Mercredi 18 janvier 2012
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12:12
Rough
Trade/PIAS/2012
De jeunes pousses du rock indé américain signés par un label anglais viennent de sortir le nouvel album des Strokes.
Compliqué ? Mais non.
Howler, soit cinq musiciens postpubères originaires de Minneapolis, Minnesota, prêts à conquérir le monde. Après s'être fait
les dents sur des accords de metal (?), c'est vers un indie rock ultra référencé que s'est tourné Howler. Dès les premiers accords de Beach Sluts, on sait bien que le groupe a appris et
retenu les leçons de rock des Strokes (qui eux mêmes avaient appris les leurs des Stooges ou du Velvet). Adoptant les mêmes tics de guitares et de rythmiques, Howler se démarquent quand même de
la bande à Casablancas par le chant de Jordan Gatesmith, plus grave et moins filtré. Alors, ce n'est parce qu'ils "font comme", que l'on ne doit pas se pencher un peu plus sur leurs
chansons...Si This One's Different singe les Strokes, Gatesmith y chante avec une voix plus démarquée qui sonne "anglais", mais qui n'est pas spécialement jolie à
écouter. Il réitère cette attitude de branleur sur Back Of Your Neck, autre single en puissance qui balance un petit solo de guitare à la sonorité résolument 60's. Bref, tout
est mis en oeuvre pour ramener du monde, parfois c'est réussi, d'autres fois, on s'embête un peu quand même.
En somme, vu le battage mis en place pour faire parler de ce groupe qui n'en veut (tournée au Japon, marketing...), on risque
d'en entendre parler en espérant ne pas avoir à les entendre de trop.
- S.
(c) 2011
Par Sensation Rock
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Mardi 17 janvier 2012
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19:53
Warner/2012
N’est ce pas les Mayas, peuple du Mexique, qui, dit-on, seraient à l’origine de cette malédiction de la fin du monde
en 2012 ? Si tel est le cas, certains ont décidé de la débuter en beauté. L’incroyable duo mexicain, Rodrigo y Gabriela, revient avec un album de genre nouveau, Area 52. Une
première dans leur discographie, la collaboration avec une formation de treize musiciens cubains, appelée C.U.B.A.
Area 52 est une compilation des morceaux favoris du duo et c’est
sous l’égide du producteur Peter Asher que le projet a pu voir le jour. L’album s’ouvre sur Santo
Domingo, dès les premières secondes, nous devinons la direction musicale que les Mexicains ont choisi, du rock, du jazz
et de l’expérimental, tout ça à la sauce latino.
Ce qui est intéressant c'est la sensation que l’intégralité de l’objet repose sur l’improvisation. Les anciens albums des Mexicains n’étaient t’il pas en prise directe ? Le rendu est explosif.
Les morceaux on été totalement réarrangés, Hanuman, méconnaissable, ressemble à une partie de free jazz. L’exploration et la richesse musicale de ces pays est un vrai trésor,
Ixtapa est de loin l’un des morceaux-clé de
l’enregistrement, l’arrangement pour sitar est superbe, nous pourrions croire que nous sommes en présence de deux pistes en une.
11 :11, est aux couleurs aériennes de Pink Floyd, un voyage
entre le Mexique et Cuba. Master Maqui, est le
prototype même des génériques vieillots de nos anciens films ou anciennes séries ; imaginez le crooner aux dents blanches se pavanant dans les réceptions mondaines. A noter, le mélange des
genres, du festif Juan Loco, à la musique de
salon, Logos, à la fois grave mais pleine de
vitalité. Heureusement, ces guitaristes experts on su allier parfaitement leur jeu singulier au reste de l’orchestration, personne n’est mis à l’écart. Et c’est sans aucun doute que la palme,
la perle de l’album revient à l’hymne Tamacun ! Un titre complètement fou, un défouloir, des guitares, des instruments à vent endiablés, de la vie et de la joie à l’état pur
!
