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L'ALBUM DU MOIS : DAMIEN JURADO, Maraqopa (>>PORTRAIT)

 

THE CRANBERRIESJACK WHITE / THERAPY? / LEONARD COHEN

THE KILLS / CLOUD NOTHINGS / MARK LANEGAN BAND/ TINDERSTICKS / THE BLACK KEYS

 

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ALBUMS & CHRONIQUES A VENIR

27 Février:

THE CRANBERRIES, Roses

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23 Avril:

JACK WHITE, Blunderbuss

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30 Avril:

FATHER JOHN MISTY, Fear Fun (Track By Track déjà en ligne)

Mercredi 2 novembre 2011 3 02 /11 /Nov /2011 21:38

http://www.soundstagedirect.com/media/jeff_the_brotherhood_whatever_i_want.jpgThird Man Records/2011

 

Nashville est rock, voila, c’est dit ! Jeff The Brotherhood rejoins l’écurie Third Man Records et autant dire que ces deux gaillards  son chouchoutés par Monsieur White, il n’a pas tort. A nous l’électrique Whatever I want.
La face A est un long morceau : prenez place et laissez vous porter. Dans la veine rock stoner, le riff est répétitif et lourd mais on ne s’ennuie pas. Sur ce courant électrique est posée la voix nonchalante de Jake Orrall : le parfait équilibre. S'il nous arrive de déplorer l’omniprésence de White dans ses productions, elle est ici minime mais remarquable, il est excellent derrière son orgue.
La face B, quant à elle, est dans la dimension rock avec cette reprise de Tiger B. Smith :
Everything I Need, reponse au précédent titre ? On reconnait, bien sûr, la patte des Brotherhood : une folle intro en acoustique qui se termine en explosion électrique. Le titre se termine dans un solo fou qui vous retourne.
Jeff The Brotherhood fait ce que l'on peut nommer un rock, complètement fou, explosif ! Ils nous décoiffent d’une traite. Leurs albums précédents sont à découvrir, Jake et Jamin sont assurément à suivre pour les amateurs de ce genre de musique et pour les autres.

 

- Thomas.

 

(c) 2011

 

 


 
Par Sensation Rock - Publié dans : CHRONIQUE SINGLE/45 RPM
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Mercredi 2 novembre 2011 3 02 /11 /Nov /2011 21:28

http://musikplease.com/wp-content/uploads/2011/10/The-Black-Keys-Lonely-Boy-608x608-e1319824739511.jpgPIAS/2011

 

Depuis la sortie de l’album Attack and Release, les Black Keys sont presque devenus incontournables. Leur son a pris une autre tournure, plus commerciale. Nous l’aurons remarqué avec Brothers et il est d’autant plus frappant avec Lonely Boy, premier extrait de l’album à venir : El Camino.
Où est le blues cradingue, le coté roots des Black Keys du début ? Comme tout single, le premier extrait doit être alléchant : c’est chose faîte. Lonely Boy est un morceau captivant, on adore la guitare et cette batterie entrainante. Vous reconnaitrez l’essence même des Keys à travers ces deux instruments. Seul bémol ? Les claviers. Entrons nous dans une ère "claviers" (on en entend partout) ? Son utilisation donne une sensation de plasticité et gâche un peu l’esprit tempête de sable du groupe. On aime le chant d’Auerbach, mais les « Oooh oooh » et le refrain à 100km/h, ne sont-ils pas solution de facilité ? Ce titre devient quelque peu commercial et dont le but est de, devinette facile, est de... ? Faire vendre.
Lonely Boy est certes rock, sympathique à l’écoute mais il n’est pas à la hauteur de ce qu’a déjà produit le groupe. On préférait notre duo du début. Maintenant, attendons sagement la sortie de l’album El Camino, le 6 décembre, pour en donner un avis plus concret.

 

- Thomas.

 

(c) 2011

 

 

 


 
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Mercredi 2 novembre 2011 3 02 /11 /Nov /2011 18:37

http://www.clashmusic.com/files/imagecache/big_node_view/files/My%20Sad%20Captains.jpg

 

Qui ? Un groupe anglais formé par les frères Wallis, Ed (chant, guitare), Jim (batterie, clavier), Nick Goss (guitare) et Dan Davis (basse). Le groupe développe une pop intemporelle, aussi bien influencée par les légendes anglaises (Beatles sur Trees) que par des combos plus contemporains (on pense à Phoenix à l'écoute de Heavy Lifting).

