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L'ALBUM DU MOIS : DAMIEN JURADO, Maraqopa (>>PORTRAIT)

 

THE CRANBERRIESJACK WHITE / THERAPY? / LEONARD COHEN

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ALBUMS & CHRONIQUES A VENIR

27 Février:

THE CRANBERRIES, Roses

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23 Avril:

JACK WHITE, Blunderbuss

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30 Avril:

FATHER JOHN MISTY, Fear Fun (Track By Track déjà en ligne)

Lundi 5 décembre 2011 1 05 /12 /Déc /2011 18:00

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http://crocnique.files.wordpress.com/2011/08/happy-soup.jpgEMI/2011

 

On avait laissé le chanteur anglais en 2005, avec un excellent disque, Floor Show, trop rapidement oublié. Happy Soup démontre que Baxter Dury est toujours en forme et inspiré. Bonne nouvelle ! 

Pour ce retour excitant du chanteur britannique, Happy Soup (déjà, le titre...!) est placé sous le signe des années 80 et de la féminité. Toujours adepte de rythmiques minimales et de basses rondelettes, Baxter Dury n'a pas changé de style, laissant libre au cours à son phrasé quasi-légendaire qu'une voix féminine vient soutenir souvent (la délicieuse Madelaine Hart). On a l'impression que pour cet album, l'Anglais - en intitulant d'ailleurs les deux premiers morceaux du disque après des prénoms, Isabel et Claire - a laissé parler sa propre part de féminité. 

Isabel, titre introductif, est bardé de claviers et se termine par un petit solo de guitare qu'on croirait joué par le survivant Edwyn Collins. Tout cela sonne terriblement british. Le single Claire suit et là aussi les choeurs féminins  y sont très présents, c'est la chanson idéale des après-midis passés à compter les nuages, allongé sur un transat. Idem pour Trellic, servi par un petit riff de guitare et encore, des choeurs. 
Comme évoqué précédemment, le phrasé de Dury est présent (Leak At The Disco, l'excellent et gainsbourien Happy Soup), l'Anglais fait la part belle à une production synthétique rappelant parfois Joy Division (Picnic On The Edge) et n'oublie jamais de toujours saluer Lou Reed et le Velvet (The Sun et sa guitare à peine accordée). Cerise sur le gâteau : Trophies, qui confirme le génie d'écriture de l'auteur de Cocaine Man et Sister Sister.

Produit par Craig Silvey (déjà derrière la console de Len Parrot's Material Lift, le premier disque de Baxter Dury), ce nouvel album est plus lumineux que ses prédécesseurs et lorgne vers les 80's à coups de claviers et de très beaux choeurs féminins. Un disque fait pour les vacances.

 

- S. 

 

copyright - 2011


 

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Lundi 5 décembre 2011 1 05 /12 /Déc /2011 16:51

http://farm7.staticflickr.com/6226/6405210139_751b86acc9.jpgWarner/2011

 

Morning Becomes Eclectic est une petite performance live de l'ami Sam Beem, éditée pour le Back To Black Friday. Cet évènement a lieu chez les disquaires indépendants, l'équivalent hivernal du Record Store Day, et permet la parution de galettes en édition limitée. Pour cette occasion, Iron & Wine nous offre quelques chansons enregistrées pour la radio KCRW en janvier dernier. A la différence de sa Daytrotter Session, Beem offre des morceaux dans un apparât moins dépouillé et ne se contente pas uniquement du récent LP en date Kiss Each Other Clean. De ce dernier apparaissent un formidable Tree By The River aux arrangements entrainant de flûte et de saxo, lui conférent un côté springsteenien; Me And Lazarus garde sa ligne en retenue avant un final éclatant. Côté compo folk, saluons Half Moon, dont le rendu live dépasse la version studio et la magnifique ballade He Lays In The Reins. A mille lieux de là, Summer In Savannah voit une facette funky de Iron & Wine et My Lady's House sort des tiroirs pour incarner une piste très sensuelle de ce 12''. Le bras du gramophone reprendra sa place statique après avoir vibrer au son des magnifiques choeurs féminins de Naked As We Came.

Petite galette sympathique de Sam Beem, pour qui aura pu se la procurer. Les autres garderont espoir d'un jour tomber dessus au détour d'une bourse aux disques.

