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CHRONIQUE DISQUES

Jeudi 23 mai 2013 4 23 /05 /Mai /2013 11:25

http://www.ivox-promo.fr/v2/wp-content/uploads/2013/03/Cover.jpgFreaksville Records/La Baleine/2013

On avait laissé la charmante Américaine chanter l'adaptation de Laisse Tomber Les Filles de France Gall (Chick Habbit) pour la B.O. de Deathproof (Boulevard De La Mort en VF) de Tarantino. April March revient accompagnée d'Aquaserge, orfèvres pop hexagonaux
Tour à tour planant ou incroyablement estival, le répertoire de cette association franco-américaine s'inscrit dans un registre légèrement suranné qui évoque par moments Stereolab ou Broadcast (Sparklers, Black Bars), les harmonies vocales "à la Californienne" (Sybarite), un certain Serge (Des Tics Et Des Tocs) ou encore le swinging London (J'Entends Des Voix).
Pour donner corps à ces morceaux où chaque instrument a quelque chose à dire, c'est John McEntire de Tortoise qui a mixé le disque, les musiciens de Tame Impala et Melody's Echo Chamber amenant, eux, leur savoir-faire. 
A la fois oniriques, rafraichissantes, expérimentales et pop à souhaits, les chansons de cette francophile jusqu'au bout des mèches et de sa bande font souvent mouche.
 

- S.

(c) 2013 

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Mercredi 22 mai 2013 3 22 /05 /Mai /2013 15:23

http://www.ivox-promo.fr/v2/wp-content/uploads/2013/02/BornRuffians-Birthmarks.jpgYep Roc/La Baleine/2013

Les Canadiens de Born Ruffians reviennent avec une troisième livraison, Birthmarks
Needle commence accapella. Des guitares gorgées de reverb' arrivent. Le tout s'emballe avec des choeurs dans un enthousiasme communicatif. Born Ruffians est un groupe capable de surprendre à chaque morceau, né pendant le boom autour de Vampire Weekend, Animal Collective et autres pourfendeurs de la pop moderne. Peut-être maintenant un peu oublié de cette mouvance, Born Ruffians n'en est pas moins efficace. 6-5000 continue dans la lancée de Needle, les guitares s'amusent autant que les voix. C'est fun, ça ne se prend pas la tête. La bande à Luke Lalonde n'est pas là pour se torturer l'esprit et ça se ressent dans la poignée de morceaux délivrés ici. Permanent Hesitation va piétiner les plates bandes de Foals. Cold Pop et Golden Promises s'affairent sur celles de The Walkmen avec là encore des guitares bavardes et une voix proche de celle de Hamilton Leithauser. 
L'un des morceaux de Birthmarks s'intitule Cold Pop. La musique de Born Ruffians n'est certainement pas de la pop froide tant ce disque est une invitation à la fiesta. 

- Georges.

(c) 2013

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Mercredi 22 mai 2013 3 22 /05 /Mai /2013 09:00

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/thumb/e/ee/Didnt_It_Rain_Hugh_Laurie.jpg/220px-Didnt_It_Rain_Hugh_Laurie.jpgWarner/2013

Un piano trône dans son salon. Une paire de guitares Gibson sont accrochées au mur. Les fans les plus observateurs de la série Dr House se sont rendus compte depuis longtemps que l'acteur Hugh Laurie est un musicien aguerri qui révèle à l'écoute de ce second album un personnage bien plus généreux que la série ne veut souvent le faire croire.
Hugh Laurie déroule une nouvelle fois ici une enfilade de blues plus ou moins connus interprétés en compagnie de la crème (Jay Bellerose, batteur de Ray LaMontagne, Joe Henry à la production...). Occupant parfois uniquement la place de musicien, Laurie laisse de la place à des vocalistes de choix (Gaby Moreno et sa jolie version de The Weed Smoker's Dream, morceau écrit en 1936 par Kansas Joe McCoy et popularisé par Peggy Lee ou Ella Fitzgerald). Comme dans l'épisode précédent (Let Them Talk), Laurie chante les délires opiacés avec aisance (Junkers Blues), flirte avec la musique du monde (Kiss Of Fire), joue les crooners - une fois n'est pas coutume - (Wild Honey), le tout en s'amusant énormément, semble-t-il.
Didn't It Rain (un titre de saison, n'est-ce pas ?) est un recueil de morceaux blues récréatifs, très agréables et sans prétention. 