 

http://cdn-images.deezer.com/images/cover/389b74ec6c19c5da7e88ca1811ca41ac/120x120-000000-80-0-0.jpgQuoi ? Un deuxième album Fight Less, Win More (Stolen Recordings/2011) qui fait suite à leur première production parue en 2009 (Here & Elsewhere). Ecrit entre San Francisco et la campagne anglaise, le mixage final est assuré par Larry Crane (Elliott Smith, Stephen Malkmus). La production d'ailleurs confère un son très années 90 à l'opus.

 

Quand ? Parution de Fight Less, Win More le 7 novembre 2011 suivie d'une tournée en Angleterre avant de traverser la Manche pour rejoindre l'Allemagne et la Suisse.

 

Où ? L'album peut être écouté en streaming via le site de Stolen Recordings (www.stolenrecordings.co.uk) et plus d'infos sur la page du groupe (www.mysadcaptains.co.uk).

 

- Florian

 

© - copyright - 2011

 

 

 


 

 

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Mardi 1 novembre 2011 2 01 /11 /Nov /2011 16:25

http://audioinkradio.com/wp-content/uploads/2011/09/pearl-jam-dvd.jpgVinyl Films/Columbia/Sony/2011

 

Un mois à peine. C'est le temps qu'il aura fallu patienter pour enfin voir le film retraçant 20 ans de carrière ( à moins d'avoir été un parisien qui aura pu voir le document sur grand écran lors de l'unique séance française).

Cameron Crowe (Presque Célèbre, Singles, Jerry Maguire) est à la réalisation. Journaliste musical de formation, il a eu la chance de pouvoir suivre l'émergence de la scène musicale de Seattle à la fin des années 80 et par le fait la naissance de Pearl Jam. S'appuyant sur un nombre incroyables d'archives vidéos et musicales, il retrace tout le parcours de chaque membre du combo, depuis les arcanes de Green River pour Jeff Ament et Stone Gossard, puis l'histoire éphémère et intense de Mother Love Bone et de son leader Andrew Wood à la fin tragique qui donnera vie par la suite au groupe. Le premier concert donné seulement cinq jours après qu'Eddie Vedder soit engagé, l'immédiate osmose qui prend forme est enfin mise en images. De l'explosion inattendue de Ten au dernier album studio en date Backspacer, on suit l'évolution constante du groupe, sa mue symbolisée par Vitalogy. Cette évolution, ces questionnements, les remises en causes incessantes dictés par des évènements engagés (la bataille contre Ticketmaster) ou par des tragédies (mort de Kurt Cobain, drame du Rockskilde 2000) où Vedder ou Gossard s'ouvrent totalement.  Etoffé avec des témoignages de Chris Cornell (qui démontrent vraiment les liens qui unissaient les groupes de Seattle, de Pearl Jam à Soundgarden, en passant par Nirvana ou Alice In Chains) ou l'influence de Neil Young, Crowe ne tombe pas dans le piège du documentaire démago. Les faits sont rapportés en toute objectivité. Et il lève enfin le voile sur la pseudo adversité qui existait (pas) entre Cobain et Vedder.

Au rayon bonus, des petites pastilles de cinq minutes, remplies d'anecdotes qui feront le bonheur des fans. Deux interviews avec Mike McReady et Matt Cameron qui racontent la genèse de Faithfull et de The Fixer. Le retour de Jeff Ament dans son Montana d'origine et où on découvre soudain la pochette de Yield sur le chemin. Une visite guidée de Seattle par Stone Gossard ou encore l'intégration du sixième membre de Pearl Jam, le clavier Boom Gaspard.

Twenty n'est pas seulement un reportage sur Pearl Jam, c'est aussi le témoignage d'une époque révolue et d'une autre en devenir. Et les liens qui existent entre chaque membre du groupe expliquent sa longévité et laissent deviner qu'il faudra sans aucun doute encore compter sur le quintet pour encore bien des années.

