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TRACK BY TRACK

Mercredi 6 mars 2013 3 06 /03 /Mars /2013 09:14

http://abramkj.files.wordpress.com/2013/02/phoenix-bankrupt.jpg?w=224&h=224PIAS/2013

A l'heure où des ministres s'habillent en marinière pour prôner le savoir-faire à la française, voici de quoi lui donner raison...ou pas. Que donne le nouvel et cinquième album de Phoenix à paraître le 23 avril ? Réponse titre par titre.

01. Entertainment : Le nouveau single présenté il y a peu aux radios essaie d'en envoyer plein la vue avec ses sonorités asiatiques. Puis retentissent les premières notes "typiques de Phoenix" de l'extrait d'un album dont on ne va espérer grand-chose. Thomas Mars reprend ses tics vocaux à base de répétition de sonorités en "lo lo lo". Bof.

02. The Real Thing : De grosses nappes de claviers, une rythmique electro appuyée. Phoenix y ajoute ces mêmes sonorités asiatiques. Morceau mélodique très connoté 80's. Le refrain fonctionne plutôt bien.

03. SOS Bel Air : Les quelques gargarismes de claviers passés, les guitares typiques signées Mazzalai et Branco résonnent et puis là encore, le son electro est ample, clubesque. Si Thomas Mars est un chanteur convaincant, la prod est, elle, difficile à digérer. On pense à un morceau raté des Strokes.

04. Trying To Be Cool : Encore une fois, les claviers sont de mise sur ce titre qu'on peine à écouter jusqu'au bout. 

05. Bankrupt ! : La mode est à l'éclectisme. Faisons un morceau avec plein de choses dedans. Bof, again.

06. Drakkar Noir : Le morceau de trop ? En abusant de ces claviers asiatiques, Phoenix assomme l'auditeur avec un titre indigeste au possible. Je ne peux pas m'empêcher de penser à Cyndi Lauper mais je ne sais pas pourquoi...J'ai les oreilles qui saignent, en tout cas.

07. Chloroform : Presque R'n'B, Chloroform nous remet une louche (une grosse, on commence à être habitué) de synthés pas sympas. On attend le remix de Kanye West avec impatience. Non, on déconne... 

08. Don't : Oh, des claviers ?! Quelle surprise...Non, mais sans blague...Comme si le groupe venait de découvrir cet instrument capable du meilleur comme du pire. Le "ratata", ça fait mal au crâne, les mecs. Le refrain pourrait être tellement mieux sans ces synthés...

09. Bourgeois : Titre plus calme que ses compagnons, une accalmie ne faisant pas de mal. Les "lalala" de Thomas Mars évoquent le crooner poilu Gilbert O'Sullivan. Plus loin, les synthés s'inscrustent. Beuh.

10. Oblique City : Ressucée des morceaux précédents, claviers, chant...tout sonne pareil. Le titre de fin d'album nous achève. Marre...

Avec cette dizaine de titres, Phoenix enfonce le clou "années 80" à grands coups de synthés. Comme s'il avait voulu écrire la B.O. d'un film sur les Yakuzas avec Don Johnson et Eddy Murphy, le groupe parisien se plante en beauté. Ce déluge de sons synthétiques, ce manque cruel de guitares, ces tics vocaux finalement agaçants, Phoenix prend des risques, certes, mais déçoit. Oh oui, il déçoit.

- S.

(c) 2013

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Dimanche 10 février 2013 7 10 /02 /Fév /2013 09:00

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/thumb/f/f3/Push_the_Sky_Away.jpg/220px-Push_the_Sky_Away.jpgBad Seed Ltd./PIAS/2013

En activité quasi perpétuelle, l'Australien se remet en selle pour un 15ème album studio avec The Bad Seeds (le premier sans Mick Harvey), enregistré dans une maison du XIXème siècle, situé dans le Sud de la France. Après deux albums costauds avec Grinderman, une ou deux B.O. de films ça et là (The Road, Lawless...), Push The Sky Away paraitra le 18 février prochain et a été produit par Nick Launay, déjà derrière les manettes pour Motorama, Abattoir Blues et Dig, Lazarus, Dig !! et les deux Grinderman. Revue titre par titre d'un album très attendu.

01. We No Who U R : Ca commence avec la voix grave de Cave. On n'est pas mécontent de le retrouver, je crois. Une mélodie soyeuse et des choeurs féminins qui accompagnent. Une entrée en matière tout en douceur. Après la fougue Grinderman, ça fait du bien. "There is no need to forgive".

02. Wide Lovely Eyes : Le rythme régulier d'un sampler (celui de Warren Ellis ?), les notes de clavier discrètes, les choeurs masculins et la voix toujours impeccable de Cave. Entrons dans la danse. "You wave and say goodbye".

03. Water's Edge : Une basse vrombissante et le violon de Warren Ellis. L'ambiance est presque cinématographique et le crooner australien alterne entre le spoken word et le chant. Il y a aussi cette batterie presque jazzy qui aide à installer une certaine tension. "The girls who dance on the water's edge shaking their asses".

04. Jubilee Street : Il n'y a pas grand chose à dire si ce n'est que la chanson nous envoûte complètement. Les arrangements de cordes y sont très beaux. Un très grand morceau. "I'm pushing my wheel of love of Jubilee Street".

05. Mermaids : Les Bad Seeds multiplient les effets de son (claviers, guitare électrique...) afin de donner un titre ambiant et mélancolique à souhait. Plus loin, une guitare acoustique qui traine et toujours ces harmonies vocales. Ces nappes de claviers imitent le chant des sirènes et le morceau nous attire vers lui sans aucun mal. "I believe in God, I believe in mermaids too".

06. We Real Cool : Titre proche de Water's Edge, la basse ronfle, inquiétante. Comme sur la plupart des chansons de Push The Sky Away, Nick Cave est là pour nous raconter une histoire. Le mot est placé, sûr de lui. Les arrangements de cordes de la fin du morceau y sont juste parfaits. Merci, Warren ! "Who was it you called the good shepherd ?".

07. Finishing Jubilee Street : Nick Cave & The Bad Seeds reprennent les accords et l'atmosphère de Jubilee Street. Le feedback de batterie et le gimmick de guitare nous mettent dans l'ambiance. Les choeurs de la fin du morceau soufflent une énergie communicative. "Coming on down, coming on down".

08. Higgs Boson Blues : On entend assez peu de guitare sur le disque et ce, dû au départ de Mick Harvey. Ce petit blues très réussi laisse un peu plus de place à cet instrument ici. "I've been sitting in my basement patio, it was hot up above".

09. Push The Sky Away : Dernier morceau du disque. Les nappes de clavier portent ce morceau épuré. Nick Cave est accompagné par une voix féminine. Le duo fonctionne à merveille pour ce morceau. "I was right, I was right". 

A l'instar des disques de Lambchop ou Tindersticks, Nick Cave & The Bad Seeds ont opté pour un album lent mais pas pour autant dénué de relief et de titres atmosphériques, emprunts de tension et de sensualité voire même d'une certaine sexualité, à en juger par la pochette de l'ouvrage. Un album homogène, diront certains, redondant, penseront les autres. Ces nouveaux morceaux, dont on peut percevoir les textes à la fois comme des récits ou des scénarios, parviennent à nous happer vers eux. C'est sans doute grâce à la voix envoûtante de Nick Cave et aux musiciens qui l'accompagnent.   

- Georges.