- Georges.

(c) 2013

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Mardi 21 mai 2013 2 21 /05 /Mai /2013 10:06

http://cdn-images.deezer.com/images/cover/18497ee3961bae65e00ec1bea7bb312e/500x500-000000-80-0-0.jpgRoy Music/Universal/2013

De jeunes français qui rêvent d'Amérique, il y en a plein. Alba Lua, avec son premier album plein de mélodies fraîches, sort du lot
Ces mélodies, ils les doivent à un incessant intérêt pour cette pop ensoleillée, un brin surannée, celle des Byrds, Beach Boys ou MGMT.
La cavalcade de When I'm Roaming Free, les riffs et couplets rêveurs de Hermanos de la Lluvia, les Bordelais savent écrire une chanson pop et la faire rester dans votre tête un moment. En plus d'être de bons mélodistes, les membres d'Alba Lua jouent avec les rythmes, les ambiances (Permanent Vacation, My Roots Were Just Fading) avec une pointe de romantisme (Nobody's Child) et de nonchalance (Alegria, She's Got A Crush On You).
Si le printemps était là et avait des oreilles, il écouterait sûrement Inner Seasons d'Alba Lua.

- S.

(c) 2013

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Dimanche 19 mai 2013 7 19 /05 /Mai /2013 21:24

http://static.nme.com/images/gallery/QOTSA_LikeClockwork-Packshot.jpgMatador/2013
Six ans. Six longues années. C'est le temps qui sépare ce nouvel album du groupe de Josh Homme de son prédécesseur Era Vulgaris (Interscope/2007). Une éternité pour beaucoup, même si l'ami Homme n'a pas chômé, entre divers projets parallèles (Them Crooked Vultures, Desert Sessions), travaux de production (Arctic Monkeys) et apparitions sur les disques des potes, le dernier en date étant la B.O. de Sound City.
Malgré cette activité digne des meilleurs enfants hyperactifs, la parution de ...Like Clockwork met fin à une attente interminable. D'autant plus que ce sixième album de QOTSA marque le retour des légendaires Nick Oliveri, Dave Grohl et Mark Lanegan au sein du projet, comme à la belle époque de Songs For The Deaf (Interscope/2002). Un retour orchestré à coup de teaser et marqué par trois extraits qui tournent depuis un moment sur les plateformes vidéos, de quoi faire augmenter le palpitant chez de nombreux fans, et qui se demandent ce qui peut bien se cacher derrière ce disque aux allures vampiriques. Réponse titre par titre. Sortie prévue le 3 juin 2013.

1. Keep Your Eyes Peeled : Même si il n'y a plus besoin de présenter Queens Of The Stone Age, ce titre d'ouverture porte l'identité du son du combo. Rythmique lourde, ambiance sombre, du pur stoner. L'heure du retour a sonné. Pas vraiment original, mais on sait dès les premières notes qui on a en face de nous.

2. I Sat By The Ocean : Un titre très pop, ultra-efficace et léger par rapport à tout ce qu'on connait de QOTSA. Quelque part échappé de Era Vulgaris, Josh Homme use d'un chant très aigü rappelant le refrain de Make It Wit Chu.

3. The Vampyre Of Time And Memory : Ca commence comme une simple ballade au piano, puis des nappes de synthé retrofuturiste comme dans  une odyssée de l'espace font de ce slow un titre anachronique qui se termine sur un solo guitare qui sent l'influence de Bowie.

4. If I Had A Tail : Homme était derrière les manettes du fabuleux Humbug des Arctic Monkeys (il se dit même qu'il produira la prochaine mouture des Anglais). Normal donc de trouver Alex Turner à la guitare et conclure If I Had A Tail de quelques mots qui résonnent au loin. Une rythmique stoner ponctuée de solos de guitare pour un titre qui ne reste pas en queue de peloton et qui est appelé à devenir un classique.

5. My God Is The Sun : Avec ces guitares aiguisées pour les groupes de hard rock des années 80, My God Is The Sun est la piste la plus agressive de l'album. Sans le chant de Homme, on se demanderait même si on ne se serait pas trompé d'époque.

