Disques

THE KOOKS, Listen

Virgin/2014

On se souvient (presque) tous des tubes imparables – Always Where I Need To Be, Sofa Song, Eddie’s Gun ou  encore Junk Of The Heart engendrés par le quatuor anglais The Kooks, et ce, depuis 2006 et l’impeccable Inside In Inside Out+

Découvertes

DECOUVERTE : FAKEAR

Qui ? Fakear, de son vrai nom Théo Le Vigoureux, s’immisce dans la scène électro française avec talent et originalité. Originaire de Caen, le jeune homme de 22 ans à peine fait de la musique comme « substitut au langage ». Il écoute Bonobo ou encore Flume et s’inspire de Pink Floyd, de la vie quotidienne et de ses voyages pour composer sa musique exotique. Révélé sur la scène du Cargo en 2012 Fakear connait aujourd’hui une fulgurante ascension au rythme de ses nappes cosmiques bollywoodiennes. +

Live report & ITWs

LIVE REPORT : BLACK BOMB A, La Poudrière, Belfort (90), Vendredi 12 septembre 2014

Reprise de la routine, grisaille toujours présente…Que la rentrée est triste ! Mais tout n’est pas si morose grâce à La Poudrière, qui ouvre sa saison avec une soirée métal et offre un regain de chaleur à un public venu en masse pour une date qui affiche complet. Ce public fidèle dans l’expectative du retour de Black Bomb A sur les scènes franc-comtoises…

Ce soir en préambule, c’est aux cheveux longs héricourtois de Slaughterers que revient l’honneur de faire « headbanger » les premières têtes, et de faire monter d’emblée la température. Un premier concert qui ne nous laisse pas sur notre faim, jusqu’à une surprenante et remarquable reprise metal de I Got Erection des maîtres norvégiens de Turbonegro pour conclure leur set et laisser place aux jeunes alsaciens d’Eleventh Sunrise. Un metal de la même veine que Trivium (osons la comparaison), faisant atteindre le point de fusion dans une Poudrière répondant une nouvelle fois présente. Il est agréable, car souvent trop rare, de voir un public ne pas rester insensible aux premières parties.

Maintenant, place à la tête d’affiche, l’un des piliers de la scène française qui donne le premier concert d’une série de dates qui s’étend jusqu’en 2015 dans le cadre de la sortie d’un EP annonçant un nouvel album…Après de longues balances, les hostilités s’ouvrent sur Double, comme pour introniser le grand retour d’Arno au chant, aux côtés de l’indéboulonnable Poun. Cinq ans après son départ et dix ans après l’album culte Speech of Freedom, des titres comme Burn ou Look at the Pain sonnent telles des réminiscences de notre adolescence, tant la voix rauque d’Arno avait manqué sur scène ces dernières années sur ces titres phares du répertoire de Black Bomb A. Cela se ressent dans le public, mosh, slam et pogo mettent sans dessus-dessous une Poudrière au bord de l’explosion, la foule se déchaîne sans relâche du premier rang jusqu’à la pauvre table de merchandising au fond de la salle, malmenée durant tout le set. C’est dire l’intensité de la fougue, développée par une assemblée transpirante ce soir-là. Une ambiance à vous en filer des frissons !

BBA4
La scène et la fosse forment un tout, une symbiose totale, le groupe s’amuse sur scène et joue avec le public. Bain de foule, traditionnel « wall of death » sur Police Stopped Da Way, jusqu’à un « circle-pit » exclusivement féminin sur demande de Poun, tout le monde s’en donne à cœur joie. Comme à son habitude, le groupe est généreux sur scène, et malgré le changement récurrent de line-up, Black Bomb A balaie sa discographie sans gêne, le timbre d’Arno s’adaptant à ceux de Djag (To Reactivate, Tales from the Old School…) et Shaun (Come On Down), les deux chanteurs précédents. Le groupe amorce le rappel avec leur « tube » Mary, dans un doux parfum de verdure illicite, avant d’offrir au public, en guise de remerciement, une nouvelle composition à paraître sur le prochain opus. Le set, d’une intensité folle, se conclue par une scène envahie par la foule, et un rendez-vous donné à la buvette pour finir la soirée.
Nous quittons les lieux épuisés mais heureux, après une soirée qui lance cette saison de concerts de façon magistrale !

- Benoît Gurnaud.

Photos : (c) Lucile Volpei.

Album du mois

AVI BUFFALO, At Best Cuckold

Sub Pop/PIAS/2014

Quatre ans: c’est le temps qu’il aura fallu à Avigdor Zahner-Isenberg pour donner une suite à son premier effort éponyme. Ça peut paraitre long certes, mais le résultat est une réussite. +