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L'ALBUM DU MOIS : DAMIEN JURADO, Maraqopa (>>PORTRAIT)

 

THE CRANBERRIESJACK WHITE / THERAPY? / LEONARD COHEN

THE KILLS / CLOUD NOTHINGS / MARK LANEGAN BAND/ TINDERSTICKS / THE BLACK KEYS

 

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ALBUMS & CHRONIQUES A VENIR

27 Février:

THE CRANBERRIES, Roses

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23 Avril:

JACK WHITE, Blunderbuss

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30 Avril:

FATHER JOHN MISTY, Fear Fun (Track By Track déjà en ligne)

Jeudi 5 janvier 2012 4 05 /01 /Jan /2012 20:50

http://3.bp.blogspot.com/-EatBew8JyV8/TmoYb7J713I/AAAAAAAABl8/cE81zLD3K2o/s320/Mirel_Wagner_178802b.jpgDiffer-Ant/2011

 

Une jeune femme seule avec sa guitare et ses chansons dépouillées crée le buzz un peu partout en Europe.
Lorsque Mirel Wagner, originaire d'Ethiopie mais installée en Finlande, a débarqué, c'était sans crier gare, bénéficiant peu à peu d'un bouche à oreille de plus en plus important, et aidée par une diffusion sur le service public radiophonique. 
De To The Bone, beau titre décharné au possible à The Road, les chansons de Mirel sont autant de petites vignettes qu'il faut écouter de temps en temps, histoire de ne pas filer s'acheter une corde chez le Mr Casto le plus proche.
L'histoire ne nous dit pas si Mirel Wagner est une déprimée chronique ou si elle a vécu tout ce qu'elle raconte, ce que l'on peut imaginer, c'est qu'elle a été bercée par la mélancolie du répertoire de Leonard Cohen ou encore Mazzy Star, et que ses accords simples et doux servent des textes très inspirés. 
Fin 2011, le disque éponyme de Mirel Wagner a bien garni le pied des sapins, moins que celui d'Adele évidemment, mais la jeune Finlandaise rejoint la jeune Anglaise dans cette attitude adoptée dès le début : la sincérité.

 

- S.

 

(c) 2011

 

 

 

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Jeudi 5 janvier 2012 4 05 /01 /Jan /2012 11:56

Bandcamp/12011

 

Comment ne pas remercier Third Man Records et les médias internet pour ce cadeau ? C’est avec enthousiasme que nous découvrons les Alabama Shakes provenant d’Athens, Alabama, qui nous livrent un première EP d’une grande qualité.
Modern soul, vous avez dit ? N’ayez crainte, avec Alabama Shakes nous sommes bien loin de la variété soul ressassée sur les ondes FM. L’instrumentation est assez minimaliste, on se contente de guitares, basses, batteries, ce qui donne un effet rock garage blues qui n’est pas pour déplaire. Hold on et On your way en sont l’exemple parfait. A noter la superbe voix de Brittany Howard, pleine d’énergie et de charisme. I Found You ou encore You Ain’t Alone, sont des morceaux dans lesquels on ressent de la douleur mais aussi beaucoup d’espoir : de la puissance à l’état pur.
En seulement quatre titres, Alabama Shakes réussissent à nous convaincre et donnent envie d’en entendre plus. Un groupe prometteur à suivre de très près. 

 

- Thomas.

 

(c) 2011

 

 

 
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Mercredi 4 janvier 2012 3 04 /01 /Jan /2012 20:20

Domino Records/PIAS/2011

 

Fin Octobre sortait le vidéo clip ainsi que le 45t de Baby Says, troisième single de l’album Blood Pressures des Kills.
Outre Baby Says, le duo nous offre en B-side une reprise de Willow Weep For Me. Pour les fans, il est toujours intéressant d’acquérir les différents singles des groupes, ce qui permet d’agrandir sa collection. Baby Says est cette jolie ballade aux paroles tristes : "Baby says she’s dying to meet you". On reconnait le style de jeu si particulier de Jamie Hince, qui, combiné au chant d’Alison Mosshart, crée une atmosphère envoûtante et suave.
Il en est de même pour la reprise du morceau Willow Weep For Me écrit par Ann Ronnell et interprété entre autres par Frank Sinatra ou Billie Holiday. Cette version acoustique est un bel hommage, l’enregistrement semble avoir été fait sans aucun arrangement. Le duo est tout à fait inspiré et fait preuve d’une bonne interprétation, ce qui donne une certaine profondeur au titre et un résultat réussi.