6. Kalopsia : Trent Reznor et Joshua Homme s'apprécie depuis lontemps et on avait déjà entendu le leader de Nine Inch Nails sur le titre éponyme Era Vulgaris. Un titre qui marque une accalmie après la décharge de décibels de My God Is The Sun. De nouveau un synthé rétro pour une fausse ballade au refrain à deux voix. Un titre majeur de ...Like Cockwork.

7. Fairweather Friends : Le titre au casting trois étoiles. Reznor est toujours là pour faire écho au chant de Homme et du rocailleux Lanegan. Peu surprenant... Trouver Elton John au piano - qui  plus prend des allures honky tonk - ça l'est plus (encore que on l'a déjà vu du côté d'Alice In Chains). Cette étrange mayonnaise prend naturellement pour ce titre hybride qu'on relance immédiatement. 

8. Smooth Sailing : Un titre étonnant, très funky où on pense même à Prince (sic) dont la tournure prise par la voix de Homme. C'est hyper-efficace, ultralancinant, un brin sexuel. Un contre-pied génial.

9. I Appear Missing : Un morceau ténébreux où on retrouve le Queens Of The Stone Age "classique". Emmené par un clip animé dans la même atmosphère, I Appear Missing fait penser à Alice In Chains, un goût pour les paroles sombres communes. S'il était encore de ce monde, Layne Staley aurait pu se joindre au groupe pour chanter ce titre.

10. ...Like Clockwork : Le titre éponyme clôt l'album avec accalmie par cette balade à l'intro au piano, au long solo au son très 70's et à des choeurs plânants. Il résume assez bien toute l'évolution du son du groupe durant les 6 dernières années.

Avec ...Like Clockwork, Queens Of The Stone Age signe un retour étonnant et détonnant, qui tout en gardant son identité propre, montre une évolution du stoner vers d'autres sonorités à la fois explosives et mélodiques. Album le plus abordable de la discographie de QOTSA, ...Like Clockwork est appelé à séduire un public large mais risquera d'en décontenancer plus d'un.

- F.

© - 2013

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Vendredi 17 mai 2013 5 17 /05 /Mai /2013 08:54

http://2a56b976980e0793ddee-5cc5435fcbc367bb03f9a415e7067a97.r91.cf2.rackcdn.com/wp-content/uploads/2013/03/daft-punk-random-access-memories.jpgColumbia/Sony Music/2013

On ne pouvait décemment pas passer à côté de ce disque déjà tant aimé et tant détesté. L'un des albums les plus attendus de l'année a déjà fait beaucoup parler de lui, entre info et intox, faux et vrais leaks
D'après ce qu'on avait entendu (l'imparable single Get Lucky en compagnie de Pharrell "N*E*R*D" Williams et Nile "Chic" Rodgers), on se doutait bien que le nouvel album de Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo serait d'obédience disco-funk. Dès le premier morceau, on est directement plongé dans un univers disco rétro-futuriste. La voix vocoderisée se laisse porter par des guitares funky (Nile Rodgers et Paul Jackson Jr. y sont pour beaucoup) et d'autres instruments marquants de l'époque, qui, pour la première fois, ont été joués en live. Rien de bien excitant, ce premier titre. On a l'impression de l'avoir déjà entendu.
Le vocoder ne quitte pas le disque puisqu'il revient sur le morceau d'après, The Game Of Love, une sorte de slow un brin suave dont la rythmique évoquerait presque une chanson de Sade. C'est dire si le disque est ancré dans le passé.
Random Access Memories est également un disque de collaborations. Gonzales, Panda Bear (Animal Collective), Julian Casablancas (The Strokes) et Giorgio Moroder sont aussi de la partie. Ce dernier y est interviewé pendant les neuf minutes de Giorgio By Moroder, sur fond de disco, bien entendu. Mis à part le témoignage de l'un des pionniers de la musique moderne, le titre ne présente pas un grand intérêt. Le pianiste et touche-à-tout Gonzales, lui, plombe l'ambiance avec un Within sirupeux, où là encore le vocoder fait quelques dégâts. Passons l'ennuyeux Instant Crush interprêté par Julian Casablancas, qui, malgré un solo de guitare robotique, ne parvient pas à convaincre. La voix de fausset funk de Pharrell Williams fait ce qu'elle peut sur le répétitif Lose Yourself To Dance qui fait bailler alors qu'il aurait pu faire danser. Il faut attendre le protéiforme et kitsch Touch pour sentir qu'il se passe quelques chose sur ce disque pourtant prometteur sur le papier. Doin' It Right fait se rencontrer un chant à la Beach Boys (celui de Panda Bear) et musique electro. Il y a aussi Beyond, comme échappé d'une B.O. de film (on pense à celle du film Tron). 
Là aussi, les cocottes de guitare sont de rigueur et la mélodie est douce même si le vocoder vient encore s'en mêler. L'instrumental Motherboard convoque une guitare acoustique discrète, instrument plus que rare chez Daft Punk. On retrouve avec plaisir le single Get Lucky, dans sa version longue mais pas moins funky. Tube imparable, s'il en est. C'est Contact, un titre qui monte en puissance, clôt Random Access Memories, sous un tonnerre de sons sâturés.
Contact est donc repris avec l'un des groupes les plus fascinants de ces dernières années qui, avec ce nouvel album nostalgique à la fois simple et expérimental, peut surprendre autant qu'il peut ennuyer.