 

- Florian

 

© - copyright - 2011

 

Lire aussi: IRON AND WINE, Kiss Each Other clean

 

 

 


 

 

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Lundi 5 décembre 2011 1 05 /12 /Déc /2011 08:00

http://www.acousticmusic.com/fame/g05310.jpgPretty And Black Records/2007

 

Plus qu'un album oublié, c'est un album duquel nous sommes totalement passés à côté. Car avant de produire le chef d'oeuvre Gentle Spirit, Jonathan Wilson s'était déjà lancé en solo. D'ailleurs, il ne faut pas se voiler la face : sans Gentle Spirit, Frankie Ray serait complètement resté dans l'anonymat. Mais quelle injustice cela eût été. Voici donc l'occasion de le mettre en lumière. Paru en 2007, il possède déjà les ingrédients utilisés par Wilson, cette base folk teintée de psychédélisme emprunté à cette époque des 70's pleine de liberté musicale et d'inspiration. L'ombre de David Crosby plâne sur Carousel quand on entend les choeurs sussurés. Born To Be My True Love  sent aussi bon l'époque où Crosby se frisait les moustaches avec ses compères Graham Nash et Stephen Stills. Quant à Dreaming, c'est le sud de Lynryrd Skynyrd qui nous réchauffe. Mais Wilson est aussi proche des groupes et compositeurs faisant partie de ses contemporains. Ainsi, on ne peut s'empêcher de penser à Midlake lorsque commence Your Ears Are Burning. Et le fantôme d'Elliott Smith est bien là, quand à l'écoute de la troisième piste le rythme est le même que sur Waltz #2 (XO). D'ailleurs, le morceau se nomme Waltz With Me, ceci ne peut être une simple coincidence. Le natif de Portland aussi présent sur la légère You Can Have Me.

Mais là où l'Américain est le meilleur, c'est lorsqu'il entâme de longues compositions alambiquées. Sing To You est un génial morceau ambiant désabusé et joué au piano. For Every 10, le sommet de Frankie Ray, un morceau de dix minutes se terminant par une longue plage musicale soutenue par un clavier très psychédélique, avant de finir avec juste une guitare sèche tout droit sortie d'un album de Neil Young. Et que dire de Modern China, qui change sans cesse d'atmosphère, passant d'un folk pure et simple à une grandiloquence cinématographique de manière magistrale.

Frankie Ray n'atteint pas la perfection de Gentle Spirit, mais s'en approche grandement. Il est peut-être plus abordable que son grand frère par la relative concision des morceaux et leur simplicité. Il possède déjà ce qui demeure une qualité majeure chez Wilson, cette capacité à produire des compos riches qui même au bout de 20 écoutes dévoilent une nouvelle de leurs facettes et qui jamais ne font éprouver de lassitude.

 

- Florian

 

© - copyright - 2011

 

Lire aussi: JONATHAN WILSON, Gentle Spirit

 

 

 


 
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Dimanche 4 décembre 2011 7 04 /12 /Déc /2011 20:46

http://onethirtybpm.com/wp-content/uploads/2011/11/the-roots-undun-jpeg.jpgDef Jam/Universal/2011

 

Nouvelle livraison du meilleur groupe de rap instrumental en provenance de Philadelphie, tout juste un an après l'excellent How I Got Over. Une réussite.
Comme s'il fallait le préciser, The Roots est un groupe intelligent, qui ne se contente pas d'aligner les rimes sur fond d'instrus sans âme (on n'est pas chez le petit ourson qui vit à Miami...). Undun est un album-concept qui parle de Redford Stephens, personnage semi-fictif qui tente de revenir sur son existence passé, après sa mort. La trame narrative est donc inversée, comme le souligne les titres du disque, évoquant les choix que Redford fait dans sa vie, vivre une vie normale, rangée ou devenir un criminel et se faire de l'argent facile.

Ici, pas spécialement de titres joyeux, le flow de Black Thought toujours aussi précis glisse sur les rythmiques élaborées par ?uestlove. The Other Side est ainsi l'un des morceaux les plus réussis du combo et peut-être aussi l'un des plus remplis de spleen. Idem pour Tip The Scale, aussi dark que les photos de pochette.

