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L'ALBUM DU MOIS : DAMIEN JURADO, Maraqopa (>>PORTRAIT)

 

THE CRANBERRIESJACK WHITE / THERAPY? / LEONARD COHEN

THE KILLS / CLOUD NOTHINGS / MARK LANEGAN BAND/ TINDERSTICKS / THE BLACK KEYS

 

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ALBUMS & CHRONIQUES A VENIR

27 Février:

THE CRANBERRIES, Roses

-

23 Avril:

JACK WHITE, Blunderbuss

-

30 Avril:

FATHER JOHN MISTY, Fear Fun (Track By Track déjà en ligne)

Mercredi 22 février 2012 3 22 /02 /Fév /2012 14:17

4AD/Jagjagwuar/2011

 

Après Calgary et Holocene, on ne pouvait pas passer à côté de Towers, troisième extrait de l'extraordinaire Bon Iver, Bon Iver.

Restant toujours dans la ligne directive de l'artwork de l'album et de ses singles dérivés, Justin Vernon nous offre un nouveau moment de grâce.

Face A: Towers. Un morceau parmi les plus courts du LP, mais cela ne signifie pas pour autant que Vernon se laisse aller à la simplicité. Après un début plutôt calme voix/guitare, la compo se termine en une explosion d'instruments à vent, où trompettes et saxophones viennent conférer à Towers une fin mariachii.

Face B: Bruised Orange (Chain Of Sorrow). Reprise d'une chanson de John Prine de 1978, Bon Iver nous permet de redécouvrir ce morceau qui apparaissait déjà sur l'album hommage à l'artiste, Broken Hearts and Dirty Windows. Justin Vernon assure tous les instruments, pour une chanson aux airs autant de country que de recueillement religieux. Vernon tout en restant fidèle à l'originale, réussit à s'approprier tout en finesse cette compo très dylanienne.

 

- F.

 

© - copyright - 2012

 


 
Par Sensation Rock - Publié dans : CHRONIQUE SINGLE/45 RPM
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Lundi 20 février 2012 1 20 /02 /Fév /2012 11:54

Secretly Canadian/Differ-Ant/2012

 

Damien Jurado signe avec Maraqopa son dixième album et le deuxième en compagnie de Richard Swift. De cette collaboration était né Saint Bartlett, magnifique album paru en 2010. Revue titre par titre de Maraqopa, avant sa sortie officielle le 20 février prochain.


Nothing Is The Newsun titre introductif qui révèle déjà les nouvelles couleurs de ce disque enregistré au studio National Freedom de l'ami Richard Swift. Le guitariste de Vetiver est invité pour délivrer un solo de guitare électrique complètement psychédélique qui surfe sur une rythmique façon "desert blues". D'entrée, on sait que ce nouveau cru Jurado va en imposer. Ce qui en impose surtout c'est la voix, une voix pleine de reverb'.

 

Life Away From The Garden : après un solo de guitare, une autre nouveauté, le songwriter invite une chorale d'enfants. Leurs voix font écho à la sienne. Si les couplets peuvent sembler un tout petit peu monotones, le refrain qui clôt le morceau est magnifique. 

 

Maraqopa : ce morceau précédemment intitulé Three To Be Seen, est présent sur Our Turn To Shine (EP qui accompagna la sortie de Saint Bartlett en 2010). Il est réarrangé pour l'album, Richard Swift, l'âme fantomatique du disque y apporte ses choeurs noyés dans la reverb'. 

 

This Time Next Year : cette chanson que l'on peut entendre depuis quelques temps sur l'une des pages Soundcloud de Damien Jurado (ici) se retrouve totalement arrangée sur Maraqopa. Une guitare pleine de delay et une rythmique assez exotique, le morceau a presque ce côté "tropicalia".

 

Reel To Reel : assez étonnant dans la discographie de Jurado, Reel To Reel et un titre très planant qui bénéficie d'une production psychédélique, avec des samples et des nappes de claviers ça et là.

 

Working Titles : un titre vraiment réussi. Une rythmique sommaire comme point de départ, puis les choeurs de Jurado et Swift réunis mènent ce morceau vers les sommets.

 

Everyone A StarEveryone A Star est un morceau qui a déjà quelques années, puisqu'il figure également, dans une version alternative, sur Our Turn To Shine. Etrange ballade en apesanteur et hanté par un orgue et des choeurs. Parfait pour danser avec un fantôme.

 

So On, Nevada : Ohio, Yuma, AZ, Denton, TX, Arkansas, Kansas City...Damien Jurado a souvent chanté les Etats Américains et leurs villes. Souvent des lieux qui l'a visités lors de ses tournées. So On, Nevada est l'un de ces morceaux, brillamment interprêté, avec toujours Richard Swift harmonisant et apportant ses gimmicks de guitare 60's. Dommage que Damien n'ait pas invité la pétillante Melodie Knight (Campfire Ok) à chanter avec elle. La demoiselle à la voix cristalline l'a accompagné pour quelques versions live que l'on peut trouver ici et  et qui sont également très belles.

 

Museum Of Flight : Damien Jurado signe ici un très beau morceau qu'il chante en falsetto. Les arrangements sont feutrés et là aussi, le son est très 60's. En grand admirateur de Roy Orbison, le multi-instrumentiste Richard Swift y est pour beaucoup.

 

Mountains Still Asleep : un dernier slow pour conclure l'album. Titre idéal pour danser avec sa belle, Mountains Still Asleep bénéficie des mêmes arrangements feutrées signés Swift. Un régal.