- Georges.

(c) 2013

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Mercredi 15 mai 2013 3 15 /05 /Mai /2013 19:43

http://2a56b976980e0793ddee-5cc5435fcbc367bb03f9a415e7067a97.r91.cf2.rackcdn.com/wp-content/uploads/2013/03/The-National-Trouble-Will-Find-1024x1024.jpg4AD/Naive/2013

The National, groupe de pop "littéraire à costard" originaire de Brooklyn s'apprête à sortir son sixième album studio Trouble Will Find Me. Comme à chaque sortie, on s'attend à un défilé de chroniques toutes plus élogieuses les unes que les autres. Celle-ci en fait partie.
L'élégance sombre qui caractérise le groupe et qui en a fait sa carte de visite est toujours présente. The National, c'est un peu comme ouvrir un vieux livre au coin du feu dans un château en Bavière au coucher du soleil. On se sent bien, on a le temps, on se laisse porter par des histoires, on relève quelques fois la tête pour réfléchir à ce que l'on vient d'écouter. Ce nouvel album rentre peu à peu dans nos oreilles pour inonder notre cerveau de mélodies gracieuses. Qu'on ne s'y trompe pas, The National n'est pas la pour faire la fête, les textes transpirent toujours autant  la dépression et sont souvent portés sur la perte de l'autre ou une séparation, bref pas bien joyeux mais quel romantique ce Matt !  
Comparé au précèdent album High Violet, on trouve moins de singles dans Trouble Will Find Me même si certains titres, à la fois nerveux (pour The National) et faciles d'accès avec une mélodie assez accrocheuse, impalpable et profonde, ne manqueront pas de marquer les esprits.
On peut noter les excellents titres Don't Swallow The Cap, Heavenfaced,This Is The Last Time, Graceless ou encore I Need My Girl qui à mon sens font de cet album un très bon disque. La voix empruntée de Matt Berninger s'installe toujours parfaitement dans les mélodies des frères Dessner et sur les rythmiques des frères Devendorf.
Même si on peut regretter une certaine linéarité entre les titres, ce dernier "ouvrage" s'inscrit pleinement dans la lignée des 5 précédents. Finalement est-ce grave ? Pas certain …

- Simon N.

© - 2013

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Lundi 13 mai 2013 1 13 /05 /Mai /2013 10:51

http://blog.lesoir.be/frontstage/files/2013/04/girls_in_hawaii-misses_s.jpgNaïve/2013

Paru le jour du Record Store Day, cet EP confirme le talent d'un groupe belge qui s'apprête à sortir son troisième album.
Misses est un disque plutôt mélancolique, probablement hanté par la perte d'un des membres du groupe (le batteur Denis Wielemans est mort dans un accident de voiture en 2010). On y trouve le morceau éponyme, délivrant une ambiance à la Syd Matters, un peu sombre avec ses guitares en arpèges et ses nappes de mellotron. Si on voulait prouver notre sensibilité, on dirait que ce morceau est beau à pleurer. Dirty Sands est, quant à lui, un titre qu'on croirait échappé de la discographie de Grandaddy (le chant nasillard filtré, les claviers évoquent le groupe de Modesto). Words Are In The Wood, là aussi joué à la guitare, réveille le côté sombre du groupe avec des choeurs presque slaves qui le hantent. 
Malgré un long remix sans grand intérêt, ce disque présage d'un long format à venir des plus enthousiasmants. On a hâte.