 

- Florian

 

© - copyright - 2011

 

Lire aussi: PEARL JAM, Twenty - Original Motion Picture Soundtrack

 

 

 


 
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Lundi 31 octobre 2011 1 31 /10 /Oct /2011 19:09

Domino/PIAS/2011

 

Très peu de temps après la sortie de Biophilia, un nouvel album de Björk ? Wah ! On est vraiment gâté...Bon, ce n'est pas tout à fait un disque de Björk, c'est un disque de Björk et les Dirty Projectors, groupe foufou de Brooklyn.
Au départ l'Islandaise et les Américains on été réunis pour un concert de charité au profit de malades du sida.
 S'en suit un disque tout à fait étonnant, entièrement écrit et composé par David Longstreth, leader de Dirty Projectors, inspiré par le Mont Wittenberg, situé dans le parc national de Point Reyes, au nord de San Francisco. Les bénéfices de cet EP iront d'ailleurs pour la préservation des espaces marins.
Dès le titre d'intro Ocean, dans un esprit très doo-wop, on est charmé par cette union, qui fonctionne plutôt bien entre les différents protagonistes, voix lead, choristes et musiciens.
Mises en boucle sur When The World Comes To An End, les voix ont été au centre du processus d'écriture de Longstreth. La base est simple, quelques accords de guitare, quelques notes de basse servent de colonne vertébrale aux morceaux parfois sublimées par les vocaux de Björk et de ses nouveaux amis. En quelques titres, souvent très courts, la formule a son petit effet. Quelques titres qui ne sonnent pas vraiment comme du Björk ni vraiment comme du Dirty Projectors, mais un mélange harmonieux et moins bizarre que ce que peuvent servir d'habitude tous ces artistes dans leurs projets respectifs.
Mount Wittenberg Orca est un petit projet, pas le grand oeuvre des uns ni des autres, mais un ouvrage plaisant et éco-responsable, qui plus est.

 

- Georges.

 

(c) 2011

 

 


 
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Lundi 31 octobre 2011 1 31 /10 /Oct /2011 11:39

http://migratemusicnews.com/wp-content/uploads/2011/09/Slipknot_Iowa10th_DC.jpgRoadrunner Records/2011

 

Iowa, c'est le digne successeur de l'album éponyme du groupe de Des Moines. Ces huit musiciens masqués qui débarquèrent sans prévenir et qui nous réveillèrent à coup de bonnes grosses mandales dans la gueule. Car quand sort dans les bacs Slipknot, on a enfin trouvé le compromis idéal entre Sepultura qui implose et koRn qui commence à tourner en rond. Des guitares lourdes, deux percussionnistes sur scène, un chant trash avec des refrains mélodiques, recette imparable. Et c'est étrangement Ross Robinson, déjà producteur des deux combos sus-cités, qui est aux manettes. Tout le monde attendait avec beaucoup d'impatience le deuxième opus, la sortie de ce dernier étant de plus en plus reculée. Et alors Iowa arrive et donne la couleur d'entrée: People=Shit. Aucun cadeau ne sera fait, si ce n'est celui une nouvelle fois de nous exploser les oreilles. Car encore un nombre incroyable de morceaux violents, trash font du deuxième opus de la bande à Corey Taylor un des must have sur son étagère étiquettée Métal. My Plague, The Heretic Anthem, I Am Hated, Left Behind ne sont qu'un mini-raccourci de cet énorme production. La réédition du dixième anniversaire de la sortie de Iowa n'offre pas de réelle nouveauté sur son premier disque. Seul un remix de My Plague vient compléter la setlist originale. Et il ne sera pas une découverte pour celui qui possède déjà la B.O. de Resident Evil.

La deuxième galette quant à elle est l'intégralité du concert donné à Londres en 2002. Passons sur les compliments démagos sur le public londonien qui comme tous les publics "is the fucking greatest audience in the world", les rendus live des morceaux valent bien le détour : le désormais classique People=Shit, Disasterpiece ou même les pistes de Slipknot (Eyeless, Spit It Out et le "on ne présente plus" Wait And Bleed). Concert en dessous de celui sorti en 2005 (9.0 : Live), ils complètent tout de même idéalement l'album studio et confèrent à cette réédition une idéale séance de rattrapage à ceux qui débarqueraient seulement.

 

- Florian

 

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Lundi 31 octobre 2011 1 31 /10 /Oct /2011 10:30

Cette semaine, le premier effort de Collective Soul, Hints, Allegations And Things Left Unsaid, sorti en 1993.