Ce qui ne change pas chez les Roots, c'est ce besoin de s'entourer de vocalistes et rappers de talent, tels que Dice Raw, Bilal Oliver ou bien Big K.R.I.T., et là encore, comme sur le précédent album, un invité de choix mais dont la musique n'a pas trop à voir avec le hip-hop mais plus avec le folk. Après Monsters Of Folk et Joana Newsom sur deux des plus beaux titres de How I Got Over, c'est au tour de Sufjan Stevens ou plutôt un titre de Sufjan Stevens d'être utilisé ici. Redford, instrumental au piano calé au milieu des 15 morceaux de Michigan, devient ici l'occasion d'évoquer le prénom du personnage dépeint dans Undun. Redford trouve sa place au début d'un mouvement, Redford Suite, qui clôture le disque, entre impro jazz et orientation classique, preuve que la musique de The Roots dépasse largement les limites du hip-hop.

S'il est un album assez sombre, Undun rappelle parfois Phrenology ou certains titres des premiers efforts de The Roots, l'occasion peut-être pour le groupe de jeter un coup d'oeil dans le rétro et de faire un point sur sa carrière, une carrière déjà longue et constituée d'albums toujours impeccables dont Undun fait partie. 

 

- S.

 

(c) 2011

 

 

 

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Dimanche 4 décembre 2011 7 04 /12 /Déc /2011 11:12

http://2.bp.blogspot.com/-q6j2RJWSIvs/Tqhf-z6ioZI/AAAAAAAADP4/FpxINxG_sYE/s400/stage-whisper-charlotte-gainsbourg.jpg-largeBecause/Warner/2011

 

Deux copains se croisent dans la rue...


- Salut ! Qu'est-ce que tu as dans la main...Arg ! Un disque de Charlotte Gainsbourg...! Ca ne t'a pas calmé, son dernier album studio ?


- Salut, bah, écoute elle vient de sortir ce coffret CD/DVD live plutôt bien fait, avec en bonus des titres inédits. Ca fait plus d'un an qu'il doit sortir !


- Okay, mais enfin...elle doit sûrement chanter encore moins bien que sur album, non ?


- Bin, pas tant que ça...En fait, elle a fait pas mal de dates, et du coup, elle est beaucoup plus à l'aise sur scène qu'au début, et puis elle est entourée de très bons musiciens. On s'en rend compte en écoutant le titre Set Yourself On Fire, qui est un beau morceau de pop décalée et bricolée, en plus elle est enchainée en live avec Jamais, l'un des titres de IRM. Bon, c'est sûr que c'est pas une grande chanteuse, dans le sens "grande voix", mais on s'en fout, tant que les chansons sont bonnes et la sincérité présente.


- T'as l'air à donf', toi ! Pour moi, c'est juste un live de plus, surtout après seulement deux albums...


- En effet, c'est juste avant les fêtes, ça tombe à point nommé, mais elle n'est pas la seule à le faire. Et puis, le live est plutôt vivant, à l'instar d'Heaven Can Wait, plutôt réussi en live, avec ce côté pop à l'anglaise. Il y a aussi une reprise de Dylan, Just Like A Woman. Et puis, certains inédits sont pas mal non plus, comme ce titre écrit par Beck et quelques petits nouveaux venus prêter leur talent de composition à Charlotte, comme Conor J. O'Brien de Villagers, Connan Mockassin ou Charlie Fink de Noah & The Whale.


- Elle est toujours pas foutue d'écrire une chanson toute seule, celle-là !


- Tu n'as pas tort, mais bon, il vaut mieux chanter de bonnes chansons d'autres gens que de mauvaises écrites par soi-même, non ? Par exemple, Anna, écrite par Asa Taccone d'Electric Guest est vraiment une belle chanson. Les chansons de Beck sont en revanche pas vraiment mémorables comme Paradisco, qui comme son nom l'indique va flirter avec une sorte de disco du futur, tu vois ?


- Ce que je vois, c'est que Beck le scientologue, il se prend pour son père Serge, tu crois pas ?