 

Maraqopa continue dans la même lignée que Saint Bartlett, mais apporte plus de consistance au songwriting de Jurado, dont la voix n'a jamais été aussi à l'aise, autant en phase avec la musique. Richard Swift signe là une excellente production délicieusement surannée qui confère à l'ensemeble une atmosphère de nostalgie et une belle cohérence. On ne sait pas vraiment ce que Maraqopa veut dire, mais l'on sait une chose, si c'est un lieu, Damien Jurado et Richard Swift y ont passé du bon temps. Cet album en est la preuve.

 

- S.

 

(c) 2012

 

 

 
Par Sensation Rock - Publié dans : CHRONIQUE ALBUM
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Dimanche 19 février 2012 7 19 /02 /Fév /2012 18:10

http://www.popnews.com/media/filter/m/pochette/c/calin-black-chinese-ii.jpgL'Amicale Underground/2011

 

Une bande de déglingos sévit et tourne en ridicule la loi du disque d'or. 

A l'écoute du premier titre de Black Chinese II, on se dit : "Ah, tiens un mix entre de la musique de films pour adultes et le générique de K2000 !" Câlin en est là et fait feu de tout bois sur ce premier album, mélangeant electro et rock dans le plus grand irrespect des codes. Un chant sur-aigu déblatère sur le titre Le foot, c'est le pied, titre hilarant pour morceau complètement barré. Du Justice avec encore plus de drogue ! Résolument tourné vers les 80's, Le Club De La Destinée fait également bien sourire avec cette ligne de claviers sur-ringarde. Ils sont tout à fait, ces claviers...!
Voilà vraiment le genre de disque que l'on pourra passer à la fin d'une soirée trop arrosée où l'un des invités au naseaux tout blancs crieraient : "Hé, vas-y, met un truc qui speede !!" 

Bon, tout n'est pas comme ça, kitsch et barzingue à souhaits. L'un des titres pourrait encore pas mal passer, Robot Wigger et son chant R'n'B. De là à faire de Black Chinese II un bon disque... 

 

- Georges.

 

(c) 2012

Par Sensation Rock - Publié dans : CHRONIQUE ALBUM
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Dimanche 19 février 2012 7 19 /02 /Fév /2012 12:30

http://secretlycanadian.com/press/juradodamien/damienmaraqopa2.jpg

 

Damien Jurado mène l’une des carrières les plus discrètes qui soient, mais est l’un des songwriters américains les plus prolifiques de notre époque, avec pas loin d’une dizaine d’albums publiés en quinze ans. C’est sûr, il a sa place réservée au Panthéon des musiciens made in USA : avec cette discographie complète et riche (du sobre Rehearsals For Departure au plus produit Maraqopa) éditée via Sub Pop puis Secretly Canadian, Damien Jurado a prouvé son talent de conteur et, malgré une étiquette de folkeux dépressif, il continue d’écrire sur l’Amérique, celle des paumés de l’Ohio, des tragédies du quotidien, histoires fictives ou parfois presonnelles.

C’est certain, le songwriting de Damien Jurado mérite qu’on s’y penche à plus d’un titre : il navigue entre rock indé rêche et ballades épurées hérités de Neil Young ou Nick Drake, mais ne se limite plus à cela, puisqu'avec l'aide de Richard Swift, il élabore désormais des chansons savamment orchestrées, et le duo, tel Lennon et Spector, est parvenu à coucher sur bande deux très beaux disques, Saint Bartlett (2010) et Maraqopa, dont la sortie est prévue pour le 20 février.

C’est grâce à son ami Jeremy Enigk (Sunny Day Real Estate) que Damien Jurado, de Seattle, issu d’un groupe de rock chrétien (Coolidge, qui comptait parmi ses membres David Bazan, fondateur de Pedro The Lion et producteur de I Break Chairs), se fait connaître via l’éminent label Sub Pop en sortant un premier album, Water Ave S. La reconnaissance vient plus tard, avec le très réussi Rehearsals For Departure, produit par l’ex-Posies Ken Stringfellow.

Il sort quatre disques via le label de Nirvana puis rejoint l’écurie Secretly Canadian. Il sort en 2006 Now That I’m In Your Shadow, album qui marque une implication plus importante de Jenna Conrad (violoncelle, chant) et d’Eric Fisher (batterie, claviers, artwork). Parallèlement à tout ça, Damien Jurado a sorti quelques EP et albums à la disponibilité limitée sur des labels confidentiels.

Pour la sortie de Caught In The Trees, votre serviteur s'était entretenu avec l’intéressé. Retour sur cette interview.

 

Tu as sorti presque dix albums, que dirais-tu à propos de ta carrière jusqu’à maintenant ?

C’est plutôt pas mal. Jusqu’ici, je n’ai pas à me plaindre.

 

Peux-tu nous parler de ce nouveau disque que tu viens de sortir ?

Je crois que ça s’est bien passé. Il est très différent, principalement parce que je collabore plus avec Jenna et Eric. Ils ont tous les deux joué un rôle vital sur ce disque.

 

And Now That I'm In Your Shadow, ton dernier disque était plutôt calme, down-tempo...

Sur Caught…les tempos sont plus rapides. Je pense que chaque disque devrait sonner différemment du précédent. La plupart des paroles ont été écrites d’un point de vue personnel, ce que je n’avais jamais fait avant.

 

http://wearethemascotte.fr/wp-content/uploads/2012/01/damien-jurado-at-urban-lounge-new-photo-by-sarah-jurado.jpeg

 

Comment écris-tu tes chansons ?