(c) 2013

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Mardi 21 août 2012 2 21 /08 /Août /2012 10:21

 

Matador Records/Naïve/2012

 

Six ans. C'est le temps qu'il aura fallu à Chan Marshall pour revenir avec ses propres compositions. Six années pendant lesquelles la belle a sorti un second album de reprises (Jukebox), est devenue un objet de mode, a tenté de mettre de l'ordre dans sa vie privée. Que pouvait-on attendre alors de Cat Power ? Elle qui avait divisé avec The Greatest, tant objet d'admiration que de critiques les plus acerbes. La réponse est dans Sun, nouvel opus au titre lumineux, présenté ici piste par piste.

Sortie le 3 septembre 2012.


Cherokee: Le titre d'ouverture est assez représentatif de ce qui va nous être proposé dans le reste de l'album. Chan Marshall a réalisé l'album quasi seule. La batterie est remplacée par des boites à rythmes qu'on retrouvera tout au long du disque, une base de piano et un riff de guitare en boucle. Une démonstration de la nouvelle voie musicale empruntée par Cat Power.

 

Sun: Assez paradoxalement, le morceau éponyme est le plus sombre de l'album. Une production très froide, renforcée par des synthés. Une guitare très noire qui fait presque passer le titre pour un morceau coldwave.

 

Ruin: Un piano latino, une batterie feutrée et une voix. Cette voix tant aimée qui n'a rien perdu de sa force. Une guitare se met en marche et le titre un instant presque festif devient totalement indie rock. Ruin est le premier morceau que nous avions pu découvrir en teaser de Sun. Il sera certainement celui que l'on retiendra le plus.

 

3,6,9: L'écoute des 3 premières pistes en aura déjà dérouté plus d'un. Les choses ne vont pas s'arranger avec 3,6,9 où Cat Power s'adonne au R'n'B. On ne pensait pas un jour associer ces deux mots dans une même phrase, c'est maintenant fait. Certainement pas le meilleur titre de Sun, surtout quand la pourtant si belle voix de Chan passe au vocoder.

 

Always On My Own: Peut-être le morceau où on retrouve plus la Chan Marshall que nous connaissions entre Moon Pix et You Are Free, mais remis au goût du jour. Une ambiance cristalline avec une nouvelle fois un duo batterie-guitare très feutrées, et une couverture synthétique.

 

http://static.guim.co.uk/sys-images/Observer/Columnist/Columnists/2012/8/17/1345199103857/catpower2-010.jpg

 

Real Life: Une compo complétement synthétique avec de nouveau un refrain qui aurait tend vers le R'n'B. Comme sur 3,6,9, on accroche très difficilement et on passe rapidement sur ce titre.

 

Human Being: Un titre lancinant, presque érotique où la guitare porte un côté latino comme le piano de Ruin. Human Being sent les crépuscules d'une chaude nuit d'été et comptera parmi les réussites de Sun. Chan retrouve le timbre éraillé de l'époque The Greatest.

 

Manhattan: Boite à rythmes, piano. Un morceau qui prend le temps de s'installer. Mais qui finalement ne décolle pas. Peut-être trop long, la compo en devient lassante.

 

Silent Machine: Si on reprochait à la piste précédente de ne pas décoller, ici c'est le contraire. Silent Machine est le morceau rock de Sun. Un riff de guitare sonne l'alarme et des choeurs viennent soutenir Chan pour donner plus de hauteur à la compo qui renferme au fond d'elle des arrangements presque indus. On aime.


Nothin But Time: 10 minutes 55. Voici le titre le plus long de Sun. Une boucle de piano qui s'étire tout le long du morceau. Idem pour la rythmique. Quelques pointes de guitares judicieusement arrangées qui confèrent un côté aérien à Nothin But Time. Puis une voix masculine. Un temps promis à David Bowie, c'est finalement Iggy Pop qui vient poser son timbre grave à cette compo dédiée à la fille ado de l'ex-compagnon de Chan Marshall. Il se sera fait attendre, mais on tient là réellement le titre qui sort du lot. Une réussite.

 

Peace And Love: Commençant sur un riff de guitare indie rappelant la scène des 90's, ce morceau est pourtant profondément hip hop, dans le rythme et dans la façon de chanter de Chan, qui s'initie au flow. Certes c'est original mais de là à totalement convaincre...

 

http://pitchfork-cdn.s3.amazonaws.com/content/CatPix_1.jpg

Cat Power délivre donc un disque au son nouveau, comme si Chan Marshall avait découvert une nouvelle personne en elle. Moins minimaliste que tout ce qu'on avait pu entendre jusqu'ici dans sa discographie, Sun est synonyme de renaissance, où la belle semble plus extravertie. Mais assez paradoxalement, Sun est un disque finalement homogène et qui sent un peu le manque d'inspiration. Là où on trouvait quelque chose à chaque piste de You Are Free, celles de Sun semblent toutes sortir du même moule, à quelques exceptions près. Chan Marshall et son alter ego auront de nouveau droit à son lot de critiques mais ceux qui la suivent depuis longtemps y dénicheront toujours de bonnes choses (la preuve ici). Il y aura toujours quelques rayons de Sun pur nous éblouir.

 

- F.

 

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Vendredi 20 avril 2012 5 20 /04 /Avr /2012 11:07

fear-fun.jpgSub Pop/Bella Union/2012

 

D'un côté, un songwriter de génie, sombre et énigmatique, ex-batteur des Fleet Foxes, l'un des plus grands groupes de folk contemporain : Joshua Tillman. De l'autre, un compositeur-producteur, auteur de l'un des meilleurs albums de 2011: Jonathan Wilson. Ce dernier accueille le fraichement autoproclamé Father John Misty dans son studio de Laurel Canyon pour donner naissance à Fear Fun, une réalisation attendue impatiemment au vue des qualités des protagonistes et de ce que peut offrir leur rencontre. Le tout mixé par Phil Ek (Fleet Foxes, Band Of Horses).

Revue piste par piste de Fear Fun, sortie prévue le 30 avril 2012.

 

Fun Times In Babylon: Une voix en réverb' qui nous accompagnera tout le long de Fear Fun. Jusque là pas une nouveauté chez Tillman. Puis la rythmique se met entre en scène pour une marche lente, aux couleurs chaudes, méditerranéennes, et aux choeurs doux.

 

Nancy From Now On: J. Tillman ose pousser sa voix dans les aigus, s'ouvre encore un peu plus, pour ce morceau avec des synthés un brin 80's mais qui savent éviter d'être kitsch. Nancy From Now On est surtout un morceau de pop californienne du plus bel effet, révérence à tous les Harry Nilsson et autres garçons de la plage.

 

Hollywood Forever Cemetery Sings: De la réverb', une guitare lacérée, un énorme morceau folk-rock, totalement imprégné de Neil Young & Crazy Horse. Un véritable monument, sommet de cet album. Et on ose espérer un jour pouvoir l'entendre sur scène.

 

Writing A Novel: Après un début d'album sur un rythme relativement lent, l'ami Joshua accelère le rythme avec cette compo country, accompagné d'un piano honky tonk. L'ombre de Creedence Clearwater Revival plâne...

 

O I Long To Feel Your Arms Around Me: Un orgue, des claps, des choeurs à la Fleet Foxes comme pour nous remémorrer que les premiers morceaux ont été envoyés à Wilson pendant l'enregistrement de Helplessness Blues. Une déclaration en forme d'intermède, à la production extrèmement simpliste, qui souligne le talent de Johnathan Wilson qui peut aussi amener des compos longues et alambiquées que comme ici, dans leur plus sobre essence.

