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Stone, Autonomy

stone

Il est des groupes qui tapent dans le mille dès la première écoute d’un morceau, trouvant du premier coup la mélodie qui sonnera juste et bien. Le quatuor liverpuldien Stone en fait partie, déjà auteur de son second LP deux ans après Fear Life For A Lifetime.
Autonomy vient en effet de paraître via V2 Records.

Un album taillé sur mesure pour les stades.

La formation emmenée par son chanteur et guitariste Fin Power cultive, depuis ses débuts en 2019, le goût autant que l’art de la mélodie accrocheuse, de celles qui font automatiquement mouche et auxquelles les fans pourront se raccrocher, s’identifier.
Stone, c’est un savant mélange de punk, d’indie rock et de britpop estampillée 90’s, un peu à l’image de Cast mais en bien plus dynamique et urgent. Stack Up The Reasons et l’éponyme Autonomy, singles extraits de ce second effort du quatuor de Liverpool, peuvent à juste titre en témoigner.

Le style de la bande à Fin Power se révèle nerveux, énergique à souhait, parfaitement mis en exergue par des guitares aussi grondantes que flamboyantes, comme le démontrent par A plus B les explosifs Rockmount et surtout Monkey See Monkey Do. Un vibrant hommage aux Arctic de la belle époque, qui sait !

Ce second album de Stone semble avoir été calibré pour les stades, taillé sur mesure pour les après-matchs de Liverpool un soir de victoire, tant les paroles du morceau Autonomy et autres Stack Up The Reasons peuvent être reprises à l’envi par une horde de supporters véritablement « on fire ».

Entre dénonciation du chaos moderne et éloge des libertés en tous genres.

Autonomy se veut à la fois l’album dénonciateur du chaos moderne, évidemment engendré par la politique comme par les relations toxiques entre individus et, à l’inverse, se fait le porte-parole et le chantre des libertés de tous ordres : créative, collective, mais aussi individuelle.
Une approbation des libertés qui fait dire que cet album Autonomy porte à merveille son titre, lequel n’a jamais été aussi en phase avec ce que les paroles de Stone prônent sur le plan positif.

Un côté introspectif loin d’avoir été oublié.

Chez Stone, on ne compte pas, on ne calcule pas : on fonce sans davantage se préoccuper du lendemain moins faste et réjouissant. Pour autant, le côté introspectif possède voix au chapitre, bien mis en évidence sur Autonomous ou encore Freezing.
Comme quoi, Fin Power et les siens ne font pas que dans l’urgence et le post-punk sans concessions. À Liverpool, on sait aussi se poser et mettre, par la même occasion, son rock à plat.

Une médiatisation plus suivie.

Fear Life For A Lifetime, album prédécesseur d’Autonomy, était sorti à l’été 2024, ce qui fut, par ricochet, un frein à la conséquente médiatisation à laquelle il aurait pourtant eu droit.
Avec Autonomy, il devrait en être tout autrement, eu égard à cette prolifique période de sorties. Tant d’arguments plaident également en faveur d’Autonomy : une énergie rock brute de décoffrage, d’incisifs riffs de gratte, sans parler d’un chant surpuissant de Fin Power que viennent magnifiquement seconder Elliot Gill (guitare), Sarah Surrage (basse) et Alex Smith (batterie).

Autant de raisons qui font qu’il nous paraissait impossible de négliger et de passer sous silence ce second LP Autonomy du quatuor liverpuldien qui n’est, durant les 13 morceaux qui le composent, pas avare en dynamisme comme en ondes positives. Never Again, Rockmount et plus encore le pêchu Stack Up The Reasons, à eux seuls, étayent superbement ce propos.
Il faut dire que la période de sortie, idéalement placée d’un point de vue purement stratégique, ne pouvait pas mieux tomber.

La recherche du public plutôt que les honneurs commerciaux.

Stone, par l’entremise des sulfureux morceaux que sont Sweet Heroine, Money (Hope Ain’t Gone) ou même Truman, mérite certes la reconnaissance due à cette fantastique formation de Liverpool. Mais Fin Power et sa bande tendent à privilégier l’approbation de leur musique par un large public plutôt que de partir à la conquête de plus amples espaces commerciaux qui, de façon certaine, ne s’ouvriront jamais à eux.
Qu’importe : les mordus de bon rock so british agrémenté de mélodies et de guitares accrocheuses que nous sommes ne manquent nullement à l’appel et seront, envers et contre tout, toujours présents pour soutenir et épauler des groupes de la trempe de Stone.

Notre sélection : Sweet Heroine, Stack Up The Reasons, Rockmount, Monkey See Monkey Do.

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