Il n’y a pas une manière en particulier. C’est à chaque fois différent pour chaque morceau.


Où trouves-tu ton inspiration ?

Pas mal de choses diverses. Ce disque a été inspiré par des situations de la vie courante.


J’ai souvent lu que ta musique était Raymond Carveresque…Que penses-tu de ça ? Est-il une référence ?

Pas vraiment. Tu vois, je préfère l’histoire des auteurs plutôt que les histoires qu’ils écrivent. Je ne suis pas un grand fan de romans, pour ainsi dire.


Récemment tu as repris des chansons de Nick Drake, telles que Pink Moon ou Which Will. Que représente-il pour toi ?

Je ne vais pas dire qu’il ne représente quelque chose pour moi. Il a écrit de bonnes chansons. J’aime bien celles dont tu parles, alors je les ai reprises.


Et cette collaboration avec Casey Foubert (Rocky Votolato, Pedro The Lion...) et Kory Kruckenberg (J.Tillman, Rosie Thomas) ?

J’adore collaborer avec les amis. Un jour, j’aimerais bien faire un disque entier avec juste mes amis et moi. J’ai de vraiment de la chance de connaître autant de gens talentueux.

 

Est-ce que tu peux nous parler de Postcards & Audio Letters...? Ce projet est sensiblement différent du reste de tes disques...

C’est une longue histoire…Je dirais simplement que c’est un disque fait avec des sons que j’avais gardé depuis des années. Il semble que tout ce truc autour de la ’’récup’‘’est à la mode aujourd’hui. Il y a ce magazine et certains sites web ou émissions de radio dédiés à ce mouvement ‘’récup’’’. Pour moi, c’était juste une idée piquée à Duchamp et à Warhol.

 

Tu tourne souvent en Europe. Comment y es-tu accueilli ?
Ils ont tous compris en Europe. C’est cet amour constant pour la musique américaine. C’était comme ça dans les années 60. Les bluesmen jouaient dans des salles combles en Europe, alors qu’aux Etats-Unis, tout le monde s’en foutait. C’est la même chose aujourd’hui.
 
Beaucoup de musiciens se sont installés en Europe, parce que c’est plus facile de vivre de la musique et d’être écouté.


Peux-tu dire quelques mots sur Hoquiam, le groupe que tu formes avec ton frère Drake ?

C’est juste un exutoire pour tous les morceaux un peu moins accomplis que je ne présenterai jamais à mon public habituel. C’est beaucoup plus aliénant et calme…expérimental.

Travailles-tu toujours comme instituteur ?

Non, mais je fais des remplacements de temps en temps, quand je ne fais pas de musique.


http://media.bonnint.net/seattle/7/722/72259.jpg

Discographie :

Maraqopa (Secretly Canadian/2012)

Saint Bartlett (Secretly Canadian/2010)

Caught In The Trees (Secretly Canadian/2008)

And Now That I’m In Your Shadow (Secretly Canadian/2006)

Traded For Fire b/w Ghost of David Split 7” avec Dolorean (Secretly Canadian/2006)

On My Way To Absence (Secrely Canadian/2005)

Just In Time For Something EP (Secretly Canadian/2004)

This Fabulous Century (Burnt Toast/2004)

Where Shall You Take Me ? (Secretly Canadian/2003)

Holding His Breath EP (Acuarela/2003)

Big Let Down b/w Make Up Your Mind 7" avecDavid Bazan (Secretly Canadian/2002)

I Break Chairs (Sub Pop/2002)

Four Songs EP (2002)

Postcards And Audio Letters EP (Sub Pop/2000)

Ghost Of David (Sub Pop/2000)

Rehearsals For Departure (Sub Pop/1999)

Gathered In Song EP (Made In Mexico Records/1998)

Waters Ave S. (Sub Pop/1997)

 

Les artistes ayant côtoyé Damien Jurado sont nombreux, de J. Tillman à The Microphones, en passant par Low ou Julie Doiron. Entretien avec quelques-uns de ses amis musiciens et producteurs.

 

http://userserve-ak.last.fm/serve/_/2702689/Julie+Doiron+Julie.jpgJulie Doiron, chanteuse et guitariste :

J’ai beaucoup tourné avec lui. Il n’y a pas assez de gens qui le connaissent. Il compose des super chansons, avec de bons textes, et en live, il a une voix très douce, un peu grave, mais c’est vraiment une voix qu’on écoute. Il a une bonne présence sur scène. C’est quelqu’un de très doué mais il n’est pas très connu. Mais il n’aime pas prendre l’avion, alors il ne voyage pas trop pour jouer à l’étranger.

 

http://farm7.staticflickr.com/6155/6185400161_0fcfde74b8_z.jpgKory Kruckenberg, ingénieur du son (Caught In The Trees) :

Damien est un grand songwriter. J’étais déjà fan longtemps avant de faire sa connaissance il y a quelques années. C’est un honneur pour moi d’avoir pu travailler avec lui sur son nouvel album, tout comme avec Eric et Jenna, qui sont mes amis depuis un moment aussi. Ce sont des gens très talentueux.

 

Parle-nous des sessions d’enregistrement dans les bois...Est-ce que ça a inspiré l’atmosphère du disque ?
Packwood Sessions est un projet de compilation pour lequel Damien a enregistré une chanson l’été dernier. Le projet n’est pas terminé, mais l’idée est de faire jouer deux musiciens-amis ensemble, en binôme, et de jouer les morceaux de l’autre. Damien, Jenna et Eric ont démarré le projet avec J. Tillman. J’ai emporté du matériel pour enregistrer, j’ai installé le tout dans une pièce et on a enregistré des chansons…avec des ressources assez limitées. Je pense que l’atmosphère de ces premières sessions, qui se sont très bien déroulées, a définitivement influencé le son des enregistrements et l’ambiance des chansons.

