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BODEGA + MNNQNS + HUBERT LENOIR, le samedi 09 février 2019, Festival Génériq, La Poudrière, Belfort (90)

Samedi 09 février, c’est le troisième jour du Festival Génériq. Tumultueux paraît-il cet événement?! Avec la soirée programmée à la Poudrière, réunissant Hubert Lenoir, MNNQNS et Bodega, l’épithète accolée au festival était confirmée.

 

HUBERT LENOIR

Avec une cacophonie savamment orchestrée, ce samedi démarrait fort. Dantesque et débauché, tel fut le show/chaud Hubert Lenoir. Armé d’une troupe tout aussi remontée et extravertie que lui, le jeune Québécois a asséné tout de go une claque à la Cité du Lion. Ceux qui ne le connaissait ni d’Eve ni d’Adam en ont eu pour leur argent. Les mirettes écarquillées devant ce performer à la voix aiguë, rappelant Prince ou les saillies de Marc Bolan à de maintes reprises, la foule a joui d’un concert teinté de glam, de pop et d’une fureur de vivre. Les titres extraits de son album Darlène (Fille de personne, Ton hôtel, …) ont fait vibrer la Poudrière pendant trois quarts d’heure. Soyons clairs: s’il passe près de chez vous, allez écouter, voir, admirer, communier avec Hubert Lenoir. Sensations garanties!

 

MNNQNS

Ensuite, vint le tour des MNNQNS. Pas facile de passer après la tornade Lenoir. Toutefois la formation s’élance séance tenante la tête en avant avec un set musclé, toute guitare dehors. La prestation offerte est moins proprette que lors de leur passage au festival Détonation à Besançon en septembre dernier. Et tant mieux! Ils semblent désormais lâcher les chevaux. La saturation des 6-cordes percute inlassablement les murs de la petite salle voutée, enivrant la foule qui ne peut s’empêcher de se trémousser. D’ailleurs, avant d’entamer l’excellente If only They could, le titre est présenté comme une danse. Bref, la petite heure passée en compagnie des MNNQNS est elle aussi réjouissante et captivante.

 

BODEGA

La soirée se poursuit avec les New Yorkais de Bodega. Le quintet a la lourde tâche de conclure après deux concerts exceptionnels, mais là encore on assiste à du velours. Bien que le début apparaisse un tantinet mou, les Américains lâchent à leur tour la bride et interprètent des titres qui font mouche, à l’instar de Jack in TitanicCharlie est une invitation au voyage, avec des faux airs de titres lo-fi à la Brian Jonestown Massacre, qui  amène une touche de douceur dans la dernière ligne droite. Le groupe se fend de morceaux qui se rallongent et qui gagnent en intensité, notamment grâce aux motifs de guitares vagabondes, aux larsens et au matraquage des fûts par une batteuse au regard tenace.

Il est un peu plus de minuit lorsque le silence reprend ses droits. En fait, non, des  titres sont crachés des enceintes pour ceux qui se désaltèrent une dernière fois ou les autres, qui échangent avec les groupes encore présents…

 

Benoît GILBERT

-crédit photos: Benoît GILBERT

Merci à toute l’équipe de la Poudrière!

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