 

http://www.irock109.com/img/albums/C/Collective%20Soul%20-%20Hints%20Allegations%20And%20Things%20Left%20Unsaid.jpgAtlantic/Warner/1993

 

Collective Soul, c'est avant tout le bébé de Ed Roland, leader du combo. Ce premier album est la finalité de toutes ses démos enregistrées lorsqu'il était en fac.
Maitre du projet, il assure lui-même la production de Hints, Allegations And Things Left Unsaid. L'opus sera propulsé par l'ultra efficace et hit Shine, qui marquera la scène alternative américaine en 1994, au même titre que leurs voisins de Live (les clips de Shine et de Selling The Drama se ressemblant étrangement). Ces deux groupes partageront d'ailleurs l'affiche du festival de Woodstock 94. Mais derrière Shine, HAATLU renferme également d'autres petites compos sympa. Des relents punk avec Goodnight, Good Guy ou Scream. Un petit côté grungy sur Love Lifted Me avec sa rythmique basse cradingue. Et même du folk avec Heaven's Already Here. L'opus n'est pas parfait, certes, cela est dû à l'inexpérience du groupe et se laisse parfois aller à des morceaux faciles, comme la ballade aux lyrics convenues All. Mais il assoira Collective Soul comme un des groupes les plus productifs de la scène rock américaine. De notre côté de l'Alantique, on ignorera totalement le suite des productions, pourtant au nombre de 10.
La notoriété de Collective Soul est telle que Ed Roland se permettra même de monter son propre label. Versé maintenant dans un style dont raffole les ados (en témoigne leur présence sur la B.O. de Twilight), le premier album de Collective Soul s'écoute avec sympathie une fois l'an, quand on tombe dessus par hasard au moment de l'inventaire annuel de sa discothèque.

 

- Florian

 

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Lire aussi : L'ALBUM OUBLIE DE LA SEMAINE : LIVE, Throwing Copper

 

 

 


 
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Lundi 31 octobre 2011 1 31 /10 /Oct /2011 10:22

http://www.modefan.com/wp-content/uploads/2011/10/q-ahk-toong-bay-bi-covered.jpgSupplément Presse/2011

 

Achtung Baby de U2 fête ses 20 ans. Pour l'occasion, Q Magazine publie avec son exemplaire d'octobre l'album repris dans son intégralité par différents artistes, à l'instar de SPIN qui avait fait de même avec Nevermind.

A la différence de son homologue américain, le magazine anglais s'appuie sur des musiciens confirmés pour revisiter ce classique du siècle dernier. Et ça démarre très très fort d'entrée avec Zoo Station par Nine Inch Nails. La compo est dans l'esprit électro feutré des dernières publications de Trent Reznor (Ghost ou How To Destroy Angels). Parmi les grandes réussites, Until The End Of The World par Patti Smith va coller des frissons à coup sûr. La voix éthilo-tabagique de l'immense chanteuse fait frémir l'échine et prolonge son album Twelve. Love Is Blindness revue par Jack White va également le détour. On découvre Mr White Stripes sous une nouvelle facette, dans un blues dépressif moderne qui se marie parfaitement avec la noirceur des paroles. L'exercice étonnant de The Killers qui serait un mix d'Elton John et de Blondie pour un Ultraviolet inclassable. L'inconnu (enfin par moi) Gavin Friday offre un remix intéressant de The Fly.

Après les éloges, parlons un peu de ce qui n'est pas vraiment réussi. The Frail avec une voix-pour-plaire-au-teenage-girls-américaines-déjà-in-love-with-The-Calling pour une version à oublier de Tryin' To Throw Your Arms Around The World. Garbage ne parvient pas à faire décoller Who's Gonna Ride Your Wild Horses et Damien Rice donne une revue convenue au piano de One (chanson dont seul Johnny Cash aurait dû être le seul à reprendre).

Du bon, du moins bon, mais c'est le propre d'une compil' après tout. Les fans puristes de U2 crieront au scandale mais il demeure objectivement quelques bonnes pistes sur lesquelles s'attarder.

 

- Florian

 

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  Lire aussi : V/A, SPIN Presents Newermind : A Tribute Album

 


 
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Dimanche 30 octobre 2011 7 30 /10 /Oct /2011 10:00

http://www.normanrecords.com/images/covers/182/120932.jpgThird Man Records/2010

 

A l'occasion de la sortie de son nouvel opus, revenons sur le passage de la jeune anglaise par le label de Jack White III. Comme pour chaque invité de Mr Stripes, Laura Marling s'arrêta à Nashville juste le temps d'enregistrer les deux morceaux qui composent ce 7''.
La légende veut que les prises n'auront duré qu'une demi-heure, mais démontrent par la même occasion qu'on peut travailler bien en travaillant vite. Le 45 RPM comprend une reprise sur chacune de ses faces. Marling adapte les morceaux à son univers dépouillé et intimiste, sans artifice ni arrangement, l'urgence de l'enregistrement les proscrivant d'emblée. Blues Run The Game de Jackson C. Frank est fidèle à la version originale mais gagne une deuxième jeunesse (voire une troisième si on compte celle de Simon & Garfunkel). Mais la voix assurée de la petite blonde, cette voix à peine sortie de l'adolescence insouciante et entrant dans l'âge adulte confère une ambiance chaleureuse à la compo, renforcée par le son du pressage vinyle.