 

Comment travailles-tu ? Comment procèdes-tu pour enregistrer des chansons ?

Pour moi, le procédé est différent pour chaque projet. Parfois, je travaille dans un studio, ou alors chez moi, dans mon propre studio. Tout dépend du groupe. J’essaie d’adapter ma façon de travailler à chaque groupe ou musiciens, pour qu’ils se sentent à l’aise autant que possible et de leur permettre de rester créatifs et de

Quelle est ta chanson préférée de Damien Jurado ?
C’est vraiment une question difficile…Comme je l’ai dit plus tôt, Damien est un grand songwriter et il y a tellement de chansons. Il y a évidemment des classiques telles que Ohio et What Were The Chances. Mais j’aime aussi certains titres issus de I Break Chairs, comme Paper Wings, Lose My Head et Never Ending Tide. Il y en encore d’autres de Hoquiam, I Can’t Get Over You, et sur Rehearsals For Departure, aussi…Je pourrais continuer comme ça, mais je crois que tu as compris l’idée.

Tu as travaillé avec Rosie Thomas, Troubletown (le projet solo de Jenna Conrad, chanteuse et violoncelliste de Damien Jurado), Rocky Votolato...Tout le monde se connaît...Fonctionnez-vous comme une famille ?
Seattle n’est pas une ville extrêmement grande, donc Rosie, Rocky, Josh (Tillman), Dave Bazan (le chanteur de Pedro The Lion), Troubletown et beaucoup d’autres se connaissent tous. Ils se soutiennent tous et sont devenus de très bons amis ou le sont depuis des années.

Damien me rappelait, le weekend dernier, comment il avait récupéré sa première guitare lorsqu’il vivait avec Jeremy Enigk (Sunny Day Real Estate, The Fire Theft) et que ce dernier l’avait encouragé à faire de la musique.

 


http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/8/87/Jenna_Conrad_2006.jpgJenna Conrad, chanteuse (Avians Alight) et violoncelliste sur Caught In The Trees et sur plusieurs albums de J. Tillman, dont Year In The Kingdom et Singing Ax :

 

Peux-tu nous dire quelques mots à propose de l’enregistrement de Caught In The Trees ?

Caught In The Trees a été amusant à faire, plutôt détendu, expérimental par moments, parfois je deviens un peu émotive simplement parce que son contenu est si chargé et que nous y avons passé du temps. J’aime enregistrer, je passe à chaque fois de très bons moments.

 

Que dirais-tu à propos de Damien ?

Je pense que Damien et moi, on a été frères et soeurs dans une autre vie. On a une relation très familiale. Il est comme le grand frère que je n’ai pas eu. Parfois, il lit dans mes pensées. Mais en dépit d’une allure d’ours, c’est une crème. Comme musicien, je pense qu’il est ridiculeusement talentueux ! Ce mec est juste incroyable dans ce qu’il fait. Et il le fait parce qu’il sent que c’est son but, comme quelque chose qu’il doit faire. Je l’admire sincèrement.

 

Tu sembles avoir joué un rôle plus important dans la réalisation de ce disque…

L’idée globale du disque, c’était d’envisager une approche différente. On a plus collaboré que sur les disques précédents, mais ça n’était pas aussi visible. Eric a toujours été très impliqué autant dans le processus créatif que pour l’enregistrement depuis qu’il joue avec Damien. Il est toujours là, en coulisses. Ce mec est un putain de génie. Damien a tellement de chance d’avoir ce gars-là avec lui.


De quoi parlent tes chansons ? Comment les travailles-tu ?

Mes chansons parlent des émotions humaines, pas toujours les miennes, parfois celles de tout le monde, parfois juste quelques idées. La condition humaine me fascine, particulièrement quand il s’agit d’amour et que nous voulons ou non faire pour lui. Pas juste l’amour, mais la passion et notre capacité à être passionnés. Je suis plutôt acharnée quand il s’agit d’amour. C’est-à-dire que si j’aime quelqu’un, ça va être quelque chose ! Ca m’a d’ailleurs fait faire des choses assez stupides, mais je n’ai pas beaucoup de regrets…juste un ou deux.

Comment je travaille mes chansons...question difficile pour moi...parce que parfois je m’y met à fond et parfois je ne le sens pas du tout. Je suis assez indisciplinée, ce qui n’aide pas. La plupart de mes chansons arrivent comme ça, ensuite je les enregistre jusqu’à ce qu’elles me paraissent ni embarrassantes ni stupides...J’ai tendance à trop réfléchir à tout ça…J’ai toutes sortes de pensées saugrenues qui envahissent mon esprit. Il vaut mieux pour moi que je les ignore, je pense.

 

Kory (Kruckenberg) m’a dit que tu avais enregistré des chansons dans son studio...Tu projettes de sortir un disque ?

J’essaie déjà de finir de l’enregistrer, mais j’imagine qu’une sortie est prévue sinon ça ne vaut pas le coup de le faire…bien que ça se soit déjà produit avant. Mais oui, j’ai vraiment envie de sortir quelque chose d’une façon ou d’une autre.

 

Portrait et propos recueillis par S.

