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Electric Callboy : vent de fête à la LDLC Arena

Ce mardi 20 janvier, la LDLC Arena à Lyon accueillait la tournée mondiale de Electric Callboy, le TANZNEID World Tour. Pour l’occasion, les Allemands étaient accompagnés des Britanniques de Wargasm et Bury Tomorrow. Une soirée qui s’annonçait festive, et qui le fut.

Wargasm – Entre electropunk et nu metal

Wargasm c’est sûrement un groupe de potes qui n’étaient pas d’accord sur que choisir entre électro et metal, et qui a donc décidé de faire les deux en même temps. Il est 19h quand les Londoniens montent sur scène devant une salle qui se remplit doucement. Dès les premières notes, on ressent la forte énergie que le groupe a à donner. Cinq membres sont présents : un batteur, un DJ qui tapera aussi sur quelques toms posés ci et là, un guitariste, un chanteur (également à la guitare sur certains morceaux) et enfin une chanteuse (à la basse par moments). On a d’ailleurs adoré le contraste entre le scream de Sam Matlock et la voix presque fluette de Milkie Way.

Le quintet anglais proposera un solide set de 30 minutes, qui aura très bien rempli son rôle en chauffant une audience dont la tension est de plus en plus palpable.

Bury Tomorrow – Quand l’expérience parle

20h. Les lumière de la LDLC Arena s’éteignent de nouveau et l’introduction de Bury Tomorrow se lance. Une grosse référence au film The Purge, les pogos de classe 4 et plus sont désormais autorisés. Un message qui annonce la couleur.

Dès leur entrée sur scène, le groupe originaire de Portsmouth impose une réelle prestance sur scène. Daniel Winter-Bates, le chanteur saturé, dégage un charisme envoutant et maintiendra une superbe cohésion avec le public durant tout le set. Le groupe délivre un set metalcore millimétré et puissant, prouvant leur expérience de la scène. On notera notamment un long discours sur l’inclusivité dans le monde la musique et une invitation au crowd surf qui enverra des dizaines de personnes dans les bras de la sécurité.

En bref, 45 minutes intenses, entre riffs et breaks incisifs et refrains forts en émotions, qui auront fini de chauffer une foule qui est désormais prête pour la tête d’affiche du soir.

Electric Callboy – Dance floor et pyrotechnie

Il est l’heure. 21h15. Les basses font vibrer la LDLC Arena encore plongée dans la pénombre. L’intensité augmente avec quelques lumières et flashs. La tension est palpable, la foule retient son souffle. Le drap qui cache la structure principale présente sur scène tombe et le show peut alors commencer. TANZNEID. L’envie de danser. Un morceau qui porte bien son nom.

Entrée en scène spectaculaire

Electric Callboy attaque son set tout en puissance, on ne compte plus le nombre de feux d’artifices ou d’effets spéciaux utilisés. Les deux chanteurs sont tout de suite très présents et dégagent une énergie démentielle qui déchaîne la fosse. Les costumes d’alien initiaux laissent rapidement place à des tenues directement sorties des années 80. Le public comprend. Il est déjà l’heure du fameux Hypa Hypa qui met tout le monde d’accord. Les costumes continueront d’ailleurs de changer tout au loin de la soirée.

Vous avez demandé du feu ?

La scénographie est exceptionnelle. Un grand X qui sert à la fois de source de lumières et de canon à CO2 surplombe les six musiciens. Derrière eux, un immense écran à la qualité intrigante. Un effet 3D donne vraiment une illusion de profondeur au point que certains éléments ont l’air d’être vraiment sur scène. L’immersion est totale. Cet écran sera d’ailleurs utilisé pour le fil conducteur de la soirée : un immense robot qui sera parfois batteur sur le superbe solo de Franck Zummo, danseur, ou même terrifiant lors du changement drastique d’atmosphère quand le groupe jouera Revery.

Un robot plus vrai que nature

Pendant près de deux heures, les Allemands enchaînent leurs plus gros tubes. Un set entrecoupé d’interludes originales et appréciés. On notera notamment un set d’Electric Bassboy, composé de quatre membres du groupe qui ont décidé de monter un DJ set accompagné d’une guitare et qui propose des remix bass music des tubes de Electric Callboy, mais également de classiques du metal. Un petit regret toutefois : ce set viendra couper Hurrikan juste avant le break, que l’on avait très envie d’entendre. Le groupe propose également une session acoustique, effectuée au milieu de la fosse pendant laquelle ils joueront Fuckboi et leur reprise de Everytime We Touch avant de la terminer sur la scène principale (on ne pouvait quand même pas se passer de ce break titanesque !). Enfin, les fans de la première heure furent également comblés. La formation originaire de Castrop-Rauxel développe un superbe medley reprenant des morceaux tirés des premiers albums. Mr Moustache, Muffin Peper-Gurk ou encore Crystals, la foule est ravie.

La LDLC Arena en ébullition

L’ambiance sera d’ailleurs le vrai point fort de ce concert. L’énergie du groupe est communicative. On sent que tous les membres sont absolument ravis d’être là, et l’audience leur rend bien. Les pogos sont présents, la fosse se transforme en réel dance floor, les acclamations se succèdent. La communion est totale sur We Got The Moves, tube incontournable qui clôturera la soirée.

En conclusion, un très bon concert d’Electric Callboy, qui aura proposé un set précis, une setlist variée, une scénographie digne des plus grandes arenas, et surtout une énergie exceptionnelle.

Photos : Pierre Target

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