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REEDITION

Dimanche 28 avril 2013 7 28 /04 /Avr /2013 10:38

http://exclaim.ca/images/mad7.jpgLegacy/Sony/2013

Supergroupe formé par Layne Staley (Alice In Chains), Mike McReady (Pearl Jam), Barrett Martin (Screaming Trees) et John Baker Saunders (The Walkabouts), Mad Season sort un seul et unique album en 1995.
Above marque alors un tournant dans la période post-grunge, se détachant des autres productions de la même époque par un style que d'aucuns qualifieraient d'heavy blues. Une ambiance sombre se fait sentir tout au long de cet album, une ambiance soutenue par le chant hanté de Layne Staley, rejoint sur deux morceaux par Mark Lanegan.
La formation ne connaitra pas le même succès que Pearl Jam ou Soundgarden, mais ceux qui ont été séduits par Above le hisseront rapidement au rang d'album culte. Le groupe commença à travailler sur un second opus, quelques morceaux étaient presque en boîte mais la santé déclinante de Staley ne leur permit pas de voir le jour. McReady et Martin retournent alors travailler avec leur formation respective et les disparitions successives de Saunders et de Staley viennent définitivement enterrer le projet. Jusqu'à cette année... Les deux membres survivants du groupe ont exhumé les vieilles bandes et Mark Lanegan est venu poser sa voix d'outre-tombe sur trois morceaux que cette réédition nous permet de découvrir.
Hormis Locomotive, formidable compo heavy, les deux autres titres sont de l'ordre de la ballade. Black Book Of Fear qui voit Peter Buck (R.E.M.) apporter son jeu de guitare période Monster et Slip Away, de bons morceaux mais qui ne resteront qu'anecdotique en regard de l'ensemble de l'oeuvre et ne nous ferons pas oublier Layne Staley.  I Don't Wanna Be A Soldier, reprise de John Lennon qu'on ne trouvait jusqu'ici que sur le tribute Working Class Hero (Hollywood Records/1995) vient compléter l'ensemble.

La deuxième galette de cette édition deluxe nous propose un concert de l'époque enregistré à Seattle, une exhumation du fantôme de Staley. Une des six uniques prestations live de Mad Season. Et on ne peut qu'exprimer des regrets de ne pas avoir pu profiter plus de ce groupe qui déploie une énorme intensité sur scène, que ce soit par les solos ravageurs de McReady ou le chant habité de Staley. Les versions d'anthologie de I Don't Wanna Be A Soldier ou de November Hotel sont certainement les échantillons idéaux qui réunissent tout ce qui constitue Mad Season. Ou encore I Don't Know Anything, le titre le plus "Alice In Chainien" du groupe.
Qu'on ait déjà acheté Above il y a maintenant près de 20 ans ou qu'on ne le découvre seulement, cette réédition est le testament indispensable de ce groupe éphémère mais qui aura marqué de son empreinte la scène de Seattle.

- F.

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Lundi 7 janvier 2013 1 07 /01 /Jan /2013 17:03

http://1.bp.blogspot.com/-uTz3o8Bk6kA/T-72UZ0EK_I/AAAAAAAABQw/1_CLQcgahwo/s400/CrazyHorse_CrazyHorse_1971_sm.jpgReprise/Warner/1971

 

Il est très difficile, voire quasi impossible de dissocier Crazy Horse de Neil Young. Connu pour être le backing band le plus fidèle du Loner, ce cheval fou a pourtant fait des chevauchées solitaires, en dehors des voyages légendaires en compagnie du Canadien. Cette année 2012 a vu la réunion des deux entités et la production de l'indispensable Psychedelic Pill et donc par la même occasion le repressage vinyle du premier album éponyme du combo.

