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Samedi 13 avril 2013 6 13 /04 /Avr /2013 10:49

http://www.rollingstone.com/assets/images/album_review/soundcityalbumcover1-zpsec7d9731-1363038073.jpgColumbia/Sony/2013

On le connait pour être à la tête des Foo Fighters ou encore derrière les fûts au sein de Them Crooked Vultures (et feu Nirvana), le grand Dave Grohl passe désormais derrière la caméra produisant cette année Sound City, un film documentaire retraçant la vie du mythique studio de Los Angeles du même nom ayant fermé ses locaux en 2011.
Sound City c'est un peu le Abbey Road américain. Le studio, en environ 3 décennies, a vu passer des légendes du rock allant de Neil Young à Metallica, en passant par Johnny Cash et bien sur Nirvana d'où l'intérêt de Dave pour les locaux. Et il ne fait pas les choses à moitié le Dave. Non seulement il produit le film documentaire mais il signe également la B.O en invitant quelques amis dont Josh Homme, Corey Taylor ou encore un certain Paul Mc Cartney afin de rendre un ultime hommage au studio sous forme de boeufs improvisés enregistrés sur le vieux matos analogique racheté par notre cher barbu.
« Sound City That's It Man » lâche Dave Grohl en introduction de la galette avant que retentisse le riff bluesy crasseux de Heaven And All où le producteur fou passe derrière les fûts accompagné par Peter Hayes et Robert Levon Been du Black Rebel Motorcycle Club annoncant d'emblée le ton du projet. Les Foo Fighters ne sont pas loin avec Time Slowing Down où Brad Wilk (ex RATM, Audioslave) et Chris Goss producteur du groupe KYUSS s'en donnent à coeur joie. La voix de Stevie Nicks de Fleetwood Mac apporte une peu de douceur sur You Can't Fix It dans cet univers composé essentiellement de mâles barbus bucheronneux. Autre surprise agréable avec From Can To Can't interprété par un Corey Taylor ( Slipknot, Stone Sour) bluffant de sincérité sur cette fausse ballade rock ayant des airs d' Alice In Chains par moment. Instant intimiste avec Josh Homme sur Centipede et son intro folk se mariant plutôt bien à la voix du géant rouquin pour finir en explosion stoner rock bien lourd comme à son habitude avec les Queens Of The Stone Age ou Dave Grohl et Chris Goss viennent prêter main forte. Invité de marque pour ce Cut Me Some Slack qui va surement entrer dans la légende, Sir Paul Mc Cartney himself présent avec les anciens membres de Nirvana (Krist Novoselic, Pat Smear, Dave Grohl) pour endosser le rôle de feu Kurt Cobain (rien que ça). Le morceau stoner est lourd au possible. La voix de Paul Mc Cartney est méconnaissable, diablement efficace et franchement la reconversion serait presque à envisager... Après la ballade acoustique If I Were Me interprétée par Dave venant calmer le brasier, on termine l'écoute par le superbe Mantra introduit au piano couplé d'une basse vrombissante signée Josh Homme et d'un duo vocalement intéressant réunissant Dave Grohl et Trent Reznor (Nine Inch Nails).
Le pari de réunir tout ce beau monde était certes risqué mais Dave Grohl s'en sort bien, proposant un disque varié avec des rencontres plutôt réussites dans l'ensemble. Du début à la fin, on est transporté dans les locaux de l'ancien studio ou Dave et ses potes ont pris plaisir à dépoussiérer le vieux matos pour un ultime hommage bien mérité.

- Johan

© - 2013

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Dimanche 24 février 2013 7 24 /02 /Fév /2013 19:09

http://floripalondon.com/wp-content/uploads/2013/02/Searching-For-Sugar-Man-_web.jpgLight In The Attic/Legacy/Sony Music/2013