Le pari est réussi ! Rodrigo y Gabriela nous livrent un album ambitieux, aux sonorités inhabituelles, et complètement
nouveau, sans pour autant briser l’âme première du duo. Bref, Area 52 est un album à acquérir à tout prix pour découvrir de nouveaux horizons musicaux ! Un régal et une vraie
réussite ! (En concert à l’Olympia les 27 et 28 Février, avec à la clé un live report.)
- Thomas.
(c) 2012
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Mardi 17 janvier 2012
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09:00
Washi Washa/Bonsai Music/Warner/2011
Premier album à la pochette étonnante d'un duo non moins étonnant, mariant electro et batterie
live.
Certaines personnes qui passent du temps à chercher des vidéos de batteur surdoués sur Youtube connaissent sûrement Vincent
Girault, le fou furieux derrière les fûts de The Electronic Conspiracy (TEC). Lui et son pote Jean-Charles Boutin alias Jésus Crie forment TEC depuis fin 2008. A l'instar de Justice et Prodigy,
les deux musiciens manient avec grand plaisir les claviers abrasifs et les sons live, en y ajoutant bien sûr le headbanging de rigueur. On retrouve ce mélange entre sons electro cradingues et
énergie punk des deux formations précitées.
A travers quelques titres catchy (Sing This Song et ses accords
de synthés tranchants, Do You titre à la sauce Carpenter), le duo serait bien capable de réunir les aficionados du dancefloor et les fans d'Andre Duracell. A voir en live, quoiqu'il
arrive.
- S.
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Lundi 16 janvier 2012
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17:01
Exelsior Recordings/2012
Véritables stars dans leur pays mais quasiment inconnus en France, les Hollandais de Moss sortent en cette fin janvier
leur troisième album. Après l'excellent et scènique Never Be Scared/Don't Be A Hero, le groupe semble avoir revu sa partition en offrant de nouvelles compos plus difficiles
d'accès mais qui dévoilent au fur et à mesure des écoutes leur potentiel. Car en effet, si dans son prédecesseur on était tout de suite embarqué par les mélodies pop indie des pistes (I Like
The Chemistry, I Apologise (dear Simon)), ici en dehors de quelques morceaux (What You Want ou le très Strokes Spelbound), il faut revenir plusieurs fois pour
accrocher. Les chansons ont plus une couleur electro-ambiant (Ornament,Tiny Love) ou font incursion dans les années 80 (Almost A Year ). On est parfois un
peu déçu quand les compos ne décollent pas et nous laissent comme un goût d'inachevé (Give Love To The Ones You Love). En revanche, le côté onirique de Everything Died In Your
Heart est bien senti. Même s'il renferme quelques morceaux qui seront à coup sûr de futurs hits taillés pour la scène (l'excellent The Hunter, Good People),
Ornaments même après plusieurs écoutes restent en-dessous de Never Be Scared... Il n'en reste pas moins que les grands admirateurs de Moss y trouveront leur compte et
continueront à les défendre corps et âme.
- F.
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Lire aussi: MOSS, Never Be
Scared/Don't Be A Hero
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Dimanche 15 janvier 2012
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13:33
Sour Mash/PIAS/2011
En sortant quasi simultanément 3 singles du premier volet de ses aventures en solo, Noel Gallagher veut définitivement
montrer qu'il est de retour et qu'il en a sous le coude. Dans la plus pure tradition d'Oasis, chaque face B est une inédite.
The
Death Of You And Me: The Good Rebel . L'aîné de la fraterie Gallagher assure lui-même ses choeurs derrière son chant, comme à l'époque du combo où Liam était en avant.
Titre qui serait la rencontre de l'Oasis première époque et de l'ère Dig Out Your Soul. Le morceau aurait totalement trouvé sa place sur le LP.
AKA... What A Life: Let The Lord Shine A Light On Me. La face B du single dansant de Noel
Gallagher's High Flying Bird joue la carte de la ballade... Mais se plante. En voulant trop jouer la carte émotionnelle, le remplissage de choeur féminin à la
Christina Aguilera sous prozac ne fait
pas mieux qu'une compo R'n'B bas de gamme. Sans cet arrangement loupé, on aurait eu un titre potable mais sans grande originalité.