 

Misty's Nightmares 1 & 2: Peut-être le morceau où l'on sent le plus la présence de Wilson et de ses influences. Ici on pense à Crosby, Stills & Nash sans Neil Young. Du folk très 70's, sans complexe, qui tire de la présence d'un orgue un côté psychédélique.

 

Only Son Of The Ladies' Man: L'homme fût batteur des Fleet Foxes, et ça se ressent ici, plus encore que sur O I Long To Fell Your Arms Around Me. Ce morceau semble tout droit sorti du dernier disque de Robin Pecknold. Choeurs et arrangements. Du folk de cathédrale à la Fleet Foxes. Grandiose, donc.Misty IMG 9426 21

 

This Is Sally Hatchet: Un petit air de Beatles dans cette chanson pote, époque Abbey Road. Un très grand final en montée, avec des cordes encore une fois dignes des Fab Four et une guitare très psychédélique.

 

Well, You Can Do It Without Me: Une folk song simple qui n'est pas sans rappeler Roy Orbinson, particulièrement dans le refrain.

 

Now I'm Learning To Love The War: Un peu de pop ici, avec une ambiance 60's, rappelant une nouvelle fois Lennon et consors. 

 

Tee-Pee's 1-12: Des accents très sudistes pour cette piste, mi-country, mi-bluegrass. Certaines mauvaises langues feront le parallèle avec le générique de Fall Guy, et objectivement n'auront peut-être pas tort. Mais Tillman brouille les pistes en intégrant un petit break à la Beach Boys.

 

Every Man Needs A Companion: On n'aurait jamais pensé qu'un jour Joshua Tillman fasse ce genre de titre-déclaration, comme Neil Young en son temps sur Harvest (A Man Needs A Maid). Et c'est pourtant le cas ici, comme si sa nouvelle identité l'avait changé. Une déclaration, un pamphlet contre la solitude, Tillman dit qu'il en marre d'être surnommé J., qu'il est Joshua. Fear Fun se clôt comme il s'est ouvert, sur une marche où la mandoline s'invite.

 

Fear Fun est un album décomplexé, où on découvre un nouveau Joshua Tillman, qui semble avoir brisé sa carapace et s'être ouvert au monde. Chose jusqu'ici impensable à l'écoute de sa discographie. Et ça lui réussit plutôt bien. On a à la fois l'album le plus produit et le plus abordable de Tillman. Et à parier un des très grands de 2012.

 

- F. with a little help from S.

 

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Lundi 16 avril 2012 1 16 /04 /Avr /2012 11:11

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/thumb/0/09/Jack_White_Blunderbuss_cover.jpg/220px-Jack_White_Blunderbuss_cover.jpgThird Man Records/XL/Naïve/2012

 

Ah, Jack White...te voilà enfin ! Revenu de ses aventures en groupe, Dead Weather, The Raconteurs, White Stripes, Jack White a profité de 2011. Le musicien de Nashville, Tennessee, avait appâté le chaland avec Love Interruption, une ballade groovy en compagnie de la chanteuse Ruby Amanfu. Qu'en est-il des autres morceaux de Blunderbuss ? Découverte titre par titre de ce nouvel album à paraître le 23 avril 2012.

 

Missing Pieces : C'est une boucle de claviers qui introduit ce nouveau disque et non pas un riff de guitare. Probable contre-pied, ce titre est hyper groovy, White a un flow quasi-hip-hop...et le même clavier s'en donne à coeur joie avec un solo décomplexé.

 

Sixteen Saltines : Ah ! le voilà le riff ravageur...! Batterie + guitare, ça me fait penser à quelque chose, ça. Là, on est en face d'un titre dans la pure tradition "whitienne".

 

Freedom At 21 : Un hymne à la majorité avec un solo de heavy metal assez dingue, il faut le dire. Si White n'a jamais avoué son admiration pour Van Halen, c'est désormais chose faite.

 

Love Interruption : Quelques notes de Fender Rhodes lancent ce morceau plutôt bien fait. Une belle ballade en duo avec la voix sensuelle de Ruby Amanfu. L'acoustique et l'ambiance soul-blues est de mise. 

 

Blunderbuss : Contrairement à son titre ("tromblon" en français), ce morceau est tout doux et n'envoie pas de gros sel. White chante une ballade country charmante et de bonne facture.

 

Hypocritical Kiss : Un titre avec un piano bavard, comme "l'instant Richard Clayderman" de trop...Bon, on n'en tient pas rigueur à Jack, qui essaie des choses. 

 

Weep Themsleves To Sleep : Là aussi, il y a du piano. On sent que White a voulu mettre en avant ce noble instrument, peut-être parce qu'il a tout simplement composé ce titre au piano. Avec ce genre de chanson, on n'est pas éloigné des Stones.

 

I'm Shakin' : Le petit boogie garage qui va bien. Clin d'oeil aux maîtres de White, I'm Shakin' renvoie au bon vieux rock avec grands renforts de choeurs soul. Une petite réussite.

 

Trash Tongue Talker : Un titre honky tonk dans une pure veine stonienne. Jack fait son Mick.

 

Hip (Eponymous) Poor Boy : Oh, la jolie intro de Noël...! Non, ce morceau n'est pas un titre de fin d'année même s'il en l'aspect au début. C'est un titre basé sur quelques accords de piano "à la manière de", une ritournelle assez enjouée mais pas indispensable.

 

I Guess I Should Go To Sleep : Le piano a décidément pris une place de choix sur ce disque. I Guess I Should Go To Sleep n'est pas une berceuse pour les insomniaques en culotte courte, mais inciterait plutôt à aller danser au bal. 

 

On And On And On : Un titre lancinant, down-tempo. La batterie est feutrée, la voix de White se mêle à une voix féminine. Joli morceau.

 

Take Me With You When You Go : Un rythme jazzy...Jack, pas qu'on ne te reconnaisse plus mais là tu nous surprends. Là aussi, il y a une voix féminine qui rejoint celle de Jack White, pour qui l'exercice de phrasé rapide est devenu un plaisir. Les changements de rythmes font de ce titre une espèce d'ovni.


Ce nouvel album en solo est donc un recueil de titres variés, l'occasion pour Jack White de dévoiler d'anciens titres écrits au fil des années, des morceaux aux influences diverses. Blunderbuss n'est finalement pas la révolution ou le changement radical de ton que beaucoup pouvaient attendre. C'est un disque honnête et varié qui sonne souvent comme les White Stripes, mais avec des idées d'arrangement nouvelles.

 

- S.

 

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Samedi 24 mars 2012 6 24 /03 /Mars /2012 15:30

 

My-Lady-s-House-RITS-FRONT.jpgAutoproduit/2012


Forts d'un premier EP qui est devenu la bande-son quasi officielle de l'émission de France 2 Rendez-Vous En Terre Inconnue et d'un album West Of The Sun Stories (2010) dans la plus pure tradition folk-americana, les Bisontins de My Lady's House reviennent pour notre plus grand bonheur. Des chansons, pour certaines déjà entendues sur scène, trouvent désormais leur place sur ce nouveau LP, qui démontre l'évolution et la maturité du quatuor. Après l'ouest, direction le sud.

Revue chanson par chanson de Run In The South.

 


Postcard From A Place You're Not: Trois notes. Et déjà un changement, une évolution sont palpables. La ligne folk est toujours présente, mais on sent l'ouverture à une palette plus large de compositions. Cette première piste est une pop-folk song, totale héritière du regretté Elliott Smith. Une mélodie en montée qui nous prend par la main et lance idéalement ce second LP.


