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THE CRANBERRIESJACK WHITE / THERAPY? / LEONARD COHEN

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ALBUMS & CHRONIQUES A VENIR

27 Février:

THE CRANBERRIES, Roses

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23 Avril:

JACK WHITE, Blunderbuss

-

30 Avril:

FATHER JOHN MISTY, Fear Fun (Track By Track déjà en ligne)

Mercredi 16 novembre 2011 3 16 /11 /Nov /2011 17:30

http://3.bp.blogspot.com/-yy5twyMnSTw/TrRHYrWNi9I/AAAAAAAADDI/zG99rWmKyHE/s400/NICKELBACK+-+here+and+now.jpgRoadrunner/Universal/2011

 

Mon souhait, enfin ma crainte évoquée à la sortie du dernier album de 3 Doors Down s'est réalisée: Nickelback produit un nouveau disque. En fait, celui-ci n'a que de nouveau sa date de sortie car à son écoute, ce n'est que du réchauffé. Depuis Silver Side Up en 2001, Chad Kroeger nous sert le même pseudo hard-rock réchauffé, daté (This Means War, Bottoms Up), entrecoupée de ballades miévreuses (Lullaby, Trying Not To Love You). Le tout est maitrisé dans ce genre et les morceaux sont calibrés pour des passages radio avec leur durée moyenne de 3 minutes 30. La radio, sans aucun doute l'objectif de piste comme When We Stand Together ou Gotta Get Me Some, produit idéalement pour l'adolescent américain moyen (Don't Ever Let It  End ferait le parfait générique de fin de American Pie 12). Mais il faudra avouer qu'on ne retient rien de Here And Now, et on est désabusé quand Nickelback entamme Kiss It Goodbye, dans un rock indus loupé. On passe notre chemin et on ne reviendra pas sur nos pas.

 

- Florian

 

© - copyright - 2011

 

Lire aussi: 3 DOORS DOWN, Time Of My Life

 

 

 


 
Par Sensation Rock - Publié dans : CHRONIQUE ALBUM
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Lundi 14 novembre 2011 1 14 /11 /Nov /2011 22:58

Fiction/Polydor/Universal/2011

 

Avec ce sixième album boosté par un single imparable, Snow Patrol signe-t-il ici son grand retour ? Fallen Empires, album long à réaliser et à priori influencé par The Suburbs d'Arcade Fire, contient en effet son lot de morceaux taillés pour les ondes.
Pas de doute : à l'écoute de la nouvelle livraison du groupe originaire d'Irlande du Nord et d'Ecosse, on est face à une grosse machine. La même grosse machine qui a pondu les singles Chasing Cars et Run.
En essayant d'aller de l'avant, quand certains s'égarent et font n'importe quoi (Coldplay ?), Snow Patrol tente ici des choses : une chorale sur les 2"00 de Berlin, encore des choeurs sur The Weight Of Love sur un lit de guitares sâturées, un prélude plein de piano...
S'il parait que la composition de Fallen Empires a été influencée par le dernier album d'Arcade Fire, ne vous attendez pas à trouver des titres aussi flamboyants et riches que ceux de The Suburbs. On trouve ici de bons titres, cependant : Called Out In The Dark, par exemple. Premier et excellent single, c'est lui qui tire son épingle du jeu. Car si 
Fallen Empires explore certains paysages sonores un brin différents, il patauge souvent dans le pathos et n'apporte rien de bien nouveau. Exemple, Lifening ou New York, singles parfaits comme bande-son de fin d'épisode des Frères Scott mais pas plus. Ou quand elle se la joue Coldplay avec ses "wo-oh" de stade (In The End, The Symphony), la patrouille des neiges se plante.

Bref, un disque pleins de titres ambitieux mais pas spécialement réussis.

 

- Georges.

 

(c) 2011

 

 

 

 

Par Sensation Rock - Publié dans : CHRONIQUE ALBUM
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Lundi 14 novembre 2011 1 14 /11 /Nov /2011 22:00

Universal/2011

 

La plus craquante des petites Québecoises revient avec Blonde, disque plutôt culotté et rétro qui lorgne définitivement vers les années 60.
On avait aimé (ou pas) son premier album éponyme, fait de miniatures pop naïves et apprécié (ou pas) son mini-projet western-mariachi avec son compagnon Jay Malinowski, la malicieuse Béatrice Martin a plus d'un tour dans son bag
A commencer par de l'audace (ingrédient dont certains artistes manquent cruellement aujourd'hui), en témoigne le titre d'intro de ce nouvel album, Lève Les Voiles. Cette chanson de marin un peu saugrenue chantée avec les Petits Chanteurs de Laval et Les Voix Boréales démontre bien ce souhait constant de conserver cette naïveté et cet esprit d'enfant.
Pour le reste du disque qui a plus à voir avec la pop des 60's qu'avec les chants d'enfants, là aussi Béatrice Martin ne reprend pas vraiment les choses où elle les avait laissées. Exit les bluettes au piano, place à des titres pop plus produits, tels que Adieu et 
Danse Et Danse, jolis morceaux servis par des guitares et une production qui rendent hommage aux chanteuses incontournables des années 60, de France Gall à Nancy Sinatra.