- Non, je crois pas, seulement il est hyper influencé et flatté de bosser avec sa fille. Ce qui ne veut pas dire que tout est bien. Sur Stage Whisper - d'ailleurs le titre fait plutôt dans l'auto-dérision, tu ne trouves pas ? -, il y a quand même White Telephone, qui est chouette avec une belle ambiance mélancolique et des harmonies vocales. Et puis le morceau avec Charlie Fink, il est cool, tu sais...Et celui de Conor J. O'Brien, avec son petit côté jazzy...


- Ah, j'aime bien Villagers et Noah & The Whale, quand même ! Je vais peut-être aller jeter une oreille sur ce disque de la Miss Gainsbourg, alors...mais ne le répète pas...

 

Propos recueillis par Georges.

 

(c) 2011

 

 


 
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Samedi 3 décembre 2011 6 03 /12 /Déc /2011 08:31

Cover.jpgAutoproduction/2011

 

Il est toujours plaisant de découvrir des groupes régionaux. Il y a peu, on a croisé le chemin des Oniric Fighters, groupe de Besançon, qui vient de sortir son premier EP.
Nous avons entre les mains un échantillon de rock alternatif, nous pouvons sentir des influences diverses dont celle de Muse. L’EP est principalement composé de ballades rock qui ont tendance à monter en puissance au fil des minutes, par exemple Ame Ga Futte Imasu ou encore Lily. Chaque morceau a une résonnance profonde, le son est rugueux mais reste suffisamment clair. Issho Ni est peut être le titre qui sort le plus du lot, il est accrocheur et musicalement plus diversifié.
Cependant, nous pouvons sentir qu’il manque un petit quelque chose, les titres se ressemblent beaucoup et manquent de relief, est-ce dû au choix des morceaux pour cet EP ou à un problème de production ?

Si ce premier EP nous mène à la rencontre des Oniric Fighters, il ne nous offre qu’un petit aperçu de leur travail, insuffisant pour découvrir leur univers musical. Attendons de voir la suite.

 

- Thomas.

 

(c) 2011

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Vendredi 2 décembre 2011 5 02 /12 /Déc /2011 17:43

http://assets.rollingstone.com/assets/images/album_review/3268ebc3ae8b4e85106ca5ad9e7df073c4dad6f4.jpgSPRC/2011

 

Cette fin d'année 2011 sonne le début de la réédition de la discographie du groupe de Billy Corgan. Edités sous le propre label des citrouilles, le Smashing Pumpkins Record Club, chaque album a droit à un petit ravallement sonore, un lifting physique ainsi que quelques implants inédits. Gish et Siamese Dream ouvrent donc le bal. Siamese Dream est à ce jour ce que les musiciens de Chicago ont produit de meilleur. Je sais que je vais m'attirer des ennemis qui me diront que le chef d'oeuvre de Corgan demeurera Mellon Collie And The Infinite Sadness. Alors oui le succès commercial de Siamese Dream n'est pas à comparer avec celui de son successeur. Il est vrai que 1993, c'était l'année de In Utero de Nirvana et de Vs de Pearl Jam qui ont éclipsé le deuxième opus du pas encore chauve Corgan. Et pourtant. Le son lourd de Quiet et de Cherub Rock, l'hymne Today, les classiques ballades méloncoliques Disarm, Luna ou Mayonnaise font de Siamese Dream un chef d'oeuvre absolu.

La réédition de l'album propose un second CD de pas moins de 18 titres de démos, inédites et versions alternatives qui en ravira plus d'un. Pissant et Hello Kitty Kat ne seront pas inconnus des possesseurs de Pisces Iscariot. Mais ensuite on découvre Frail And Bedazzled qui laisse la part belle au solo de James Iha. Le titre Siamese Dream est une compo spontanée, qui dans cette forme démo rappelle les premiers jets de ce qui sera vite catalogué comme "grunge" mais demeure dans un esprit punk par son côté bordelique. Moleasskiss, soutenue par la basse de D'Arcy, est le petit frère de Hummer, certainement ce qui l'a empêché de finir dans la tracklist finale et étrangement on lui trouve un côté U2. Apathy's Last Kiss n'a rien à envier à Luna. Cette dernière d'ailleurs qui apparait dans une version démo avec le chant en réverb de Corgan. On a le droit également à des versions acoustiques de Spaceboy et Disarm, cette dernière magnifiée par la présence de cordes plus appuyées que dans le mix final, en font définitivement  à ce jour une des meilleurs compos de Billy. Soulignons aussi la présence de Never Let Me Down Again, reprise de Depeche Mode, judicieusement réappropriée et qui jusque là n'était disponible que sur la B.O de Not Another Teen Movie.

