Mercredi 22 février 2012
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14:17
4AD/Jagjagwuar/2011
Après Calgary et
Holocene, on ne pouvait pas passer à côté de Towers, troisième extrait de
l'extraordinaire Bon Iver, Bon Iver.
Restant toujours dans la ligne directive de l'artwork de l'album et de ses singles dérivés, Justin Vernon nous offre un nouveau
moment de grâce.
Face A: Towers. Un morceau parmi les plus courts du LP, mais cela ne signifie pas pour autant que Vernon se laisse aller
à la simplicité. Après un début plutôt calme voix/guitare, la compo se termine en une explosion d'instruments à vent, où trompettes et saxophones viennent conférer à Towers une fin
mariachii.
Face B: Bruised Orange (Chain Of Sorrow). Reprise d'une chanson de John Prine de 1978, Bon Iver nous permet de
redécouvrir ce morceau qui apparaissait déjà sur l'album hommage à l'artiste, Broken Hearts and Dirty Windows. Justin Vernon assure tous les instruments, pour une chanson aux airs autant
de country que de recueillement religieux. Vernon tout en restant fidèle à l'originale, réussit à s'approprier tout en finesse cette compo très dylanienne.
- F.
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Vendredi 17 février 2012
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19:37
Domino Records/PIAS/2012
C’était le 14 Février 2002, que Jamie Hince et Alison Mosshart ont posé les pieds pour la première fois sur scène sous le
nom de The Kills. Dix ans à parcourir ciel, terre et mer, dix ans d’amour, dix ans à nous électriser, dix ans célébrés à N-Y. Le 14 Février 2012 sortait sur le label Domino deux versions vinyle
du superbe morceau The Last Goodbye.
Les Kills ont symbolisé ce "dernier adieu" par une assiette blanche brisée. C’est le motif gravé que
nous retrouverons sur le 45t édition limité accompagné d’un petit album de polaroids pris par le groupe. Les morceaux présents sur l’objet ne diffèrent pas de ceux pressés sur le 10’. Etrange
Saint Valentin, tragique et torturée. The Last Goodbye est une poésie, déclamée par une Alison sensible, oubliant le félin qui la possède. C’est un clavier au chant répétitif qui
accompagne la dame et les grésillements en fond sonore apportent à ce titre une touche totalement intemporelle. Le Velvet Underground, est sans aucun doute, l’un des groupes qui a le plus
influencé le duo. Pale blue eyes prend une tout autre dimension par rapport à l’originale. La ballade, presque berceuse du Velvet, se transforme en un rock puissant et électrique, qui ne
gâche en rien l’essence première du morceau. La face B contient deux reprises, frappante, VV & Hotel, nous dévoilent leur coté lyrique. One Silver Dollar, est égale à l’originale,
interprétée par Marilyn Monroe. Le second track est une cover de Patsy Cline, Crazy. Ce morceau acoustique, totalement différent de la première version country, clôt le recueil d’une
façon intimiste.
Une décennie vient de ce terminer pour les deux compagnons, ils nous le font remarquer avec ces morceaux parlant d’amour
tragique. Mais sans aucun doute, leur chemin va se poursuivre sur de nouvelles contrées. Et les Kills n’en ont pas fini de nous en mettre plein la vue.
- Thomas
Lire aussi: THE KILLS, Baby Says
(7")
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Lundi 6 février 2012
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08:00
Domino/Pias/2011
Suck It And See
est un album qui vit décidément bien. Pour preuve, en voici le quatrième extrait, et on n'est encore pas lassé de voir une nouvelle fois débarquer un 45T dans nos bacs. Black
Treacle est une ballade rock, très teintée années 60, toujours contée par la voix un poil nonchalante d'Alex Turner.
Pour la face B, les Arctic Monkeys reprennent le concept de celle de The Hellcat Spangled Shalalala. Turner et les siens s'effacent pour devenir
le backband The Death Ramps qui cette fois accompagnent non pas Miles Kane mais Richard Hawley.
You And I commence avec le bruit des pots d'échappement de grosses motos pour devenir une compo heavy, parfois entrecoupée de riffs hard-rock et parfaitement soutenue par un son
d'outre-tombe sorti des entrailles de Hawley.
Un titre qui sent bon la récréation et qui est assez jouissif. On remercie donc Alex Turner et les siens qui auront donc pour chaque single soigné les faces B, toutes inédites, et qui respectent
une certaine tradition du 45T.
- F.
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Samedi 4 février 2012
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/2012
18:31
EMI/2012
On a d'abord cru à une blague, tellement grosse qu'on ne pouvait y croire. Puis devant l'insistance de l'info, on a fait
quelques recherches et on est tombé sur un teaser, une vidéo montrant Larusso dans un (on le pense) lowrider conduit par B-Real.
