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Pléthore dévoile son premier album, Digital Dream

Pléthore, c’est un collectif français qui célèbre la rencontre entre musique et architecture. Fondé par Louis Faloci, le projet musical se propose de faire voyager les auditrices et auditeurs au travers des frontières de genre, et de paysages sonores aussi variés qu’intenses. Digital Dream – premier opus du collectif – se pose en point d’orgue d’une série de plusieurs singles sortis ces derniers mois. Retour track-by-track sur un album envoutant.

Après une introduction parlée, sur des mots de la réalisatrice Teri Wehn Damisch, on attaque tout de suite le voyage dans les nappes électroniques du titre éponyme. L’émotion et la curiosité sont tout de suite présentes.

Avec Poor Kid, Pléthore nous conduit ensuite dans une ambiance beaucoup plus jazzy, notamment grâce à un piano omniprésent et prenant. La voix à la tendance soul nous transporte.

Le premier featuring de l’album apparaît avec An Angel. Les choix de sonorités des synthés sont excellents et la rhythmique est entêtante. Une atmosphère qui laisse penser que Massive Attack a eu une belle influence. La voix de l’invitée – Oléma – vient parfaitement compléter celle de Louis sur les refrains qui collent les frissons.

Place à une ambiance plus funky avec Atlantic. La ligne de basse est accrocheuse, le vocoder fonctionne à merveille. Sans être un fan de rythmes funk, j’accroche au morceau et me laisse porter par le voyage proposé par Pléthore.

Mon coup de coeur de cette album ? Sans aucun doute Directions. Les premières notes de synthé suffisent à me convaincre. On se retrouve tout naturellement à hocher la tête, on vibe complètement. Le refrain me restera d’ailleurs dans la tête toute l’après-midi. Et que dire de cette petite guitare saturée qui vient appuyer les ponts ? Pas grand chose si ce n’est qu’elle fait un bien fou !

Interlude vient couper cet album en deux. Pas de voix sur ces deux minutes. Juste une atmosphère, lourde, pesante. On croirait entendre du Radiohead ou du Portishead. Choix judicieux de la part du collectif qui offre à son audience une pause dans ce voyage.

On glisse naturellement vers Gesellschaft où on retrouve les sonorités électro de début d’album. Le côté groovy est toujours très présent, et même appuyé avec une petite guitare électrique tranchante qui vient claquer des rythmiques funk sur le refrain. Je prendrais bien cinq minutes pour me lever de mon bureau et danser un peu !

Le tempo baisse sur Tainted, les accords mineurs viennent donner une atmosphère dramatique, pour un morceau qui parle du lâcher prise et de la possibilité de perdre le contrôle de nos émotions.

Les BPM remontent avec le début de A Way Out. Les claviers nous communiquent toutes sortes d’émotions. On retrouve dans ce morceau des influences à la Nouvelle Vague ou Morcheeba, on plane tout simplement. Il est difficile de décrire ce sentiment avec des mots, mais on sent que ce morceau annonce doucement la fin du voyage. Deuxième coup de coeur de cet album.

Le sentiment de fin de voyage se confirme avec Bella Arpeggio, plus calme. Si cet album était un vol, on vient d’entendre le pilote nous annoncer que nous avons bien touché le sol.

A l’entrée du terminal se tient le deuxième invité de l’album : Jamo. Avec sa voix rap, il vient parfaitement conclure l’album sur Colors. La boucle est bouclée, mais on a envie d’y retourner.

En bref, Pléthore signe un premier opus de très grande qualité en proposant un vrai voyage dans un monde musical varié et fort. Le collectif défendra d’ailleurs cet album lors de sa release party à la Maroquinerie, le 11 février 2026. Une soirée qui s’annonce forte en émotions et qui sera bien sûr couverte par l’équipe de SensationRock.

Un immense merci à Romane pour la pré-écoute de ce superbe album.

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