Now And There: Le mellotron s'invite sur ce Now & There où une voix féminine nous ouvre les portes de cette composition d'où émane une certaine fragilité. Pour la première fois chez My Lady's House, les hommes s'effacent pour offrir à Cécile Bardey ce morceau, où l'on a l'impression de découvrir réellement sa voix pour la première fois. 

 

Strike Day: Si les deux premières pistes de Run In The South étaient lumineuses, on change d'atmosphère ici pour prendre une tournure beaucoup plus sombre. On revient à un folk mélancolique, mélancolie renforcée par les violons et surtout par une voix féminine qui résonne au loin, comme un fantôme.

 

The Devil With It : Après un début plutôt calme, voici les premiers coups électriques. Cette électricité présente déjà sur scène trouve enfin sa place sur disque mais sait garder son côté brut. Les trois voix s'unissent en choeur pour dévoiler un morceau en rupture, où les breaks relancent de plus belle la machine à décibels.

 

Daughter: Cette berceuse, illustration de la relation entre un père et sa petite fille, est totalement country. Un tempo lent relevé par un violon, nouveauté de ce second LP. Le duo de voix se marie divinement et c'est l'occasion d'entendre chaque membre du groupe apporter sa contribution aux choeurs. Les premiers American Recordings ne sont pas loin...

 

Parkside House: Ecrite avant que ne débarque dans les bacs Gentle Spirit de Jonathan Wilson, Parkside House possède cette réverb' dans la voix chère au musicien de Laurel Canyon. Une compo simple, intimiste, sensible. A classer parmi les meilleurs morceaux de My Lady's House.

 

Run In The South: Les fans de Jim Jarmusch et de l'ambiance noire de Dead Man vont être conquis par le morceau-titre qui tire toute son essence d'une guitare pleine de réverb', avec une tension soutenue par une batterie lourde. Très noire, on ressent la peur dont nous fait part la personne qui nous conte ici son histoire.

 

Coast Starlight: Sur cette compo, on retrouve les accords boisés du EP #1, soutenus par un banjo sans doute possible influencé par J. Tillman, période Cancer & Delirium.

 

The Story Of Sam Brinson: Ce petit frère de Flivers est le dernier morceau d'une trilogie entamée avec The Devil With It et Run In The South. Les amplis sont débranchés pour revenir à une chanson mélancolique, du  pur américana.

 

Falcon Lake : Ce titre, qui a déjà une longue vie en live derrière lui, clôt magnifiquement Run In The South. Une longue chevauchée épique où le banjo est supporté par une guitare qui sent bon le Neil Young de Dead Man ou du plus récent Le Noise. Totalement en rupture, il se termine sur des choeurs aériens qui laissent comme une ouverture, une évasion pour le futur de My Lady's House. Rideau.

 

Falcon Lake laissait penser à une fin d'album. Et bien non, après un léger blanc, arrivent deux autres titres bonus. Un espace vide volontairement voulu pour souligner le côté à part des pistes à suivre.

 

Run In The South (Acoustic Version): Comme aux grandes heures de Rust Never Sleeps ou de Freedom du Loner, on retrouve une compo dans sa version dépouillée, après son côté électrique.

 

The Lost Guys: Avec ce morceau, les influences pop du groupe sont mises en avant, comme sur le classique Before The Rain de EP#1. Cette compo, totalement anglaise, emprunte à la construction de chanson qu'affectionnaient les Fab Four ou le plus récent Noel Gallagher soulignée par des cordes et qui est coupée par un break de guitare acoustique, digne des grandes heures de Space Oddity de Bowie.

 

 

My Lady's House délivre avec Run In The South un album mature, plus profond, et moins homogène que son prédécesseur. Toute l'essence et l'expérience live ont su être captées et retranscrites pour la version studio. On découvre un recueil de chansons explorant divers horizons, des morceaux aux arrangements variés, chargés en émotions, de la lumière vers des chemins plus sombres. Avec Run In The South, My Lady's House délivre un grand album de folk, qui pourrait bien leur permettre (et on leur souhaite) de se mettre définitivement en lumière.

 

- F.

 

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Mercredi 14 mars 2012 3 14 /03 /Mars /2012 11:54

http://www.fri-son.ch/themes/fri-son/images/banner/logo.gif

EN CONCERT AU FRI-SON (FRIBOURG, CH)

LE 25 MARS 2012

 

Secretly Canadian/Differ-Ant/2012

 

Damien Jurado signe avec Maraqopa son dixième album et le deuxième en compagnie de Richard Swift. De cette collaboration était né Saint Bartlett, magnifique album paru en 2010. Revue titre par titre de Maraqopa, avant sa sortie officielle le 20 février prochain.


Nothing Is The Newsun titre introductif qui révèle déjà les nouvelles couleurs de ce disque enregistré au studio National Freedom de l'ami Richard Swift. Le guitariste de Vetiver est invité pour délivrer un solo de guitare électrique complètement psychédélique qui surfe sur une rythmique façon "desert blues". D'entrée, on sait que ce nouveau cru Jurado va en imposer. Ce qui en impose surtout c'est la voix, une voix pleine de reverb'.

 

Life Away From The Garden : après un solo de guitare, une autre nouveauté, le songwriter invite une chorale d'enfants. Leurs voix font écho à la sienne. Si les couplets peuvent sembler un tout petit peu monotones, le refrain qui clôt le morceau est magnifique. 

 

Maraqopa : ce morceau précédemment intitulé Three To Be Seen, est présent sur Our Turn To Shine (EP qui accompagna la sortie de Saint Bartlett en 2010). Il est réarrangé pour l'album, Richard Swift, l'âme fantomatique du disque y apporte ses choeurs noyés dans la reverb'. 

 

This Time Next Year : cette chanson que l'on peut entendre depuis quelques temps sur l'une des pages Soundcloud de Damien Jurado (ici) se retrouve totalement arrangée sur Maraqopa. Une guitare pleine de delay et une rythmique assez exotique, le morceau a presque ce côté "tropicalia".

 

Reel To Reel : assez étonnant dans la discographie de Jurado, Reel To Reel et un titre très planant qui bénéficie d'une production psychédélique, avec des samples et des nappes de claviers ça et là.

 

Working Titles : un titre vraiment réussi. Une rythmique sommaire comme point de départ, puis les choeurs de Jurado et Swift réunis mènent ce morceau vers les sommets.

 

Everyone A StarEveryone A Star est un morceau qui a déjà quelques années, puisqu'il figure également, dans une version alternative, sur Our Turn To Shine. Etrange ballade en apesanteur et hanté par un orgue et des choeurs. Parfait pour danser avec un fantôme.

 

So On, Nevada : Ohio, Yuma, AZ, Denton, TX, Arkansas, Kansas City...Damien Jurado a souvent chanté les Etats Américains et leurs villes. Souvent des lieux qui l'a visités lors de ses tournées. So On, Nevada est l'un de ces morceaux, brillamment interprêté, avec toujours Richard Swift harmonisant et apportant ses gimmicks de guitare 60's. Dommage que Damien n'ait pas invité la pétillante Melodie Knight (Campfire Ok) à chanter avec elle. La demoiselle à la voix cristalline l'a accompagné pour quelques versions live que l'on peut trouver ici et  et qui sont également très belles.

 

Museum Of Flight : Damien Jurado signe ici un très beau morceau qu'il chante en falsetto. Les arrangements sont feutrés et là aussi, le son est très 60's. En grand admirateur de Roy Orbison, le multi-instrumentiste Richard Swift y est pour beaucoup.