La deuxième face s'attaque à un grand classique : The Needle And The Damage Done de Neil Young, présent sur l'indispensable Harvest. Le Loner pour lequel l'Anglaise a assuré les premières parties et qui devait certainement tourner sur les platines de papa Marling, qui a donné ses goûts musicaux à sa fille à grand coup de folk des 70's. Ici la douceur de la voix arrive à presque faire oublier la gravité des paroles. Cette reprise est un formidable hommage au Canadien.

Goutte d'eau dans le vaste océan des galettes de Jack Whites, ce petit single se placera certainement comme un indispensable de la collection.

 

- Florian

 

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Lire aussi : LAURA MARLING, A Creature I Don't Know

 

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Samedi 29 octobre 2011 6 29 /10 /Oct /2011 18:40

http://download.feiyr.com/cover/65/47/8390007152_1000.jpgEMI/2011

 

Tout d'abord un questionnement : quand on a d'avance les références de la presse culturelle dans la poche, qui même sans avoir entendu un seul morceau vous jètent déjà nombre de compliments, d'exclamations à tel point que le moindre pet dans un verre d'eau serait vu comme un chef d'oeuvre, peut-on tout se permettre ?

Camille, c'est un peu notre Björk nationale : un jour novatrice, le reste de sa vie incroyable artiste. Alors oui, Ilo Veyou a été enregistré dans un couvent, et alors ? Cela vaut-il le coup d'en faire tout un foin ? J. Tillman enregistrant sur un huit pistes à la maison, on en parle pas tant et pourtant là, il mériterait de véritables éloges.
Mais revenons à Camille. Certes, le concept de Le Fil avec cette note qui nous indiquait le chemin à suivre était intéressant et on y trouvait quelques bonnes chansons (Ta Douleur, Janine). Mais à force de tirer sur la corde, elle finit par céder. En commençant par une piste a capella captée certainement dans le jardin du couvent (Aujourd'hui), on ne comprend vraiment pas où la néanmoins belle veut en venir. A part peut-être montrer sa capacité à balancer des paroles sans grand sens en apnée. De même sur Allez Allez Allez, chant de marin alcoolisé, ou l'énervant Tout Dit. On peut tout de même trouver quelques réussites, surtout quand la chanteuse quitte la langue de Molière pour celle de Shakespeare (Wet Boy, jolie ballade acoustique où on doit admettre l'acoustique d'une église apporte beaucoup, ou She Was). Mais quand les bruits de bouches "imitations gouttes d'eau" (Bubble Lady) ou les beat box asthmatiques (Ilo Veyou) reviennent, on décroche. Et à l'écoute de La France chantée façon caricature de "mamie a perdu son dentier", on se demande vraiment de qui on se fout.

Mais bon, il reste les téléramockuptibles pour aimer, et on est prêt à prendre les paris que Camille gagnera les prochaines Victoires de la musique. Ou quand le chauvinisme est source de mauvais goût...

 

- Florian

 

© - copyright - 2011 

 

 


 
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Samedi 29 octobre 2011 6 29 /10 /Oct /2011 11:37

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Atlantic Records/2011

 

Quelques mois après la sortie de leur premier EP (Grouplove EP), les Californiens sortent leur première long format.
Ce qui frappe à l'écoute de Never Trust A Happy Song c'est une forte énergie déployée dans les morceaux ainsi qu'une joie de jouer communicative. La sincérité des chansons est indéniable. Mais quand on tend l'oreille de plus prêt, on se rend bien compte que Grouplove a bien révisé ses classiques. Itchin' On A Photograph est totalement empruntée à Weezer. Tongue Tied aura pu être écrite par Julian Casablancas et consorts. Mais surtout la ressemblance la plus frappante est à chercher plus loin dans le passé. Le groupe a d'abord été étiquetté comme un descendant de Nirvana. Mais c'est plutôt vers les Pixies qu'on trouvera la plus forte influence de Grouplove. Le chant (Spun) et la construction des compos (Colours) doivent tout au groupe de Boston. Ou encore quand la partie vocale est assurée à deux voix, on croirait entendre Frank Black et Kim Deal (Betty's Bomb Shell).
Néanmoins, même si aucune identité propre ne ressort de Never Trust A Happy Song, il n'en reste pas moins un album efficace qui saura trouver son public.