 

(c) 2012

 

 

 

Par Sensation Rock - Publié dans : PORTRAIT/FOCUS
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Dimanche 19 février 2012 7 19 /02 /Fév /2012 11:21

http://i1.sndcdn.com/artworks-000011869047-e54bs9-crop.jpg?ee7b2d5Bax Records/Kudos/Believe/2012

 

Après deux albums - Nouvelle Chair paru en 2007 et Echantillodrome en 2010 - qui l'ont installé comme l'un des fers de lance du mouvement electro hip-hop, Lilea Narrative revient avec Féline Boulevard.

C'est installé à Besançon, qui n'a pas avoir honte de ses artistes électro (Miqi O, Preacherz...) que Lilea Narrative fait désormais évoluer sa musique. Il y a trouvé nouveaux amis et nouvelle inspiration.
Dès Deuxième Souffle, on retient le sien puis l'on savoure une électro pleine de nappes de claviers 70's et de scratches que ne renieraient pas RJD2 ou Buck 65. C'est d'ailleurs entouré d'un scratcher, Blockbass, que Lilea évolue à présent, agrémentant ses lives de vidéos créées en direct par le talentueux Small et Sofa King.
Il faut écouter Blockbass s'affairer avec brio sur Cadence Claque. Puis sans se reposer sur des ambiances calmes, Lilea Narrative élabore également des beats plus complexes parfois teintés de soul (Mama Nine) ou évoquant des atmosphères cinématographiques (Fragments qui évoque le Prefuse 73 des débuts).

Captivant, ce nouvel EP, disponible uniquement en vinyle ou mp3, a tous les atouts pour nous faire retenir le nom de Lilea Narrative pour de bon.

 

 

- S.

 

(c) 2012 

 

Par Sensation Rock - Publié dans : VINYL/MP3 ONLY
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Dimanche 19 février 2012 7 19 /02 /Fév /2012 10:34

http://f0.bcbits.com/z/24/96/2496187175-1.jpgNeuronexion/CD1D/Believe/2011


Ana, duo venu du Mans, c'est une voix et une guitare. 
Secret Garden dévoile leur univers, fait d'accords de guitare soyeux et d'une voix, douce comme un belle brise matinale. Un premier morceau cotonneux, puis un deuxième tout aussi moëlleux, la recette du duo prend plutôt bien (Shelter) et l'on se laisse bercer par cette musique, quelque part entre K's Choice et Katie Melua. Il faut dire que la brune qui interprête les 10 titres de Secret Garden est fort jolie
Parfois, le duo s'emporte vers une pop plus entrainante (Deserve More) ou chante en français (Recipies).

Un disque à savourer à deux sous la couette ?

 

- Jean Flou.

Par Sensation Rock - Publié dans : CHRONIQUE ALBUM
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Samedi 18 février 2012 6 18 /02 /Fév /2012 14:06

City Slang/PIAS/2012

 

Neuvième et probable dernier album de la bande à Stuart Staples, The Something Rain fait dans la délicatesse. 

Un titre de plus de neuf minutes débute ce disque et installe l'auditeur dans une ambiance cosy, intimiste et délicieusement mélancolique. Pas très vendeur de mettre un morceau-fleuve en intro d'un disque, un titre qui place l'écoute sous une certaine tension, tout de même. Stuart Staples a laissé le soin à David Boulter de placer son spoken word sur cet envoûtant Chocolate. Le saxophone y a une place de choix. Il est aussi très présent sur Show Me Everything, ainsi que des choeurs soul. Chose assez rare chez les Tindersticks, le tempo de ce second morceau est plutôt rapide. Et Staples est toujours maître dans l'art de "crooner". Sa voix reconnaissable entre mille a toujours ce charisme indéniable et les arrangements cotonneux et rythm 'n' blues la servent à merveille (Slippin' Shoes). Frozen et This Fire Of Autumn vont même jusqu'à se ranger dans le sillage funk-soul de Isaac Hayes et Curtis Mayfield.
Bardé d'ambiances cotonneuses et délicatement surannées, The Something Rain est défintivement un bon cru Tindersticks.

 

- S.

 

(c) 2012

 

 


 

 

 

 


Par Sensation Rock - Publié dans : CHRONIQUE ALBUM
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Samedi 18 février 2012 6 18 /02 /Fév /2012 12:07

fear-fun.jpgSub Pop/Bella Union/2012

 

D'un côté, un songwriter de génie, sombre et énigmatique, ex-batteur des Fleet Foxes, l'un des plus grands groupes de folk contemporain : Joshua Tillman. De l'autre, un compositeur-producteur, auteur de l'un des meilleurs albums de 2011: Jonathan Wilson. Ce dernier accueille le fraichement autoproclamé Father John Misty dans son studio de Laurel Canyon pour donner naissance à Fear Fun, une réalisation attendue impatiemment au vue des qualités des protagonistes et de ce que peut offrir leur rencontre. Le tout mixé par Phil Ek (Fleet Foxes, Band Of Horses).

Revue piste par piste de Fear Fun, sortie prévue le 30 avril 2012.

 

Fun Times In Babylon: Une voix en réverb' qui nous accompagnera tout le long de Fear Fun. Jusque là pas une nouveauté chez Tillman. Puis la rythmique se met entre en scène pour une marche lente, aux couleurs chaudes, méditerranéennes, et aux choeurs doux.

 

Nancy From Now On: J. Tillman ose pousser sa voix dans les aigus, s'ouvre encore un peu plus, pour ce morceau avec des synthés un brin 80's mais qui savent éviter d'être kitsch. Nancy From Now On est surtout un morceau de pop californienne du plus bel effet, révérence à tous les Harry Nilsson et autres garçons de la plage.