If I Had A Gun...: I'd Pick You
Every Time. Un court morceau sur un air de banjo, une nouveauté chez Noel Gallagher. Sans prétention (enfin, moins que chez Liam) pour une sympathique chanson assez
rafraichissante.
Même si tout n'est pas réussi et à la vitesse où il publie, on sent que quoiqu'il en dise, Noel veut rattraper le temps perdu et
nous réserve sans aucun doute d'autres surprises dans un futur proche. En revanche, signalons que le gars ne se fout pas de nous au niveau visuel, tant l'artwork de chaque 45T est bien
senti.
- F.
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Lire aussi : TRACK
BY TRACK : NOEL GALLAGHER's High Flying Birds
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Dimanche 15 janvier 2012
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12:26
Qui ? Tirant son nom d'un film de Werner Herzog,
Fitzcarraldo est un collectif de musiciens de l'aire urbaine (c'est à dire Montbéliard-Belfort pour les non Franc-Comtois). Les membres sont d'origine différente (hongroise, portugaise, arabe,
espagnole) et d'influences musicales éclectiques (en vrac Morricone, Keziah Jones, Bashung, Nick Cave, Lavilliers, Johnny Greenwood, Led Zeppelin, Beatles). Un véritable métissage qui se ressent
dans la musique de Fitz.
Quoi ? Folk serait le raccourci idéal
pour qualifier la musique de Fitzcarraldo. Mais emportées par un chant autant féminin que masculin, les compos naviguent aussi bien dans une pop mélodique que dans des morceaux plus
poétiques.
Deux titres sont déjà enregistrés (dont La Vallée Suspendue et son superbe clip tourné sur le magnifique plateau des
Milles Etangs) et 18 autres sont prêts à être mis en boîte.
Quand ? En attendant de retrouver Fitzcarraldo sur disque,
on pourra les voir en concert au Catering Café d'Héricourt le 31 mars, en espérant d'autres dates.
Où ? Toutes les infos et écoute des morceaux sur la
page Facebook du groupe et contact à fitzcarraldo25@gmail.com
- F.
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Samedi 14 janvier 2012
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09:24
Fat Possum Records/PIAS/2011
Son nom n'est pas sur toutes les lèvres. Pourtant, AA Bondy, signé sur le légendaire label Fat Possum, continue de
dérouler tout son savoir-faire de songwriter avec Believers, son troisième album. Un must-have, comme on dit.
Parcours classique pour l'artisan chansonnier américain Auguste Arthur Bondy, originaire de Birmingham, Alabama : après un passage
par la case "guitariste dans un groupe de rock indé dans les années 90" (Verbena), Bondy se tourne vers une carrière solo avec un premier effort tout à fait remarquable (American Hearts,
paru en 2007), très ancré dans la tradition folk-blues, avec des titres forts tels qu'American Hearts et Vice Rag, ou encore Killed Myself When I Was Young,
morceau tout aussi réussi qui figure sur la bande-son d'un épisode de Dr House. Le tout, enregistré dans une grange au fond des montagnes Catskill au nord de New-York, sonne comme un
classique.
Néanmoins, peu de gens connaissent l'existence de ce jeune guitariste et chanteur qui, deux ans après When The Devil's Loose (2009) met un peu d'électricité dans ses chansons, à l'instar
des très beaux Scenes From A Circus et Down In The Fire (Lost Sea) qui convoquent à la fois la tension de Low et la pensateur de Bon Iver.
Believers s'écarte donc du folk-blues dénudé des débuts au profit de titres plus rock à l'atmosphère urbaine et mélancolique (le sublime Drmz, le dylanien The Twist,
The Heart Is Willing qui évoque Wilco).
Enregistré en Californie sous la bienveillance de Rob Schnapf (Elliott Smith, Beck, rien que ça), Believers a largement de quoi se retrouver cité dans les top lists de fin
d'année.
- S.
(c) 2011
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Jeudi 12 janvier 2012
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Last Gang Records/PIAS/2012
Une jolie brune nous envoie à la gueule ses premières chansons country. On n'a pas le choix, c'est l'un des buzz du
moment : il faut l'écouter !
