Lundi 30 janvier 2012
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10:45
Two Gentlemen/Differ-Ant/2012
A voir la vidéo de Sea Monsters où des gens courent, se baignent et dansent nus, on pourrait avoir tendance à
se dire que cette jeune femme d'origine suisse est un peu barzingue.
Cette proche du trompettiste Eric Truffaz - qui joue d'ailleurs sur un titre de Dogs In Spirit -, a su en un
mini-album (I'll Dry Your Tears Little Murderers, autoproduit et paru en 2009), et une ribambelle de concerts se faire remarquer par son univers riche que ce premier album met
en valeur.
A 26 ans, la jolie Helvète dévoile là une dizaine de morceaux parés de beaux arrangements, à l'instar de Sea Monsters, premier single qui devrait faire parler de son auteur. La mélodie y
est sublime, et le chant d'Anna est habité.
Dogs In Spirit a d'ailleurs tout du disque hanté. A l'écoute d'Elijah's Chant, morceau obscur aux voix entremêlées, on est rapidement transporté vers des ambiances
fantômatiques. Lykke Li, prend garde !
Sur le magnifique The Drainout, porté par un harmonium et quelques percussions, Eric Truffaz apporte son sens de la mélancolie. Sur Siren, c'est le piano et la voix d'Anna qui
mènent la danse. Il en va de même pour King Of The Dogs, autre single en puissance.
En somme, avec des titres rythmées et envoûtants à la fois, un univers très personnel et parfois sombre, Dogs In
Spirit risque d'être l'un des disques de l'hiver.
- S.
(c) 2012
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Lundi 30 janvier 2012
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10:25
Sony/2012
Après plusieurs années d'absence, retour d'un songwriter qui s'écoute et se lit toujours pas trop
mal.
Dès Going
Home et cette incroyable voix grave, à faire passer Mark Lanegan pour Jean-Baptiste Monnier des Choristes, le
poète, écrivain et chanteur canadien Leonard Cohen semble - malgré ses 77 ans et toutes ses vies - avoir repris du poil de la bête et délivre un disque assez varié.
Le Canadien y invite des voix féminines pour harmoniser le tout, comme en 1967 sur le magifique So Long, Marianne. Sur Amen, il endosse le costume de Tom Waits, tant sa voix,
vieillie bien sûr, prend les accents de celles de l'Américain (auteur lui aussi d'un récent album réussi). C'est aussi dû à l'apport du banjo et de cette ambiance bastringue. Idem pour le morceau
Banjo, qui lui, paradoxalement, prend des couleurs gospel. On retrouve des voix féminines sur un Different Sides assez rythmé. Et sur Come Healing, c'est également un
choeur féminin qui introduit le tout et mène la danse. Anyhow est jazzy, Darkness est bluesy. Bref, Old Ideas est varié.
Et si le disque est varié et plus ou moins arrangé, Leonard Cohen prend un temps pour chanter seul avec sa guitare, dans le
plus simple appareil. Crazy To Love You. 3"05 de pur Leonard Cohen dans les oreilles, c'est toujours efficace.
Après Dear Heather paru en 2004, c'est donc un Leonard Cohen en forme et avec une voix encore plus grave que jamais
qui revient à son public, qui a des chacnes d'être ravi.
- S.
(c) 2012
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Vendredi 27 janvier 2012
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10:26
Futur Records/La Baleine/2011
Sur le label de College et Minitel Rose, ce jeune groupe délivre un EP immédiat, pop et frais. C'est cool
!
Des accords de guitare électrique, un chant et des choeurs pop, voilà la recette de Rhum For Pauline. Pas
de quoi affoler la population, vous allez me dire ! C'est vrai, RFP ne réinvente pas la pop mais la pare de simplicté et d'immédiateté. Il y a l'urgence des premiers disques de The Cure dans le
premier titre I Can Reach The Top. Les voix et les rythmes prennent également une place importante sur ce premier EP inaugural, comme sur Japan And China. Plus loin, c'est
une pointe d'easy-listening à l'anglaise qui agrémente l'entrainant Thee Unforgettable Me.