- Georges.

(c) 2013 

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Vendredi 10 mai 2013 5 10 /05 /Mai /2013 11:15

http://cdn-images.deezer.com/images/cover/f22f0489c980f3f4f5ee5541c3700617/315x315-000000-80-0-0.jpgSunday Best/PIAS/2013

En plus d'être jolie et dotée d'un jeu de guitare personnel, Valerie June dévoile un premier album très réussi.
Les mauvaises langues vont encore dire qu'il y en marre de voir la gu**** de Dan Auerbach à chaque fois qu'un disque sort et qu'il est crédité comme producteur. A ceux-là, on leur dira que le leader des Black Keys apporte sa patte et quelques riffs de guitare bien sentis, sans pour autant éclipser la forte personnalité de Valerie June, jeune femme de 31 ans qui, avec cette voix envoûtante nourrie au gospel et au vieux blues, a su rapidement s'imposer. 
Si le disque est centré autour d'une musique roots (Workin' Woman Blues entre autres), on y trouve également des sonorités 60's comme le démontre les entêtants The Hour et Wanna Be On Your Mind (Richard Swift en choriste et batteur de choix). Valerie June propose aussi des folksongs épurées et hâbitées qu'une certaine Alela ne renierait pas (Twined & Twisted). 
Pushin' Against A Stone est donc un disque qui dose savamment blues, folk, gospel et hits en puissance hérités des 60's. Un régal. 

- Georges.

(c) 2013

 
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Mercredi 8 mai 2013 3 08 /05 /Mai /2013 09:00

http://www.cmj.com:8080/wp-content/uploads/2013/04/Thee-Oh-Sees-Floating-Coffin.jpegCastle Face/2013

Thee Oh Sees - pour ceux qui ne connaissent pas encore - est un de ces groupes de la bouillonnante scène indie rock de San Francisco. Des groupes qui ont la fâcheuse tendance à sortir deux albums par an, enchainant par la même occasion des tournées interminables.
Il est difficile de saisir la cohérence de ce quatuor dont le leader John Dwyer (guitare, voix) comme son ami Ty Segall s'amuse à jongler avec différents styles musicaux à chaque album, allant de la folk psyché au bon vieux garage punk en passant par la pop 60's.
Avec Floating Coffin, les Californiens plongent dans ce qu'ils savent faire de mieux, à savoir un rock garage sauce psyché musclé par de solides rythmiques comme en témoigne le titre d'ouverture I Come The Mountain.
Si on a l'impression que le tempo redescend d'un cran sur l'intro de Toe Cutter – Thumb Buster, c'est pour mieux se frapper la tête contre les murs à l'arrivée des riffs heavy salaces. Quoi de mieux que le psychédélisme déglingué de Strawberries 1 + 2  pour illustrer l'effrayante pochette où sont représentées des fraises mutantes ou vampires prêtes à attaquer... Outre les bizarreries hypnotiques (Sweet Helicopter) et les habituelles rythmiques effrénées sous acides (Tunnel time), la vraie surprise reste Minotaur et son introduction au violoncelle où le quatuor offre ici une ballade pop planante sans pour autant entrer dans des  saturations interminables.
Moins expérimental que le précédent Putrifiers II, Floating Coffin ravira autant les fans des Californiens déglingués que les amateurs puristes de rock alternatif.

- Johan.