Armée d'une poignée de titres catchy et d'une paire de bottes rouges, Miss Ortega veut en donner à découdre aux autres petites coquines de la pop
actuelle, en dégainant sa country pêchue...
Bon, allez, on l'a écouté ton disque, Lindi, parce qu'on est sympa !
C'est vrai qu'elle a une jolie voix, à la Dolly Parton, mais bon, soyons honnêtes, ce Little Red Boots ne casse pas trois pattes à un canard...
A lire certains journaux spécialisés, on pensait trouver en Lindi Ortega une rivale potentielle de Lana Del Rey ou Alela Diane, dans ce côté envoûtant et résolument sexy. Lana, Alela...On croit
rêver !
Si musicalement, les trois n'ont déjà rien à voir, on préfèrera Lana et Alela qui, elles, ont un vrai charisme et de bonnes chansons.
A l'écoute de titres tels que When All The Stars Align, qui se verra sûrement offrir une place de choix dans la programmation de radios texanes, on se dit que Lindi ne fait rien d'autre
que rendre hommage à Wanda Jackson, Dolly Parton. C'est sympatoche, bien fait, mais on ne sent pas plus que ça la
sauce prendre.
Bref, Lindi, tu es craquante et tes lèvres ne sont pas refaites, c'est vrai, mais tes chansons, on risque de les oublier aussi
vite que celles de Shania Twain.
- Georges.
(c) 2011
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Jeudi 12 janvier 2012
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17:03
Indépendant/2011
Voici un groupe très singulier, un gros point d'interrogation. Tombé dessus totalement par hasard, je me laisse attirer
par cette pochette étrange, inquiétante, un croisement entre The Texas Chainsaw Massacre et Walking Dead. Et alors j'écoute ce disque, m'attendant à une musique proche
du gothique. Intuition pas totalement fausse car j'apprendrai que Abney Park a commencé dans cette veine avant de virer dans le steampunk, une culture qu'on pourrait qualifier de rétrofuturiste
(pour les amateurs de BD, Le Régulateur c'est du steampunk). Et on retrouve cela tant dans l'univers graphique que vestimentaire du combo. En revanche il sera difficile de vouloir mettre
une étiquette sur ce groupe américain, au line up changeant mais toujours mené par son créateur Robert Brown, chanteur et même illustateur des différentes productions. Il est quasi
impossible de dire de quel genre est Off The Grid tant il mélange les styles. Mixant des revisites d'anciens morceaux et des nouvelles pistes, la voix rocailleuse de Brown accompagne
aussi bien des compos évoquant des marches tziganes (Off The Grid, I've Been Wrong Before) que d'autres aux consonnances d'Amérique Latine versions les Cités d'Or
(To The Apocalypse In Daddy's Side Car). De la country est aussi reconnaissable: country redneck (The Wrong Side) ou country "ruée vers l'or" (Aether Shanties). Ou
encore une influence orientale sur un fond techno, comme avait déjà pu le faire Killing Joke (Stigmata Martyr). Bref, extrèmement difficile à décrire, le mieux est encore d'écouter ce
septième album de Abney Park pour se faire un avis. Faut-il encore juste se le procurer, le groupe s'autoproduisant, il faut se diriger vers sa page internet. Mais il demeure une curiosité à
vraiment découvrir.
- F.