La réédition de Siamese Dream n'est donc pas un simple coup commercial car son deuxième disque permet d'explorer encore plus la face cachée de l'album. De plus il est le moyen parfait de passer la lassitude engendrée par la trajectoire désormais suivie  par le seul Smashing Corgan.

 

- Florian

 

© - copyright - 2011

 

 

 


 
Par Sensation Rock - Publié dans : REEDITION
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Vendredi 2 décembre 2011 5 02 /12 /Déc /2011 10:30

http://assets1.subpop.com/assets/images/main/10898.jpgiTunes/2011

 

Le groupe indie-folk le plus actif de 2011 paie sa session i-Tunes, une manière pour l'auditeur de se rendre compte de ce petit phénomène en live. 
Ceux qui ont la chance de les avoir vus en concert savent que sur scène, les cinq de The Head & The Heart ne sont pas du genre à végéter et ont cette énergie communicative du début jusqu'à la fin du set. Cette énergie et leurs chansons très réussies les ont d'ailleurs amenés aux quatre coins du globe, en première partie de The Walkmen, Death Cab For Cutie ou Iron & Wine.
En plus d'être de bonne qualité au niveau sonore, cette session donne aussi l'occasion de découvrir inédits et versions alternatives des titres phares du combo de Seattle.
Ever Since (Chasing Ghosts), l'un de ces nouveaux morceaux est une superbe ballade mélancolique, Jonathan y égraine quelques accords de guitare et chante pendant que Charity et Josiah harmonisent. Le groupe délivre également le très pop When I Fall Asleep, qu'un petit gimmick de violon vient relever d'élégante manière. A ces compositions s'ajoutent la rondeur de la basse de Chris, le piano sautillant de Kenny et la batterie de Tyler. Du coup Cats & Dogs bénéficie d'une version down-tempo qui laisse la part belle à des harmonies vocales de haut vol.
Sur ce live de huit chansons on retrouve la magie mélodique du premier album éponyme de The Head And The Heart, un groupe qui a su s'attirer l'affection de nombreux amateurs de folk et de pop et à qui l'on peut promettre un bel avenir. 

 

- S.

 

(c) 2011

 

 

 

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Mercredi 30 novembre 2011 3 30 /11 /Nov /2011 19:46

http://medias.2kmusic.com/uploads/2011/10/27/img-1319707507-4bab192ae188e420e5e6996ea97d9dcb.jpgXL Recordings/Naïve/2011


Le premier live d'Adele, livré avec élégance et générosité, sur la scène mythique et magnifique du Royal Albert Hall de Londres.
Je crois qu'à l'heure qu'il est, il n'est plus nécessaire de présenter Adele Adkins, la chanteuse anglaise âgée de 21 ans qui vend actuellement le plus de disques en Europe. Comme pour célébrer deux années passées à défendre ses deux albums, 19 et le dernier en date 21, sorti il y a plusieurs mois, et qui n'a pas quitté la première place des charts, la gironde Britannique se fend d'un CD/DVD live de sa prestation "à la maison" au Royal Albert Hall, gigantesque salle située en plein coeur de Londres, juste en dessous d'Hyde Park.
Le concert débute avec les accords sombres de Hometown Glory, l'un des tubes de 19, premier album d'Adele, ce soir tout en choucroute capillaire, qui remercie dans un petit discours le public, et n'oublie pas de dire avec ses mots la chance qu'elle a de jouer dans ce Royal "fucking" Albert Hall.
Toujours souriante et mûe par une énergie communicative, Adele continue le show avec les tubes de ses deux albums studio, et le tout est plutôt varié, de la soul dansante façon Motown de I'll Be Waiting au slow Someone Like You. Elle introduit chaque morceau avec un humour plein d'auto-dérision et d'ironie (Il y a du Joanna Lumley chez Adele !), avec des phrases du type "ça c'était un morceau entraînant et optimiste, si vous avez mes albums, vous savez que c'est pas vraiment mon genre...".
La caméra, elle, s'attarde souvent sur les visages du public à la fois ému, rieur et surtout très attentif. Passé un ou deux titres un peu dispensables que ne renierait pas Barbra Streisand (Don't You Remember), on retrouve la magie véhiculée par la voix d'Adele sur les excellents Turning Tables, Set Fire To The Rain et bien sûr Rolling In The Deep. Parmi les surprises, ce petit morceau guitare-banjo, If It Hadn't Been For Love de The Steeldrivers là encore superbement interprêté. 
Adele est une artiste entière, qui ne s'économise pas (ça lui vaudra d'ailleurs une opération récente des cordes vocales), et parvient en s'adressant toujours au public (une fan ici, sa meilleure amie là, qu'Adele évoque d'ailleurs dans une anecdote rigolote) à alterner concert intimiste et spectacle de variétés.