 

- Florian

 

© - copyright - 2011

 

 

 


 
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Vendredi 28 octobre 2011 5 28 /10 /Oct /2011 09:25

http://www.roooar.com/images/high/8638.jpgV2/PIAS/2011

 

Toi, oui, toi, le fan de Guns 'N' Roses et Bon Jovi, ce disque est fait pour toi. 
Bon, ça ne prend pas longtemps pour s'apercevoir que Cormac Neeson, le chanteur de The Answer a les mêmes tics vocaux qu'Axl Rose ou Jon BV (alors qu'on sait que ce bon vieux Cormac aurait bien voulu être Robert Plant quand il sera grand...). Mêmes inflexions et mêmes fougue à mèche qu'Axl et Jon.
Musicalement, ce groupe irlandais qui sort aujourd'hui son troisième album tire les grosses ficelles de cette musique de genre, entendez gros riffs qui tâchent, solos de guitare à faire fendre la pierre, avec ici et là le titre speed qui va bien (avec ajout de choriste féminine (Nowhere Freeway), la ballade pour calmer le jeu mais en fait c'était pas vraiment une ballade (Tornado), le morceau pour les stades à base de "na na na na" (Vida).
Pour résumer, tous les ingrédients sont réunis pour célébrer un genre que l'on croyait un peu disparu, cette espèce de hard rock soft. The Answer, c'est le cas typique du groupe qui accumule les clichés sur un album grossier et ennuyeux à mourir. "Ne
 pleure pas et garde la foi", pourra-t-on toujours leur conseiller... 

 

- Georges.

 

(c) 2011

 

 

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Jeudi 27 octobre 2011 4 27 /10 /Oct /2011 13:16

Talitres/Differ-Ant/2011

 

Joan, premier album de Maison Neuve, vient de paraître. Hebergé par Talitres, honorable label de Bordeaux qui sort de très bons disques (Emily Jane White, Idaho, The Walkmen…) depuis 2000, ce groupe constitué de cinq membres avec une dizaine de morceaux remarquables, en anglais et en français.

Dans la bio de Maison Neuve, il est dit que le groupe affectionne les guitares et les insomnies, entre autres choses (il y a aussi Paris et le saxophone…). En effet, Joan fait la part belle aux premières et est l'un des disques idéaux pour occuper des nuits sans sommeil. Passant d'un The Wrong Class, qui sonne comme un classique de Belle & Sebastian, à un Under Skies Of Fire lui aussi très réussi et ce, grâce aux guitares, le groupe sait manier l'écriture pop, comme Peter Milton Walsh (The Apartments) ou The Walkmen, qu'il admire. Tantôt mélancoliques (The Prophet, Victor), tantôt lumineuses (Au Large De La Ville, Lizzy In The Sea), les chansons de Joan - on n'oublie pas celles sorties sur plusieurs EP (et une participation au concours CQFD des Inrocks) - ont ce charme intemporel et l'on risque d'entendre parler de Maison Neuve.

 

3 questions à Maison Neuve

 

1. Maison Neuve, quelles sont vos influences ? 
Tous les rêveurs vaguement idéalistes et romantiques nous inspirent : Creedence Clearwater Revival, Gérard Manset, The Smiths, Etienne Daho, Lizzy Mercier Descloux, Bill Callahan,The Walkmen, Nino Ferrer, Françoiz Breut, Dinosaur Jr., Hüsker Dü, Dominique A., JL Murat, Sonic Youth, Jorge Ben, Nara Leao, Neil Young, The Field Mice, The Apartments...Nous sommes influencés par nos villes natales, celles que nous visitons et celle où nous vivons aujourd'hui. Nous sommes influencés par cette petite musique de fin du monde qui court, un peu sans raison, ici et là.