Sixto Rodriguez ou le destin hors du commun d'un songwriter américain méconnu devenu icône en Afrique du Sud, en Australie et en Nouvelle-Zélande depuis le milieu des années 70.
Né à Détroit, Michigan, de parents immigrés mexicains issus de la classe ouvrière, Sixto Diaz Rodriguez aura bien galéré pour faire connaître sa musique dans son pays. L'Américain sort deux albums, Cold Fact en 1970 et Coming From Reality en 1971, jouant ça et là sa soul teintée de folk (si ce n'est l'inverse). En revanche, en Afrique du Sud, Sugar Man, single en puissance devient l'hymne de la jeunesse, sous le régime de l'Apartheid. Une chanson controversée, censurée mais qui fait rêver...
Pour célébrer ce destin assez fou, le cinéaste Malik Bendjelloul est allé filmer aux Etats-Unis et en Afrique du Sud, récoltant des témoignages et ressortant des images d'archives. Searching For Sugar Man est donc l'occasion de (re)découvrir cet artiste très talentueux par ailleurs réédités il y a quelques années par les fouineurs de chez Light In The Attic, label basé à Seattle. La B.O., quant à elle, est une compilation des morceaux de Rodriguez les plus réussis et aussi les plus variés, parfois arrangés avec orchestre et cuivres ou tout simplement joués à la guitare.
On y trouve bien sûr l'inusable et désormais culte Sugar Man, suivi de l'impeccable Crucify My Mind et sa basse bavarde à souhaits, I Wonder qui trouverait aisément sa place sur n'importe quel compilation de la Motown ou de la Stax, This Is Not A Song, It's An Outburst : Or, The Establishment Blues, morceau engagé qui s'inscrit dans la droite lignée de ceux de Dylan, Street Boy ou la bande-son d'une journée d'été passée sur le perron à regarder les gens dans la rue. 
En somme, cette compilation/bande originale est le cadeau parfait pour découvrir ou faire découvrir un artiste assez incroyable - il faut le dire - en attendant un nouvel album et des concerts.

- Georges.

(c) 2013 

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Lundi 8 octobre 2012 1 08 /10 /Oct /2012 09:00

http://c438342.r42.cf2.rackcdn.com/wp-content/uploads/2012/09/ben-harper-by-my-side.jpegVirgin/EMI/2012

Après une carrière débutée il y a presque vingt ans avec Welcome To The Cruel World, notre ami tatoué offre ici sa première compilation. Une retrospective personnelle sur le thème de la ballade, où l'artiste a un air de Marvin Gaye sur la pochette. Et qui en passant marque la fin de son bail chez EMI. Ben Harper a sélectionné lui même les douze pistes de By My Side, pour 45 minutes posées. Alors, pour ceux qui possèdent déjà toute la discographie de l'Américain, ce disque est vraiment dispensable, même si on découvre un titre inédit placé ici pour justifier son achat, un slow suspendu, mené par la slide guitar et des choeurs gospel (Crazy Amazing) et la version studio de Not Fire, Not Ice présente sur Life From Mars. En dépit de ça, il faut reconnaitre objectivement le talent de Ben Harper pour les compositions calmes et apaisantes. Des racines du folk (Forever, Waiting On An Angel), du groove (Gold To Me), du blues (In The Colors), du slow rock (Feel Love), une invitation au voyage (Diamonds On The Inside), l'Américain a exploré toujours avec classe les différentes facettes de la ballade.
By My Side
fera suite à la première tournée acoustique solo de Ben Harper, pour l'instant uniquement annoncée aux USA et en Australie. Ce sera alors pour lui l'occasion de reprendre ces titres et ceux qui ont été délaissés. En espérant aussi un petit tour par le vieux continent.

- F.

© - copyright - 2012 

 
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Lundi 10 septembre 2012 1 10 /09 /Sep /2012 18:28

Poor-Moon---Illusion-Artwork---Smaller-copie-1.pngRough Trade/2012

 

Label Anglais désormais connu et reconnu, Bella Union offre depuis 15 ans du bonheur pour nos platines. La compilation ici présente a été réalisée par Simone Raymonde, fondateur de Bella Union. De ses propres mots, piocher dans 15 années d'archives et faire un choix a été difficile, certains artistes (Fionn Regan, The Autumns) auraient mérités d'y apparaitre mais pour réussir dans cette entreprise, le choix de Raymonde a été de faire une sélection la plus personnelle possible. Mais pour autant, c'est une grande réussite. Chacun s'y retrouvera, de l'érudit à l'amateur qui fera des découvertes, ce double disque conviendra au plus grand nombre. Entre artistes confirmés (M Ward, Andrew Bird, Fleet Foxes, Beach House, The Walkmen), ceux qui méritent d'être plus reconnus (Jonathan Wilson, John Grant, Midlake) et les futurs grands (Hannah Cohen, Poor Moon, I Break Horses, Father John Misty), voici une compilation sans faute, qu'on ne saura que trop vous conseiller. Et on va pas se cacher, ici, on est des grands fans de l'écurie Bella Union.