C'est Neil Young lui-même qui baptisera le groupe composé de Danny Whitten, Billy Talbot, Ralph Molina. Initialement, le trio s'était produit d'abord sous le nom de Danny & The Memories puis The Rockets avec un succès resté confidentiel dans un style à mille lieux de ce qui suivra. Young fait appel a eu pour la première fois pour enregistrer Everybody Knows This Is Nowhere. Déjà avec cet album, le son folk de Neil Young se métamorphosait, en témoigne le Live At The Filmore des Archives du Loner où on découvrait déjà Come On Baby Let's Do Downtown, simplement intitulé Downtown sur Crazy Horse. Le reste de l'album (pour lequel Jack Nitzsche et Nils Lofgren se joignent au trio) renferme d'autres excellents classiques, mais si on sent bien que le groupe est plus puissant en présence de Neil Young. Mais quand on accepte l'idée que nous sommes en présence d'un album du Crazy Horse, on comprend mieux tout le bien et l'admiration qu'avait l'auteur de Harvest envers Danny Whitten. Rock sudiste à la Creedence (Gone Dead Train, Nobody), ballade folk (I Don't Walk To Talk About It), pop rock aux accents beatlesiens (Dirty, Dirty), choeurs légers (I'll Get By), blues (Cold Jane Lady), on est en présence d'un classique (même si on pourrait aisément se passer de Dance, Dance, Dance ou de Carolay). Crazy Horse est donc l'alternative idéale à tous ceux qui ont épluché l'imposante discographie de Neil Young et qui plaira à coup sûr aux amoureux du rock pur 70's.

 

- F.

 

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Dimanche 9 décembre 2012 7 09 /12 /Déc /2012 10:41

http://images.emusic.com/music/images/album/137/029/13702943/600x600.jpgSecretly Canadian/2012

 

C'est la fin de l'année, période de sortie des fameuses éditions deluxe, Damien Jurado récompense ses fans en agrémentant son dernier album, Maraqopa, d'un EP de six titres aussi variés qu'étonnants

Parmi les morceaux qui composent cet EP bonus, on retrouve Let Us All In, Wyoming Songbirds et Diamond Sea, titres que les fans ultimes avaient reçu - au format 45 tours uniquement - en commandant le disque via le store du label de l'Américain et dont votre serviteur avait déjà parlé dans ces pages (ici).
Pour mettre en exergue le travail du live et la tournée effectuée avec son groupe (guitare, basse, batterie et claivers), le chanteur de Seattle a intégré deux nouveaux titres. Avec Wherever I May Lay et Static To Be Sold, Jurado retrouve l'énergie rock des albums I Break Chairs (2002) et Caught In The Trees (2008). Un piano est martelé et des choeurs fantômatiques apparaissent ici, une rythmique rappelle étrangement Clocks de Coldplay, un gimmick et un solo de guitare électrique s'installent là...

Le songwriter paie même ici sa chanson de Noël. Christmas Time Is Here déroule des choeurs (les enfants évoquent bien sûr la version du Noël de Charlie Brown) sur une rythmique jazzy nonchanlante.

Cette réédition est l'occasion d'offrir ou de se faire offrir l'un des disques de l'année (de cette rédaction) et surtout de saisir l'étendue de la palette d'écriture de Damien Jurado.

 

- S.

 

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Dimanche 3 juin 2012 7 03 /06 /Juin /2012 14:09

Hear Music/UPL/Universal/2012

 

Et hop, une nouvelle réédition d'un disque de McCartney, après McCartney, McCartney II et Band On The Run. Attention, chef-d'oeuvre !
Ram est l'un des albums "classiques" signés McCartney. Paru en 1971, ce deuxième disque solo (après la fin des Beatles) est l'occasion pour Paul de créditer son épouse Linda, qui co-écrit avec lui certaines de ses chansons. A l'époque, le succès commercial de Ram est rapide (en Grande-Bretagne et aux USA), mais la critique ne le comprend pas forcément. Paul en profite également pour envoyer quelques piques à John, qui lui répondra dans l'album Imagine