 

Mountains Still Asleep : un dernier slow pour conclure l'album. Titre idéal pour danser avec sa belle, Mountains Still Asleep bénéficie des mêmes arrangements feutrées signés Swift. Un régal.

 

Maraqopa continue dans la même lignée que Saint Bartlett, mais apporte plus de consistance au songwriting de Jurado, dont la voix n'a jamais été aussi à l'aise, autant en phase avec la musique. Richard Swift signe là une excellente production délicieusement surannée qui confère à l'ensemeble une atmosphère de nostalgie et une belle cohérence. On ne sait pas vraiment ce que Maraqopa veut dire, mais l'on sait une chose, si c'est un lieu, Damien Jurado et Richard Swift y ont passé du bon temps. Cet album en est la preuve.

 

- S.

 

(c) 2012

 

 

 
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Mardi 31 janvier 2012 2 31 /01 /Jan /2012 18:45

Blast Records/Global Music/2012

 

Grand succès commercial des mi 90's (Troublegum (1994), Infernal Love (1995)), le trio irlandais, en dépit d'un certain désintérêt aussi soudain que leur succès le fût, n'a pourtant jamais arrêté de trimer. Pour preuve simple, A Brief Crack Of Light est leur seizième album studio. Et pour quiconque a continué de les suivre, c'est toujours un plaisir d'entendre une nouvelle production du groupe, d'autant plus que celui-ci se remet constamment en question pour offrir des albums aux styles variés. Passage en revue chanson par chanson de la galette 2012.

 

503647366198Living In The Shadow Of The Terrible Thing: Le premier extrait qui tourne depuis quelques semaines voit un Therapy? revenu à l'époque de Toublegum avec ce morceau où la section rythmique joue un grand rôle. Gros passage de basse, batterie claire, on croirait presque entendre du Helmet. Première piste et premier coup de poing.

 

Plague Bell: Une compo brut, rentre dedans, heavy, qui semble avoir été enregistrée en une seule prise afin de pouvoir capter toute l'énergie développée par le trio. Et on a toujours du mal à croire que ce sont seulement trois musiciens qui arrivent à ce niveau de décibels.

 

Marlow: Comme pour calmer un peu le jeu, la troisième piste de A Brief Crack Of Light est une power pop song instrumentale. Choix étonnant en début d'un album mais qui en regardant en arrière nous rappelle l'univers de Semi-Detached et de titres comme Lonely, Cryin' Only ou Safe.

 

Before You, With You, After You: Noire, inquiétante, toute en rupture.On ne peut s'empêcher de penser à certains groupe de métal des 70's, Black Sabbath plus particulièrement.

 

The Buzzing: Les fans de la première heure ne pourront éviter de faire le rapprochement avec les premières productions du groupe, Babyteeth ou Nurse. Andy Cairns crie dans son microphone. Musicalement, c'est plutot difficile dans une première approche, les guitares sont bruyantes et en roue libre parfois. Mieux vaut y revenir un peu plus tard.

 

Get Your Dead Hand Off My Shoulder: Un petit côté indus pour attaquer la face B du vinyle avec un titre une nouvelle fois assez sombre. Therapy? crée une atmosphère angoissante tiendra en haleine jusqu'à sa conclusion.

 

Ghost Trio: Dans la plus pure tradition des Irlandais. Une construction plutôt étrange puisqu'il n'existe pas de refrain dans ce titre. Juste un couplet répété entrecoupé d'une grande plage instrumentale.therapy-brief-crack-light.jpg

 

Why Turbulence: Retour d'une compo heavy et pop, finalement très représentative du groupe. Avec son refrain sur un rythme plus soutenu, Why Turbulence est hyper efficace et à coup sûr bénificiera d'un bel avenir en live.

 

Stark Raving Sane: On l'a déjà dit: Therapy? touche à tous les genres. Avec ce titre, l'adjectif éclectique sera encore idéal pour qualifier le combo qui délivre ici une punk song améliorée, ne dépassant pas les trois minutes.

 

Ecclesiastes: Conclusion en douceur sur une ballade synthétique, où la voix de Cairns passe au vocoder mais ne tombe jamais dans le kitsch, difficulté majeur de ce type d'exercice. Un apaisement nécessaire après le mur du son engendré par A Brief Crack Of Light. La compo rappelle par certains côtés la programmation des intermèdes de Infernal Love.

 

Therapy? délivre donc encore une fois un album varié, rentre dedans, très réussi, peut-être un poil en dessous de Crooked Timber. Mais notre plaisir n'est en aucun cas gâché et A Brief Crack Of Light plaira à coup sûr aux fans, surtout ceux de la première époque qui trouveront ici quelques titres qui deviendront incontournables.

 

- F.

 

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Mercredi 19 octobre 2011 3 19 /10 /Oct /2011 19:00

Soyons honnête, l'extrait diffusé depuis cet été et les rumeurs circulant sur le successeur de Viva La Vida Or Death And All His Friends n'ont fait que faire naitre beaucoup d'à prioris. Maintenant que l'album complet est sur notre platine, notre septicisme va-t-il etre conforté ? Revue piste par piste de Mylo Xyloto. Sortie le 24 octobre 2011.

 

http://media.melty.fr/coldplay-mylo-xyloto-le-24-octobre-image-672851-article-ajust_614.jpgParlophone/EMI/2011

 

Mylo Xyloto : Ce titre au nom de molécule de suppositoire n'est qu'une intro musicale de 40 secondes, idéale pour vanter les promotions de supermarché au moment des fêtes de fin d'année.

 

Hurts Like Heaven : Navigant entre Wham ! et Culture Club, de la pop song année 80 à la sexualité ambigüe. Si tu voulais vraiment nous blesser, Chris Martin, tu as réussi.

 

Paradise : Des cordes, des synthés à foison (utilisés à outrance tout au long du disque), des petits ponts au piano. Plein de "Oh Oh" en choeur qui font écho au refrain. Un titre totalement formaté pour la radio mais qui n'est pas pour autant bon, loin de là.

 

Charlie Brown : D'entrée on reconnait la pâte Coldplay. On revient donc à des choses plus terre à terre. Certes, ça sonne comme du "déjà entendu", mais ça passe mieux que ce qui a été proposé jusque-là.

 

Us Against The World : La bande à Chris Martin est souvent comparée à U2. L'intro qui sent Where The Streets Have No Name ne va faire que renforcer la comparaison. Mais le reste est une simple ballade acoustique pas déplaisante mais pas non plus emballante.

 

M.M.I.X : Un interlude à l'orgue.

 

Every Teardrop Is A Waterfall : Voilà deux mois que ce morceau envahit les radios et on ne le comprend toujours pas. Cet orgue insupportable, ce chant énervant. Un mal de tête gagné à chaque écoute.

 

Major Minus : "Tiens, une nouvelle chanson de la bande à Bono". Tout faux, enfin pas tant que ça : la guitare sonne comme celle de The Edge, des "Ouh Ouh" à la Bono, une basse à la Adam Clayton. Mais j'ai l'impression de me répèter.

 

U.F.O : De nouveau une petite ballade acoustique avec des cordes aiguisées pour les larmes. Un peu pleurnichard, bref, j'ai pas aimé.

 

Princess Of China : Du synthé qui joue un air asiatique, des beats et le featuring improbable : Rihanna. Manquerait plus qu'on nous dise que le tout a été produit par Timbaland. Coup de maison de disques ou réelle démarche artistique ? Si la deuxième solution est la bonne, c'est tout simplement mauvais. On ne comprend vraiment pas. Même le fan de Coldplay le plus apte à laisser passer les choses moins réussies va crier au scandale.