 

- F.

 

© - copyright - 2012

 

 

 

 

 

 

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Samedi 16 juin 2012 6 16 /06 /Juin /2012 11:05

http://uprapide.com/images/invite/u22-cover.jpg

Mercury/2012

 

Ah, comme il serait simple de dire du mal de U2. Et les Irlandais ont leur lot de détracteurs, prêts à bondir sur eux à chaque nouvelle sortie artistique ou médiatique de la bande à Bono. Mais comme ici on n'est pas chez Télérama ( si toutefois il subsistait un doute, il n'y a qu'à relire notre chronique du dernier Camille pour s'en convaincre), alors on ne dira pas de mal gratuitement de U2 (et aussi fondamontalement, on les apprécie).

U22 est une compilation live retraçant la tournée U2 360° qui fit suite à la sortie de No Line On The Horizon. La particularité de ce recueil est que les 22 pistes le composant ont été choisis par les membres de U2.com. Par rapport à la carrière des Irlandais, cette setlist est une goute d'eau dans le vaste océan de la production du supergroupe (bonjour la formule toute faite). Mais on remarque que ce sont les plus vieux morceaux qui restent les plus appréciés des fans. Hormis trois titres issus de No Line On The Horizon et de How To Dismantle An Atomic Bomb (Magnificient, City Of Blinding Lights, Moment Of Surrender), les autres compos ont toutes plus de dix ans. Et on sent bien le savoir faire indéniable de Bono, The Edge, Larry et Adam, un groupe de stade absolu, mais qui peut offrir autant de morceaux rock et emballants (Elevation, Even Better Than The Real Thing, Mysterious Ways) que des titres plus intimistes (la version acoustique du sous-estimé Stay (Faraway So Close), le magnifique All I Want Is You). Enumérer chaque piste ne servirait à rien, d'autant plus que tout le monde connait les tubes de U2 et ne fera aucune découverte avec U22. Mais il est assez sympa de toujours entendre Bad, The Unforgettable Fire dans leur version live, ou d'écouter la trop rare Zooropa. Et le but de U22 n'est pas de gagner de nouveaux adeptes, c'est plus un cadeau fait par le groupe à ses fans, qui ont leur laissant carte blanche pour le choix des chansons de cette compil', les font pénétrer un peu plus dans leur univers.

 

- F.

 

© - copyright - 2012

 

 


 
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Vendredi 18 mai 2012 5 18 /05 /Mai /2012 19:30

http://filmmusicreporter.com/wp-content/uploads/2012/04/darkshadowssoundtrack2.jpgSony/2012

 

Dark Shadows n'est certainement pas le meilleur Tim Burton, c'est une évidence. Mais pour ce qui est de la bande-originale, le réalisateur hirsute nous surprend. Si comme toujours la musique originale a été composée par Danny Elfman, les titres choisis pour habiller les images ont de la gueule. Burton avait déjà pris à contrepied son monde en demandant à Pearl Jam de composer un morceau pour le générique de fin de Big Fish (la formidable Man Of The Hour). Et ici, il se place en grand connaisseur des 70's, à rendre jaloux Quentin Tarantino. Du classique slow Nights In White Satin de The Moody Blues qui lance le film au doublé d'Alice Cooper (guest du film), Tim Burton offre un véritable best of des années 70. La soul de Barry White (You're The First, The Last, My Everything) y cotoie le hard de Black Sabbath (Paranoid), en passant par le punk d'Iggy Pop (I'm Sick Of  You) et les chants cathos de la fraterie Carpenters (Top Of The World). Et la conclusion est laissée à nos contemporains de The Killers (pour qui le réalisateur de Sleepy Hollow avait réalisé le clip de  Bones) mais ceux-ci parraissent bien pâles par rapport au reste du casting. Alors certes, on ne fait pas vraiment de découverte avec ces morceaux. Mais il faut avouer que les voir réunis sur une même galette, c'est plutôt sympa.