Voilà pour la petite histoire. Composé dans la ferme familiale en Ecosse et enregistré ensuite à New-York, ce disque sent le bucolisme et la joie de vivre. Entre deux tontes de moutons, McCartney écrit et compose quelques-unes de ses meilleures chansons, parmi lesquelles Heart Of The Country, qui comme son nom l'indique s'inscrit dans une tradition pastorale. On y sent un Macca en phase avec son environnement, totalement décontracté du scat et de la six cordes. Toujours sous influence, l'Anglais déroule un petit blues (3 Legs), un rock (Smile Away évoquant un brin The Beach Boys), un titre au ukulélé bien avant Eddie Vedder et Cocoon (Ram On).
Il y a aussi dans Ram une poignée de chefs-d'oeuvre. Dear Boy et ses choeurs fantômatiques, Uncle Albert/Admiral Halsey morceau en plusieurs parties avec de 
très belles orchestrations et un McCartney chantant avec un accent so british et so loufoque. Il y exerce également son petit falsetto sous les halebardes qui tombent dehors. Enfin, ce refrain "Hands across the water, heads across the sky" est un classique du genre. Même s'il débute comme une chanson d'amour à la Elton John, The Back Seat Of My Car comporte de beaux moments de pop à l'Anglaise. Et Long Haired Lady vaut quelque part son pesant de cacahuètes. 

La réédition incluant vinyles (dont l'édition mono de Ram en édition limitée), DVD, disques bonus - avec faces B, mixes alternatifs, inédits dont on retiendra le single Another Day qui fait partie des sessions de Ram (et écrit pendant l'enregistrement de Let It Be en 1969) mais ne figure pas sur l'album final -, redonne donc une nouvelle jeunesse à cet enregistrement grâce au remastering de ses messieurs d'Abbey Road et confirme bien l'influence énorme de Paul McCartney sur les groupes ou artistes actuels.

 

- S.

 

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Vendredi 2 décembre 2011 5 02 /12 /Déc /2011 17:43

http://assets.rollingstone.com/assets/images/album_review/3268ebc3ae8b4e85106ca5ad9e7df073c4dad6f4.jpgSPRC/2011

 

Cette fin d'année 2011 sonne le début de la réédition de la discographie du groupe de Billy Corgan. Edités sous le propre label des citrouilles, le Smashing Pumpkins Record Club, chaque album a droit à un petit ravallement sonore, un lifting physique ainsi que quelques implants inédits. Gish et Siamese Dream ouvrent donc le bal. Siamese Dream est à ce jour ce que les musiciens de Chicago ont produit de meilleur. Je sais que je vais m'attirer des ennemis qui me diront que le chef d'oeuvre de Corgan demeurera Mellon Collie And The Infinite Sadness. Alors oui le succès commercial de Siamese Dream n'est pas à comparer avec celui de son successeur. Il est vrai que 1993, c'était l'année de In Utero de Nirvana et de Vs de Pearl Jam qui ont éclipsé le deuxième opus du pas encore chauve Corgan. Et pourtant. Le son lourd de Quiet et de Cherub Rock, l'hymne Today, les classiques ballades méloncoliques Disarm, Luna ou Mayonnaise font de Siamese Dream un chef d'oeuvre absolu.

La réédition de l'album propose un second CD de pas moins de 18 titres de démos, inédites et versions alternatives qui en ravira plus d'un. Pissant et Hello Kitty Kat ne seront pas inconnus des possesseurs de Pisces Iscariot. Mais ensuite on découvre Frail And Bedazzled qui laisse la part belle au solo de James Iha. Le titre Siamese Dream est une compo spontanée, qui dans cette forme démo rappelle les premiers jets de ce qui sera vite catalogué comme "grunge" mais demeure dans un esprit punk par son côté bordelique. Moleasskiss, soutenue par la basse de D'Arcy, est le petit frère de Hummer, certainement ce qui l'a empêché de finir dans la tracklist finale et étrangement on lui trouve un côté U2. Apathy's Last Kiss n'a rien à envier à Luna. Cette dernière d'ailleurs qui apparait dans une version démo avec le chant en réverb de Corgan. On a le droit également à des versions acoustiques de Spaceboy et Disarm, cette dernière magnifiée par la présence de cordes plus appuyées que dans le mix final, en font définitivement  à ce jour une des meilleurs compos de Billy. Soulignons aussi la présence de Never Let Me Down Again, reprise de Depeche Mode, judicieusement réappropriée et qui jusque là n'était disponible que sur la B.O de Not Another Teen Movie.