 

Up In Flames : Chris Martin + un piano. Ballade, ballade, ballade, et là encore des cordes, qui maintenant c'est une certitude, font décidément office de remplissage.

 

A Hopeful Transmission : Comme son nom l'indique, voici encore un interlude. Suivant.

 

Don't Let It Break Your Heart : Une compo comme il y en a sur chaque album. En temps normal, on aurait fait le reproche à Coldplay de ne pas innover. Pour le coup, on est heureux d'avoir un "déjà entendu".

 

Up With The Birds : De l'apaisement, c'est ce qu'il fallait pour conclure ce Mylo Xyloto. Mais toujours ce synthé. Jusqu'au bout, il nous suivra. Sans lui, on aurait pu avoir un morceau passable.

 

Nos à prioris sont donc confirmés. On ne casse pas Coldplay pour casser Coldplay. Et on a tous aimé Parachutes ou A Rush Of Blood To The Head. Cependant et en étant totalement objectif, avec Mylo Xyloto, le groupe de Chris Martin sort son plus mauvais opus, complétement loupé. Démarche d'innovation ou foutage de gueule tout simplement, on ne le saura pas. Mais on excusera tous ceux qui feront l'impasse. Même le fan psychopathe risque de faire la tronche.

 

- Florian

 

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Lundi 17 octobre 2011 1 17 /10 /Oct /2011 10:00

Audio, Video, Disco, le tant attendu deuxième album de la paire parisienne la plus hype du monde sortira le 24 octobre 2011. Revue titre par titre du successeur de .

 

http://freedomrecord.fr/wp-content/uploads/2011/09/justice-audio-video-disco-album-300x270.jpgEd Bangers/Because/Warner/2011

 

Horsepower : on dirait presque l'intro de Thriller. Même si ce premier titre sonne très très vieillot. Le duo De Rosnay-Augé fait se croiser sonorités de musiques de films et violons synthétiques. Le ton et l'ambiance sont donnés. 

Civilization : dans le sillage d'Horsepower, ce titre convoque des parties vocales. Quelque part entre Daft Punk et Kiss, le morceau n'est pas d'une grande surprise, on a l'impression de l'avoir déjà entendu mais il est représentatif du durcissement de ton de Justice. Exit les tueries tubesques du type D.A.N.C.E., place à des titres obscurs et bruts mais pas spécialement moins mélodiques.

 

Ohio : "Ohio, Tennessee, California...", ce morceau nous fait un petit cour de géo sur les Etats américains. Les voix trafiquées sonnent un peu faux, et les claviers sont vintage au possible. Là encore, l'influence "écurie Ed Bangers" se fait sentir. La B.O. idéale d'un film de Quentin Dupieux. A noter un solo dégueulasse au clavier qui nous renvoie direct dans les années 80.

 

Canon (primo) : interlude médiéval de 27 secondes sans grand intéret. 

 

Canon : un riff de guitares joué au clavier (tiens, ça ne vous rappelle pas un certain autre duo, mais masqué ?), un rythme entraînant qui fonctionnera bien en club.

 

On'n'On : ce morceau avec invité vocal est plutôt réussi, là encore on est plongé dans les sons de quelques décennies passées. Il y a même ce solo de flûte au milieu du disque, pour le coup bien senti. 

 

Brianvision : ici aussi, un solo de guitare sûrement joué au clavier. On pense beaucoup à Brian May d'ailleurs. Toujours le même type de sonorités, Justice n'en sort pas vraiment en fait sur ce disque. Difficile de ne pas évoquer Daft Punk, dans ce choix quasi-permanent d'ambiances à la fois 80's et cinématographiques. 

 

Parade : que ceux qui ne supportent pas les riffs de guitares synthétiques passent leur chemin. AVD en regorge. Idem pour les synthés. Pour une fois, même si on a l'impression depuis un petit moment d'avoir déjà entendu ça, Parade est l'un des titres les plus audacieux du disque, grâce à l'ajout de choeurs et ce rythme lourd.

 

Newlands : les fans de Supertramp devraient apprécier l'intro au clavier de cet autre morceau chanté. Toujours les mêmes influences pour un futur single très efficace. 

 

Helix : là, c'est les fans de Queen et de Kiss qui vont être contents ! On croit reconnaitre la voix de Freddy Mercury sur Helix mais on se trompe peut-être. Toujours est-il que le titre est efficace.

 

Audio, Video, Disco : après une petite intro à la Rondo Veneziano, le tempo s'accèlère et révèle un titre plutôt entraînant, taillé pour les clubs. Les nappes de synthés toujours présentes, le gimmick vocal répété, on commence à connaître la recette.

 

Comme souvent, il est assez difficile de se prononcer sur une première écoute. On peut quand même conclure cette séance en disant que Justice s'est nourri de sonorités vintage, de hard-rock, de musiques de films (Carpenter, sans aucun doute) et de certains contemporains (Daft Punk, indéniablement) pour faire naitre ce deuxième album qui se démarque du premier par certaines ambiances plus sombres mais en conservant un certain sens de la mélodie et du rythme. De là à dire qu'on trouve ça génial...

 

- S.

 

(c) 2011

  

 

 

 

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Mercredi 12 octobre 2011 3 12 /10 /Oct /2011 22:00

Tout le monde s'accorde à dire que Beady Eye, c'est Oasis sans les chansons. Alors l'attente autour du premier effort solo de Noel Gallagher se fait de plus en plus longue pour les fans de feu-le groupe de Manchester. L'aîné de la fratrie a-t-il toujours ses facilités de songwriting qui lui aura permis d'écrire certains des plus gros hits pop de ces 15 dernières années. The Death Of You And Me qu'on a pu déjà entendre présageait du bon. Réponse maintenant en passant en revue titre par titre Noel Gallagher's High Flying Birds. Sortie le 17 octobre 2011.

 

http://www.hubluc.com/uploads/opus_description/image_path/82/noel+gallagher_high+flying+birds.jpg?1314346612Sour Mash/PIAS/2011

 

Everybody's On The Run : On commence avec un titre grandiloquent avec sa section de cordes. Le tout sur une partition de piano qui serait presque (voire carrément) empruntée à Paul McCartney. On est en terrain connu et on se dit que le morceau a été écrit à l'époque d'Oasis tellement on s'attend à entendre chanter Liam. 

 

Dream On : Totalement dans la lignée de Dig Out Your Soul, avec une rythmique qui devient (un peu trop) une habitude chez Noel Gallagher. De la pop song avec une saveur sixties, qui nous rappelle les faces B de l'époque, les memes où le compositeur s'évadait de l'omniprésence fraternelle.

 

If I Had A Gun : Deuxième single du LP. Une ballade où les accords de Wonderwall sont repris sur un tempo plus lent. Celà marque encore une fois l'époque de l'écriture du morceau. On comprend alors mieux le coup de gueule du frère monosourcilé qui accusait le brother d'avoir pris des compos d'Oasis pour son album.

 

The Death Of You And Me : S'il est très proche de The Importance Of Being Idle, le quatrième morceau de Noel Gallagher's High Flying Birds étonne par son ensemble de trompettes, jusque-là chose rare chez le guitariste depuis All Around The World sur Be Here Now. Excellent hit qui n'aura pas la palme de l'originalité mais qui démontre qu'on est bien en présence du créateur d'Oasis.