Dans le sillon
des groupes hexagonaux qui ont fait leurs preuves, Rhum For Pauline a tout pour plaire avec ce EP qui détend les esgourdes.
- Georges.
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Vendredi 27 janvier 2012
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08:59
Polydor/Universal/2012
Qui n'a pas entendu parler de Lana Del Rey ? Ses lèvres surgonflées, son nez trop droit pour être vrai, ses yeux de
biches... A force de s'étendre sur son physique, autant source de moquerie que d'admiration (ici, on est dans la deuxième proposition), on oublierait presque que Mlle Elizabeth Grant à l'état
civil est musicienne.
Depuis la fin de l'été 2011 et deux singles devenus des tubes (Video Games/Blue Jeans) et portés par des clips à l'esthétisme réussi, la belle et mystérieuse New-Yorkaise est devenue
l'une des artistes les plus en vue et les plus attendues au tournant. Car cette femme toute droit sortie d'un film de David Lynch fait preuve d'une capacité de composition parlante et a su
s'entourer de producteurs qui ont su mettre en forme ses exigences. Et ça marche.. ou pas. Après les premiers extraits très cinématographiques sus-cités, Lana Del Rey nous proposait le titre
éponyme Born To Die, qui même s'il ne touche pas la perfection car quelque peu grandiloquent, il porte toujours ce côté amer et désabusé présent dans les compos de cette Nancy Sinatra
moderne. D'aucuns diront qu'elle surfe sur une vague soul laissée libre depuis la disparition de Amy Winehouse et se trompent. Certes il y a Off To The Races, plus R'n'B que proche de la
soul de l'Anglaise. R'n'B encore présent sur le peu convaincant Diet Mountain View. Mais aucune comparaison n'est justifiée, même si les deux sont adeptes du plastique.
Même si on peut toujours douter des capacités de la belle à reproduire les qualités musicales de Born To Die sur scène
(on a encore mal pour elle lors de sa prestation au Saturday Night Live), il reste des chansons sympas. Sympas, c'est tout. Car il est difficile de vraiment se sentir hystériquement emballé par
un morceau ou un autre.
Alors certes, on aime la jolie performance vocale de Radio, la noirceur de Dark Paradise - peut-être l'une des meilleures compos de l'album même s'il reprend le même sample
vocal que Blue Jeans. National Anthem aurait mérité d'être meilleur sans ce refrain de choeurs énervants. Million Dollar Man en revanche sent bon le générique de James
Bond, à s'adonner à une danse lancinante avec sa partenaire.
Malheureusement, on a le sentiment en arrivant à la fin de Born To Die que Lana Del Rey ne réussit jamais à maintenir le
niveau de Video Games ou Blue Jeans. C'est un bon album grand public, qui sera autant aimé par les moins connaisseurs que descendu pour le plaisir comme le veut un tel tapage
médiatique. Et si finalement, tout avait déjà été dit ?
- F.
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Mardi 24 janvier 2012
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18:39
Epitath Records/2012
The Menzingers est la nouvelle signature de Epitath, célèbre label punk qui a renfermé dans ses rangs Rancid et autres Bad
Religion et qui a connu la gloire avec le Smash de Offspring. Même si ce style musical est aujourd'hui moins médiatisé, il demeure des formations qui font perdurer la tradition
des chansons courtes, sur un rythme soutenu et spontané. Malheureusement, ces mêmes groupes semblent avoir perdu toute la désinvolture de leurs aînés. Et The Menzingers ne pourra attirer
l'attention de ceux qui appréciaient le punk rock pas encore mainstream du début des 90's. En effet, on a plus l'impression ici d'écouter un nouveau ressassé de Blink 182 (Burn After
Writing), le second degré en moins. Certes cela plaira aux jeunes, avides de teenage movies sur fond de campus américains dont certains morceaux de On The Impossible Past ont le
potentiel pour garnir la bande-son (Gates, Sculptors And Vandals) . Pour le reste, on ne retiendra pas grand chose du troisième album des Américains. Ah si: la pochette est
sympa.
- F.