Un objet pas indispensable mais sympathique, utile si vous souhaitez ne louper aucun rendez-vous musical avec The Kills.

 

- Thomas

 

© - copyright - 2011

 

 

 


 

 

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Mardi 3 janvier 2012 2 03 /01 /Jan /2012 08:00

Slash/London/Barclay/1994

 

En 1993, en provenance de Los Angeles débarque le trio Grant Lee Buffalo. Formé de Grant Lee Phillips (chant/guitare/banjo et compositeur), Paul Kimble (bass/piano et production) et Joey Peters (batterie et percussions en tout genre). Les compos de Phillips sont une base folk teintée de rock parfois noisy, d'une grande sensibilité. Le premier album Fuzzy accompagné de single-titre met le groupe en lumière. Un an plus tard, le combo remet le couvert avec Mighty Joe Moon. Etonnament ce second disque ne connaitra pas le succès de son aîné. Les radios boudent le premier extrait Mockingbirds. Et pourtant, ce second essai est plus varié, offrant des compos folk simples (It's The Life, Mighty Joe Moon), americana (Lady Godiva And Me et son seul air de banjo), rock (Demon Called Deception) et noisy (Lone Star Song, Sing Along; cette dernière avec une guitare saturée rappelant Neil Young). Grant Lee Phillips par sa voix dans sa palette large (écoutez Mockingbirds) permet d'assurer les morceaux rocks comme les plus intimistes. Happiness et sa mélodie douce-amer est le parfait exemple. Ce morceau passé inaperçu en 1994 sera repris 12 ans plus tard pour la B.O de Dr House (saison 3 épisode 3), lui offrant une seconde vie. Grant Lee Buffalo assurera la première partie de R.E.M lors du Monster Tour, Joey Peters remplaçant Bill Berry au pied levé lorsque celui-ci fut victime d'un AVC.

Après Mighty Joe Moon, le trio produira deux autres disques plus rock mais pour le coup soit descendu par la critique (Copperopolis, 1996), soit ignoré (Jubilee, 1998). La séparation est inévitable, le caractère égocentrique de Grant Lee Phillips n'aidant pas. Celui-ci se produira ensuite en solo, avec des albums sortis dans la confidentialité. Il n'en reste pas moins que Fuzzy et Mighty Joe Moon demeureront des grandes productions de la fin du siècle dernier, des must have.

 

- F.

 

© - copyright - 2012

 

 

 


 
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Lundi 2 janvier 2012 1 02 /01 /Jan /2012 18:16

Bella Union/PIAS/2011

 

Ceux qui réfûtent la musique digitale et ont préféré le pressage vinyle pour construire leur discothèque vont une fois de plus être confortés dans leur choix. En effet, certains groupes et artistes les récompensent en offrant des éditions limitées des petits singles sympas. C'est le cas ici avec les Fleet Foxes qui publient une version live d'un des morceaux phares de Helplessness Blues, leur second LP sorti au printemps dernier. Pas vraiment un single à proprement parler puisqu'ici The Shrine/An Argument apparait dans une version live enregistrée dans les studios de la BBC. Et le rendu live du morceau gigogne du second LP des renards de Seattle est une grande réussite, où on sent l'apport de chaque musicien. Robin Pecknold en guitare/voix solo en ouverture et en conclusion (symbolisée comme sur le disque par Blue Spotted Tail), le synthé de Casey Westcott apportant un côté psychédélique à la compo, le jeu de batterie contenue de J. Tillman qui ouvre An Argument de façon magistrale et le saxo jazzy de Morgan Henderson, dans un jeu différent, presque plus posé qu'en studio. Sans oublier des harmonies vocales christiques incroyables. La face B restera anecdotique car elle ne fait que reprendre l'enregistrement studio de Montezuma

Les fans des Fleet Foxes ne peuvent qu'exulter à l'écoute de cette version d'une des meilleurs réussites de Helplessness Blues. Une galette à se procurer rapidement.