La réédition de Siamese Dream n'est donc pas un simple coup commercial car son deuxième disque permet d'explorer encore plus la face cachée de l'album. De plus il est le moyen parfait de passer la lassitude engendrée par la trajectoire désormais suivie  par le seul Smashing Corgan.

 

- Florian

 

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Dimanche 6 novembre 2011 7 06 /11 /Nov /2011 16:34

http://ecx.images-amazon.com/images/I/513LtLVqsFL._SL500_AA300_.jpgMercury/Universal/2011

 

La réédition du chef d'oeuvre de 1971 n'est pas l'occasion de mettre la main sur de précieux trésors enfouis mais plutôt le moment ou jamais de se replonger dans ces sept morceaux d'anthologie et de leur enregistrement. 
On ne va pas révenir sur la genèse de ce disque tant il est un classique indémodable dont tout le monde connait l'histoire  - ou juste ce qu'il faut savoir à son sujet à savoir que Gainsbourg s'est rendu à Londres pour enregistrer avec de gros moyens un disque autour du thème de la lolita en compagnie de son complice et arrangeur de talent Jean-Claude Vannier - et qui a inspiré beaucoup d'artistes dont, en l'an de grâce 2002, Beck Hansen qui pompa les fabuleux arrangements de cordes pour son chouette morceau Paper Tiger. Bref, une longue phrase pour dire que ce concept-album, fruit d'un travail de composition, d'écriture et enregistrement longs, est un grand album car (go) culte.

Dans cette réédition, on trouvera donc le mix original d'Histoire de Melody Nelson puis une deuxième galette comportant les versions alternatives des sept morceaux. L'Hôtel Particulier est rallongé d'une minute et quelques secondes, on peut d'ailleurs entendre Serge demander : "Je peux pousser la voix un peu…?" au début du titre. En Melody bénéficie d'un solo de violon électrique, qui rend ce morceau psychédélique encore plus…psychédélique. Puis, deux titres bonus et inédits apparaissent : Melody Lit Babar en version chantée et intrumentale. Les cuivres confèrent à ce petit morceau enfantin et onirique une atmosphère tout à fait beatlesienne.
Bref, cette réédition tombe à point nommé pour garnir le sapin, c'est clair, mais permettra également aux gens qui seraient passés à côté de ce magnifique concept-album de se rattraper en se procurant ce nouveau pressage CD ou carrément l'onéreuse version LP et son livre de photos d'archive qui l'accompagne.

 

Dans le tirage double CD, on trouve également un DVD qui recueille des images de Serge Gainsbourg ainsi que les témoignages de JC Vannier et Jane Birkin, acteurs primordiaux de ce projet, sans oublier le responsable du mixage de l'album, Jean-Claude Charvier qui revient sur son travail minitieux effectué sur les différentes pistes du disque et ce, non sans une certaine émotion. Egalement présent, le frère de Jane, Andrew Birkin, qui évoque, tout comme sa sœur, quelques anecdotes (la rencontre avec Serge, la peluche Munkey que tient Jane sur la pochette, l'éléphant Babar qui a inspiré le morceau Melody Lit Babar, etc.).

 

- S.

