Samedi 22 janvier 2011
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Cinq 7/Wagram/2011
Après un premier album (A Mouthful, 2008) salué unanimement et suivi par de nombreux concerts et festivals, le duo
franco-finnois réapparait avec Both Ways Open Jaws, disque inégal aux chansons protéiformes.
Dès les premières minutes, on retrouve ces mélodies basées sur une petite boucle de clavier et quelques
chœurs (Dust It Off), une
guitare et un rythme cabossé (The Wicked And The Blind). Ces quelques morceaux que Dan et Olivia
confectionnent dans leur studio personnel renouent avec l'énergie de A Mouthful.
Puis, peu à peu,
ce nouveau disque tranche avec la pop plus légère et immédiate de son prédécesseur, le couple multi-instrumentiste cherche ici près de Björk, Lykke Li (Smash Them All, Slippery Slope) en
convoquant cordes, harpe, clavecin et percussions diverses sur plusieurs morceaux. La voix d’Olivia y est toujours aussi belle mais les arrangements de morceaux expérimentaux, alambiqués et
mélancoliques sont souvent difficiles à digérer.
- S.
Par Sensation Rock
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Lundi 10 janvier 2011
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11:59
Monkeywrench
Records/2011
Pour célébrer ses 20 ans d’existence, les vétérans de Seattle nous livre une compilation live, à l’image
du Live On Two Legs de 1998 (d’où le nom).
Ici on a pioché dans les tournées de 2003 à 2010 et pas moins de 250 concerts pour en ressortir 18 titres (???).
Autant dire que la setlist soulèvera beaucoup de débat auprès du public, mais comme chacun sait que pour chaque concert, il existe un bootleg, ce débat n’a pas lieu d’être.
Disons le tout de suite, cette compilation n’arrive pas à la cheville des bootlegs. Certes le son est impeccable
mais on ne retrouve pas la communion qui peut habiter le groupe et le public. Notamment par l’ablation des discussions que peut avoir Eddie Vedder avec le public et à chaque fois dans la langue
locale.
On peut donc dire que ce disque est réservé aux personnes qui veulent découvrir très tardivement Pearl Jam ou aux
fans absolus (dont je fais partie).
La setlist survole donc de haut 20 ans de carrière. Les classiques Porch,
Alive, Animal et Yellow Ledbetter sont présents, agrémentés de deux reprises de Joe Strummer et de Johnny Rotten, inédites jusque là et jouées pour la première
fois lors du tour 2010.
En conclusion, une relativement bonne compil’ live de Pearl Jam, qui démontre que le quintet de Seatlle n’a pas
perdu sa fougue, et qui fera patienter les fans en attendant la sortie du successeur de Backspacer.
- Florian.
© - copyright - 2011
Par Sensation Rock
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Mercredi 15 décembre 2010
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Dimanche 12 décembre 2010, Théâtre Musical, Besançon.
Souvent comparés à défaut à Cocoon, les bisontins de My Lady's House saisissent l'opportunité du festival TGV
Généric pour démontrer le mauvais fondement de cette théorie. Et ce ironiquement en première partie des Clermontois. MLH nous livre un set entre folk des grandes plaines et rock intimiste durant
38 minutes qui paraitront bien courtes.
Le concert commence avec "The Long-Legged Man", un entremêlement voix-guitare posé, comme pour saisir le public par la main afin de le conduire dans un voyage mélancolique au pays de
Jarmusch. Puis vient "Once", un des morceaux phares de l'album "West of the Sun Stories", aux paroles de résignation, contredisant la philosophie Nietzschienne. Les titres s'enchaînent ensuite
dans ce monde avec le très Juradien "Studying Rain" avec son accord de banjo ravageur ou encore "Not Alone" qui pourrait presque paraître comme joyeux.
Puis la fin du set se fera plus électrique, comme par besoin d'exorciser toute cette mélancolie par un son rageur. Nous avons alors droit à "Flivers" morceau initialement acoustique mais
sublimé par le son électrique. Puis le très efficace "Before the Rain" où, une fois n'est pas coutume, MLH penche vers la pop. Ce morceaux reliant encore plus le public à sa cause.