 

(I Wanna Live In A Dream In My) Record Machine : Noel Gallagher abuse-t-il trop des cuivres ? On peut le penser à l'écoute des arrangements de ce morceau. On connait l'influence des Who, et il semblerait que l'inspiration vienne de là (réécouter Quadrophonia pour comprendre mes propos). Une chanson qui devient vide lourde à écouter.

 

AKA... What A Life ! : Un morceau très dansant. Piano sur une rythmique qui faisait un carton dans les discothèques au début des années 90. NG se rappelle au bon temps de sa collaboration avec les Chemical Brothers. Mais si on ne lui reprochera pas d'innover, le résultat est assez raté.

 

Soldier Boys And Jesus Freaks : L'ensemble de cuivres fait de nouveau son apparition pour un titre encore très proche de Dream On ou The Death Of You And Me. De toute manière, Oasis n'a jamais été le roi de l'originalité, et dès qu'une recette marchait, il la recyclait à outrance. Ce n'est donc pas parce que l'ainé de la fratrie est maintenant seul qu'il changera de ligne de conduite. Mais pris à part, cela reste un titre solide.

 

AKA... Broken Arrow : Une pop song ensoleillée où on entend presque les congas. Elle se détache un peu du reste et se montre très entrainante.

 

(Stranded On) The Wrong Beach : Toujours un côté psyché qu'on entendait sur Dig Out Your Soul. On aurait certainement préféré l'entendre chantée par Liam, la formule de la chanson correspondant mieux à son timbre de voix nonchalant. Mais elle se place en haut de la liste des réussites de l'album.

 

Stop The Clocks : Clin d'oeil au best of d'Oasis ? Obsession du temps qui s'écoule ? On ne sait pas. Par contre on peut dire que la capacité à écrire des ballades sans grande saveur est un gène commun à Liam et Noel. Beady Eye l'avait démontré avec Kill For A Dream. Idem ici, même si la chanson comporte un final dézingué. Le morceau reste anecdotique.

 

La patte de songwriter de Noel Gallagher pour les mélodies pop entêtantes est donc toujours présente. Bien qu'il ait un peu trop abusé des cordes et trompettes dans les arrangements, son High Flying Birds plaiera aux fans d'Oasis pas trop regardants et est quoiqu'il arrive une meilleure livraison que Different Gear, Still Speeding du combo du cadet Gallagher.

 

- Florian

 

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Lire aussi: NOEL GALLAGHER'S HIGH FLYING BIRDS, The Death Of You And Me [Single]

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Mardi 27 septembre 2011 2 27 /09 /Sep /2011 19:50

On frétille toujours à l'idée d'un nouvel album de Feist, grande prêtresse pop du XXIè siècle. Que nous a t-elle concocté cette fois-ci ?
Revue titre par titre de ce Metals, déjà annoncé comme un grand disque. Sortie le 03 octobre.

 

 

nullPolydor/Universal/2011

 

The Bad In Each Other : les rythmes quasi-tribaux de ce morceau nous accueillent puis la guitare et la voix si reconnaissables de la Canadienne se font une place. Enfin, des cuivres majestueux et un final où s'entrechoquent tous ces instruments. Avec ce très beau titre d'entrée aux arrangements fort soignés et ses voix charmeuses, Feist frappe fort.

 

Graveyard : imaginerait-on une chanteuse capable de rendre le mot "cimetière" beau et mélodique ? Là encore, Leslie Feist signe une très belle chanson, pas du tout morbide quoiqu'un tantinet mélancolique. Sa voix, quant à elle, est toujours aussi puissante et racée.

 

Caught A Long Wind : telle une berceuse qui viendrait à bout de n'importe quel nourrisson, ce troisième morceau est d'une douceur à toute épreuve. Glockenspiel et piano se joignent à la guitare. Le secret de fabrication des chansons de Feist réside en la symbiose de ses instruments acoustiques.

 

How Come You Never Go There : toujours épaulée d'une fine équipe (Gonzales, Mocky...), Leslie n'a pas perdu l'inspiration. Avec ce titre au tempo tranquille, elle continue de charmer et on imagine déjà un clip plein de chorégraphie...

 

A Commotion : ce titre porte quelque part bien son nom. Véritable surprise avec ces chœurs masculins qui scandent "a commotion", ce morceau de Feist s'aventure vers une sorte de gospel futuriste et fait la nique à Camille.

 

The Circle Married The Line : un titre typique dans la discographie de Feist. Des chœurs haut perchés mariés à des cordes.

 

Bittersweet Melodies : autre morceau dans la lignée de ceux que peut composer Feist. Rien à redire, Bittersweet Melodies reste efficace sans être spécialement original.

 

Anti-Pioneeron le sait, le blues fait partie des influences de Leslie Feist. Anti-Pioneer le prouve et ce, de bien belle manière. Finement arrangé avec une guitare discrète et une batterie plus présente, le titre laisse la place à la voix de Leslie, toujours belle, on vous le répète.

 

The Undiscovered First : là encore, une chanson épurée. Avec juste une guitare, la Canadienne ravira ses fans. Et là encore, on se fait avoir : The Undiscovered First est un titre beaucoup plus ambitieux que peuvent dévoiler ses 30 premières secondes…Les voix - toujours les voix - sont très présentes. Les guitares sont aussi un brin plus agressives. Le final est vocal, comme quelques-uns des morceaux-phares du disque.

 

Cicadas & Gulls : petite ballade folk, avec juste une guitare et des voix entremêlées. Comme souvent chez Feist, l'épure et les silences sont aussi importants que l'emphase de certains titres. Très joli morceau.

 

Comfort Me : une autre ballade folk qui, elle aussi, trompe son monde. Après deux minutes à égrainer une série d'accords simple, Feist déroule le tapis rouge à des arrangements vocaux ambitieux et l'on imagine le public d'un stade reprendre en chœur le refrain "na na na".

 

Get It Wrong, Get It Right : Metals est fait de ces morceaux lents et épurés. Ce dernier titre en est l'exemple. Refrain mélodique, voix en avant, la méthode "Feist" fait encore ici son effet.

 

De retour après une longue absence, la Canadienne Leslie Feist délivre un troisième album basé sur des tempos assez lents. Un certain spleen est de mise, Feist délaissant le format pop à la 1, 2, 3, 4 au profit d'ambiances éthérées, de morceaux faussement calmes et d'envolées lyriques. Peut-être moins facile d'accès ou moins accrocheur, Metals reste un bon cru de la Canadienne.

 

- S.

 

(c) 2011


 


 

 

 


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Lundi 26 septembre 2011 1 26 /09 /Sep /2011 08:00

Revue titre par titre du second album des Dum Dum Girls, Only In Dreams, enregistré chez l'ami Josh Homme.


 

http://media.paperblog.fr/i/469/4691726/dum-dum-girls-coming-down-mp3-dum-dum-girls-r-L-8o4BHX.jpegSub Pop Records/PIAS/2011

 

Always Looking: petite mise en bouche punk, avec son seul accord de guitare et les copines de Dee-Dee qui font écho sur le refrain. Les Ramones apprécieraient.

 

Bedroom Eyes: pop song efficace, un petit côté Awful de Hole.

 

Just A Creep: rythmique et son 60's, pas étonnant quand on est chez un roi du Stoner. Et Dee-Dee nous rappelle Christie Hynde.

 

In My Head: toujours un petit côté 60's avec sans pouvoir vraiment le définir un petit côté R.E.M. Ne me demandez pas où, je ne saurais l'expliquer.