 

Hollywood Forever Cemetery Sings: De la réverb', une guitare lacérée, un énorme morceau folk-rock, totalement imprégné de Neil Young & Crazy Horse. Un véritable monument, sommet de cet album. Et on ose espérer un jour pouvoir l'entendre sur scène.

 

Writing A Novel: Après un début d'album sur un rythme relativement lent, l'ami Joshua accelère le rythme avec cette compo country, accompagné d'un piano honky tonk. L'ombre de Creedence Clearwater Revival plâne...

 

O I Long To Feel Your Arms Around Me: Un orgue, des claps, des choeurs à la Fleet Foxes comme pour nous remémorrer que les premiers morceaux ont été envoyés à Wilson pendant l'enregistrement de Helplessness Blues. Une déclaration en forme d'intermède, à la production extrèmement simpliste, qui souligne le talent de Johnathan Wilson qui peut aussi amener des compos longues et alambiquées que comme ici, dans leur plus sobre essence.

 

Misty's Nightmares 1 & 2: Peut-être le morceau où l'on sent le plus la présence de Wilson et de ses influences. Ici on pense à Crosby, Stills & Nash sans Neil Young. Du folk très 70's, sans complexe, qui tire de la présence d'un orgue un côté psychédélique.

 

Only Son Of The Ladies' Man: L'homme fût batteur des Fleet Foxes, et ça se ressent ici, plus encore que sur O I Long To Fell Your Arms Around Me. Ce morceau semble tout droit sorti du dernier disque de Robin Pecknold. Choeurs et arrangements. Du folk de cathédrale à la Fleet Foxes. Grandiose, donc.Misty IMG 9426 21

 

This Is Sally Hatchet: Un petit air de Beatles dans cette chanson pote, époque Abbey Road. Un très grand final en montée, avec des cordes encore une fois dignes des Fab Four et une guitare très psychédélique.

 

Well, You Can Do It Without Me: Une folk song simple qui n'est pas sans rappeler Roy Orbinson, particulièrement dans le refrain.

 

Now I'm Learning To Love The War: Un peu de pop ici, avec une ambiance 60's, rappelant une nouvelle fois Lennon et consors. 

 

Tee-Pee's 1-12: Des accents très sudistes pour cette piste, mi-country, mi-bluegrass. Certaines mauvaises langues feront le parallèle avec le générique de Fall Guy, et objectivement n'auront peut-être pas tort. Mais Tillman brouille les pistes en intégrant un petit break à la Beach Boys.

 

Every Man Needs A Companion: On n'aurait jamais pensé qu'un jour Joshua Tillman fasse ce genre de titre-déclaration, comme Neil Young en son temps sur Harvest (A Man Needs A Maid). Et c'est pourtant le cas ici, comme si sa nouvelle identité l'avait changé. Une déclaration, un pamphlet contre la solitude, Tillman dit qu'il en marre d'être surnommé J., qu'il est Joshua. Fear Fun se clôt comme il s'est ouvert, sur une marche où la mandoline s'invite.

 

Fear Fun est un album décomplexé, où on découvre un nouveau Joshua Tillman, qui semble avoir brisé sa carapace et s'être ouvert au monde. Chose jusqu'ici impensable à l'écoute de sa discographie. Et ça lui réussit plutôt bien. On a à la fois l'album le plus produit et le plus abordable de Tillman. Et à parier un des très grands de 2012.

 

- F. with a little help from S.

 

© - copyright - 2012

Par Sensation Rock - Publié dans : TRACK BY TRACK
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Samedi 18 février 2012 6 18 /02 /Fév /2012 09:41

Nonesuch/Warner/2011

 

Au sein d'une rédaction, même la plus petite qui soit, il arrive que les avis divergent. Le dernier né de Dan Auerbach et de Patrick Carney a donc été objet de débat, mais somme toute très digne, aucune blessure par arme blanche n'est à déplorer. El Camino divisant bien au-delà d'un simple site web, je me devais de donner un avis plus positif que ne l'a fait mon collègue Thomas.
Alors contrairement à lui, je me suis intéressé aux Black Keys très plus tard, et ne me considère donc pas comme un puriste, et je peux donc comprendre que la direction musicale prise par le duo (on pourrait même dire trio en regard de l'influence de Danger Mouse) soit source d'incompréhension. Au revoir le son blues, cradingue de Magic Potion ou Attack & Release, on est ici dans une production très propre, idéale pour la réalisation d'un album tubesque. Car voici le qualificatif de El Camino, chaque piste étant un single en puissance. Et alors, même si on a là un disque plus commercial, que les publicitaires n'ont pas tardé à adopter, il faut voir objectivement la qualité des morceaux. Et puis, chaque groupe peut se laisser aller un instant à la simplicité. The Kills et Midnight Boom, c'était un peu la même philosophie. Mais il ne faut non plus être totalement surpris, les Black Keys avaient déjà pris un virage avec Brothers, certes moins homogène que son petit frère, mais déjà Tighten Up, Howlin' For You ou The Only One était dans le même état d'esprit tubesque. Et puis merde, est-ce grave si on connait par coeur le déhanché de rigueur au son de Lonely Boy, que Gold On The Ceiling reprend un accord de blues mille fois entendu ou que Little Black Submarines deviennent le Stairway To Heaven des Keys ? Les choeurs de Dead And Gone ne font pas ringard, Run Right Back est bien rentre-dedans. Les originaires d'Akron tiennent donc un album tubesque, qui fera bouger dans les festivals cet été et qu'on n'ira pas voir à reculons. Enfin, que les fans puristes se rassurent, le grand public a tendance à vite oublier ce qui a marché l'année précédente (parfois le mois précédent, voyez Lana Del Rey). Et on parie fort que la prochaine mouture des Black Keys retournera au blues garage originel.