Le show se clôturera avec la dernière compo du groupe, "Falcon Lake", morceau épique qui semble ne devoir jamais se finir, où on sent la présence du Neil Young de la face B de "Rust Never
Sleeps".
My Lady's House a donc ouvert avec grande classe ce festival. Seul regret : pas de rappel. Et non, il ne faut pas mettre en retard le bus clermontois.
- PAF
(photo : mindthegapdezign.com)
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Lundi 22 novembre 2010
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12:32
Sober &
Gentle/Universal/2010
Deuxième opus studio du duo pop-folk-édulcoré clermontois, "Where The Oceans End" nous propose de suivre le
parcours d'un baleineau (???). Après les pandas, ça change. Pourquoi pas ? L'iode c'est bon pour les rhumatismes.
Seulement voilà, la thérapie ne prend pas. On écoute ce disque et puis on arrive à la fin et puis voilà on l'oublie aussi vite. Cocoon nous sert la même recette que sur le premier disque, sans
révolution à part peut être ces quelques arrangements de cordes. Peu de titres se détachent du lot, mis à part le single "Comets" assez entrainant quoique encore très formaté. On retiendra
surtout "Dee Doo", où pour la première fois Morgane Imbeaud pique la vedette à Mark Daumail.
Bref, un disque qui plaira à un public radiophonique mais qui ne satisfera pas un auditoire avide de nouveauté.
- Florian.
Par Sensation Rock
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Vendredi 19 novembre 2010
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13:16
Musicast/L’autre
Production/2010
Le musicien et producteur multi-instrumentiste Benoît Rault revient avec un troisième album, Island On A Roof, qui puise son inspiration des deux côtés de l’Atlantique.
Adepte des mariages de styles, parfois considéré comme le ‘’Beck français’’, Benoît Rault prouve après deux albums - (Junk Shop (2000) et Drifting (2003) - qu’il est l’un des plus habiles compositeurs de popsongs de l’Hexagone. Il
est aussi l'un des plus méconnus...
En installant à chaque titre une ambiance typique (Crashed On A Beach, Island, très
cinématographiques), avec un ukulélé et des chœurs en cascade (We Feel Love sonne comme du Faris Nourallah), quelques bonnes vieilles ficelles folk
avec force flûtes (Come Back To My House), et parfois un truc un peu sexuel à la Bowie (You're Making Some Good To Me), Rault s’emploie à écrire des chansons de bonne facture qui rappellent les belles heures la pop indé
anglo-saxonne.
- S.
Par Sensation Rock
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Vendredi 19 novembre 2010
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12:46
Autoproduit/2010
Petite production mais grande ambition, Folks fait mouche avec une pop-folk efficace.
Agrémentées d'arrangements de piano et de cordes, les chansons de François Gauer réussissent comme
chez les Bordelais de Calc à raviver la flamme de la pop qu'Elliott Smith s'évertua à travailler pendant des
années et ce dans l'indifférence quasi-générale.
C'est notamment avec un Horses on the Shore très bien
écrit, que Folks peut concourir comme héritier du grand Elliott, même si parfois il peut lui rendre hommage de façon très/trop appuyée (Our Car at Night). Ceci étant,
les 10 morceaux de 1, 2, 3 sont très bien joués, les mélodies suffisamment attachantes pour qu'on s'y arrête un
peu plus qu'un instant.
- S.
Par Sensation Rock
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Jeudi 18 novembre 2010
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Reprise/Warner/2010
A plus de 65 ans et 40 ans de carrière, le Loner ne cessera jamais d'innover. De la folk
des 70's au rock indépendant du début des 90's, en passant par les synthés des années 80, il y a peu de genre que le canadien n'ait exploré. Même le rockabilly a eu droit à son
album.