 

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Lundi 31 octobre 2011 1 31 /10 /Oct /2011 11:39

http://migratemusicnews.com/wp-content/uploads/2011/09/Slipknot_Iowa10th_DC.jpgRoadrunner Records/2011

 

Iowa, c'est le digne successeur de l'album éponyme du groupe de Des Moines. Ces huit musiciens masqués qui débarquèrent sans prévenir et qui nous réveillèrent à coup de bonnes grosses mandales dans la gueule. Car quand sort dans les bacs Slipknot, on a enfin trouvé le compromis idéal entre Sepultura qui implose et koRn qui commence à tourner en rond. Des guitares lourdes, deux percussionnistes sur scène, un chant trash avec des refrains mélodiques, recette imparable. Et c'est étrangement Ross Robinson, déjà producteur des deux combos sus-cités, qui est aux manettes. Tout le monde attendait avec beaucoup d'impatience le deuxième opus, la sortie de ce dernier étant de plus en plus reculée. Et alors Iowa arrive et donne la couleur d'entrée: People=Shit. Aucun cadeau ne sera fait, si ce n'est celui une nouvelle fois de nous exploser les oreilles. Car encore un nombre incroyable de morceaux violents, trash font du deuxième opus de la bande à Corey Taylor un des must have sur son étagère étiquettée Métal. My Plague, The Heretic Anthem, I Am Hated, Left Behind ne sont qu'un mini-raccourci de cet énorme production. La réédition du dixième anniversaire de la sortie de Iowa n'offre pas de réelle nouveauté sur son premier disque. Seul un remix de My Plague vient compléter la setlist originale. Et il ne sera pas une découverte pour celui qui possède déjà la B.O. de Resident Evil.

La deuxième galette quant à elle est l'intégralité du concert donné à Londres en 2002. Passons sur les compliments démagos sur le public londonien qui comme tous les publics "is the fucking greatest audience in the world", les rendus live des morceaux valent bien le détour : le désormais classique People=Shit, Disasterpiece ou même les pistes de Slipknot (Eyeless, Spit It Out et le "on ne présente plus" Wait And Bleed). Concert en dessous de celui sorti en 2005 (9.0 : Live), ils complètent tout de même idéalement l'album studio et confèrent à cette réédition une idéale séance de rattrapage à ceux qui débarqueraient seulement.

 

- Florian

 

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Dimanche 25 septembre 2011 7 25 /09 /Sep /2011 19:00

 

http://www.israbox.com/uploads/posts/2011-09/1316536467_nirvana_-_nevermind.jpgSub Pop/Geffen/Universal/2011

 

Au cas où vous ne seriez pas au courant, on célèbre cette année le 20ème anniversaire de l'album légendaire, l'album de la génération X, l'album qui aura tué son créateur. Bref on arrête les superlatifs. Et passons sur le coup commercial certain d'un tel évènement pour nous pencher sur cette édition super deluxe de Nevermind. Pas moins de 4 CD et un DVD la compose. Review disque par disque de cette (ultime?) édition.


CD1: Remastered

Nevermind a droit à un petit lifting sonore ce qui ne peut pas faire de mal (Blood Sugar Sex Magik des Red Hot sorti le même jour mériterait le même traitement). La première galette est aussi agrémentée de face B que nous avons déjà pu entendre sur Hormoaning (D-7, Aneurysm) ou non retenue sur Incesticide (Curmugdeon). On complète le tout avec quelques lives dont le toujours excellent Drain You ou un School bien cradingue.

 

CD2: Sessions

Voilà de quoi ravire les fans. A l'époque, Nirvana rentre en studio pour commencer à enregistrer le successeur de Bleach. Et c'est là que Butch Vig fait son entrée. Les Smart Sessions ont été réalisées avec Chad Channing à la batterie. On y découvre In Bloom qui ne sera quasiment pas retouchée mais juste réenregistrée plus tard avec Dave Grohl ou un Lithium où Cobain s'époumone plus que sur la version finale. Polly est dans sa version quasi définitive. Puis Pay To Play, titre de travail de Stay Away, aux lyrics alternatives.