 

- F.

 

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Vendredi 17 février 2012 5 17 /02 /Fév /2012 19:37

http://cdn.stereogum.com/files/2012/02/The-Kills-The-Last-Goodbye-608x608.jpgDomino Records/PIAS/2012

 

C’était le 14 Février 2002, que Jamie Hince et Alison Mosshart ont posé les pieds pour la première fois sur scène sous le nom de The Kills. Dix ans à parcourir ciel, terre et mer, dix ans d’amour, dix ans à nous électriser, dix ans célébrés à N-Y. Le 14 Février 2012 sortait sur le label Domino deux versions vinyle du superbe morceau The Last Goodbye.

Les Kills ont symbolisé ce "dernier adieu" par une assiette blanche brisée. C’est le motif gravé que nous retrouverons sur le 45t édition limité accompagné d’un petit album de polaroids pris par le groupe. Les morceaux présents sur l’objet ne diffèrent pas de ceux pressés sur le 10’. Etrange Saint Valentin, tragique et torturée. The Last Goodbye est une poésie, déclamée par une Alison sensible, oubliant le félin qui la possède. C’est un clavier au chant répétitif qui accompagne la dame et les grésillements en fond sonore apportent à ce titre une touche totalement intemporelle. Le Velvet Underground, est sans aucun doute, l’un des groupes qui a le plus influencé le duo. Pale blue eyes prend une tout autre dimension par rapport à l’originale. La ballade, presque berceuse du Velvet, se transforme en un rock puissant et électrique, qui ne gâche en rien l’essence première du morceau. La face B contient deux reprises, frappante, VV & Hotel, nous dévoilent leur coté lyrique. One Silver Dollar, est égale à l’originale, interprétée par Marilyn Monroe. Le second track est une cover de Patsy Cline, Crazy. Ce morceau acoustique, totalement différent de la première version country, clôt le recueil d’une façon intimiste.

 Une décennie vient de ce terminer pour les deux compagnons, ils nous le font remarquer avec ces morceaux parlant d’amour tragique. Mais sans aucun doute, leur chemin va se poursuivre sur de nouvelles contrées. Et les Kills n’en ont pas fini de nous en mettre plein la vue.

 

- Thomas

 

Lire aussi: THE KILLS, Baby Says (7")

 

 


 
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Mercredi 15 février 2012 3 15 /02 /Fév /2012 07:50

http://cookingvinyl.com/wp-content/uploads/2011/12/COOKCD552TheCranberriesRosesHiRes.jpg

Cooking Vinyl/2012

 

L'âge. L'annonce du nouvel album des Cranberries m'a fait le même effet qu'à Kyan Khojandi dans l'épisode "Bref, J'ai 30 ans". Les Simpson ont 23 ans, Jurassic Park a 19 ans et on pourrait ajouter No Need To Argue à 18 ans. Album plein de souvenirs, sur lequel je roulais des patins au son de Dreaming My Dreams ou de Twenty One (mais pas à la même fille). Un album tant réussi que énervant, destin inévitable des mégasuccès. Alors qu'en est-il de se replonger dans une nouvelle production du groupe, la première depuis 10 ans, après les pérégrinations solos de Dolores O'Riordan? Roses est donc le nom de cette mouture, et une seule écoute suffit pour être plutôt séduit. On a un équilibre entre pistes qui seront sans doute aucun les singles du LP (Tomorrow, Show Me The Way, Schizophrenic Playboy) et morceaux plus intimistes. Et on se penchera plus vers ceux-ci, où O'Riordan se laisse moins aller à ses tics vocaux. Ainsi, on aime les arrangements celtiques de Conduct, comme pour ne pas oublier les origines des Cranberries. Des petites innovations comme cette Fire & Soul aérienne au refrain pop léger, ou la ballade folk So Good et le final acoustique Roses. Et le quatuor tient certainement une de ces meilleurs chansons avec Raining My Heart, aux jolis arrangements d'accordéon. Alors même si on a pris un coup de vieux ou bien même si on n'a aucune histoire affective avec eux, Roses est une réussite, moins prétentieuse que n'a pu l'être certains de ces prédecesseurs et qui souligne une maturité nouvelle dans l'écriture, une envie de se faire plaisir plus que d'en mettre plein la vue.

 

- F.

 

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Lundi 13 février 2012 1 13 /02 /Fév /2012 15:36

http://www.thelineofbestfit.com/wp-content/media/2012/01/a-place-to-bury-strangers-onwards-to-the-wall.jpgMute/2012

 

Certains fixent les étoiles. D'autres leurs chaussures et jouent de la musique. A Place To Burry Strangers sont de ceux-ci, groupe dans la tradition shoegaze, tout en guitares saturées et vocal plein de réverb. Onwards To The Wall fait suite au LP Exploding Head paru en 2009. Une voix quelque part entre Ride et New Order, qui résonne comme si elle provenait d'une autre dimension autour de nous. On pense à Joy Division quand la compo se fait sombre (I Lost You),  des guitares très noisy confinant une atmosphère pesante (Onwards To The Wall) ou un peu plus new wave à la Killing Joke des débuts (So Far Away). Parfois, le son se fait un peu plus indus, certainement appris lorsque APTBS était en charge des premières parties de Nine Inch Nails. Drill It Up n'est d'ailleurs pas s'en rappeler Gave Up sur Broken du maitre Trent Reznor. Un EP efficace, quelque part anachronique et à écouter l'ampli au maximum.