Ici, le but de Neil Young est clairement défini dans le titre de son opus : faire du bruit. Équipement
minimaliste : un homme et sa guitare.
Si de premier abord l'écoute est difficile, il faut reconnaitre des qualités à ce projet. Le son saturé propre à l'artiste est toujours là, poussé à l'extrême par moments. Mais on se laisse
prendre par des titres comme Angry World, Walk with me ou Hitchhiker, pièce maitresse de ce disque.
Le son se fait également acoustique sur 2 morceaux histoire d'apaiser la tension émanant de ce déferlement de guitare(s). Mais que dire de ces Love and War et Peaceful Valley
Boulevard. La patte du Loner pour les ballades mélancoliques est toujours intacte.
Neil Young nous offre donc un bon cru 2010, qui efface la déception de sa précédente galette Fork in the road.
- Florian.
(c) - copyright - 2011
Par Sensation Rock
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Vendredi 5 novembre 2010
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00:54
Mercury/Universal/2010
Cinq ans que le fanfaron anglais adepte de grosses cylindrées n’avait pas pointé son nez enfariné avec un nouveau disque sous le bras, plus affairé à filer des chataîgnes aux sorties de boîtes de
nuit qu'à passer du temps à écrire de bonnes chansons. Le revoici, avec un groupe tout en énergie live. Oui mais bon.
Embauché par Universal après un contrat longue durée chez Sony, Jay Kay est retourné dans son studio personnel avec une paire de producteurs et un groupe tout neuf (Derrick McKenzie, le batteur
des débuts, est toujours présent) pour enregistrer le successeur du très décevant Dynamite.
Dès l’intro de l’album, on sait que le disque va bénéficier d’un souffle nouveau, un son plus live : « Ok, c’est la bonne », souffle Jay Kay à ses musiciens et aussi à son
auditoire pour lui dire que cette fois, c’est un retour gagnant. C’est en partie vrai, Rock Dust Light Star, le morceau-titre est très réussi et une bonne moitié du disque l’est tout
autant, avec des cuivres vigoureux, des basses rondes, de vieux claviers, des chœurs soul (White Knuckle Ride et cette bonne vieille recette du single disco futuriste dans la lignée de
Little L ou Cosmic Girl, All Good In The Hood, Hurtin’) mais quelques morceaux somme toute bien intentionnés font retomber lourdement le soufflé (Blue Skies, Two
Completely Different Things, le nouveau générique de "La Croisière S’amuse ?", Never Gonna Be Another…).
Même si le disque est inégal, plus intéressant au début qu’à la fin (on ne parle même pas des remixes inutiles placées en bonus sur l’édition limitée…), il est assez agréable de retrouver le
chanteur à coiffure de chef indien avec quelques chansons efficaces qui réconcilieront les fans de la première heure.
- S.
Par ghislain
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Vendredi 15 octobre 2010
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Naïve/2010
Asa [Asha], lauréate du Prix Constantin en 2008, sort aujourd’hui un deuxième album décomplexé et rythmé.
Forte d’une grosse expérience de la scène (un Live in Paris est d’ailleurs sorti en 2009), la chanteuse nigériane dévoile ici des attraits plus soul et pop, période 60’s. A commencer par
Be My Man, convoquant cuivres et pas de danse, avec l’appui de cette voix chaleureuse et un brin éraillée qui, au contraire de celle d’Amy Winehouse, ne semble pas avoir subi de
ravages.
Asa n’oublie pas de placer ici et là quelques titres chaloupés qui ont fait le succès de son précédent opus (Asa, 2007) en anglais ou en yoruba (Maybe, Bimpé et son passage très
« parliamentaire »…). Evitant le surplace, elle insuffle une belle énergie à cet album parfois très funky (Bro Da Olé), parfois orientalisant (Ok Ok), parsemé de
ballades (Questions…). Un disque très agréable et varié pour prolonger l’été.
- S.