 

- F.

 

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Samedi 21 avril 2012 6 21 /04 /Avr /2012 11:48

http://cdn.sparkart.net/willienelson/content/photos/1330018377.54803.safe_imagephp.jpg

Brushfire Records/2012

 

La Kokua Hawaii Foundation est un organisme qui mène des actions d'éducation en vue de la protection de l'environnement dans les écoles de l'île-état américain. Afin de réunir des fonds, un festival est organisé par Jack Johnson, l'occasion pour lui d'inviter ses amis, se payer des boeufs entre potes, pour la bonne cause. Best Of Kokua Festival est donc comme son nom l'indique une compilation des différentes éditions. Faire de la musique sans se prendre la tête semble être le mot d'ordre. Entre compos originales et reprises, cet album sera la bande-son idéale pour l'été, comme chaque production de Jack Johnson. Et ce dernier sait choisir ses amis. Présents lors du festival, ils rejoignent le Hawaiien lors de ses sets. Le disque débute par un duo avec la chanteuse locale Paula Fuga avec un Better Together, titre très apprécié au sud du Pays Cathare. Johnson et Fuga sont ensuite rejoints par Ziggy Marley pour Cry Cry Cry. Moins connu en France qu'aux Etats-Unis où sa notoriété est très grande, Dave Matthews sans son Band reprend le Pirate Looks At Forty qui illustrait le reportage The September Sessions de Johnson. Et que serait ce dernier sans ses amis de longues de date: G-Love prend part à l'entrainante Mudfootball aux airs de Mrs Robinson, joyeux foutoir dansant. Ben Harper est bien entendu de la partie comme Eddie Vedder. Le Tatoué apporte sa slide guitare et sa voix emprunte de soul à High Tide Or Low Tide et le leader de Pearl Jam offre toute sa classe pour l'excellent Constellations. Le disque se ferme avec  une reprise de Bob Dylan, I Shall Be Released, où on se dit qu'avoir Vedder en choriste, c'est plutôt pas mal. Une caipirinha, un disque de Jack Johnson et de ses potes, du soleil, on a presque tout ce qu'il faut pour passer un bon moment...

 

- F.

 

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Vendredi 10 février 2012 5 10 /02 /Fév /2012 19:30

the-songs-of-leonard-cohen.jpgSupplément Magazine/2012

 

Après le CD hommage à George Harrison accompagnant son numéro de novembre 2011, MOJO réitère l'expérience pour le mois de mars avec Leonard Cohen, à l'occasion de la sortie de son nouvel album Old Ideas. Un album "tribute" à l'artiste n'est pas une nouveauté en soi, puisque d'autres ont déjà été édités par le passé. De mémoire, deux me viennent en tête: I'm Your Fan (1991) ou Towers Of Song (1995). Mais c'est l'occasion ici de voir les compositions de l'auteur d'Hallelujah (judicieusement omise ici, la version de Jeff Buckley enterrant toutes les autres) entre les mains de plus jeunes artistes. La tracklist est un mélange idéal de classiques du Canadien et de morceaux un peu moins connus. Le tout repris par un casting alléchant. Le vieux briscard Bill Calahan donne sa voix grave à So Long Marianne, avec un judicieux  slide d'une guitare. Le tout fraichement rebaptisé Father John Misty AKA J.Tillman propose une interprétation magnifique et éternelle (7m25 tout de même) de One Of Us Cannot Be Wrong. Cohen n'a jamais été un homme des arrangements grandiloquents, et ces élèves semblent l'avoir bien compris, quand on écoute des versions pures et intimistes de Stories Of The Street par The Low Anthem ou un Sisters Of Mercy par une Liz Green uniquement accompagnée d'un piano. Ce genre de compilation est aussi l'occasion de faire des découvertes, comme The Miserable Rich ou le "à suivre" Michael Kiwanuka qui nous enchante avec Hey, That's Not The Way To Say Goodbye, et une entrée a capella envoûtante. Diagrams apporte une touche électro, se démarquant de la setlist avec sa relecture de Famous Blue Raincoat. Et que dire de Avalanche par Dan Michaelson, un sommet de noirceur.