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Mardi 24 janvier 2012
2
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08:00
Yep Roc Records/2012
Découverte en France au printemps dernier en première partie de Vandaveer, Cheyenne Marie Mize revient avec un EP,
successeur de Before Lately. Et elle profite de ce nouveau projet pur rejoindre Yep Roc et devenir ainsi coloc' de label de Paul Weller, Liam Finn ou autres Heavy Trash. We
Don't Need est vu par l'intéressée elle-même plus comme une collection de singles qu'un album homogène, les titres se démarquent effectivement chacun l'un de l'autre, et changent
radicalement par rapport au LP précédent. La belle de Louisville se laisse aller à des expérimentations qui nous donnent des titres comme Wishing Well, avec pour uniques instruments des
percussions, pour produire un morceau qui tutoie aussi bien le R&B que la pop. Réussite complète pour une chanson qui avait déjà été expérimentée sur scène. Going Under est colorée,
un vrai swing qui donne envie de se déhancher. Keep It (qui ne sera pas inconnue des aficionados des Daytrotter Sessions) et It Lingers sont
des gros morceaux rock, où l'influence de PJ Harvey n'est sans aucun doute pas anodine
dans la construction de ces deux compos. En revanche, la base folk de Cheyenne revient mais dans son côté le plus sombre avec l'obscure Call Me Beautiful, véritable marche
funèbre.
Le EP se clotûre avec la formidable instrumentale aérienne et hantée Back Around. Moins intimiste, plus produit que Before Lately, We Don't Need est défini par la
chanteuse comme un avant-goût de ce qui va advenir.
- Florian
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Lire aussi: CHEYENNE MARIE MIZE, Before Lately
LIAM FINN, FOMO
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Lundi 23 janvier 2012
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City Slang/PIAS/2012
Nada Surf fait montre dans ses productions discographiques d’une
régularité étonnante.
Le trio américain est synonyme de qualité pour les amateurs de pop rock, et Matthew Caws et ses collègues n’ont que rarement modifié leur recette. Le traitement
des guitares est fidèle à lui-même. Pas de saturations excessives ici mais un son clair et cristallin, parfait écrin aux vocaux toujours léchés du groupe. Looking Through est construit
sur une rythmique à laquelle il est bien difficile de résister, et Nada Surf sait toujours ménager ces subtiles accélérations qui nous donnent encore plus envie de les suivre. Cette véritable
aisance pop, devenue une marque de fabrique qui fait qu’on reconnaît la formation dès les premières mesures, le groupe sait aussi en faire la démonstration en mode plus acoustique comme sur le
délicat When I Was Young. Nada Surf peut finalement se résumer assez bien par le titre Teenage Dreams, un état d’esprit positif qui transpire dans leur musique toujours
admirablement produite et dosée, qui leur a gagné un public d’une fidélité à toute épreuve. Matthew et ses collègues ont su conserver la fraîcheur de leurs débuts.
- Dom.
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Dimanche 22 janvier 2012
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19:02
Nucelar Blast/2012
Reborn In Defiance: titre pas du tout anodin puisque Means To An End (2005) et son nom lui aussi
prémonitoir était annoncé comme le dernier effort de Biohazard. Donc on est plutôt heureux de voir arriver dans les bacs un nouvel opus, très attendu des fans. Alors verdict? Bien
entendu, on arrivera jamais à la cheville d'un State Of The World Adress ou Urban Discipline, mais les compos hardcore des New-Yorkais remplissent leur rôle de débourrage du lit
et de headbagging. Dans le genre, Vengeance Is Mine ou Reborn jouent parfaitement le jeu. Countdown Doom est un très bon morceau trash, double pédale en avant, pour un
chant rappelant le hardcore de Downset. Come Alive est une compo punkcore efficace, certes sonnant un peu comme déjà entendu, mais franchement on s'en fout. Ces compos ne sentent pas le
copiage comme beaucoup de combos actuels pourrait servir. Il ne faut pas oublier que Biohazard faisait partie des pionniers du genre. Ainsi on passera sur les peu convaincants et gentillets
Vows Of Redemption (un P.O.D réchauffé) ou le très rock F.M You Were Wrong. Pistes vite oubliées quand on revient à du basique (Skullcrusher, Never Give In).