 

- F.

 

© - copyright - 2012

 

Lire aussi: FLEET FOXES, Helplessness Blues

 


 
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Vendredi 30 décembre 2011 5 30 /12 /Déc /2011 11:24

Excelsior Recordings/2011


Album sorti cette année mais passé complètement inaperçu, Unicorn Loves Deer, dernière livraison des Belges de Alamo Race Track fait varier les plaisirs. 
A l'instar de Moss, compagnons de label (l'excellent Excelsior), Alamo Race Track évolue sans réelle distribution physique de ses albums. Plus ou moins évincé de chez Fargo après la sorti des très bons Birds At Home et Black Cat John Brown, parus respectivement en 2003 et 2006, le groupe a passé une année 2010-2011 particulière sur tous les plans, pour finalement bousculer ses habitudes, toujours en oeuvrant dans la sphère indé de manière artisanale. On sent que le son est plus brut, que le tout sonne plus acoustique et live, voire excentrique.
Les arrangements eux aussi sont plus travaillés. Exemple, le premier morceau Apples, sorte de comptine au tempo rapide qui se transforme vite en pop song efficace et arrangée avec cuivres et cordes.
Sur l'excellent Records, la batterie mate et feutrée se mêle à un pedal steel aérien. On sent toujours les influences américaines et anglaises dans ces chansons parfois bancales. Entre une country un peu barrée (Lindyshop), une americana qui sonne comme du Sparklehorse joyeux (Motorman And Owls) et une pop qui fait référence aux Kinks ou aux Byrds (Shake Off The Leaves, The Moon Rides High, Hypnotised II...), Alamo Race Track ne choisit pas. On pourra parfois tiquer sur la voix (très) nasillarde de Ralph Mulder, ce disque reste pourtant une sorte de disque bizarre mais attahcant, ce qui fait peut-être de Alamo Race Track un outsider.


- S.


(c) 2011

 

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Mercredi 28 décembre 2011 3 28 /12 /Déc /2011 18:26

http://static.ladepeche.fr/content/photo/biz/2011/11/02/d3290d675ebcb070280319d0e40c6a06_w350.jpgWichita/Cooperative/2012

 

Tout juste un an après un premier album éponyme remarqué, le combo de Cleveland remet le couvert avec un nouvel opus énergique à souhait.
Sous la vague étiquette power pop, Cloud Nothings accroche son public en huit titres joués à fond, à grandes perfusions de boisson énergisante à base de testicules de taureau. La power pop est plutôt connue pour des morceaux concis, mais Dylan Baldi démontre que même en s'étendant plus longuement, on peut parfaire ce style, surtout en lorgnant du côté plus noisy (Wasted Days). Influence des anciens (No Future/No Past ou Our Plan très Pixies tant musicalement que vocalement), des encore plus anciens pour la petite touche punk Fall In, ou la power pop song par excellence donc Stay Useless, toute droit sortie des nineties, Attack On Memory passe tout seul. On saute partout, on a de nouveau 15 ans, on pense parfois à des vieux trucs grungy (No Sentiment dont le chant nous rappelle le Daniel Johns des premiers Silverchair). Cloud Nothings n'invente rien, mais le fait bien.

 

- F.

 

© - copyright - 2011

 

 

 


 
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Mardi 27 décembre 2011 2 27 /12 /Déc /2011 17:11

Warp/2004

 

Signé sur le légendaire label électro Warp, un Anglais raffiné et discret délivre l'un des plus beaux disques des années 2000. 
De Bristol, Nick Talbot, musicien d'influences diverses (des Beatles à Johnny Marr des Smiths, en passant par Simon & Garfunkel ou My Bloody Valentine et surtout Flying Saucer Attack, groupe local et influence majeure de Talbot), élabore dans son coin quelques chansons qui donnent un premier album vite oublié et désormais introuvable, Internal Travels.
Puis, c'est équipé d'un home studio, d'une guitare, de quelques percussions et d'une poignée d'effets et de sons qu'il concocte l'un des disques les plus réussis de 2004 et du XXIè siècle, soyons fous. Flashlight Seasons jouit d'un succès d'estime et est assez bien noté. Edité par Warp Records qui se trompe rarement sur le talent de ses artistes, il permettra à Nick Talbot d'en sortir d'autres, et d'agrémenter ses chansons d'instruments comme la basse et la batterie pour ainsi élargir sa palette (grâce notamment à la participation active du batteur Dave Collingwood).
Parmi les titres qui jalonnent Flashlight Seasons, on trouve I Turn My Face to The Forest Floor et Damage, Talbot y égraine des accords en fingerpicking. Il y a encore le très sombre The Diver et puis The Ice Tree. Nick Talbot ne fait pas dans la rigolade mais délivre quelques perles de folk aux accords savants, emprunt d'un rock noisy très inspiré et mélancolique.