The Songs Of Leonard Cohen Covered témoigne une nouvelle fois de l'influence du Canadien à travers le temps, lui qui aura inspiré un grand nombre de groupes et artistes et montre à travers ces morceaux réinterprétés son intemporalité et quel songwriter de génie il est.

 

- F.

 

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Mardi 6 décembre 2011 2 06 /12 /Déc /2011 08:00

http://www.israbox.com/uploads/posts/2011-11/1320412507_rammstein_made_in_germany.jpgUniversal/2011

 

Rammstein, pour ceux qui ne connaitraient pas, c'est ce combo allemand bodybuildé qui depuis 16 ans maintenant, enflamme (au sens propre comme au figuré) la scène métal européenne. Un métal industriel lourd et violent mais mélodique, soutenu par un chant dans la langue de Goethe qui confère encore plus le côté agressif de la musique des Berlinois. Repéré par Trent Reznor qui les a inclus à la B.O. du Lost Highway de David Lynch, ils ont pu traverser l'Atlantique, embarqués sur le Family Values Tour de koRn, et a su s'imposer pour devenir une référence du genre. Made In Germany est donc un raccourci rapide des 16 ans de carrière de Rammstein, de Herzeleid (1995) à Liebe Ist Für Alle Da (2009). Raccourci est bien le terme adéquat pour qualifier cette compilation, qui fait vraiment un survole de la discographie du groupe. Herzeleid a totalement été sacrifié, n'apparaissant que par Du Riechst Zo Gut, laissant Seeman, Asche Zu Asche à leur champ de tournesols. Au final, ce sont Mütter et Reise, Reise qui se partage le plus grand nombre de pistes (Links 2,3,4, Sonne, Mein Teil, Ohne Dich, Amerika). On ne fera pas la liste des pistes laissées pour compte, d'autant plus qu'aucun ne serait d'accord sur la tracklist idéale. Cependant, on est tout de même étonné de ne pas voir apparaitre la reprise de Depeche Mode Stripped ou le morceau éponyme Rammstein. Une de leur place à sans aucun doute été laissée à Mein Land, le morceau inédit d'usage (lien vers la chronique plus bas).

La deuxième galette en revanche est assez intelligente. En effet, tous les singles édités ces 15 dernières années voyaient sur leurs faces B la présence de nombreux remixes. Et il faut reconnaitre que s'avaler 5 relectures d'un même morceau d'affilée pouvait vite devenir indigeste. La sélection du best of, même si difficile à écouter d'une traite, apporte un aperçu intéressant de la réappropiation des compos du sextet par des artistes variés, de Faith No More à Clawfinger, en passant par Scooter, Junkie XL ou les Pet Shop Boys.

Soulignons encore une fois l'habillage du disque, où on pourra choisir la pochette selon le membre du groupe que l'on préfère, comme à l'époque de Sehnsucht.

Comme d'habitude, un best of dispensable, mais qui trouvera bien quelques sapins à brûler dans quelques jours.

 

- Florian

 

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Lire aussi:  RAMMSTEIN, Mein Land

 

 

 


 
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Mercredi 30 novembre 2011 3 30 /11 /Nov /2011 08:00

http://www.kdbuzz.com/images/news/gorillaz_10.jpgParlophone/EMI/2011

 

Gorillaz c'est déjà 10 ans d'existence, quatre albums studios (Gorillaz (2001), Demon Days (2005), Plastic Beach (2010), The Fall (2011)) et presque autant d'albums de remixes et face B (G-Sides (2002), D-Sides (2007). Une discographie déjà riche, des compositions très travaillées et variées, qui nous ont amené aussi bien vers la pop, l'électro, le hip-hop et même le punk. Devant l'étendu du travail, une compilation des singles est légitime. Certes, aucun inédit à l'horizon mais le choix des morceaux est réussi. Les désormais classiques Dirty Harry, Clint Eastwood  et Feel Good INC. Le lancinant Tomorrow Comes Today. Le eighties et si bien nommé On Melancholy Hill. Le dansant DARE. Petit aperçu du projet du génial Damon Albarn, projet qui a priori a touché à sa fin (avouons le, on n'y croit peu). Seul regret, The Fall a totalement été laissé de côté, alors que des compos comme Revolving Door ou Amarillo aurait eu complétement leur place ici. Une compilation à offrir à ceux qui ne connaitraient pas encore Gorillaz, ou pour les autres, l'occasion de se faire plaisir avec le coffret 45 tours de cette Singles Collection.