Un an plus tard, le groupe retourne de nouveau en studio pour poser 8 nouvelles pistes avec un nouveau batteur, celui connu maintenant pour être le leader des Foo Fighters. Les Boombox Rehearsals commencent. Emotion à l'écoute de Smells Like Teen Spirit au son brut et Territorial Pissing où Grohl tape comme un furibard sur ses fûts. Ces sessions sont aussi l'occasion d'entendre les inédites Verse Chorus Verse et Sappy, cette dernière aurait d'ailleurs eu toute sa place sur un album.

Le CD est conclu par deux morceaux live, dont un Something In The Way dantesque, à écouter absolument.

 

CD3: Mixes

Voici enfin l'enregistrement tel que Kurt Cobain aurait aimé l'entendre, avant qu'il ne soit remis entre les mains de Andy Wallace pour le mix final, celui que nous connaissons. Si à la première écoute, on ne fait pas beaucoup la différence, en tendant bien l'oreille, on sentira que le son est moins pop que la version définitive. Peut-être pas le plus intéressant du coffret.

 

CD4: Live At The Paramount

Alors oui, il existe des tonnes de bootlegs de Nirvana, ou encore d'autres enregistrements officiels (Live At The Reading, From The Muddy...), mais ce live enregistré le 31 octobre 1991 vaut le détour. D'abord, pour la reprise des Vaselines, connue depuis l'Unplugged In New-York, Jesus Doesn't Want Me For A Sunbeam. On se rend bien compte à l'écoute que Cobain a autant été influencé par la pop que par le punk dans la création de son oeuvre. Constitué aussi bien de morceaux de Bleech (School, Floyd The Barber, Love Buzz, Negative Creep) que de Nevermind ( Drain You est un énorme Novoselic), on est en plein dans la tournée triomphale mais aussi celle qui commença à détruitre l'ange blond. Plus la hidden track Endless, Nameless qu'on ne s'attendait pas vraiment à entendre en concert. Et Rape Me du futur In Utero fai sa première apparition ici sur un tempo moins rapide que sa version finale et aux paroles légèrement différentes.

 

La version superdeluxe de Nevermind sera une boite de pandore tant pour les fans que les non-érudits (si ça existe). Et même si comme chaque trentenaire nous possédons déjà un exemplaire de ce disque légendaire, on ne garantie pas qu'on ne craquera pas sur ce coffret.

 

- Florian

 

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Vendredi 23 septembre 2011 5 23 /09 /Sep /2011 13:41

Hear Music/MPL/Universal/2011


Universal continue de rééditer les disques du bassiste des Beatles. Chef d’œuvre de 2005, Chaos & Creation In The Backyard prouve que, seul et bien accompagné, Paul McCartney fait des merveilles.
On connait presque tous l’histoire : ayant choisi Nigel Godrich (l’homme aux manettes des grands disques de Radiohead, Beck, Air…) comme producteur, Paul McCartney se voit contraint par ce dernier de ne prendre aucun musicien avec lui et de jouer de tous les instruments sur ce nouveau disque. Hormis quelques invités dont le guitariste Jason Falkner (entendu notamment chez Beck et Daniel Johnston), un batteur occasionnel (James Gadson) et un ensemble de cordes (Le Millenia Ensemble), c’est Paul lui-même qui exécute toutes les parties de chaque instrument, la basse bien sûr et la guitare, puis la batterie et les claviers. Dès Fine Line, on redécouvre le Macca de la grande époque, enjoué et prompt à toutes les folies mélodiques. How Kind Of You, superbe titre mélancolique basé sur quelques notes de piano et Jenny Wren suivent et réaffirment le talent inépuisable de l’Anglais. On aura le même avis concernant de très bons morceaux tels que Friends To Go, Follow Me, Too Much Rain ou encore English Tea, du pur McCartney.
Puis, c’est le talent de producteur (et grand admirateur de l’œuvre de Gainsbourg) de Nigel Godrich qui se fait sentir sur l’excellent Riding To Vanity Fair, notamment. Très beau titre que l’on aurait pu retrouver sur Sea Change de Beck ou sur 5:55 de Charlotte Gainsbourg tant les arrangements sont proches.
Force est de le constater, le gaucher de Bristol marque ce disque de son talent d’auteur-compositeur multi-instrumentiste et cette collaboration unique avec Godrich a été pour le moins fructueuse et donné naissance à l’un des chefs d’œuvre du grand Paul McCartney.