En 2005, Gravenhurst, désormais groupe, sort Fires In Distant Buildings. Puis en 2007, année de sortie de The Western Lands. Ensuite, Nick Talbot n'a rien fait paraître mais continue de jouer ça et là. Pour vous dire que Flashlight Seasons est bel et bien un album oublié, notons que sur le site officiel de Gravenhurst, il n'est fait aucunement mention de ce chef d'oeuvre.

A noter que le livret de pochette est signé par William Schaff, artiste ayant à son actif les visuels des albums de Magnolia Electric Co., Okkervil River ou Godspeed ! You Black Emperor.

 

- S.


(c) 2011

 

 
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Samedi 24 décembre 2011 6 24 /12 /Déc /2011 17:21

http://www.zikeo.com/images/article/2577-michel-legrand-noel/michel-legrand-noel-2011.jpgBarclay/Universal/2011

 

Michel Legrand invite les artistes Universal pour un disque de Noël avec orchestre.
Jouez hautbois, résonnez trompettes, Michel Legrand a sorti ses arrangements les plus riches pour un disque de Noël en invitant la crème de l'écurie Pascal Nègre, à savoir Coeur de Pirate, -M- ou encore Renan Luce qui interprêtent les grands classiques de Noël.
Au programme, du swing et encore du swing ! Tout commence comme dans un film de Noël, l'orchestre envoie le bois, et Jamie Cullum ne se débrouille pas si mal dans le rôle du mini-Sinatra de Noël. Puis, c'est au tour de Madeleine Peyroux, Emilie Simon, Carla Bruni, Rufus Wainwright et Iggy Pop (trouvez l'intrus) qui entonnent Noël D'Espoir. Un peu cucul la prâline, ce morceau quand même. Le pompon sur le gâteau (ou plutôt la bûche) est attibué à -M- et sa version niaise de Douce Nuit.

Enfin, on se rabat plutôt sur Coeur De Pirate et son petit côté mutin. 
Bref, une compilation haute en couleurs qui trouve rapidement ses limites, mais on l'écoutera quand même pour swinguer un peu autour du sapin. 

 

- Georges.

 

(c) 2011 

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Vendredi 23 décembre 2011 5 23 /12 /Déc /2011 15:20

Comme l'a si bien énoncé mon collègue de bureau, le subversif S., une année musicale ne peut se résumer qu'à de simples albums. Avant l'album, il y a le single, après il y a le concert. Et parfois l'image complète le tout. Petit complément de mon TOP 10 albums à travers ces quelques rubriques, avant des chroniques toutes fraîches en 2012.

 

Meilleurs Singles:

 

http://blogs.wadmag.com/contributor/leaetirina/wp-content/uploads/2011/09/Lana-Del-Rey.jpg1. Lana Del Rey - Video Games/Blue Jeans 

2. Family Of The Year - St. Croix

3. Noel Gallagher - The Death Of You And Me

 

Meilleurs Concerts:

 

DSC 05851. FLEET FOXES, Fri-Son, Fribourg, mardi 22 novembre 2011

2. ALELA DIANE, Nancy Jazz Pulsations, Chapiteau de la Pépinière, samedi 15 octobre 2011

3. VANDAVEER & CHEYENNE MARIE MIZE, Les Passagers du Zinc, Besançon, Jeudi 14 avril 2011

4.  BEN HARPER , Foire Aux Vins, Colmar, Samedi 6 Août 2011

5. A TRIBUTE TO JOHNNY CASH, Les Passagers Du Zinc, Besançon, Samedi 7 mai 2011

 

Meilleur DVD:

 

http://www.shopthirteen.org/images/products/33/117002-104.jpg?1317143602PEARL JAM, Twenty - The Motion Picture

 

Meilleurs Clips:

 

1. Lana Del Rey - Video Games

 

 


 

 

2. Fleet Foxes - The Shrine/An Argument

3. Bon Iver - Holocene

4. Portugal. The Man - Sleep Forever

5. Vandaveer - The Great Gray

 

Meilleurs Pochettes:

 

http://www.feuavolonte.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/02/Fleet-Foxes-Helplessness-Blues1.jpg1. Fleet Foxes - Helplessness Blues

2. Vandaveer - Dig Down Deep

3. Red Hot Chili Peppers - I'm With You

4. Josh T. Pearson - Last Of The Country Gentlemen

5. The Kills - Blood Pressure

 

 

- Florian

 

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Lundi 19 décembre 2011 1 19 /12 /Déc /2011 15:15

Quasiment incapable d'établir un classement de fin d'année sans avoir envie de le modifier ou d'ajouter un disque toutes les cinq minutes, je préfère me démarquer de mon collègue de bureau, l'inénarrable Florian, pour dresser mon top à travers plusieurs rubriques.

 

Album de l'année : Jonathan Wilson, Gentle Spirit.

 

Les autres albums (dans le désordre) : Wilco, Fleet Foxes, Cashier N°9, Other Lives, The Head & The Heart, Baxter Dury, Hanni El Khatib, Lykke Li, Noel Gallagher's High Flying Birds, Anna Calvi, Real Estate, Kasabian, Graveyard, I Break Horses, Jean Wells, Bryan John Appleby, Fink, Foo Fighters, The Sand Band, Low, James Vincent McMorrow, R.E.M., Beirut, A.A. Bondy, Charles Bradley.

 

Les découvertes : Lana Del Rey, John Grape, Alabama Shakes, Dillon, Maison Neuve, Vincent Liben, Mirel Wagner, Cults, Greenshape, Shane Murphy, Small Sur.

 

Les déceptions : Cocoon, Björk, Red Hot Chili Peppers, Beady Eye, Ane Brun, Lulu Gainsbourg.

 

Les catastrophes : Coldplay, Birdy Nam Nam, Les Chanteuses.


Les rééditions : Gainsbourg (Melody Nelson), Nirvana (Nevermind) et Macca (McCartney et II).

 

Les concerts : Iron & Wine à l'Alhambra (Paris), Fleet Foxes au Fri-Son (Fribourg, Suisse), A Tribute To Johnny Cash aux Passagers Du Zinc (Besançon), Two Gallants au Bad Bonn (Suisse).

 

Singles : Video Games de Lana Del Rey, Nothing Is The News de Damien Jurado, Split EP par Rocky Votolato et Matt Pond PA, The Hellcat Spangled Shalalala de Arctic Monkeys, The Death Of You & Me de Noel Gallagher et plein d'autres...

 

DVD : Foo Fighters, Back & Forth.

 

Pochette la plus réussie : Kim Novak, The Golden Mean.

 

Pire pochette : Jonathan Wilson, Gentle Spirit (on ne peut gagner sur tous les fronts, Jonathan !).

 

Les artistes à suivre en 2012 : Mina Tindle, Lana Del Rey, My Lady's House.

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Dimanche 18 décembre 2011 7 18 /12 /Déc /2011 13:00

C'est l'heure du bilan de cette année 2011. Et on peut dire que celle-ci a été très riche. Tout le monde y a trouvé son compte. Des artistes qu'on ne présente plus ont démontré qu'il fallait toujours compter sur eux (PJ Harvey, Trent Reznor, Gallagher l'aîné), quand d'autres à la notoriété acquise se vautrent (Coldplay, Gallagher le cadet), ou ronronnent (Red Hot, Ben Harper). Des confirmations (Fleet Foxes, Bon Iver, Vandaveer), des déceptions (Charlie Winston) et quelques découvertes sont arrivés à nos oreilles et seront définitivement à suivre (Jonathan Wilson, Anna Calvi). Ou d'autres encore se sont lancés dans des concept albums réussis (Rome de Danger Mouse & Daniele Luppi, Ukulele Songs d'Eddie Vedder). Nos hormones ont été secouées par l'indéscriptible Lana Del Rey. Et en tant que fan absolu, la célébration des 20 ans de carrière de Pearl Jam fût un véritable régal de rééditions, de films et de lives, toujours dans des habillages soignés.