Un morceau programmé pour la fin janvier, et même pas pour le 1er avril, ce qui nous aurait rassuré. Et voilà que finalement, la rencontre la plus improbable qui soit a eu lieu. Et elle s'appelle
Untouchable. Le pire, c'est qu'au fond, sans la présence de la cousine de l'animateur-producteur-beauf n°2-de-France-après-Bigard Arthur, on aurait pu avoir un titre potable de Cypress
Hill, sans Sen Dog certes, mais un compromis réussi entre rock et hip-hop. Mais Larusso, qui pourtant nous avait demandé de l'oublier, et cela - franchement - ne nous posait pas de problème, a
une certaine qualité... Elle a le pouvoir de transformer un morceau digérable en une bouse R'n'B, d'une voix à briser les vitres, à faire le bonheur d'Olivier de chez Carglass. Et on est vraiment
déconcerté de voir B-Real s'abrutir avec un tel exercice, après un peu convaincant essai dans le dubstep. Et on n'acceptera pas l'excuse qu'il avait besoin de quelques billets pour ses achats
botaniques, plantes de qualité douteuse visiblement. On mettera tout ça sur le dos de la maison de disques commune aux deux artistes. Bon je vous laisse, il me reste encore un peu de vomi.
PS: paraitrait que Metallica a enregistré un morceau avec Grégoire...
- F.
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Lire aussi: CYPRESS X RUSKO, Roll It, Light It
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Jeudi 2 février 2012
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10:42
Sub Pop/Bella Union/Cooperative/PIAS/2012
Plus connu comme (ex-) batteur des Fleet Foxes, Josh Tillman s'empare d'un pseudo chelou pour présenter le premier morceau
d'un nouvel album à paraître, Fear Fun.
Il faudra désormais l'appeler Father John Misty. Pourtant,
Josh Tillman est l'auteur sous son nom propre d'une belle collection de LP tout à fait réussis, du troublant et hanté Cancer & Delirium (2007) au très ramassé Singing Ax (2010), en passant par Minor Works (2006) sorti à l'époque chez Fargo, sans
oublier l'album J. Tillman Sings "Tonight's The Night", en hommage au Loner.
Fraichement parti des Fleet Foxes, on ne sait pas si le songwriter a souhaité changer de peau en prenant un nom de scène digne de celui d'un prédicateur, et tourner une certaine
page.En parlant de prédication, ce premier titre dévoilé est un monument de folk rock. La voix de Tillman n'a pas changé : elle est toujours là-haut. Une guitare électrique
dans un esprit "Neil Young & Crazy Horse" l'accompagne, avec une rythmique lourde derrière. Hollywood Forever Cemetery Sings, qui débute avec ces quelques mots : "Jesus Christ, girl,
what our people gonna think ?", a été enregistré comme le reste de l'album en compagnie de Jonathan Wilson, autre songwriter émérite auteur d'un excellent Gentle Spirit dans son studio de Laurel Canyon, sur les hauteurs de Los Angeles.
Le tout a été mixé par l'incoutournable Phil Ek (Modest Mouse, Fleet Foxes, Band Of Horses, Built To Spill).
Bref, J. Tillman, peu importe le flacon, continue dans sa lancée (il faut (re-)découvrir sa discographie) et délivre un morceau qui présage d'un fantastique nouvel album, dans lequel on devrait
également retrouver un duo avec Matthew Houck de Phosphorescent, I Would
Love You. Suite des événements le 30 avril, jour de la sortie de Fear Fun. En attendant, le clip hilarant avec la comédienne de
stand-up Aubrey Plaza.
- S.
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Mercredi 1 février 2012
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08:00
Third Man Records/2012
Comment raviver les flammes de la folie ? Comment s’arracher les cheveux et sabrer le champagne un lundi soir de janvier ?
Courez chez Third Man Records ! L’incroyable Jack White III est de retour, trois jours avant l'anniversaire de la séparation des White Stripes, avec l’annonce de la sortie en avril de son premier
album solo Blunderbuss.
L’hyperactif Jack White fait des siennes et rend ses fans fous furieux. Le musicien a annoncé ce matin l’une des meilleurs
nouvelles de ce début d’année. Et pour nous faire patienter, il nous livre un premier extrait : Love Interruption. En une seule écoute, le gars réussit à vous emballer, à vous flanquer
une grosse baffe, impossible de vous relever. Pourtant ce n’est qu’un titre acoustique. On reconnait le chant et le jeu de guitare caractéristique de White, presque country-blues, accompagné d’un
léger clavier et d’un back up très réussi, assuré par Ruby Amanfun.