 

Pour agrémenter la (re)découverte de Chaos & Creation In The Backyard, on vous recommande le film ci-dessous, Chaos & Creation At Abbey Road, documentaire et performance live de Macca et Godrich, dévoilant quelques secrets de fabrication dans les mythiques studios d'Abbey Road.

 

- S.

 

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Jeudi 22 septembre 2011 4 22 /09 /Sep /2011 09:36

V2/Import/2011


Œuvre bancale mais indispensable, recueil de popsongs bricolées mais hantées, The Sophtware Slump bénéficie d’une réédition agrémentée d’un disque bonus de 19 faces B et titres rares. Et c’est une très bonne nouvelle.
Dès le long morceau d’ouverture He’s Simple, He’s Dumb, He’s The Pilot, capable de s’élever aussi haut que certains titres de Radiohead, Mercury Rev ou Flaming Lips, on se remémore le plaisir d’avoir découvert ce disque plébiscité dès sa sortie en 2000. Puis, vient Hewlett’s Daughter, popsong magique, avec sa basse ronde, sa rythmique brinquebalante, ses guitares et enfin ses nappes de claviers, véritable marque de fabrique de Grandaddy, tout comme les quelques notes de synthé qui ressemble à une mélodie de pochette surprise, que l’on retrouve sur The Crystal Lake.
Autre grand titre de l’album : Jed The Humanoid, mené par un simple clavier et la voix malade mais incroyablement touchante de Jason Lytle, dépressif et porté entre autres sur la bouteille à l’époque de l’enregistrement de The Sophtware Slump, que l’on peut considérer comme l’un des meilleurs albums de rock indé des années 2000.
C’est vrai, difficile de se persuader que Lytle pète la forme à l’écoute du décharné Underneath The Weeping Willow, joué au piano. Autre réussite du disque : Miner At Dial-A-View et ses voix en écho. Bref, même si certains préféreront les autres albums du groupe de Modesto (de Sumday à The Fambly Cat), tout le monde s’accordera à dire que The Sophtware Slump est un grand disque.
On le sait, Lytle et son groupe passaient beaucoup de temps en studio. En résulte un paquet de faces B et autres inédits et chutes qui figurent en bonus de cette réédition. Parmi les réjouissances, Our Dying Brains, mini-symphonie pour orgue et synthés en tous genres, une version démo foutraque (Thomas VDB !) de Charstengraf, une ballade sur la Cité des Anges (Wonder Why In L.A.) ou encore une bombe rockab’ (Moe Bandy Mountaineers). Enfin, une version molle du très attachant Hewlett’s Daughter. 19 autres raisons de se procurer ce grand disque, on le répète.
Pour continuer à vibrer à l'écoute de popsongs majestueuses, on recommande vivement l’écoute des disques trop confidentiels de Jim Fairchild, ex-guitariste de Grandaddy qui évolue sous le pseudo All Smiles et ceux d'Admiral Radley, nouveau projet de Jason Lytle.


- S.

 

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Lundi 4 juillet 2011 1 04 /07 /Juil /2011 10:50

Hear Music/MPL/Universal/2011

 

Rééditions simultanées des deux premiers albums solo du légendaire Macca. Deux disques qui en apprennent long sur le home recording et l'utilisation des premiers samplers.
En 1970, Paul McCartney enfante dans la douleur ce premier album solo, intitulé McCartney. Linda est là et l'épaule pendant l'enregistrement qui a lieu peu de temps après la séparation des Beatles. Paul joue tous les instruments (guitare, batterie, claviers et basse, bien sûr) et Linda chante les harmonies vocales et prend les clichés familiaux et bucoliques qui orneront le livret. Paul couche sur bande magnétique 13 morceaux dont 5 sont instrumentaux. Ce disque fait l'objet de quelques expérimentations sonores (utilisation de spray aérosol et de verres...) mais amène aussi sur le disque ce qu'il sait faire de mieux : des mélodies.