 

- Florian

 

© - copyright - 2011

 

Lire aussi: GORILLAZ, The Fall

 

 

 


 
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Samedi 12 novembre 2011 6 12 /11 /Nov /2011 11:55

http://27.media.tumblr.com/tumblr_lucmgabs1z1qz6f4bo1_500.jpgWarner/2011

 

R.E.M. annonçait en septembre dernier sa séparation. R.E.M., c'est 30 ans de carrière, un parcours quasi irréprochable, des remises en question permanentes et des engagements politiques. Pour clôturer (définitivement ?) son histoire, le groupe d'Athens délivre une compilation exhaustive de ses singles, depuis les années 80 et ses débuts jusqu'au dernier album studio Collapse Into Know. Les eighties,  cette période de R.E.M. méconnue, car en effet la plupart avoueront qu'ils se sont surtout intéressés à Mike Stipe et sa bande depuis Out Of Time et Losing My Religion. Mais peu connaissent les pourtant intéressants même si un peu datés Murmur ou Fables Of The Reconstruction. D'ailleurs le précédent best of du groupe In Time faisait totalement l'impasse sur cette période.

Part Lies, Part Heart, Part Truth, Part Garbage retrace toute l'histoire de façon chronologique en 40 titres. Et c'est le minimum quand on compte 15 albums studio dans son panier. On voit donc l'évolution du son du groupe, très eighties new wave sur Gardening At Night avant de devenir celui qui nous permet de reconnaitre R.E.M. à la première écoute (So Central Rain, Driver 8, Begin To Begin). Comme d'habitude, celui qui possède déjà la discographie complète ne trouvera pas vraiment d'intérêt à se plonger dans cette compilation, à moins d'être un puriste (et il y en a). Ou au moins pour le morceau inédit traditionnel, issu des sessions de Collapse Into Know (We All Go Back To Where We Belong et son très beau en plan fixe sur Kirsten Dunst). Mais les autres se réjouiront de pouvoir enchainer Begin To Begin, Orange Crush, Losing My Religion, The Sidewinder Sleeps Tonite, Everybody Hurts, What's The Frequency Kenneth ? ou encore Leaving New-York. Seule surprise, l'absence de Lotus. Peut-être que le groupe avait déjà trop de papier ?

Un best of réussi, donc, et qui sans aucun doute pemettra à beaucoup de découvrir enfin l'ensemble de l'oeuvre de R.E.M.

 

- Florian

 

© - copyright - 2011

 

Lire aussi: R.E.M., Collapse Into Now

 

 

 


 
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Lundi 31 octobre 2011 1 31 /10 /Oct /2011 10:22

http://www.modefan.com/wp-content/uploads/2011/10/q-ahk-toong-bay-bi-covered.jpgSupplément Presse/2011

 

Achtung Baby de U2 fête ses 20 ans. Pour l'occasion, Q Magazine publie avec son exemplaire d'octobre l'album repris dans son intégralité par différents artistes, à l'instar de SPIN qui avait fait de même avec Nevermind.

A la différence de son homologue américain, le magazine anglais s'appuie sur des musiciens confirmés pour revisiter ce classique du siècle dernier. Et ça démarre très très fort d'entrée avec Zoo Station par Nine Inch Nails. La compo est dans l'esprit électro feutré des dernières publications de Trent Reznor (Ghost ou How To Destroy Angels). Parmi les grandes réussites, Until The End Of The World par Patti Smith va coller des frissons à coup sûr. La voix éthilo-tabagique de l'immense chanteuse fait frémir l'échine et prolonge son album Twelve. Love Is Blindness revue par Jack White va également le détour. On découvre Mr White Stripes sous une nouvelle facette, dans un blues dépressif moderne qui se marie parfaitement avec la noirceur des paroles. L'exercice étonnant de The Killers qui serait un mix d'Elton John et de Blondie pour un Ultraviolet inclassable. L'inconnu (enfin par moi) Gavin Friday offre un remix intéressant de The Fly.