La patte de l’artiste est là, impossible de donner les influences à la première écoute, on sent le chemin parcouru par le bonhomme et ce grain qui lui est propre. D’après Jack White, ce morceau
n’est pas représentatif de l’album à venir, album qu’il n’aurait « jamais pu sortir jusqu’ici » et qui lui a permis d’exprimer ses « propres impressions, couleurs et motifs ».
Dorénavant, il nous faudra être patient. En tout cas, qu’il est bon de retrouver Jack White III, en pleine forme et avec un premier jet plus que prometteur.
- Thomas
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Lundi 30 janvier 2012
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16:27
EMI/2012
Après koRn, c'est au tour de Cypress Hill de lancer son album dubstep. Et c'est en compagnie du DJ Rusko que la bande à B
Real produit un EP dont la parution est prévue en avril. En attendant, les "Phunky Feel Ones" nous proposent en écoute ce Roll It, Light It.
Chez Jonathan Davis et consors on sentait que sous la couche de dub et de beats il y avait encore un fond du son de koRn. En
revanche dans le cas présent, hormis le titre du morceau et le flow du nouveau compagnon de Larusso, rien ne rappelle le hip-hop des Californiens. On n'est pas vraiment convaincu, on sort
de ces 3 minutes d'écoute avec un début de mal au casque à se demander quelle nouvelle substance illicite Cypress a fumé. On attendra donc d'entendre le EP complet, mais on peut déjà penser qu'on
préfèrera la collaboration des Latinos avec un orchestre symphonique dans un épisode des Simpson.
- F.
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Dimanche 15 janvier 2012
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13:33
Sour Mash/PIAS/2011
En sortant quasi simultanément 3 singles du premier volet de ses aventures en solo, Noel Gallagher veut définitivement
montrer qu'il est de retour et qu'il en a sous le coude. Dans la plus pure tradition d'Oasis, chaque face B est une inédite.
The
Death Of You And Me: The Good Rebel . L'aîné de la fraterie Gallagher assure lui-même ses choeurs derrière son chant, comme à l'époque du combo où Liam était en avant.
Titre qui serait la rencontre de l'Oasis première époque et de l'ère Dig Out Your Soul. Le morceau aurait totalement trouvé sa place sur le LP.
AKA... What A Life: Let The Lord Shine A Light On Me. La face B du single dansant de Noel
Gallagher's High Flying Bird joue la carte de la ballade... Mais se plante. En voulant trop jouer la carte émotionnelle, le remplissage de choeur féminin à la
Christina Aguilera sous prozac ne fait
pas mieux qu'une compo R'n'B bas de gamme. Sans cet arrangement loupé, on aurait eu un titre potable mais sans grande originalité.
If I Had A Gun...: I'd Pick You
Every Time. Un court morceau sur un air de banjo, une nouveauté chez Noel Gallagher. Sans prétention (enfin, moins que chez Liam) pour une sympathique chanson assez
rafraichissante.
Même si tout n'est pas réussi et à la vitesse où il publie, on sent que quoiqu'il en dise, Noel veut rattraper le temps perdu et
nous réserve sans aucun doute d'autres surprises dans un futur proche. En revanche, signalons que le gars ne se fout pas de nous au niveau visuel, tant l'artwork de chaque 45T est bien
senti.
- F.
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Lire aussi : TRACK
BY TRACK : NOEL GALLAGHER's High Flying Birds
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Mercredi 4 janvier 2012
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/2012
20:20
Domino Records/PIAS/2011
Fin Octobre sortait le vidéo clip ainsi que le 45t de Baby
Says, troisième single de l’album Blood Pressures des Kills.
Outre Baby Says, le duo nous offre en B-side une reprise de
Willow Weep For Me. Pour les fans, il est toujours intéressant d’acquérir les différents singles des groupes, ce qui permet d’agrandir sa collection. Baby Says est cette jolie ballade aux paroles tristes : "Baby says she’s dying
to meet you". On reconnait le style de jeu si particulier de Jamie Hince, qui, combiné au chant d’Alison Mosshart, crée une atmosphère envoûtante et suave.
Il en est de même pour la reprise du morceau Willow Weep For Me
écrit par Ann Ronnell et interprété entre autres par Frank Sinatra ou Billie Holiday. Cette version acoustique est un bel hommage, l’enregistrement semble avoir été fait sans aucun arrangement.
Le duo est tout à fait inspiré et fait preuve d’une bonne interprétation, ce qui donne une certaine profondeur au titre et un résultat réussi.