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Mardi 7 mai 2013 2 07 /05 /Mai /2013 12:00

http://la-mission.com/images/brassens_cover.jpgFanon Records/L'Autre Distribution/2013

Qui aurait cru un jour qu'on écrirait ici une chronique d'un disque de Georges Brassens ?
Que ceux qui ne croient qu'au rock indé et considèrent la chanson française comme un fléau se jettent sur ce disque non pas pour le brûler mais pour savourer les relectures du célèbre moustachu par (entre autres) Herman Dune ou Lianna La Havas.
Le label Fanon Records via Emile Omar (programmateur sur Radio Nova) a eu la bonne idée de proposer de revoir les morceaux de Brassens aux acteurs de la scène indépendante internationale. Après Brassens, Echos Du Monde, Fanon réunit ainsi sur une même galette les Franco-Suédois Herman Dune, l'Israélienne Yaël Naïm, le Suédois Olle Nyman ou l'Iranienne Yasmine Hamdan. Il y a aussi des Colombiens, des Américains...
En plus de se réapproprier des chansons aussi connues que Jeanne ou Les Amoureux des Bancs Publics, les artistes présents sur cette compilation les interprètent dans leur langue maternelle. Excellent projet à découvrir.

- S.

(c) 2013

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Dimanche 5 mai 2013 7 05 /05 /Mai /2013 10:24

http://cdn.stereogum.com/files/2013/01/SheAndHimVolume3Details.jpgMerge Records/Sony/2013

La dernière fois qu'on avait eu des nouvelles du couple Zooey Deschanel/M.Ward, c'était pour nous souhaiter un joyeux Noël. Cette année, leur retour semble être une façon de célébrer les premiers jours ensoleillés (oui, oui, normalement ils arrivent bientôt).
Pas vraiment de surprises dans ce Volume 3, suite logique des 2 précédents opus de la collection. Le couple le plus glam de la musique indie actuelle développe comme à son habitude une pop vintage, un album totalement 60's qui nous téléporte direct vers la féérie dansante des sirènes. Les compositions (en dehors de 3 reprises) sont l'oeuvre de la New Girl et le duo assure en toute décontraction. On a parfois du mal à s'y retrouver puisque l'album est très homogène mais la joie communicative de She & Him fait tout. En 14 pistes sucrées et pleines d'amour, Zooey et Matthew nous contaminent et sont le remède idéale contre la morosité printanière actuelle.

- F.

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Lundi 29 avril 2013 1 29 /04 /Avr /2013 16:36

http://2a56b976980e0793ddee-5cc5435fcbc367bb03f9a415e7067a97.r91.cf2.rackcdn.com/wp-content/uploads/2013/02/hannielkhatib2013.jpgInnovative Leisure/Because/2013

Décidément, Dan Auerbach est le producteur convoité du moment. Après Valérie June et plus récemment le touareg Bombino, le leader des Black Keys a pris sous son aile le tatoué de L.A. Hanni El Khatib (rencontré dans un bar parisien pour l’anecdote) qui avait défrayé la chronique avec son premier album brut de décoffrage Will the Guns Come Out.
Qu'on se le dise tout de suite, Head In the Dirt n'a rien à voir avec le précédent opus. Exit le duo guitare/batterie. Hanni est accompagné sur ce disque par plusieurs musiciens dont Auerbach sur certains morceaux ainsi que le batteur des Raconteurs, Patrick Keeler. Welcome To Nashville ! L'enregistrement réalisé live débute par Head In The Dirt et sa sonorité pop/garage très 60's notamment dûe à la présence des claviers vintage, suivi de près par l'explosif Family et sa guitare tonitruante, condensé d'énergie brut qui n'aura aucun mal à créer l'émeute en live.
L'ombre de Dan Auerbach plâne sur le très soul Skinny Little Girl ou encore Penny très pop synthétique mais néanmoins accrocheuse rappelant au passage le Brothers des Black Keys. A chaque titre, une nouvelle surprise. Nobody Move, malgré la sonorité garage habituelle, est teintée d'effluves reggae tout comme Low et sa sitar électrique dépoussiérée des années beatniks, alors que Save Me renoue avec le blues/boogie sauce doo-wop. L'énergique et cradingue Sinking In The Sand où l'ampli est monté jusqu'à 12 renvoie à un son garage punk à la MC5 alors que le disque se termine plus paisiblement (ou pas) par House Of Fire dans une veine bluesy.
Ce disque plus varié que son prédécesseur peut peut-être surprendre les fans des premières heures mais que l'on se rassure, l'énergie est toujours au rendez-vous même si elle est un peu moins brute. Hanni arrive néanmoins à convaincre par un songwritting solide. Auerbach n'a donc  pas réalisé un El Camino bis mais un album efficace et éclectique qui n'a pas fini de faire parler de lui.