Par ghislain
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Dimanche 6 juin 2010
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15:41
Label : En recherche
C’est la rencontre en 2007 de quatre musiciens mulhousiens, sévissant dans divers combos, que donna naissance de ce
nouveau groupe métal Alsacien au doux nom de Syr Daria. Composé de Michel Erhart (ex-Dust) et Thomas Haessy (ex-Alésia) tous deux guitaristes, ainsi que de Christophe Brunner à la batterie
(ex-Black Hole) et enfin Guillaume Hesse à la basse et chant (Heavymessiah), le groupe commença à composer assez rapidement afin de sortir son premier opus autoproduit tout
récemment.
On retrouve dans ce 8 titres tous les ingrédients d’un bon groupe de Heavy Métal, avec un gros son, une rythmique à vous
marteler la tête et d’envolée de guitares.
C’est tout d’abord, « Beast within » qui ouvre le bal la voix de Guillaume est puissante à souhait et la
double grosse-caisse de Christophe est efficace.
Puis vient « Replica » morceau favori à mon goût, qui commence en douceur et qui monte crescendo et son
refrain qui nous résonne dans la tête pendant des minutes après la fin du morceau.
Le groupe ne faillit pas non plus dans la composition de morceau plus calme. « End of innocence » étant le
slow/heavy de l’album, où la encore Guillaume nous montre ses talents de vocaliste. Les guitares mises en avant sur ce morceau nous montrent également la dextérité des deux six
cordistes.
En somme un premier album tout en nuances et fort agréable à écouter, avec une production réussit.
Le groupe commence à tourner à droite et à gauche, notamment à Mussig (prés de Sélestat) le 12 Juin au Bike Rock
Festival, et est activement à la recherche d’un label. À bon entendeur !!!
Nicolas Keshvary
http://www.myspace.com/syrdaria
Par ghislain
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Vendredi 4 juin 2010
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Pour venir en aide à l'orchestre de jazz de son ancien lycée, le Memorial Jazz Ensemble 1, Justin "Bon Iver"
Vernon a décidé d'enregistrer en live certaines de ses chansons et quelques classiques de Duke Ellington dans des versions alternatives. La classe.
Pour les fans de jazz et d'indie-folk, c'est plutôt une bonne nouvelle, Bon Iver et son orchestre pour un soir
délivrent une poignée de chansons telles The Lady Is A Tramp (immortalisée par Sinatra), Since I Fell For You (qui a connu des dizaines d'interprétations dont celle de Nina
Simone) et bien sûr deux morceaux (For Emma et Lump Sum) issus du fabuleux For Emma, Forever Ago, millésime de l'année 2008. En plus du set avec Bon Iver, le Jazz
Ensemble jouera un second set d'une dizaine de titres d'Ellington et les bénéfices de la soirée lui permettront d'accéder au concours "Essentially Ellington" qui a lieu chaque année à New
York.
A noter : l'Ensemble a atteint la troisème place et a été élu l'un des meilleurs jazz band du pays. La classe, Justin, la classe !
Disponible uniquement dans la ville d'Eau Claire dans le Wisconsin et en téléchargement.
SG
Par ghislain
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Jeudi 3 juin 2010
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Arrêtez Ecoutez/Universal/2010
En attendant un deuxième album, Ludo Pin bricoleur pop délivre un EP qui amène un coup de frais dans la chanson
française.
Coréalisé par la chanteuse canadienne Ariane Moffatt et Bénédicte Schmitt (musicienne et ingénieur du son ayant officié
longtemps sous la houlette de Dominique Blanc-Francard), ce petit disque, dans le sillage de ceux de Doriand, Albin De La Simone ou Mathieu Boogaerts, continue de révéler une personnalité
hors-normes et un univers fait de collages sonores, de mélodies sucrées et aux textes sensibles.
SG
Par ghislain
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Mercredi 2 juin 2010
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Righteous Babe Records/2010
Un opéra folk passé inaperçu et sorti sur le label d'Ani Di Franco par une jeune artiste qui sait s'entourer.
