans atteindre bien entendu le niveau de Justin Vernon - ce qui serait prétentieux - le second album de Asgeir demeure cependant un très beau recueil de titres élégants et authentiques.

- F.

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Mercredi 5 mars 2014 3 05 /03 /Mars /2014 13:43

http://www.franceinter.fr/sites/default/files/imagecache/scald_image_max_size/2014/02/21/845790/images/nick_waterhouse_91.jpgInnovative Leisure/Because/2014

Fort du succès de son premier opus Time's All Gone paru en 2012, le Californien Nick Waterhouse remet le couvert avec Holly dont l'artwork de la pochette nous fait d'ores et déjà saliver.
Toujours sous ses faux airs à la Buddy Holly, le musicien navigue entre le rhythm & blues et le rock n roll dépoussiéré des 60's (High Tiding)  avec néanmoins quelques innovations comme l'utilisation de nappes de claviers vintage comme sur l'excellent This Is A Game qui sonne très jungle beat.
On a également d'autres surprises du genre telle la participation du pote Ty Segall qui a coécrit It No. 3 et son côté jazzy étonnant, ou encore le blues déchirant de Let It Come Down où le piano fait son apparition ajoutant une sonorité cabaret pas déplaisante.
La session cuivre ainsi que celle des choristes The Naturelles absents sur la première face de la galette retentissent à nouveau sur Sleeping Pills , Holly et sur le très bon Dead Room où le saxophoniste s’époumone pour notre plus grand plaisir.
Le Californien nous montre encore une fois son amour pour le défunt Johnny « Guitar »Watson avec ce Ain't There Something That Money Can't Buy qui semble tout droit sortit de la discographie du défunt roi du R&B originaire du Texas.
Enfin c'est le piano Hands On The Clock ambiance cabaret jazz des années 50 qui vient clore la galette qui en seulement 30 minutes nous fait voyager plus vite qu'une DeLorean. Holly , certes plus fouillé que son prédécesseur, n'est pas qu'un simple revival du Rythm & Blues. Il prouve simplement que Nick Waterhouse est une de ces personnes qui semble s'être perdu dans le continuum espace-temps quelque part entre Bo Diddley et James Brown.

- Johan.

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NICK WATERHOUSE, Holly

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DAMIEN JURADO, Brothers And Sisters Of The Eternal Son 

 

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NICK WATERHOUSE, Holly
BLACK LIPS, Underneath The Rainbow
TH
E SHRINE, Bless Off

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