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GES 2026 jour 2, where is my mind?

Après une courte nuit et sous un ciel orageux qui semble heureusement s’éclaircir, en route pour le stade des Burgondes où la seconde journée du festival oscillera entre blues et rock alternatif.

On prend confortablement place sur les banquettes du quartier libre pour démarrer avec le blues rock fiévreux de Pacôme Rotondo, autre jeune guitariste à découvrir d’urgence. La voix est habitée, les riffs incandescents et le tout rappelle le meilleur des représentants des seventies, comme Led Zep voire même Hendrix dont il reprendra « Hey Joe » et « Foxy Lady » en seconde partie de soirée avec brio. Mais contrairement à Taj Farrant hier, le set défend de belles compos issues des 2 albums du groupe et les applaudissements nourris des festivaliers laissent présager d’un bel avenir à ce guitariste de talent.

On enchaîne avec le premier groupe sélectionné par le Tremplin du festival, à savoir les Hommes Crabes ayant remonté la Loire depuis Nantes pour venir nous faire bouger à coups de riffs énervés. Le power trio envoie un rock à la fois lourd et incisif, entre metal et grunge, on pense notamment à la scène alternative des 90’s comme Weezer ou encore les Foo Fighters. Le set est très énergique et après un début de festival plutôt blues, on se secoue les pinces avec plaisir!

Pour ouvrir la grande scène ce soir, un grand nom du blues contemporain assez rare en France, Fantastic Negrito. Véritable survivant ayant connu le milieu des gangs de rue dans sa jeunesse et frôlé la mort dans un très grave accident de voiture, le blues est sa rédemption et son exutoire et cela se ressent dans son show qui, s’il a pu nous surprendre au début, se transforme peu en peu en grande messe blues où les chansons n’ont plus vraiment de limites et s’enchaînent comme un sermon de gospel. Atypique et déconcertant, mais finalement sacrément novateur et enthousiasmant.

On reprend une savoureuse dose des riffs de Pacôme Rotondo avant l’entrée en scène Pixies, formation emblématique de la fin des 80’s dont les albums Surfer Rosa et Doolittle sont aujourd’hui considérés comme des pierres angulaires du grunge et du rock indé des 90’s. Les bostoniens emmené par Black Francis n’ont plus rien à prouver et fêtent leurs 40 ans de carrière avec assurance et sérénité en alignant leurs tubes pour le plus grand plaisir du public. Bien que leur style de musique ne soit pas des plus enjoués ni chaleureux, on pourra toutefois regretter l’absence totale de communication avec le public, les titres s’enchaînant machinalement sans même un bonsoir ni un merci, ce qui personnellement me gâche un peu la fête, mais le set est carré et le public conquis d’avance.

Pour moi la soirée s’est achevée ici, la fatigue l’ayant emportée sur l’envie de voir Manu Lanvin, dont le dernier concert auquel j’avais assisté il y a quelques mois ne m’avait pas tellement convaincu il est vrai…mess excuses pour ne pas lui avoir donné une seconde chance ce soir et rendez-vous demain pour la suite du festival!

Texte et photos: Fabien Mathieux

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