 

Heartbeat: même rythme que la prédédente, à tel point qu'on n'a pas eu l'impression de changer de piste. Un brin répétitif.

 

Caught In One: On a encore une petite impression d'être chez Courtney Love. Mais qui aurait arrêté l'alcool et qui prendrait un pepsi à Hill Valley en 1955.

 

Coming Down: Premier single annoncé. Un slow sans grande originalité mais qui fait son boulot. On ne serait pas étonné de l'entendre dans un film de vampires pour ado ou dans les bals de fin d'année pour le roulage de pelle en bonne et dûe forme.

 

Wasted Away: pop song au chant choral, sympathique, sans grande prétention mais qui sera vite oubliée.

 

Teardrops On My Pillow: le jeu de batterie a déjà été entendu plusieurs fois sur l'album. On commence un poil à se lasser.

 

Hold Your Hand: conclusion de Only In Dreams avec de nouveau une ballade qui prend une couleur année 80. Les Pretenders ne sont pas loin. Habillerait aisément une série américaine avec un ado prise de tête fan de Spielberg.

 

- Florian

 

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Mardi 20 septembre 2011 2 20 /09 /Sep /2011 17:53

Entouré d’un nouveau groupe, le Brestois revient avec un album pas ordinaire. 11 titres qui commencent tous par le mot "chanson" et qui replacent Miossec sur la carte rock hexagonale. Revue track by track de ces Chansons Ordinaires.


PIAS Recordings/2011

 

Chanson que personne n’écoute : de gros riffs sales et une batterie lourde ouvrent ce nouvel album. Miossec et ses musiciens (Sébastien Buffet : batterie, David Euverte : claviers, Thomas Poli : guitares, tous les trois croisés chez Dominique A.) mettent le paquet pour nous faire entendre cette chanson que personne n’écoute.Chanson pour les amis : à rapprocher inévitablement d’Arcade Fire, ce titre taillé pour les stades révèle un Miossec inattendu, porté par un son opulent (piano et orgues en avant). Moins agaçante que du Cali période 1000 Cœurs "Ségolène" Debout, une chanson très efficace.

 

Chanson d’un fait divers : le piano qui mène ce morceau au départ assez doux qui laisse la place à des guitares nerveuses. Un texte qui évoque ces vies bousculées par les faits-divers sans faire dans le détail. On verrait bien Miossec sur la scène du Stade de France défendre ce titre très entraînant au texte un brin sordide.


Chanson pour un homme couvert de femmes : réalisé avec l’aide du fidèle Dominique Brusson (Dominique A.) et mixé par l’inévitable Mark Plati (Catherine Ringer), cet album est riche d’une production variée, comme en témoigne ce titre aux croisements de l’electro, du trip-hop et du rock.


Chanson pleine de voix : le trio qui accompagne Miossec sait occuper l’espace de bien belle manière, le son des guitares est racé, les claviers dicrets mais présents, et la rythmique soutenue.


Chanson dramatique : les chœurs féminins enrichissent ce morceau sombre, porté par un texte et une ambiance tout aussi pesants.


Chanson du bon vieux temps : riff et rythmique d’intro calqués sur le fameux No One Knows de Queens Of The Stone Age…Une surprise dans la discographie du Brestois, mais qui fonctionne plutôt bien, avec ce petit passage "manège" déstructuré en guise de refrain.


Chanson protestataire : le piano matraqué nous renvoie encore à Arcade Fire pour ce titre et pointe du doigt les contestataires de tous poils avec un certain sens de l’humour et de l’auto-dérision. "Y a pas que du bon chez les Bretons", plaisante d’ailleurs Miossec à la fin de la chanson.


Chanson qui laisse des traces : autre titre sombre sur la relation amoureuse, ce morceau est l’un des plus réussis du disque, tout en étant l’un des des plus sobres, porté par les notes liquides d’un piano et d’un marimba.


Chanson d’insomniaque : les premières notes de ce morceau dérangé font penser au Nine Inch Nails du générique de Se7en de David Fincher. Morceau agîté pour nuits nerveuses, l’un des titres les plus étonnants de l’album. "Stupeur, bonheur", pour citer JD Beauvallet des Inrocks.


Chanson sympathique : avec une rythmique sommaire mais pesante et des chœurs fantômatiques, Miossec réinvente avec son cynisme habituel la ritournelle Avoir un bon copain. Classe.


Fort d’une réalisation efficace et d’une véritable dynamique de groupe avec un son lourd et résolument rock, Miossec signe un retour gagnant avec ses Chansons (pas si) Ordinaires.


- S.

 

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Mardi 6 septembre 2011 2 06 /09 /Sep /2011 00:01

Revue titre par titre du nouvel effort pour la défense des ouvriers et autres prolétaires par Tom Morello alias The Nightwatchman, World Wide Rebel Songs.

Déjà dans les bacs.

 

New West Records/Modulor/2011

 

Black Spartacus Heart Attack Machine: Guitare sèche sur air d'harmonica, rythme entrainant, soutien de choeurs féminins à la fin du morceau. Un air de Springsteen.

 

The Dogs Of Tijuana: Un air de western pour une chevauchée à la frontière mexicaine. On sent la terre ocre et la bière chaude.

 

It Begins Tonight: On ne change pas un homme, ni le son qu'il a inventé. Retour de la guitare de Rage Against The Machine pour le titre le plus rock de l'album.

 

Save The Hammer For The Man: Ballade au son de l'orgue avec la présence de Ben Harper pour un duo qui ne sera pas inoubliable, mais on ne crache pas sur une occasion d'entendre la voix du Tatoué.

 

The Fifht Horseman Of The Apocalypse: Un air de folk irlandais pour un duo vocal masculin/féminin.

 

Speak And Make Lightning: Après la chevauchée, la country saloon pour un morceau au ton joyeux sur lequel on se déhanchera.

 

Facing Mount Kenya: La basse sonne comme chez RATM pour un titre assez noir et inquiétant.

 

The Whirlwind: Une ballade où la voix de Morello sonne comme celle de Shane MacGowan à jeûn (du moins si cela existait).

 

Stray Bullets: Démarrant comme un blues, la compo se transforme rapidement en chant universel, sonnant comme une révolution.

 

Branding Iron: Petit moment d'acalmie avec une piste folk calme, épurée au son de la sèche et de la voix grave du Nightwatchman.

 

World Wide Rebel Songs: La révolution, ça peut se faire aussi dans la joie. C'est ce que semble vouloir dire cette chanson entrainante qui appelle tout le monde à reprendre son refrain à tue-tête.

 

God Help Us All: Prière d'apaisement avant le final festif.

 

Union Town: Le gospel qui unie tout le monde avec son refrain tout droit sortie d'une église de la Nouvelle-Orléans. De quoi devenir syndicaliste.

 

- Florian

 

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Lire aussi : THE NIGHTWATCHMAN, Union Town EP

 

 

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http://www.savingcountrymusic.com/wp-content/uploads/2013/04/valerie-june-pushing-against-a-stone.jpgVALERIE JUNE, Pushin' Against A Stone
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VANDAVEER, Oh, Willie, Please
 

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http://2a56b976980e0793ddee-5cc5435fcbc367bb03f9a415e7067a97.r91.cf2.rackcdn.com/wp-content/uploads/2013/02/hannielkhatib2013.jpgHANNI EL KHATIB, Head In The Dirt
BIRTH OF JOY, Live In Babalou
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HEARTLESS BASTARDS, All This Time
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