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Mardi 10 janvier 2012
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08:00
Epic/Sony/2011
♫ Oh you, It's always you, It's always you ♫, voici un petit air que chacun a gardé au fond de son esprit. Et
celui-ci date d'il y a 15 ans maintenant, une époque où Natalie Imbruglia déchirait tout. Et ce petit air, on le devait à Sophie Zelmani, jeune suèdoise au joli minois. Puis on l'a
oubliée. Pourtant la petite brune ne s'est jamais arrêtée, Soul est d'ailleurs son dixième album. Mais la chanteuse est discrète, donne très peu de concert et ne fait pas la une des
journaux. Cette discrètion est d'ailleurs parlante avec la pochette de cet album où le titre laisse peu de place au nom de son auteur. Alors quid de l'âme de Sophie Zelmani? Elle doit être légère
et apaisée, offrant des compos sobres, un folk voix-guitare où les arrnagements sont très discrets (le piano sur For You, l'orgue de My Daughter). Et la recette marche, même si
l'album n'est pas d'une originalité extrème, quelques morceaux font mouche et on tombe sous le charme de la Suèdoise. Ainsi on ne sent même pas les 7 minutes de All About You, Free
Now est un petit blues bien senti. Même si les paroles sont parfois légères (I Love You vite oublié devant le côté hispanisant entrainant du morceau), Soul est un disque
apaisant, doux et finalement demeure une bonne petite surprise.
- F.
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Lundi 9 janvier 2012
1
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11:00
Cakes & Tapes/Peppermoon Music/Bandcamp/2011
Ceux qui ont eu la chance de voir la belle chanter seule sur scène,
accompagnée d'une guitare ou d'un banjo, savent ce que simplicté et grâce veulent dire.
Originaire du Connecticut, ayant vécu quelques années à Paris et désormais installée au Portugal, Erica Buettner reprend le flambeau tenu autrefois par de grandes
chanteuses américaines.
Il suffit
juste d'écouter Time Travelling, le premier titre en apesanteur de True Love And Water pour s'apercevoir du charme exercé par la voix d'Erica. Une voix limpide et caressante qu'à peine neuf morceaux mettent en valeur. Comme Karen Dalton ou Sybille Baier, belles étoiles filantes du folk US
(l'excellent album Colour Green de Sibylle Baier est sorti en 2006), Erica Buettner n'a pas besoin de grand chose pour nous amener vers elle. A la guitare ou au banjo, instruments appris
aux Etats-Unis puis pratiqués sans relâche dans les parcs, caves, appartements, théâtres et bars parisiens, Erica ne démerite pas, s'offrant là de parfaits compagnons. Under The
Radar et The Body Electric sont d'ailleurs deux des plus beaux titres du disque.
Enregistré
avec l'aide de Pierre Faa, lui aussi chanteur et auteur d'un disque paru il y a peu (L'avenir n'est plus comme avant chez Discograph/Wagram), True Love And Water devrait en
envoûter plus d'un, pour peu qu'il trouve un jour une distribution à sa hauteur. C'est tout ce le malheur qu'on lui souhaite.
Petit détail d'importance, le disque d'Erica Buettner sort en téléchargement sur le site Bandcamp, et également en cassette,
c'est dire si la jeune femme semble appartenir à une autre époque...
- S.
(c) 2012
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Lundi 9 janvier 2012
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10:00
PIAS Recordings/2012
Enregistré auprès d'une fine équipe, le petit chanteur tatoué revient avec un nouvel album plutôt sombre qui parle de
la crise.
En 2011, Da Silva s'est isolé au studio de La Frette et au studio Third Side pour poser sur multi-pistes ses nouvelles
chansons, des nouvelles chansons qui semblent être tournées vers un, à l'instar du titre d'ouverture, Les Concessions, qui est pour le moins explicite tout en étant finement écrit. Yann Arnaud
(Syd Matters, Sammy Decoster...) et quelques musiciens de choix (David Stzanke de Tahiti Boy & The Palmtree Family ou David Euverte, pianiste croisé chez Dominique A. et Miossec) ont
contribué à faire de ce nouvel album un objet un peu à part dans la discographie du nâtif de Nevers.
Les chansons de Da Silva ont toujours cet aspect sombre, parfois grave, et un titre comme La Crise illustre bien l'ambiance générale du disque. Da Silva y traite du thème le plus évoqué
ces derniers mois (et même ces dernières années) dans les médias en y mêlant cette thématique de l'intime qui lui est cher, donnant lieu à des phrases du genre : "le monde semble être vaincu,
Dieu que j'aime ton petit cul".