 

- F.

 

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Vendredi 10 février 2012 5 10 /02 /Fév /2012 19:30

the-songs-of-leonard-cohen.jpgSupplément Magazine/2012

 

Après le CD hommage à George Harrison accompagnant son numéro de novembre 2011, MOJO réitère l'expérience pour le mois de mars avec Leonard Cohen, à l'occasion de la sortie de son nouvel album Old Ideas. Un album "tribute" à l'artiste n'est pas une nouveauté en soi, puisque d'autres ont déjà été édités par le passé. De mémoire, deux me viennent en tête: I'm Your Fan (1991) ou Towers Of Song (1995). Mais c'est l'occasion ici de voir les compositions de l'auteur d'Hallelujah (judicieusement omise ici, la version de Jeff Buckley enterrant toutes les autres) entre les mains de plus jeunes artistes. La tracklist est un mélange idéal de classiques du Canadien et de morceaux un peu moins connus. Le tout repris par un casting alléchant. Le vieux briscard Bill Calahan donne sa voix grave à So Long Marianne, avec un judicieux  slide d'une guitare. Le tout fraichement rebaptisé Father John Misty AKA J.Tillman propose une interprétation magnifique et éternelle (7m25 tout de même) de One Of Us Cannot Be Wrong. Cohen n'a jamais été un homme des arrangements grandiloquents, et ces élèves semblent l'avoir bien compris, quand on écoute des versions pures et intimistes de Stories Of The Street par The Low Anthem ou un Sisters Of Mercy par une Liz Green uniquement accompagnée d'un piano. Ce genre de compilation est aussi l'occasion de faire des découvertes, comme The Miserable Rich ou le "à suivre" Michael Kiwanuka qui nous enchante avec Hey, That's Not The Way To Say Goodbye, et une entrée a capella envoûtante. Diagrams apporte une touche électro, se démarquant de la setlist avec sa relecture de Famous Blue Raincoat. Et que dire de Avalanche par Dan Michaelson, un sommet de noirceur.

The Songs Of Leonard Cohen Covered témoigne une nouvelle fois de l'influence du Canadien à travers le temps, lui qui aura inspiré un grand nombre de groupes et artistes et montre à travers ces morceaux réinterprétés son intemporalité et quel songwriter de génie il est.

 

- F.

 

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Jeudi 9 février 2012 4 09 /02 /Fév /2012 18:00

http://reviews.wruv.org/wp-content/uploads/2012/02/sharon-van-etten-tramp-460.jpgJagjaguwar/2012

 

Un ami qui me connait bien me dit un jour: "toi qui aime PJ Harvey, cela peut t'intéresser". Ayant déjà trouver une alternative à la belle Polly Jean en le non moins belle Anna Calvi, je me dis ok, je vais voir ça, on sait jamais, ça peut me faire patienter en attendant que l'une ou l'autre des demoiselles sus-citées nous reviennent avec du matériel neuf. Sharon Van Etten, New-Yorkaise, Tramp est son troisième album, produit par Aaron Dessner de The National. Voilà pour les crédits. Et qu'en est-il du contenu? Un album indie rock bien ficelé qui contient des morceaux efficaces, singles en puissance (Serpents ou la toute en montée All I Can). La voix de Sharon Van Etten est certes moins puissante que celles des deux autres artistes précitées, mais elle lui permet d'accompagner autant des compos rock que plus posées (Kevin's ou encore la sombre In Line). Tramp n'est pas sans rappeler les premières production de Heather Nova. Des arrangements assez classieux qui font voyager (la celtique Leonard, la ballade folk We Are Fine en duo avec Zach Condon de Beirut). Et on attend parfois des sommets, avec par exemple la sublime Magic Chords finalement simples dans sa construction, principalement faite de percussions, mais qui doit tout à un entremêlement de voix féminine et masculine.

Au final, même si Sharon Van Etten est très éloignée des deux Anglaises citées en début de chronique, je ne saurai remercier mon brave ami de cette découverte, une chanteuse classieuse, inspirée, sincère, qui nous offre une des jolies production de ce début d'année.

 

- F.

 

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Mercredi 8 février 2012 3 08 /02 /Fév /2012 06:01

http://www.vinylemusique.fr/img-news/10059.jpgCinq 7/Wagram/2011

 

Humblement interprêtées, les premières chansons d'un jeune homme à suivre, Alan Corbel.
Après un premier EP produit par Edith Fambuena (ex-Les Valentins et derrière les manettes de pas mal de disques d'Alain Bashung à Etienne Daho en passant par Doriand ou encore Miossec), la réalisation du premier opus de ce Français a cette fois été confiée à Bertrand Belin, fin guitariste, auteur lui-même de quelques bons disques.
De finesse il est d'ailleurs question dans ce disque, tant Corbel trousse avec délicatesse une dizaine de titres soyeux. J'en veux pour preuve le premier morceau de Dead Men Chronicles, intitulé Children Of The Sun, où la voix de Corbel se marie avec une guitare, un piano discret et une batterie feutrée. On sent l'influence anglaise très forte sur Muse ou Time To Lose, deux autre belles chansons aux arrangements que Keren Ann affectionnerait. 

Bref, en une poignée de chansons à l'ambiance crépuculaire, Alan Corbel réussit à nous faire entrer (et rester) dans son univers pop-folk doux-amer.

 

- S.

 

(c) 2011 

 

 
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