Un retour somme tout réussi par Biohazard, qui même s'il ne nous fait pas le même effet qu'il y a plus de 15 ans, fera naitre un brin de nostalgie chez quiconque possède une planche de skate en
remise dans son garage.
- F.
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Dimanche 22 janvier 2012
7
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13:14
Qui ? Alors que le départ de J. Tillman des Fleet Foxes
suscite déjà des interrogations sur l'avenir du groupe, l'annonce d'un nouveau combo présentant en son sein deux membres de la bande à Robin Pecknold ne va pas arranger les choses. Poor
Moon c'est en effet Christian Wargo et Casey Wescott des renards de Seattle et des frères Ian et Peter Murray. Le groupe tire son nom de la chanson des Canned Heat préférée de
Wargo.
Quoi ? Le premier single People In Her Mind est
une chanson pop psychédélique, très 70's, assez proche finalement du premier EP autoproduit et distribué sous le manteau des Fleet Foxes, avant que leur style folk christique ne soit
défini. Les morceaux ont pour la plupart été écrits sur la route, lors de la tournée du premier album des Foxes.
Quand ? Illusion, le premier EP de Poor
Moon est annoncé pour le printemps chez Sub Pop / Bella Union, suivi dans l'année d'une longue production. Enregistré entre Seattle et Washington, dans divers endroits tels que des
chambres ou des studios de répétitions ou encore chez les frères Murray, Illusion devrait offrir un son lo-fi, ouvert à la spontanéité.
Où? Poor Moon
entamera une tournée aux Etats-Unis courant mars avant de venir en Angleterre cet été, avec pourquoi pas quelques dates dans des festivals européens.
- F.
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Lire aussi: FLEET FOXES,
The Shrine/An Argument (12'')
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Samedi 21 janvier 2012
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13:46
Memphis
industries/PIAS/2012
Une voix à la Chris Martin et des popsongs efficaces. La bande à Kyle Wilson a tous les atouts pour
réussir.
Tout à fait dans la mouvance actuelle des groupes qui savent dégainer des mélodies plus vite que leur
ombre, Milagres prend néanmoins un malin plaisir à jouer avec les styles, tour à tour pop (Here To Stay, Halfway), tour à tour electro avec une pointe de shoegaze (Glowing Mouth,
Gentle Beast) ou plus acoustique (le très beau début piano, guitare et voix de Moon On The Sea's Gate). Le tout fonctionne plutôt bien, le groupe tente de belles envolées
instrumentales, Wilson y chante avec assurance, Milagres ne se restreint pas et reste accessible, évite la grandiloquence.
Finalement assez loin de Coldplay, donc, et plus proche de The National, Other Lives ou Elbow, ces cinq New-yorkais signent
peut-être l'un des disques de l'année.
- S.
(c) 2012
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Vendredi 20 janvier 2012
5
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12:02
City Slang/PIAS/2012
Laura Gibson fait partie de ces chanteuses dont on parle peu mais dont on parle bien.
Cette grande fille originaire de l'Oregon, l'état américaine à qui l'on doit Richmond Fontaine, Dolorean, The Decemberists ou
encore Sallie Ford, sort aujourd'hui un troisième album, tout à fait sympathique, folk et soyeux.
La Grande est un recueil de chansons bien foutues, douces comme une fin de journée automnale passée sur le perron.
Certains pourront tordre le nez devant ce disque, en disant que Laura Gibson n'a rien inventé. Ce n'est pas faux, mais là où elle
se débrouille plutôt bien, c'est dans l'interprétation délicate et les arrangements de cette dizaine de chansons, toujours en choisissant les instruments qui vont servir le songwriting. Par
exemple, Skin, Warning Skin, est l'un de ces morceaux qui confirme le talent de Laura Gibson.
- S.