Disons-le tout net : Anaïs Mitchell n'est pas connue en France et ce disque risque bien de ne pas connaître le succès ici alors qu'il recèle de très
belles chansons.
A commencer par Wedding Song, interprêtée en duo avec Justin Vernon alias Bon Iver.
Partant du principe de l'opéra basé sur le mythe d'Orphée transposé après la Grande Dépression des années 30 (Bon Iver est Orphée, Anaïs est Eurydice, Ani DiFranco est Perséphone...), Hadestown
est une oeuvre très construite, autour de musiciens chevronnés, de chanteurs talentueux. Pour preuve, Ben "Hermès" Knox Miller, chanteur de The Low Anthem, en compagnie de Bon Iver démontre tout
son talent d'interprête (Wait For Me). De son côté, Greg "Hadès" Brown appose son empreinte d'une voix tellement grave qu'elle ferait presque passer Mark Lanegan pour un castrat (Why
We Build The Wall, How Long ?). Bon Iver quant à lui fait à nouveau opérer la magie de son album For Emma, Forever Ago sur plusieurs titres majestueux (Epic (Part I), If It's
True...).
A mi-chemin entre le jazz bastringue et théâtral de Tom Waits et le meilleur du folk contemporain, Hadestown ne rencontrera probalement pas son public, mais il met en exergue le talent
d'une jeune femme qui n'a pas dit son dernier mot.
SG
Par ghislain
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Samedi 29 mai 2010
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09:21
Strangefolk Records/Naïve/28 juin 2010
Que devient Kula Shaker, ce groupe anglais qui avait fait sien le style "pop vintage-psyché-hindoue" d'inspiration 60-70
? Il délivre un nouveau disque de bonne facture.
Dès Peter Pan RIP, single qui ouvre l'album, on sait que la bande menée par Crispian Mills n'a pas perdu
l'inspiration, même si elle était restée dans l'ombre depuis quelques années.
Nappée de cordes, cette ode à l'enfance et les autres titres du disque démontrent la capacité du groupe à marier les mélodies pop avec une bonne dose d'onirisme (Ophélia) et de
psychédélisme (Modern Blues, Barbara Ella).
S'il a été enregistré en Belgique, dans le studio du groupe, Pilgrims Progress est bien un disque anglais, dans la lignée de quelques classiques signés Byrds, Kevin Ayers ou autres
Kinks. Basse ronde, orgues vintage et guitares aux arpèges délicats ou bardées d'effets (All Dressed Up, le final Winter's Call). On retrouve souvent la fougue de leur premier
disque, K, belle réussite de l'année 1996.
Pilgrims Progress ou le retour gagnant de Kula Shaker.
>> kulashaker.co.uk
SG
Par ghislain
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1
Mardi 25 mai 2010
2
25
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/2010
14:05
ADA/Naïve/2010
Représentants d'une pop à l'Anglaise, surannée comme il faut, The Postmarks s'impose avec un deuxième album réussi,
quelque part entre Belle & Sebastian et Camera Obscura.
En plus de pochettes vintage qu'on croirait abîmées par le temps, la musique de The Postmarks ("Les Cachets de la
Poste", en français) est allé faire les vide-greniers de Londres et en a ramené des mélodies et des orchestrations dignes des 60's, jusque dans la voix de Tim Yehezkely, magnifique chanteuse
venue d'Israël.
Pourtant...pourtant, The Postmarks sont américains, de Floride pour être précis. Comme quoi, cette pochette, cette musique ont tendance à faire croire que ces musiciens nourris au son de
Françoise Hardy, Saint Etienne ou Stereolab viennent tout droit d'Angleterre. Quoi qu'il en soit, Go Jetsetter, My Lucky Charm, entre autres perles pop, attrapent l'oreille de l'auditeur
en un clin d'oeil...
Disque atmosphérique, cinématographique et souvent très ensoleillé, Memoirs at the End of the World pourrait
bien être le compagnon des facteurs et celui d'un printemps qui tardait à venir.
>>
www.myspace.com/thepostmarks
SG
Par ghislain
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