Les instrumentaux sont principalement des improvisations, le multi-instrumentiaste s'essaie à jouer avec des verres remplies d'eau à divers niveaux pour obtenir plusieurs tonalités (Hot As Sun/Glasses, morceau qui date de l’époque où il jouait avec Lennon au sein des Quarrymen). Certains des titres sont assez conventionnels dans le sens "beatlesien" du terme, c'est-à-dire que l'on retrouve le savoir-faire pop de Paul, qui maîtrise donc toujours la mélodie (Every Night, Man We Was Lonely). Junk est l’un des plus beaux titres, et aussi l’un des plus mélancoliques. Idem pour Maybe I’m Amazed, que l’Anglais joue encore beaucoup lors de ses tournées.

That Would Be Something est une ballade bluesy qui présage un peu de la couleur du disque Ram.

Si à l’époque, le côté artisanal (do it yourself !) du disque en rebute pas mal, on peut trouver quelques perles sur ce disque un peu bancal mais du coup terriblement attachant.

 

Son successeur intitulé sobrement II est aussi joué par McCartney seul et sort en 1980. Linda est également de la partie derrière le micro et l’objectif de son appareil photo. Ce disque marque également la fin de l’aventure Wings. Ici, Paul expérimente un appareil capable de jouer en boucle le même son ou la même mélodie : le séquenceur. Grâce à ce procédé, il sample des sons synthétiques mais le résultat n’est pas spécialement très attirant ou a en tout cas mal vieilli, la boucle de synthé de Temporary Secretary donne un peu la migraine et du coup l’album, bien qu’ayant connu un beau succès, ne figure pas parmi les réussites de la discographie de Paul. Rappelons-le, à l’époque de sa sortie, ce genre de bricolage, d’expérimentation, suscite tout de même un intérêt et puis ne l’oublions pas : les années 80 débutent. Le drôlatique Darkroom, l’instrumental orientalisant Frozen Jap ou le très solennel Summer’s Day Song sont autant de morceaux qui sont le fruit du travail de Paul dans son studio, jouant sur les voix et les nombreux effets à portée de main.
Sur II, on retrouve sur ses 14 pistes quelques titres qui font écho à McCartney comme On The Way, une espèce de blues avec une voix pleine d’écho, justement. L’ancien Beatle fournit également une ballade One Of These Days et un boogie au tempo rapide Nobody Knows.
La réédition remasterisée des deux disques s’accompagne de bonus, morceaux laissées de côté lors de l’enregistrement ou versions live ou alternatives telles que Blues Sway (sur II) orchestrée par David Niles ou Maybe I’m Amazed tirée d'un concert (sur McCartney).

 

- S.

 

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DJANGO UNCHAINED, OST
ALELA DIANE, The Pirate's Gospel
LEONARD COHEN/JEFF BUCKLEY, Hallelujah

 

- S. : 
http://www.savingcountrymusic.com/wp-content/uploads/2013/04/valerie-june-pushing-against-a-stone.jpgVALERIE JUNE, Pushin' Against A Stone
HANNI EL KHATIB, Penny
BEN HARPER, Jah Work
VANDAVEER, Oh, Willie, Please
 

-Johan :

http://2a56b976980e0793ddee-5cc5435fcbc367bb03f9a415e7067a97.r91.cf2.rackcdn.com/wp-content/uploads/2013/02/hannielkhatib2013.jpgHANNI EL KHATIB, Head In The Dirt
BIRTH OF JOY, Live In Babalou
BLACK SABBATH, Paranoid
HEARTLESS BASTARDS, All This Time
SCANNERS, Submarine

LABELS

 

http://www.festival-les-aventuriers.com/site2011/images_partenaires/fargorecords.gif

 

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