Ce live permet donc de mettre en lumière (le Royal Albert Hall est vraiment une salle magnifique) la générosité, la tendresse et le talent d'une jeune artiste qui ne fait que prendre son envol.

 

- S.

 

(c) 2011

 

 



Par Sensation Rock - Publié dans : DVD
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Mercredi 30 novembre 2011 3 30 /11 /Nov /2011 08:15

http://3.bp.blogspot.com/-ztpN3Se67FI/TpRo0aTAJZI/AAAAAAAAATc/1gOsNg4t8Kc/s1600/The-Black-Keys-El-Camino-608x608.jpgWarner/2011

 

On se souvient de Brothers, l’album qui a projeté les Black Keys au devant de la scène musicale. Dan Auerbach et Patrick Carney sont aujourd’hui de retour avec un nouvel album, El Camino, produit par Danger Mouse. Le premier extrait, Lonely Boy, nous avait laissé perplexe ; étant curieux, nous allons nous pencher sur le reste de l’objet.
Les Black Keys semblent s’être convertis à un genre indépendant et commercial. El Camino s’ouvre sur Lonely Boy, qui est un bon aperçu du reste de l’enregistrement. Nombreux sont les titres qui sonnent comme des hymnes rock, ils vous restent longtemps en tête, par exemple Run Right Back. Pourtant, les Black Keys ont perdu leur essence première : le blues rock cradingue et la simplicité. On a même un faible pour les premières notes au ton sudiste de Gold On The Ceiling, ou encore Money Maker et son très bon riff. Mais le groupe semble s’être perdu dans un rajout de chœurs et de claviers intensifs, aucune piste n’en ressort indemne, à tel point que l’album en devient plastique et sans âme. La deuxième partie en est le meilleur exemple, Nova Baby est un titre taillé pour la FM. On remarque malgré tout Little Black Submarines, Auerbach nous offre une piste acoustique pour quelques minutes intimistes, mais qui ne suffit pas à nous consoler de la noyade des Black Keys dans ce genre commercial.
Vous danserez sur El Camino comme ce monsieur dans la vidéo de Lonely Boy, c’est un album entraînant. Vous prendrez du bon temps mais ça n’ira pas plus loin. Les puristes le bouderont sûrement et les autres l’écouteront avec plus ou moins d’intérêt mais sans s’attarder dessus. 

 

- Thomas.

 

(c) 2011

 

 

 
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Mercredi 30 novembre 2011 3 30 /11 /Nov /2011 08:00

http://www.kdbuzz.com/images/news/gorillaz_10.jpgParlophone/EMI/2011

 

Gorillaz c'est déjà 10 ans d'existence, quatre albums studios (Gorillaz (2001), Demon Days (2005), Plastic Beach (2010), The Fall (2011)) et presque autant d'albums de remixes et face B (G-Sides (2002), D-Sides (2007). Une discographie déjà riche, des compositions très travaillées et variées, qui nous ont amené aussi bien vers la pop, l'électro, le hip-hop et même le punk. Devant l'étendu du travail, une compilation des singles est légitime. Certes, aucun inédit à l'horizon mais le choix des morceaux est réussi. Les désormais classiques Dirty Harry, Clint Eastwood  et Feel Good INC. Le lancinant Tomorrow Comes Today. Le eighties et si bien nommé On Melancholy Hill. Le dansant DARE. Petit aperçu du projet du génial Damon Albarn, projet qui a priori a touché à sa fin (avouons le, on n'y croit peu). Seul regret, The Fall a totalement été laissé de côté, alors que des compos comme Revolving Door ou Amarillo aurait eu complétement leur place ici. Une compilation à offrir à ceux qui ne connaitraient pas encore Gorillaz, ou pour les autres, l'occasion de se faire plaisir avec le coffret 45 tours de cette Singles Collection.

