Il y a chez H-Burns cette manière singulière de faire avancer ses chansons sans jamais les brusquer. Avec Sisters of Mercy, son nouveau single dévoilé ces derniers jours, Renaud Brustlein poursuit ce fil discret qui relie depuis plus de quinze ans la folk américaine à une sensibilité profondément française.
Le morceau s’installe lentement, porté par une écriture épurée et une production volontairement retenue. Guitares ouvertes, mélodie suspendue, voix au plus près du texte : Sisters of Mercy s’écoute comme une confidence, dans une zone fragile où la lumière n’efface jamais complètement l’ombre. Une approche fidèle à l’univers d’H-Burns, qui a toujours su éviter le folklore pour privilégier l’émotion directe.
Depuis Sunset Park, son précédent album, le songwriter lyonnais continue d’affiner un langage musical nourri autant par Bruce Springsteen ou Elliott Smith que par une tradition folk plus contemporaine. Ce nouveau titre semble ouvrir une nouvelle phase, même si aucun album n’a, pour l’instant, été officiellement annoncé. La sortie du single laisse néanmoins entrevoir un retour progressif, à son rythme, loin des calendriers imposés.
Avec Sisters of Mercy, H-Burns confirme sa place singulière dans le paysage musical français : celle d’un artisan du songwriting, capable de faire voyager sans effets de manche, simplement par la force d’une chanson bien écrite.