Après les éloges, parlons un peu de ce qui n'est pas vraiment réussi. The Frail avec une voix-pour-plaire-au-teenage-girls-américaines-déjà-in-love-with-The-Calling pour une version à oublier de Tryin' To Throw Your Arms Around The World. Garbage ne parvient pas à faire décoller Who's Gonna Ride Your Wild Horses et Damien Rice donne une revue convenue au piano de One (chanson dont seul Johnny Cash aurait dû être le seul à reprendre).

Du bon, du moins bon, mais c'est le propre d'une compil' après tout. Les fans puristes de U2 crieront au scandale mais il demeure objectivement quelques bonnes pistes sur lesquelles s'attarder.

 

- Florian

 

© - copyright - 2011

 

  Lire aussi : V/A, SPIN Presents Newermind : A Tribute Album

 


 
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Mercredi 26 octobre 2011 3 26 /10 /Oct /2011 19:16

Wagram/2011

 

La bande-son de la claque cinématographique de cet automne, boostée par le titre des français Kavinsky et College.
Que serait le film de Nicolas Winding Refn (Trilogie Pusher, Valhalla Rising) sans sa B.O. ? Même s'il semble que Drive est l'une des sorties indé les plus suivies de ce mois d'octobre, sa bande originale a aidé à son succès à base de "va voir ce film, la musique est géniale !".
A commencer par ce très bon titre de Kavinsky feat. Lovefoxxx. Vocaux robotiques et rythmique fantômatique, ce morceau est signé par l'un des remixeurs et producteurs en plein essor (il a sorti 3 EP chez Ed Bangers, le label de Justice et SebastiAn). Tout aussi énigmatique et sombre (comme dans certaines musiques de film d'épouvante), A Real Hero, le morceau de David Grellier alias College (et moitié du duo Sexy Sushi) relevé par la voix d'Electric Youth. Titre qui a d'ailleurs fait exploser le nombre de connexions sur la page Soundcloud de son auteur.
On passera sur Oh My Love de Riz Ortolani feat. Karyn Ranieri, sorte de Liza Minelli italienne. 
La suite de la bande-son est assurée par Cliff MArtinez, connu pour avoir signé les musiques des films Pump UP The Volume (1990), Traffic (2000), Narc (2002), ou encore La Défense Lincoln (2011). Ce spécialiste du cristal baschet, instrument de musique contemporaine assez iconoclaste consistant en une structure qui utilise comme principe acoustique la mise en vibration d'axes métalliques, a su affirmer son style pour servir des films à l'atmosphère souvent sombre et froide. 
En somme, réunissez la nouvelle garde de l'electro et l'un des meilleurs compositeurs de musiques de films et vous obtenez l'une des B.O. les plus réussies du moment

 

- S.

 

(c) 2011

 

 

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Samedi 24 septembre 2011 6 24 /09 /Sep /2011 00:01

http://blogs.creativeloafing.com/vibes/files/2011/07/SPIN-Presents-Newermind_-A-Tribute-Album-300x300.jpgTéléchargement/2011

 

20 ans déjà que Nevermind se posait sur nos platines pour ne plus jamais les quitter. Pour célébrer cet anniversaire, le magazine SPIN propose via sa page Facebook de télécharger un album hommage et ce sans débourser un dollar. La setlist du légendaire album de Nirvana est jouée dans l'ordre et dans son intégralité, piste cachée incluse, par 13 artistes différents. Chaque groupe provient d'horizons variés et revisitent chaque compo dans leur style, pour un résultat où l'éclectisme est de mise.

Clin d'oeil d'entrée avec Smells Like Teen Spirit reprise par les Meat Puppets, qui étaient souvenez-vous invités par Kurt Cobain lors de l'Unplugged. A l'époque, c'était Nirvana qui reprenait un morceau des frères Kirkwood. Ici les rôles sont inversés mais leur reprise semi-acoustique restera anecdotique, surtout quand on se remémore celle de Patti Smith sur Twelve. Le second clin d'oeil est la présence des Vaselines pour Lithium. The Vaselines sont les auteurs de Jesus Doesn't Want Me For  A Sunbeam du fameux enregistrement New-Yorkais de 1993 et également grande source d'inspiration pour Kurt Cobain. Lithium est alors épurée au son d'un orgue et d'une basse et des deux voix en canon.