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Vendredi 20 janvier 2012
5
20
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08:00
Century Media/2012
Je dois avouer, je ne connaissais pas bien voire pas du tout l'oeuvre de Lacuna Coil. Les seules choses que je savais
d'eux sont qu'ils sont Italiens, que leur chanteuse pourrait servir de quatre heures à Berlusconi et qu'ils nous avaient offert une reprise peu convaincante de Depeche Mode (Enjoy The
Silence) il y a quelques temps. Alors c'est avec une oreille neuve et sans a priori que je me lance dans l'écoute de Dark Adrenaline. Et d'entrée nous voilà dans un énième
disque de néo métal où on alterne un chant agressif made in Chester Bennington de la part de Andrea Ferro et un chant plus "doux" de la miss Cristina Scabbia. Et là , on ne peut s'empêcher de
faire le rapprochement avec Evanescence, certes le racccourci est vite fait mais il existe bien (on pourrait aussi faire un autre rapprochement avec Within Temptation). Et musicalement parlant,
en dehors de quelques solos vaguement prog' (Against You, Upside Down), le reste est taillé pour les grandes ondes avec ses compos à la Nickelback (End Of Time). On
touche vraiment à Linkin Park (I Don't Believe In Tomorrow), on tente des arrangements indus (Intoxicated). Bref, je ne dirai donc pas que ma découverte de Lacuna Coil m'a
convaincu. Je sais bien qu'il y aura toujours du monde pour aimer. Il faut juste prendre cette chronique comme celle d'un ado des années 90 vieillissant.
- F.
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Jeudi 19 janvier 2012
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Null/Columbia/Sony/2011
Trent Reznor et Atticus Ross ne se quittent plus. On connaissait pourtant Reznor comme un personnage autodidacte et
solitaire, seul maître à bord du vaisseau Nine Inch Nails. Et il semblerait que finalement il ait trouvé son alter égo en la personne de Ross. En effet depuis Year Zero de NIN,
les deux hommes ont pu démontrer leur symbiose musicale dans divers projets. D'abord une nouvelle fois avec le premier né de Reznor sur les 36 pistes de Ghosts I-V, puis au sein de
How To Destroy Angels, accompagnés de Mme Reznor, Mariqueen Maandig. David Fincher ne s'y est pas trompé et avait déjà embauché le duo pour la B.O de son précédent film The
Social Network, rafflant au passage l'Oscar de la meilleur musique de film. Pas étonnant de les voir reconduit ici pour l'adaptation américaine de Millenium.
On le sait depuis ses débuts, l'univers de Trent Reznor est noir et a déjà prouvé son efficacité pour habiller l'esthétique sonore
de long métrage (souvenons nous du générique de Se7en, déjà de David Fincher ou encore Lost Highway de David Lynch ). Et le rapprochement avec Atticus Ross ne
changera en rien cela, ce dernier aussi adepte des ambiances sombres (il a produit koRn sur See You On The Other Side et Untitled). Nous avons donc les candidats idéaux pour
réaliser la B.O. de l'adaptation américaine du roman de Stieg Larsson. Et quiconque a lu Millenium connait cette atmopshère sombre et froide. Reznor et Ross en 39 morceaux (!!!) et 3h de
musique unissent à la perfection tous ces univers. A quelques exceptions prêtes (la reprise indus de Immigrant Song de Led Zeppelin avec Karen O), toutes les pistes sont instrumentales,
parfois avec en fond les murmures de Mariqueen Maanding (I Can't Take Anymore, Millenia). On retrouve par moment l'ambiance des plages instrus de The Fragile (She
Reminds Me Of You). Le parfait équilibre est trouvé entre des compos cristallines (People Lie All The Time, Please Take Your Hand Away, The Heretics) et des pistes
noires et inquiétantes (With The Flies, Hypomania). On sent parfois une violence contenue (A Thousand Details) ou une tension latente (An Itch) dans ce
labyrinthe sonore qui nécessite une totale immersion, casque sur les oreilles. Paralell Timeline With Alternate Outcome est une formidable construction qui monte crescendo, commençant au
piano pour se terminant sur un final effrayant qui laisse comme une interrogation. Le duo offre également un moment de grâce onirique avec le magnifique You're Here.
Voici donc une B.O. parfaitement réussie qui devrait habiller à la perfection les mondes de Fincher et Larsson. Une ambiance
sombre et froide qui ne voit qu'une légère éclaircie dans le final offert par How To Destroy Angels, Is Your Love Strong Enough.
