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INHEAVEN, Inheaven

Protégés de J.Casablancas (The Strokes) dès leurs premières mesures, le premier album des sud londoniens aligne du larsen primaire, de la rythmique lourde, et des vocalises mixtes du plus bel effet, pour un résultat bien moins simplet qu’il n’y parait, et redoutablement efficace. Pop aux frontières du grunge dépenaillé, du punk négligé, du garage sixties rebel, voir du hardrock tradi, les malicieux sont incontestablement sur la bonne voie…

Toujours prête à s’enflammer pour une poignée de riffs sauvageons répandus par un gang de chevelus nerveux sortis de nulle part,  la presse anglo-saxonne ne s’est pour une fois pas trompée.

Bien sûr, Inheaven  présentait le profil idéal à ces redondantes louanges, néanmoins,

La sortie de leur premier album, surveillé comme le miron près du bocal à poiscailles, accrédite pour cette fois le raffinement de nos exaltés voisins. Miracle…

Inconnus jusqu’au jour (voilà un peu plus de 2 ans) ou Casablancas, crooner ricain des Strokes fan d’indie rock british, les embarque sur son label Cult Records, les p’tits débraillés ont fait leur bonhomme de chemin depuis ce premier EP (Régénération), aussi décapant que remarqué. Un titre que l’on retrouve d’ailleurs avec plaisir sur cette première galette. C’est donc dans les starting-blocks que tous les loups de Londres attendaient leur grand format, tant la tapée de EP’s qui suivirent le premier avaient alléché le gotha. Autant le dire tout de suite, on n’est pas déçu et eux non plus semble t il…

D’entrée, Baby’s Allright, sous ses airs de déjà entendu, balance du costaud comme on aime. Fascination sixties saupoudrée de grungy, les lascards ont le groove et le sens du chorus entêtant. Un morceau plutôt représentatif de leur style même s’ils se nourrissent volontiers à moult râteliers. Comme sur ce Treats nirvanesque que la belle Chloé Little, bassiste de son état, popifie de ses jolies cordes (vocales cette fois). Et oui, le chant lead est chez eux régulièrement partagé entre la belle et son compère James Taylor. Assurément une heureuse réussite que cette parité.

Tantôt pop (All there is, Drift, Stupid Things), UK punk tendance grungy (World on Fire), l’album regorge de quelques perles comme l’excellent et speedé Vultures (j’adore), et, bien sûr Régénération, cité plus haut.

Parce qu’il faut quelques imperfections, on oubliera de s’attarder sur des titres comme Do you Dream ? ou Real Love, sans intérêts. On ne peut pas tout réussir.

La production de Tom Dagelty n’est pas anodine tant son savoir-faire en à élevé plus d’un au panthéon des Indierockstars (Pixies, Killing Joke, Tigercub, Royal Blood, et j’en passe…).

Au final, ce très bon album a quasi tout pour plaire et pour cartonner des 2 côtés de l’atlantique. I nheaven n’a plus qu’a saisir l’aubaine…

 

 

 

Artiste : Inheaven

Album : Inheaven

Label/Distribution: (PIAS) recording

Date de sortie: 01/09/2017

Genre: Indie rock/Grunge/Pop

Catégorie: Album Rock

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