 

- Florian

 

© - copyright - 2011

 

Lire aussi: GORILLAZ, The Fall

 

 

 


 
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Mardi 29 novembre 2011 2 29 /11 /Nov /2011 17:33

http://dlera.com/uploads/posts/2011-11/1320756514_korn_the_path_of_totality.jpgRoadrunner/2011

 

Avec son rythme bien huilé d'un album tous les 2 ans, voici donc la nouvelle mouture des Californiens. Et déjà une étonnante surprise, ce Path Of Totality est orienté dubstep, à savoir une musique électronique puisant son influence aussi bien dans la dance que dans le hip-hop. Alors on est interloqué à l'annonce de cette information, mais on ne reprochera pas au groupe d'annoncer la couleur d'emblée. Et il est vrai qu'on était un peu fatigué d'entendre qu'à chaque nouvelle sortie du combo de Jonathan Davis, on allait avoir droit à un retour au source qui à la fin nous décevait. Alors quelque part, on est assez curieux d'entendre cette nouvelle orientation. Et puis on se souvenant de la collaboration de koRn avec les Dust Brothers sur la B.O de Spawn (Kick The P.A. était un morceau plutôt sympa), on se dit que la recette pourrait marcher. Totalement à l'iniative de Jonathan Davis, grand amateur de ce style musical, il a entrainé avec lui les autres membres du goupe. The Path Of Totality est composé de morceaux produits par différents DJ (Kill The Noise,Skrillex, Excision). Mais que reste-t-il de koRn? A la première écoute, pas grand chose. Musicalement parlant, on ne reconnait pas les gros riffs de guitares de Munky et la basse slapée de Fieldy. Hormis Bleeding Out (et à un degré moindre Fuels The Comedy), où on sent, bien que passant à la moulinette électro, que la guitare est présente et où une cornemuse nous siffle dans les oreilles, la composition de la quasi totalité de l'album est faite de programmations  synthétiques. Au final, koRn est là par l'ambiance dégagée par les morceaux, approchant l'époque See You On The Other Side/Untitled (Chaos Lives In Everything, My Wall qui nous rappelle Coming Undone). Seule la voix de Jonathan Davis nous rappelle que nous sommes chez les gars de Bakersville, et encore celui-ci s'économise en régurgitations vocales. Pour le reste, la programmation électro ne sont pas mauvaises, loin de là. Narcissistic Cannibal ou Sanctuary sont plutôt sympa dans leur genre rentre-dedans. En conclusion, une excursion qui fera beaucoup parler, qui fera définitivement lâcher prise aux auditeurs dubitatifs ou qui donnera matières à beaucoup de critiques. Mais en s'ouvrant l'esprit et en faisant fis du reste de la discographie de koRn, Path Of Totality attirera l'attention et révèlera ses qualités avec le temps, plusieurs écoutes étant nécessaires pour mieux l'appréhender.

 

- Florian

 

© - copyright - 2011

 

 

 


 
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Lundi 28 novembre 2011 1 28 /11 /Nov /2011 21:20

http://www.rocknfrance.fr/visuels_albums_internationaux/10865_sta.jpgInnovative Leisure Records/Because/Warner/2011

 