Un objet pas indispensable mais sympathique, utile si vous souhaitez ne louper aucun rendez-vous musical avec The Kills.
- Thomas
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Lundi 2 janvier 2012
1
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/2012
18:16
Bella
Union/PIAS/2011
Ceux qui réfûtent la musique digitale et ont préféré le pressage vinyle pour construire leur discothèque vont une fois de
plus être confortés dans leur choix. En effet, certains groupes et artistes les récompensent en offrant des éditions limitées des petits singles sympas. C'est le cas ici avec les Fleet
Foxes qui publient une version live d'un des morceaux phares de Helplessness Blues, leur second LP sorti au printemps dernier. Pas vraiment un single à proprement parler puisqu'ici
The Shrine/An Argument apparait dans une version live enregistrée dans les studios de la BBC. Et le rendu live du morceau gigogne du second LP des renards de Seattle est une grande
réussite, où on sent l'apport de chaque musicien. Robin Pecknold en guitare/voix solo en ouverture et en conclusion (symbolisée comme sur le disque par Blue Spotted Tail), le synthé de
Casey Westcott apportant un côté psychédélique à la compo, le jeu de batterie contenue de J. Tillman qui ouvre An Argument de façon magistrale et le saxo jazzy de Morgan Henderson, dans
un jeu différent, presque plus posé qu'en studio. Sans oublier des harmonies vocales christiques incroyables. La face B restera anecdotique car elle ne fait que reprendre l'enregistrement studio
de Montezuma.
Les fans des Fleet Foxes ne peuvent qu'exulter à l'écoute de cette version d'une des meilleurs réussites de Helplessness
Blues. Une galette à se procurer rapidement.
- F.
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Lire aussi: FLEET FOXES,
Helplessness Blues
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Jeudi 15 décembre 2011
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17:22
OVNI/Turnstile/2011
C'est la saison. Et cette année, on peut dire qu'on est plutôt gâté niveau albums de Noël. Et c'est plutôt bien, il existe
plusieurs alternatives qui nous éviteront de nous rabattre sur l'éternel Mariah Carrey de Noël. Après l'excellent et très conseillé A Very She & Him Christmas, voici l'ami
Gruff Rhys qui nous fait son petit cadeau. Contrairement aux disques de fête qui revisitent les classiques, le Gallois voit les choses d'une différente manière. Et sa manière c'est oublier la
célébration de JC et tout rattachement religieux. Trois morceaux très décallés. Post Apocalypse Christmas est l'histoire du premier Noël après une catastrophe nucléaire, fêté dans un
bunker à lécher des morceaux de bois pour ne pas mourir de faim. Le tout sur une mélodie entraînante 70's. At The End Of The Line ou comment deux parents sont délaissés par leur fils le
25 décembre par ce que ce dernier n'a pas le temps, avec les petites clochettes so cliché . Et enfin le slow bluesy Slashed Wrists This Christmas, le Noël des personnes seules et
dépressives. Gruff Rhys souhaite donc les fêtes de fin d'année à sa manière, une alternative aux bons sentiments dans son style si décallé. Un régale.
- Florian
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Lire aussi: GRUFF RHYS, Hotel Shampoo
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Dimanche 20 novembre 2011
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/2011
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Secretly Canadian/2011
Le nouveau single de Damien Jurado, songwriter toujours méconnu,
présage d'un nouvel album haut en couleurs.
Même si la discographie du chanteur de Seattle ne bénéficie pas d'une très large
diffusion, les initiés ont sauté sur cette nouvelle avec grand intérêt en tombant dessus lors de leurs visites quotidiennes de leurs blogs favoris. Maraqopa - c'est son titre - devrait
donc sortir le 21 février 2012.
Tout d'abord, il y a cette guitare trainante, du pur Jurado, pourrait-on
dire. Puis, soudain, la vraie nature du morceau est révélée par un Richard Swift omniprésent, qui s'attèle ici au poste de batteur, bassiste, choriste, que sais-je encore.
Après avoir enregistré dans son studio de Portland l'excellent Saint Bartlett (Secretly Canadian/Differ-Ant/2010), Jurado a réembauché Swift et tous deux semblent avoir pris une
direction très psychédélique. Pendant la plus grosse partie de ce Nothing Is The News inaugural, Swift et Jurado jamme autour de quelques accords, laissant libre cours aux distorsions de
sons, claviers perchés, et surtout - fait rare dans la discographie de Jurado - un long solo de guitare électrique très desert blues (délivré par Daniel Hindman de
Vetiver).