Voici donc ma vision personnelle du meilleur de 2011 en 10 albums. Toutes les chroniques sont à (re)découvrir en cliquant sur leur nom.

 

1. JONATHAN WILSON, Gentle Spirit

http://arbane.zumablog.com/images/283/568.jpg

2. FLEET FOXES, Helplessness Blues

http://2.bp.blogspot.com/-u8wKTe78FtU/TbqZgdEH4jI/AAAAAAAAAz4/9GjxI64lImI/s1600/fleet-foxes-helplessness-blues.jpg

3. OTHER LIVES, Tamer Animals

http://1.bp.blogspot.com/-agp-5lw8wag/TsLPv-mMWII/AAAAAAAAAsk/nZcS83-e0uo/s1600/other-lives-tamer-animals.jpg

4. THE HEAD AND THE HEART, The Head And The Heart

http://www.citylocalnews.com/fr/images/F4A3C78A-D077-48D4-8C09-469378A8F529/CLN_03/titre.jpg

5. PORTUGAL. THE MAN, In The Mountain In The Cloud

http://www.albumoftheyear.org/album/covers/in-the-mountain-in-the-cloud.jpg

6. VANDAVEER, Dig Down Deep

http://groundcontroltomajortom.typepad.com/.a/6a013486c547bd970c01538e94b170970b-800wi

7. ANNA CALVI, Anna Calvi

http://multimedia.fnac.com/multimedia/FR/images_produits/FR/Fnac.com/ZoomPE/4/4/0/5034202026044.jpg

8. PJ HARVEY, Let England Shake

http://www.playlistsociety.fr/wp-content/uploads/2011/02/pj-harvey_let-england-shake-310x310-300x300.jpg

9.  BON IVER, Bon Iver

http://funkyoudear.com/wp-content/uploads/2011/06/Bon-Iver-Bon-Iver.png

10. ALELA DIANE & WILD DIVINE

http://mescritiques.be/IMG/arton1331.jpg

 

 


Classement difficile où d'autres productions mériteraient d'être citées comme The Girl With The Tatoo Dragon de Trent Reznor et Atticus Ross, Hotel Shampoo de Gruff Rhys, Perfect Darkness de Fink, Early In The Morning de James Vincent McMorrow ou encore My Wilderness de Piers Faccini. Finalement, j'aurais peut-être dû faire un Top 15...

Et en conclusion, honneur au magicien Jonathan Wilson, incontestable disque de l'année.

 

 

 


 

 

 

 

- Florian

 

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Jeudi 15 décembre 2011 4 15 /12 /Déc /2011 17:22

http://cdn.stereogum.com/files/2011/12/Gruff-Rhys-Atheist-Xmas-EP.jpgOVNI/Turnstile/2011

 

C'est la saison. Et cette année, on peut dire qu'on est plutôt gâté niveau albums de Noël. Et c'est plutôt bien, il existe plusieurs alternatives qui nous éviteront de nous rabattre sur l'éternel Mariah Carrey de Noël. Après l'excellent et très conseillé A Very She & Him Christmas, voici l'ami Gruff Rhys qui nous fait son petit cadeau. Contrairement aux disques de fête qui revisitent les classiques, le Gallois voit les choses d'une différente manière. Et sa manière c'est oublier la célébration de JC et tout rattachement religieux. Trois morceaux très décallés. Post Apocalypse Christmas est l'histoire du premier Noël après une catastrophe nucléaire, fêté dans un bunker à lécher des morceaux de bois pour ne pas mourir de faim. Le tout sur une mélodie entraînante 70's. At The End Of The Line ou comment deux parents sont délaissés par leur fils le 25 décembre par ce que ce dernier n'a pas le temps, avec les petites clochettes so cliché . Et enfin le slow bluesy Slashed Wrists This Christmas, le Noël des personnes seules et dépressives. Gruff Rhys souhaite donc les fêtes de fin d'année à sa manière, une alternative aux bons sentiments dans son style si décallé. Un régale.