On ne s'attarde pas sur Breed, Territorial Pissing et On A Plain finalement très proches des originaux. Ou encore sur Come As You Are totalement râtée dans une version électro-dance par Midnight Juggernauts, qui semblent avoir accueilli un Schtroumph pour le vocal.

En revanche, saluons Amanda Palmer qui donne à Polly une couleur folk ou l'excellente version soul de Stay Away par Charles Bradley & The Menahan Street Band. Jeff The Brotherhood nous surprend sur Something In The Way : si le morceau débute de façon similaire à la version de Nevermind, il gagne en noirceur par la saturation de guitare du refrain.

Les grandes réussites de ce tribute album sont à mettre au compte de Butch Walker & The Black Widows pour un In Bloom pop à souhait et surtout Drain You qui devient un opéra rock sous la houlette de Foxy Shazam.

Un grand merci donc à SPIN pour ce cadeau estival. Mais dépêchez-vous de vous connecter à Facebook, le téléchargement libre n'est disponible que jusqu'au 25 juillet.

 

- Florian

 

© - copyright - 2011

 

 

 


 
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Vendredi 23 septembre 2011 5 23 /09 /Sep /2011 17:43

http://www.freaksvillerec.com/pro/enroute/press_pict/en_route_120X120_300DPI_RVB.jpghttp://www.discograph.com/site/wp-content/uploads/2010/11/ANDROID-80s-Suburban-Robot.jpgFreaksville/2011

 

Un label qui porte bien son nom, Freaksville, après avoir édité les albums des marginaux Jacques Duvall et celui d'un ex-Tellers, sort en même temps deux disques, celui de Brian Carney, Anglo-Belge répondant au pseudo d'Android 80 et une compilation electro semble-t-il taillée pour la route.
Commençons par cette dernière. Compilée par Benjamin Schoos, aperçu au côté de notre Lio nationale dans le projet Phantom sorti l'an passé, cette petite dizaine de titres lorgne vers l'electro 80's et présente quelques artistes oeuvrant dans l'ombre, comme cet ancien membre de Telex, Michel Moers, officiant à présent sous le nom de Conducteur Fantôme. Son titre débridé, Motorcycle Girl, fait penser à Suicide. On retrouve aussi dans cette compilation plusieurs titres co-signés Benjamin Schoos, évoluant sous différents alias, A Cowboy & An Indian ou Deadride Phantom, avec l'ami Jacques Duvall non loin de là. Entre musique de jeux vidéo, sonorités à la Sebastian et cynisme à toute épreuve, France délivre un Sur Les Routes De France qui aurait plu à Chantal Nobel. Il en va de même pour le morceau interprêté par Accident (deux membres de Young Michelin), Vert Bleu Noir, qui lui aussi fait montre d'un certain sens de l'humour tout en flirtant méchamment avec des sonorités new wave à mi-chemin entre Depeche Mode première manière et Indochine. Puis, comme dans un film de John Carpenter, TSTR nous plonge dans une ambiance inquiétante avec un The Game Is Over à la rythmique lourde et aux claviers tout aussi pesant. Suit un remix d'un titre de Phantom Feat. Lio, mélangeant l'humour christique et ce chant parfois douteux à la Douchka. Ensuite, c'est au barbu Tellier, à Air ou à la B.O. d'un film de Dupieux que l'on pense à l'écoute d'Orion, morceau de Livio Mosca.
Bref, un disque délicieusement régressif qui ravira les fans d'electro 80's et de musique de films de la même période.

 

La deuxième livraison du label est ce disque d'Android 80, énergumène looké comme un membre du Blue Man Group mais sans les couleurs qui triture des synthétiseurs antiques et des boîtes à rythmes à deux fonctions. En "robot des banlieues", Brian Carney, ex-membre d'un obscur combo psyché Poisoned Electrick Head ayant officié du milieu des années 80 à la fin des années 90, est un adepte du name-dropping et cite dans ses chansons aussi bien Nirvana qu'Ozzy Osbourne et David Bowie. Ce musicien originaire de Liverpool prône une electro tout ce qu'il y a de plus minimaliste, mais pas dénuée d'intérêt pour qui aura aimé The Human League, Kraftwerk ou Depeche Mode. Les autres passeront leur chemin.

 

- S.

 

© 2011

Par Sensation Rock - Publié dans : COMPILATION
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