Bob Dylan a relancé ce week-end sa tournée « Rough and Rowdy Ways » à Omaha, marquant un retour sur scène accompagné de plusieurs changements notables, à la fois dans la setlist et dans la mise en scène.
Des ajustements visibles sur scène
Samedi, l’artiste a donné le coup d’envoi de cette nouvelle série de concerts à l’Orpheum Theater de Omaha, dans le Nebraska. Rapidement, les spectateurs ont relevé quelques différences.
Parmi elles, une présence réduite des titres issus de l’album « Rough and Rowdy Ways », avec seulement six morceaux interprétés contre neuf auparavant. Autre modification : le remplacement du piano imposant par un clavier plus compact.
Côté instrumentation, le choix s’est porté sur une dominance de guitares acoustiques, délaissant les sonorités électriques habituellement assurées par Bob Britt et Doug Lancio.
Une setlist remaniée
Le concert s’est ouvert, comme souvent, avec « I’ll Be Your Baby Tonight », avant d’orienter la soirée vers un registre différent avec « The Man in the Long Black Coat », extrait de l’album Oh Mercy, joué pour la première fois depuis 2013.
D’autres titres ont fait leur retour, comme « Don’t Think Twice, It’s All Right » ou encore « I Can Tell » de Bo Diddley, jusque-là rarement interprétés en dehors du Outlaw Festival.
Mais la surprise est venue d’une première sur scène : « Nervous Breakdown », morceau de Eddie Cochran, que Bob Dylan n’avait jamais joué en concert auparavant.
À noter qu’aucune captation vidéo n’a circulé, les téléphones étant interdits durant la performance.
Une présence toujours énigmatique
La dernière apparition de Bob Dylan remontait à septembre 2025, lors du Outlaw Festival aux États-Unis. Sur scène, certains éléments visuels continuent d’interroger.
Le chanteur apparaît régulièrement vêtu d’un sweat à capuche, avec des éclairages dirigés vers son piano, rendant son visage difficilement visible pour le public.
Aucune explication officielle n’a été donnée. Cette mise à distance semble toutefois s’inscrire dans une volonté de limiter l’usage des téléphones, déjà interdits à plusieurs reprises lors de ses concerts.