 

- Florian

 

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Lire aussi: GRUFF RHYS, Hotel Shampoo

 

 


 

 

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Lundi 12 décembre 2011 1 12 /12 /Déc /2011 12:30

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Voici presque une semaine que le festival TGV Génériq est sur les rails. Le Nouveau Théâtre de Besançon accueille trois formations ce soir, comme il l'avait déjà fait pour les précédentes éditions pour des soirées mémorables (notamment en 2009 avec Elliott Brood-O'Death-Charlie Winston). http://jcyd.free.fr/albums/Festivals/2011/2011-12-07-Festival_GeneriQ_Baxter_Dury/S_JCyD_038810.jpg

 

Avant le reconnu Baxter Dury, deux découvertes inconnues du grand public. Mesparrow ouvre donc cette soirée, jeune femme aux épaules de plûmes. Sa palette musicale pourrait être partagée en deux mondes : l'un composé de morceaux piano-voix dénudés quelque part inspirés par le White Chalk de PJ Harvey voire de Chris Garneau, l'autre fondé sur des samples préenregistrés ou pris sur le vif pour être mis en boucle. Même si on ne peut mettre en doute la formidable voix de l'artiste, il faut reconnaitre que son univers est difficilement pénétrable et que l'amphithéâtre, pas encore tout à fait rempli, est difficilement convaincu. Les bruits de fouet bucaux n'aidant pas. Et le personnage assez réservé ne permet pas d'apprivoiser cet univers comme on le voudrait. D'ailleurs, nos voisins de gauche ne s'y trompent pas en choississant de parler de sujets sûrement beaucoup plus intéressants, quitte à parler plus fort que la chanteuse. Certains les qualifieraient d'irrespectueux, alors qu'un terme en quatres lettres pluriel inclus conviendrait mieux.


http://jcyd.free.fr/albums/Festivals/2011/2011-12-07-Festival_GeneriQ_Baxter_Dury/S_JCyD_038729.jpg

Petit entracte pour le changement de scène. Saluons au passage le bon goût du régisseur-son du soir qui nous fait patienter avec la musique de Damien Jurado.


Les Rémois de John Grape prennent maintenant possession du plateau du Théâtre, abats-jour en place pour une lumière tamisée. D'entrée leur (on leur souhaite grandement) futur hit Pale Girl est joué. Ou comment se mettre immédiatement une audience dans la poche. Le groupe nous confiera plus tard que le morceau est fait pour emballer, pas étonnant. Les compos du EP éponyme prennent une véritable identité en live. L'autobiographique Come On & Hurry, le rétro Wiser. Ces mélodies rappelant tant Jeff Buckley que Radiohead (et même Grandaddy me souffle-t-on) démontre l'énorme potentiel du trio. Et le final If I... donne même des frissons à la bassiste d'un groupe local. On gardera un oeil sur John Grape. Et les types sont vachement sympas, ce qui n'enlève rien.


Autre entracte, histoire de passer s'en jeter une au bar et de croiser les "copains" (les c-o-n-s qui parlaient à côté...). 

 

http://jcyd.free.fr/albums/Festivals/2011/2011-12-07-Festival_GeneriQ_Baxter_Dury/S_JCyD_038759.jpg

Puis, la scène accueille Baxter Dury...Aaah, Baxter Dury. Curieux personnage que cet anglais d'une quarantaine d'années, qui se présente à nous en costume noir et cravate fine. Le groupe qui l'accompagne est atypique : un guitariste tout droit sorti d'un clip des Clash (ou des Forbans, si on veut être moins sympa), une jolie choriste à chignon et robe discutables, un gigantesque bassiste à tête de Mini-Pouce et un batteur discret. Le set aurait pu démarrer simplement si le micro de Baxter avait fonctionné dès le départ. L'Anglais le saisit vigoureusement pour nous saluer et nous dire qu'il est heureux d'être là, qu'on a une belle ville et qu'il aime nos saucisses puis surpris par quelques méchants "cracks" dans les câbles du micro, Baxter demande au régisseur-son s'il cherche à le tuer...Tout le monde rigole de bon coeur, les techniciens s'affairent à réparer les câbles et changer le micro et pendant ce temps, la british clique démarre une impro blues-jazz so décontract' (guitariste couché par terre, Baxter qui crache sa bière et improvise quelques accords sur son clavier Rhodes...). Bref, on passe un moment sympa rempli de l'humour potache de Dury et sa bande.