Si le titre peut enthousiasmer, étonner voire dérouter, force est de constater que Damien Jurado a trouvé en Richard Swift le complice idéal pour ses expérimentations folk-rock. On prend donc
rendez-vous pour le 21 février prochain.
- S.
(c) 2011
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Vendredi 11 novembre 2011
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19:07
Universal/2011
Le 2 décembre prochain sortira Made In Germany, le best of de Rammstein. La tracklist de celui-ci n'apporte pas
de surprise et comme d'habitude, tout un chacun se plaindra de ne pas trouver tel ou tel morceau. Mais comme tout "meilleur de" qui se respecte, un inédit fait son apparition sur la
compilation. Et celle-ci s'appelle Mein Land. Pas de surprise ni de révolution, les Allemands restent dans le style développé depuis Mutter. Section rythmique rapide,
guitares lourdes et voix de Lindemman reconnaissable parmi cent. Dans la droite lignée de Ich Will, Feuer Frei ou Benzin, si ce n'est ces arrangements orientaux. Et on
aime. Le tout accompagné d'une vidéo toujours très... décalée. Et l'habillage du CD vaut son pesant d'or...
Un autre inédit est aussi présent sur le maxi. Vergiss Uns Nicht est construit sur le même modèle que Spielhur,
bien mais pas top. Puis Rammstein nous surprend avec une titre en anglais, My Country (The Boss Hoss), dans un style country pour être raccord. C'est efficace, drôle et plutôt bien vu.
Enfin une dernière piste est laissée à un remix du morceau titre par Mogwai, pour une reconstruction très sombre et inquiétante du morceau.
Ce maxi est donc l'alternative idéale pour celui qui a déjà la discographie complète des Berlinois. A noter qu'une édition
accompagnée d'un CD best of des remixes de Rammstein ainsi que l'intégralité des clips et making of du combo est prévue.
- Florian
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Mercredi 9 novembre 2011
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17:01
Columbia/Sony/2011
Avec Miles Kane, on a l'assurance de vivre un véritable revival sixties. Déjà à l'écoute des morceaux de Colour Of The
Trap, on savait l'homme amateur de cette époque décomplexée. Mais grâce à l'édition vinyle de cet EP, on se prend à retourner 50 ans en arrière, d'aller chez le disquaire du coin et
de s'offrir le précieux 45T. Et les 3 inédites qui accompagnent la première piste de l'album solo du Rascals sont de pures pépites rock années 60, sur lesquelles on dansera une fois le diamant
venu carresser la galette noire. Pour placer 4 titres sur un 45 RPM, on se doute bien que ceux-ci sont courts. En effet, avec une durée de 2 min 30 maximum, Kane ne fait pas de fioriture et se
montre d'une efficacité effarante. Do I Want You? est son envolée de drums. Kaka Boom qui s'il n'est pas un hommage avoué aux Kinks l'est inconsciemment. Et surtout une reprise
de Jacques Dutronc, affluence criée par la moitié des Last Shadow Puppets. Le Responsable est adapté en anglais et devient The Responsible. Le morceau n'est quasiment pas
retouché musicalement et démontre bien que même en France aussi on pouvait aussi en envoyer à l'époque.
Enorme single donc de Miles Kane, totalement anachronique et furieusement niquédélique.
- Florian
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Lire aussi: MILES KANE, Colour
Of The Trap
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Mercredi 2 novembre 2011
3
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/2011
21:38
Third Man Records/2011
Nashville est rock, voila, c’est dit ! Jeff The Brotherhood rejoins l’écurie Third Man Records et autant dire que
ces deux gaillards son chouchoutés par Monsieur White, il n’a pas tort. A nous l’électrique Whatever I want.
La face A est un long morceau : prenez place et laissez vous porter. Dans la veine rock stoner, le riff est répétitif et lourd mais on ne s’ennuie pas. Sur ce courant électrique est posée la voix nonchalante
de Jake Orrall : le parfait équilibre. S'il nous arrive de déplorer l’omniprésence de White dans ses productions, elle est ici minime mais remarquable, il est excellent derrière son
orgue.
La face B, quant à elle, est dans la dimension rock avec cette reprise de Tiger B. Smith : Everything I
Need, reponse au précédent titre ? On reconnait, bien sûr, la patte des Brotherhood : une folle intro en
acoustique qui se termine en explosion électrique. Le titre se termine dans un solo fou qui vous retourne.
Jeff The
Brotherhood fait ce que l'on peut nommer un rock, complètement fou, explosif ! Ils nous décoiffent d’une traite. Leurs albums précédents sont à découvrir, Jake et Jamin sont assurément à
suivre pour les amateurs de ce genre de musique et pour les autres.
- Thomas.
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