- Johan.

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Samedi 27 avril 2013 6 27 /04 /Avr /2013 14:52

http://cdn.7static.com/static/img/sleeveart/00/022/145/0002214529_350.jpgVietnam/Because/2013

On avait laissé le Drômois avec Off The Map, une production plus que réussie, mis en son de mains de maître par l'orfèvre Steve Albini. Un LP qu'on n'a cessé de faire tourner, à user le saphir de notre platine bien aimée. Mais bien que toujours sur la route pour défendre son dernier né, Renaud Brustlein n'oublie pas son public et fait paraitre un second extrait de son quatrième album.
Pour accompagner ce titre à la Pavement, H-Burns offre trois titres très brut. Brut comme la guitare saturée de Dive Within. Brut comme la version démo de Opposite Way. Ou encore brut de sincérité comme sur la ballade June.
Un EP au son toujours très 90's, en parfait harmonie avec Off The Map. Un très bon complément.

- F.

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Vendredi 26 avril 2013 5 26 /04 /Avr /2013 17:00

http://vandaveer.vaesite.net/__data/7d4870a397b23e98d857d4982866fed7.jpgAlter K/2013

Quand on demande à Mark Charles Heidinger "pourquoi reprendre des "murder ballads"?", celui-ci répond simplement : "parce que nous les aimons". L'exercice de style rappelle évidemment celui de Nick Cave au siècle dernier mais la comparaison s'arrête là. Vandaveer reprend ces chansons traditionnelles avec ce sang folk qu'on lui connait et cette collection de 11 morceaux sied très bien au répertoire des Américains.
Ces "ballades de meurtre" (parfois, on ne devrait pas traduire) permettent à Vandaveer de retrouver l'atmosphère sombre de Divide & Conquer et son storytelling n'est pas s'en nous remémorer Johnny Cash et ses American Recordings (The Murder Of The Lawson Family).
Le duo Mark Charles Heidinger/Rosie Guerin est rejoint par J. Tom Hnatow (These United States) et Philips Saylor (Stripmal Ballads) pour mettre en musique ces histoires de mort et de meurtres. Banjo, pedal steel, cordes donnent la couleur folk de l'album, où le timbre de voix du dylanien Heidinger se marie comme toujours à la perfection avec celle grave et suave de Rosie Guerin. Rosie Guerin qui d'ailleurs porte à elle seule le bluegrass de The Railroad Boy et The Drunkard's Doom.
Enregistrées pour la plupart live dans un manoir au fin fond du Kentucky, Oh, Willie Please... est un album d'américana authentique, hanté, rempli de fantômes. Entre marche funèbre (Pretty Polly), ballade noire (Poor Edward) et valse mortuaire (Henry Lee), le quatrième album de Vandaveer est un exercice de style parfaitement réussi, une interprétation sans tricherie de ces morceaux traditionnels de la culture nord-américaine. 

- F.

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ALBUM DU MOIS

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- F. :

http://2a56b976980e0793ddee-5cc5435fcbc367bb03f9a415e7067a97.r91.cf2.rackcdn.com/wp-content/uploads/2013/03/The-National-Trouble-Will-Find-1024x1024.jpgTHE NATIONAL, Trouble Will Find Me
DJANGO UNCHAINED, OST
ALELA DIANE, The Pirate's Gospel
LEONARD COHEN/JEFF BUCKLEY, Hallelujah
 

- S.
http://cdn.stereogum.com/files/2013/01/SheAndHimVolume3Details.jpgSHE & HIM, Vol. 3
THE NATIONAL, Trouble Will Find Me
ALELA DIANE, Colorado Blue
    

-Johan :

http://2a56b976980e0793ddee-5cc5435fcbc367bb03f9a415e7067a97.r91.cf2.rackcdn.com/wp-content/uploads/2013/02/hannielkhatib2013.jpgHANNI EL KHATIB, Head In The Dirt
BIRTH OF JOY, Live In Babalou
BLACK SABBATH, Paranoid
HEARTLESS BASTARDS, All This Time
SCANNERS, Submarine

LABELS

 

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