Le concert démarre enfin avec comme premiers titres Francesca's Party (sur Floorshow, le deuxième album de Dury), Isabel et Claire, tirés de l'excellent album Happy Soup. Passé le plaisir de découvrir Baxter Dury sur scène, on peine à se dire que le concert est plus réussi que les disques. Même si ça n'a pas grand-chose à voir me direz-vous, et si Baxter Dury fait les cent pas, communique avec le public et ses musiciens, ça ne fait pas tout, il manque un petit quelque chose pour que le concert soit une réussite. Certes, il y a quelques titres qui fonctionnent fort bien en live, tels que Happy Soup, Love In The Garden. En revanche, pas d'Oscar Brown à l'hotizon, il y a quelques déçus. 

http://jcyd.free.fr/albums/Festivals/2011/2011-12-07-Festival_GeneriQ_Baxter_Dury/S_JCyD_038864.jpg

On repart tout de même de cette bonne soirée avec les petits sourires d'un moineau en tête, les badges offerts par John Grape et la rencontre avec le groupe, et tout de même la satisfaction de se dire : "j'ai vu Baxter Dury en concert".


- F. & S.

Par Sensation Rock - Publié dans : LIVE REPORT
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Mardi 6 décembre 2011 2 06 /12 /Déc /2011 08:00

http://www.israbox.com/uploads/posts/2011-11/1320412507_rammstein_made_in_germany.jpgUniversal/2011

 

Rammstein, pour ceux qui ne connaitraient pas, c'est ce combo allemand bodybuildé qui depuis 16 ans maintenant, enflamme (au sens propre comme au figuré) la scène métal européenne. Un métal industriel lourd et violent mais mélodique, soutenu par un chant dans la langue de Goethe qui confère encore plus le côté agressif de la musique des Berlinois. Repéré par Trent Reznor qui les a inclus à la B.O. du Lost Highway de David Lynch, ils ont pu traverser l'Atlantique, embarqués sur le Family Values Tour de koRn, et a su s'imposer pour devenir une référence du genre. Made In Germany est donc un raccourci rapide des 16 ans de carrière de Rammstein, de Herzeleid (1995) à Liebe Ist Für Alle Da (2009). Raccourci est bien le terme adéquat pour qualifier cette compilation, qui fait vraiment un survole de la discographie du groupe. Herzeleid a totalement été sacrifié, n'apparaissant que par Du Riechst Zo Gut, laissant Seeman, Asche Zu Asche à leur champ de tournesols. Au final, ce sont Mütter et Reise, Reise qui se partage le plus grand nombre de pistes (Links 2,3,4, Sonne, Mein Teil, Ohne Dich, Amerika). On ne fera pas la liste des pistes laissées pour compte, d'autant plus qu'aucun ne serait d'accord sur la tracklist idéale. Cependant, on est tout de même étonné de ne pas voir apparaitre la reprise de Depeche Mode Stripped ou le morceau éponyme Rammstein. Une de leur place à sans aucun doute été laissée à Mein Land, le morceau inédit d'usage (lien vers la chronique plus bas).

La deuxième galette en revanche est assez intelligente. En effet, tous les singles édités ces 15 dernières années voyaient sur leurs faces B la présence de nombreux remixes. Et il faut reconnaitre que s'avaler 5 relectures d'un même morceau d'affilée pouvait vite devenir indigeste. La sélection du best of, même si difficile à écouter d'une traite, apporte un aperçu intéressant de la réappropiation des compos du sextet par des artistes variés, de Faith No More à Clawfinger, en passant par Scooter, Junkie XL ou les Pet Shop Boys.

Soulignons encore une fois l'habillage du disque, où on pourra choisir la pochette selon le membre du groupe que l'on préfère, comme à l'époque de Sehnsucht.

Comme d'habitude, un best of dispensable, mais qui trouvera bien quelques sapins à brûler dans quelques jours.

 

- Florian

 

© - copyright - 2011

 

Lire aussi:  RAMMSTEIN, Mein Land

 

 

 


 
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