Véritable baffe garage rock, enregistré avec l'aide du trop rare Marc Bianchi (Her Space Holiday), le premier album de Hanni El Khatib - étonne par sa fulgurance et son efficacité.
Ce jeune homme d'origine palestienne et philippine né en Californie, a entre ses activités soutenues de designer et de skater aguerri, digéré toutes ses influences musicales afin d'en tirer les dix morceaux de ce premier disque dont la durée dépasse à peine la demi-heure. Egalement mû par plusieurs types d'énergies, El Khatib passe aisément d'un titre doo-wop totalement bluffant (Dead Wrong), à une ou deux ballades de haut vol (Wait Wait Wait) et nous écarte vite de l'ennui avec des fulgurances qui porte le nom de Fuck It, You Win, ou Loved One ou seule la guitare éléctrique s'exprime. Des morceaux-hommage au son de Détroit (Stooges, MC5 et même White Stripes). Autre hommage de choix, les relectures du Heartbreak Hotel d'Elvis et de You Rascal You (le classique de Sam Theard, adapté du côté de chez nous par Serge Gainsbourg et intitulé Vieille Canaille).
Pour tous les amateurs des Stripes, Black Keys et autres Kills, Will The Guns Come Out est un album très court, hyper efficace dans sa diversité et son énergie. Alors, quand Hanni El Khatib décrit lui-même sa musique comme équivalent à la sensation d'avoir été touché par une balle ou écrasé par un train, on le croit.


- S.

 

(c) 2011

 

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Lundi 28 novembre 2011 1 28 /11 /Nov /2011 19:21

http://1.bp.blogspot.com/-UB_SqdldD-4/TXK3_Smn-UI/AAAAAAAABig/W5Oq6N_cQeE/s1600/solid_air.jpgIsland/1973

 

Ce disque est une merveille. Bless The Weather l’était déjà. Avec le recul, on se dit que John Martyn a laissé un héritage incroyable à la musique rock. Il est sorti en février 1973 et rend hommage à Nick Drake, son pote, un des cadors de la musique et du genre (mort un an et demi après la sortie du LP). C’est donc « son album ».
Très consistant, l’album, sorti en 1973, est un mix de folk, blues, jazz. Au travers de ce disque très profond et puissant, on peut constater que John Martyn est au sommet de son art, qu’il est novateur et inspiré. On se rend mieux compte de toute la palette musicale qui est la sienne. Ce disque est un album important de sa carrière. Bien sûr, encore et toujours des perles : notamment la chanson titre, un message d’une grande simplicité sur le lien qui l’unissait à Nick Drake. Jazz-folk doux et chaud, le morceau Solid Air est un petit chef d’œuvre. A l’image de l’album. Avec une belle guitare acoustique, le doux jeu de contrebasse de Thompson le fidèle, une ambiance chaleureuse, colorée de sax et de piano, dans laquelle s’insère judicieusement une merveilleuse voix : celle de Martyn.
Jusqu’à la fin du LP, cette guitare inventive, cette voix qui peut être susurrée pour se muer, aussitôt dit, aussitôt fait, en un hurlement, ainsi que ce line-up expérimenté (Danny et Richard Thompson, Nicol, Coe, Draheim…) se mêlent habilement pour séduire l’auditoire. Ces belles mélodies, à l’image de May You Never, ont attiré l’attention de Clapton himself (qui en a fait une reprise en 1977) et ont servi de trame musicale au film Titanic de 1999. Merveilleux.

 

- Razor. (zizik6070.com)

 

(c) 2011

 

 

Par Sensation Rock - Publié dans : L'ALBUM OUBLIE
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Dimanche 27 novembre 2011 7 27 /11 /Nov /2011 09:47

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john-grape-EP-001.jpgAutoproduction/2011

 

Issus de la scène musicale très fructueuse de la capitale du Champagne, les Reimois de John Grape ont tout le potentiel pour suivre la voix ouverte par les Bewitched Hands. Le groupe formé de Vivien Trelcat (guitare,chant), Samuel Allain (basse, synthé) et Jérôme Petit (batterie) délivre un premier EP au songwriting finement dosé, entre folk et rock alternatif. On sent des influences variées à l'écoute de ce cinq titres, qui permettent à John Grape de produire des morceaux de qualité qui ne laissent pas indifférent. Et le trio démontre en moins de 20 minutes l'étendu de son registre. Pale Girl est une formidable compo pop mélancolique, Wiser un rock rétro, Come On & Hurry serait un peu le téléportage de Radiohead sur la scène de Woodstock. Et l'influence de Jeff Buckley se fait sentir sur les 2 dernières pistes Kill You et surtout sur If I... , titres intimistes doux-amers. En attendant un espéré premier album, John Grape sera à découvrir sur nos scènes régionales lors du Festival TGV GéNéRiQ.

 

- Florian

 

© - copyright - 2011

 

 

 


 
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