- Florian
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Jeudi 19 janvier 2012
4
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15:37
Fiction Records/Universal/2012
Le vivier du rock anglais sera-t-il un jour à sec? Pas certain tant le pays de la Princesse Midleton semble avoir sous la
manche nombre de groupe de qualité. C'est le cas encore une fois avec The Maccabees. Pas vraiment des débutants puisque Given To The Wild est leur troisième album. Et celui-ci
est bon mais, car il y a un mais,on ne peut pas franchement parler de nouveauté et d'innovation d'un point de vue musical puisque chaque piste nous renvoit à d'autres artistes ou combos en
activité. En effet, on a (encore et toujours) l'impression d'entendre Arcade Fire sur Forever I've Known ou Heave. Went Away sera un peu la visite de Chris Martin venu
pousser la chansonnette chez Moss. Et même quand le groupe d'Orlando Weeks semble se laisser aller à sa propre inspiration, on retombe toujours sur quelqu'un d'autre: la belle compos pop
aériennes Child et son envolée finale nous rappelle Ghinzu, Pelican a un côté rock 70's à la Pete Townshend. Ne cachons pas tout de même que Given To The Wild renferme
de petits hymnes pop comme Feel To Follow ou encore Went Away, mais il démontre vite ses limites. Un bon disque quand même mais qui ne laissera pas franchement de souvenirs
impérissables.
- F.
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Mercredi 18 janvier 2012
3
18
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/2012
19:27
Third Man Records/2012
C’était l’une des surprises de l’année 2011, un évènement tant attendu, qui s’est conclu pour nous, Européens, par un
sentiment de frustration intense. Brendan Benson, Patrick Keeler, LJ Lawrence et Jack White reformaient The Raconteurs pour quelques dates Américaines. Tournée qui a commencé par un passage à la
maison mère : Third Man Records. Quelques semaines plus tard était annoncé la sortie d’un 33T black 'n’ blue en exclusivité "Vault" de leur concert à
Nashville.
Commençons par les points négatifs, peu nombreux mais néanmoins importants. Le support 33T ayant
une durée limitée, on peut penser que le temps du concert à été calculé à cet effet, environ 45 minutes. Les Raconteurs ont joué une petit setlist et malheureusement incomplète, on aurait aimé
entendre Carolina Drama ou encore
You Don’t Understand Me. On attendait quelque chose de
nouveau de la part des quatre compères : RAS.
De plus, le magistral Blue Veins a été retiré du
vinyle par manque de place. Osons le dire : il faut avoir au moins une fois écouté ce morceau dans sa vie. Après, la mort peut nous emporter. Suite à ses critiques négatives, passons aux
choses agréables ! Quoi qu’il en soit les Rac’s étaient de retour ! Le concert s’ouvre sur l’habituel Consoler To The
Lonely suivi par le rageur Salute your
solution ; dès les premières notes, une illumination se fait en nous : putain, c’est génial !
Ce qui est intéressant avec ces musiciens, c’est que tous les morceaux sont reconnaissables mais toujours transformés. Dans leur esprit, aucun concert ne doit se ressembler, ils ont pris
l’habitude de jouer deux morceaux en un, Hands est jumelé à une reprise des Who : I Can See For Miles.
Deux morceaux sont acoustiques, Top
Yourself et Old Enough, habituellement interprétés au violon par un cinquième membre multi-instrumentaliste, Marc Alan Watrous lors de la tournée 2008. Il est ici remplacé exclusivement par Dean Fertita (Queens of Stone Age ; Dead Weather) au
clavier et guitare, cinquième gars de la tournée 2006. Many Shades of Black et The switch and the Spurs, sont transformés en hymnes et ce, dû à la présence d’instruments à vent et aux phénoménaux solos de Jack White. Le concert se termine par trois
indispensables : le blues militaire Broken Boy Soldier et le classique Steady As She Goes que l'on aime toujours chanter. Pour nous consoler de l’absence de Blue Veins sur le vinyle, le morceau a été mis en téléchargement
sur le site du label.
Retrouver les Raconteurs pour une vraie bonne partie de rock fait toujours chaud au cœur, en
plus de l’annonce d’un nouvel album de Brendan Benson, mais aussi la rumeur d’un projet solo de Jack White.
- Thomas.
(c) 2011
Par Sensation Rock
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