2. Pourquoi ce titre, Joan ?
Joan Bodon était un grand écrivain occitan. J'ai fait mes années de maternelle et de primaire dans une école qui porte son nom. Il a, en quelque sorte, été condamné par sa langue à une notoriété strictement régionale. Un éxilé immobile, en somme. Aujourd'hui, cette figure de martyr silencieux nous offre son prénom. J'espère que notre disque est un peu comme une langue perdue : le souvenir romancé d'un âge d'or qui n'a jamais vraiment existé...

 

3. Vos CD, livres, films du moment ?
Disques : Live A Little Love A Lot de Moose, E Volo Love de François & The Atlas Mountain, No Roses de Shirley Collins.

Livres : Visage d'un dieu inca, Gérard Manset, La maison des feuilles, Mark Z. Danielewsky.

Films : Lola Montès de Max Ophüls, Tampopo de Juzo Itami.


- S.


© 2011

 

  

 

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Jeudi 27 octobre 2011 4 27 /10 /Oct /2011 05:47

http://tbannounced.files.wordpress.com/2011/08/tom_waits_bad.jpg?w=200&h=200Anti-/PIAS/2011

 

Une longue carrière, une voix caverneuse, du café, des clopes, le crooner Tom Waits sort de l'ombre, un mégaphone entre les mains pour son 18ème album : Bad As Me.

Peu de temps avant sa sortie commerciale, l'artiste avait posté en écoute l'intégralité de l'album via son site officiel : comment ne pas sauter sur l'occasion ? A première vue, on reconnait la patte du bonhomme : c'est fort, rythmé et sale.

A vrai dire, Bad As Me est un album riche, chaque morceau a sa propre particularité. Prenez Chicago, oubliez le blues légendaire de cette ville et pensez plutôt à une batterie de cuisine en délire. Le titre Bad As Me est purement et simplement diabolique, vampirique, un coup de folie qui illustre parfaitement le personnage qu'est Tom Waits : déjanté. Il en est de même pour Hell Broke Luce, marche militaire en puissance. Waits nous fait marcher au pas. N'oublions pas que le chanteur est poète, les ballades qui parsèment l’enregistrement sont très jazzy et rappellent ses premiers albums. La voix éraillée offre une autre dimension, celle d'un homme qui a des histoires à raconter. Last Leaf est le récit d'une feuille abandonnée : drôle et mélancolique. Back In The Crowd est parfaite pour danser les soirs de bal. On reconnaîtra le thème du départ cher à Tom Waits avec Face To The Highway. Kiss Me et son interprétation superbe. A écouter en pleins Paris sous un lampadaire, au diable le cliché.

Bad As Me est un album complet, du grand Waits. C'est fou, sombre, étouffant. Tom Waits est un forgeron, il frappe et cogne avec justesse.

                                                                           

- Thomas.

 

(c) 2011

 


 
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Mercredi 26 octobre 2011 3 26 /10 /Oct /2011 20:24

Secretly Canadian/Differ-Ant/2011

 

Toujours en décalage, l'Américain signe un excellent mini-album de soul garage.
Richard Swift n'est pas ce qu'on peut appeler un artiste très connu. Il faut creuser un peu pour découvrir qu'il a à son actif quelques albums studios (du classique diptyque The Novelist/Walking Without Effort (2005) au plus expérimental Instruments Of Science & Technology, paru en 2008), une expérience comme ingénieur du son (il a produit Saint Bartlett de Damien Jurado et travaillé sur son prochain album à paraître) et comme nouvelle recrue du groupe The Shins. Après présentation d'un CV plus qu'honorable, on comprend que ce musicien a plus d'une corde à son arc.
Dernière production en date, Walt Wolfman est un EP (dispo uniquement en vinyle/mp3) qui fait suite à The Atlantic Ocean (disque sorti en 2009 et plein d'invités de choix, comme Pat Sansone de Wilco, Ryan Adams ou encore Sean Lennon) de sept titres au son garage.
Fan de soul et rock devant l'Eternel, Swift a déroulé tout l'attirail approprié pour ce genre de musique. Quelques riffs de guitare sales et des vocaux décomplexés (Drakula, Out & About) s'ajoutent à des rythmes dignes de la Motown (St. Michael) ou des formations garage actuelles ou passées (Zombie Boogie).
Avec sa pochette qui fait un peu peur et ses morceaux bancals, Walt Wolfman est un petit disque idéal pour célébrer Halloween.

 

- S.

 

(c) 2011 

 

Par Sensation Rock - Publié dans : VINYL/MP3 ONLY
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