Musicalement, on retrouve des sonorités plus électroniques et synthétiques, comme le démontre les quelques claviers qui ornent Le Repas. Plus d'amplitude est donnée aux titres de La
Distance. Les choeurs aériens et mélancoliques à la fois sur La Fin Du Mois, ce rock assumé sur Les Stations Balnéaires.
Da Silva signe donc un disque social, certes. Mais il évite certains écueils et parvient à conserver son art de raconter les
histoires.
- Georges.
(c) 2012
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Lundi 9 janvier 2012
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LPU/2011
Alors oui, Linkin Park, c'est un peu le métal dit néo, commercial, formaté pour les radios et très prisé chez les
adolescents à mèche qui n'ont pas sombré dans le côté obscure de Bieber.
Mais ne cachons pas que maintenant chaque production du groupe ressemble à sa précédente (couplets plus ou moins rappés de Shinoda/refrains gueulards ou mélodiques de Bennington, saupoudrés de
samples et de guitares criardes). Et pourtant, avant de devenir la B.O. officielle des films de robots extra-terrestres, les Californiens étaient apparus avec un premier disque innovateur (et
aidé par la prod' de Rick Rubin), se créant un grand parterre de fans. Le combo est très reconnaissant envers ceux-ci puisque chaque année depuis 2001, il offre aux membres de son fan club (via
ce dernier, le fameux Linkin Park Underground) des compils d'inédits, des versions alternatives ou des démos.
C'est encore le cas cette année, avec une grande partie de démos, issues des sessions d'enregistrements de chaque album, de Hybrid Theory à A Thousand Suns, le tout couronné par
une outtake du premier album datant de 1998 (Blue ou l'ancêtre de Crawling). Certes le son n'est pas toujours excellent et le disque est parfaitement dispensable. Mais quand on
est fan d'un groupe, on est toujours reconnaissant pour ces petites intentions, qui plus est quand ce dit groupe est mainstream et pourrait tranquillement compter ses dollars. Qu'on aime ou pas
Linkin Park, il faut souligner leur démarche et espérer que d'autres formations puissent suivre le même chemin.
- F.
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Dimanche 8 janvier 2012
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19:56

Qui ? Wez, Seth et Zack, Natural
Child, un groupe de Nashville. Ils sortent leur premier EP chez Infinity Cat Recordings.
Quoi ? Du rock, des filles et de la bière. Nous avons affaire à un groupe déjanté,
issu des caves crasseuses de Nashville. Des inspirations diverses, de Bob Dylan aux Rolling Stones ou encore les Stooges. Le cocktail parfait pour décaper les murs et vous en mettre une grosse
claque dans la g***** !
Quand ? 1971 est sorti en Avril 2011 chez Infinity Cat
Recording.
Où ? Leur site internet avec quelques morceaux : http://naturalchildband.blogspot.com/
- Thomas
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Dimanche 8 janvier 2012
7
08
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11:51
Kütü
Folk/Differ-Ant/2011
Un classique. The Golden Mean sonne comme un classique tant le savoir-faire mélodique et la production se
rapprochent des disques de formations qui ont fait leur preuve des années 60 à nos jours.
Nicolas Brusq, Augustin Hauville, Hugo Lamy et Jérémie Nies ont bien compris le
fonctionnement d'une chanson pop : mélodies et harmonies vocales apprises chez les Beach Boys, guitares réverbérées et batteries sauvages héritées des Walkmen et Interpol. Sans oublier la voix de
Jérémie. Une voix qui a de la gueule.
Même s'ils sont très référencés, les titres de ce nouvel opus n'ont pas à avoir honte, ils sont très réussis. Par exemple, Will You Marry Me qui convoque la fougue des Strokes et un je
ne sais quoi qui donne envie de prendre le volant. New York s'appropriant les codes de la cold wave. Nowhere et ce son "à la Walkmen". Et The Last Embrace, dernière
ballade emprunte de spleen (la formule piano-guitare) portée par la voix hantée de Jérémie. Enfin, ce Glory, possible hommage au King Elvis...
Avec cette jolie pochette, un nom à vous donner le "vertige" et un album qui tutoie les sommets, Kim Novak a tout pour réussir.
- S.
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