La blonde mignonnette profite de ce deuxième LP pour délivrer des textes toujours très poétiques et imagés sur les peines de coeur, ruptures. En somme, les thèmes chers à la jeune femme tatouée.
Sur Blonde, on trouve aussi un très beau texte, Ava. La jeune femme semble s'adresser plutôt à une femme de petite vertu qu'à l'actrice Ava Gardner. Coeur de Pirate y invite d'ailleurs le saxophoniste baryton Colin Stetson, musicien prisé d'artistes comme Tom Waits, Arcade Fire ou Bon Iver. Quelques ambiances western (Les Amours Dévoués), à fleur de peau (Place De La République, Cap Diamant) ou yé-yé (Verseau) se font également une place sur le disque.

Avec une plume plus affutée, moins naïve, et une production délicatement rétro, Béatrice "Coeur de Pirate" Martin évite l'écueil de la redite et signe un disque touchant et mélodique.

 

- S.

 

(c) 2011

 

 


 
Par Sensation Rock - Publié dans : CHRONIQUE ALBUM
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Lundi 14 novembre 2011 1 14 /11 /Nov /2011 18:55

other-lives-daytrotter.jpgDaytrotter/2011

 

Other Lives fait un petit arrêt du côté des studios du Daytrotter pour nous offrir un petit aperçu live de Tamer Animals. Seulement trois titres sont mis à notre disposition mais quel bonheur. Le groupe de l'Oklahoma nous offre des versions dépouillées et réarrangées des pistes qui pourraient être considérées comme les points d'orgue de leur second album studio. Dust Bowls III, chevauchée fantômatique, est magnifiée par le son d'un harmonium. Les violons sonnent l'arrivée de Old Statues qui perd un peu son côté Morricone pour devenir un folk mélancolique au couleur des rivages irlandais. Et For 12 reste toujours une somptueuse ballade aérienne alambiquée, au rythme de percussions manuelles.

Le passage de l'album ou live ne dessert en aucun cas Other Lives. Les compositions gagnent une nouvelle dimension, témoignant du pouvoir de songwriting du groupe.

 

- Florian

 

© - copyright - 2011

 

Lire aussi: IRON AND WINE/THE LOW ANTHEM, Daytrotter Sessions

Par Sensation Rock - Publié dans : VINYL/MP3 ONLY
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Dimanche 13 novembre 2011 7 13 /11 /Nov /2011 10:12

Cette semaine, Receiving The Gift Of Flavor de The Urge paru en 1996.

 

http://images.artistdirect.com/Images/Sources/AMGCOVERS/music/cover200/drc600/c607/c607973j430.jpgImmortal Records/Epic/Sony/1996

 

Formé à la fin des années 80, The Urge est un combo originaire de Saint-Louis. Il est mené par le chanteur Steve Ewing, aucun lien. Formé du trio classique guitare/basse/batterie, The Urge compte également dans ses rangs une section de cuivres qui permet aux compositions de balayer un large panel d'influences. Du coup, on pourrait y voir encore par là une énième copie de Fishbone. Mais The Urge fait le boulot et produit un album varié, qui pourrait vulgairement être étiqueté "fusion". Certes les styles sont mélangés mais ne se limitent pas à un simple mariage rock/rap. On trouve du funk sur Open All Night ou Take Away, du reggae sur Where Do We Go ou Violent Opposition, du ska sur All Washed Up, du punk sur Drunk A**hole. Et après Fishbone, on sent également l'influence des Red Hot en écoutant Trying Pan et son solo de basse.  Dans un premier temps sorti sur le label indépendant Neat Guy en 1995, Receiving The Gift Of Flavour est réédité un an plus tard lorsque le groupe signe chez Immortal Records et Sony, label accueillant déjà koRn et Incubus. The Urge partegera d'ailleurs la scène avec ces groupes lors du Life Is Peachy Tour pour être enfin mis en lumière. Cependant moins charismatique que koRn et moins grand public que Incubus, Steve Ewing et sa bande restera dans l'ombre, sortant des albums dans un quasi anonymat et leur séparation passera inaperçue. A l'éte 2011, The Urge annonce sa reformation et publie un nouveau single Oh Yeah, disponible sur iTunes.

 

- Florian

 

© - copyright - 2011

 

 

 


 

 

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Samedi 12 novembre 2011 6 12 /11 /Nov /2011 13:01

http://paradigmmagazine.com/site/wp-content/uploads/2011/10/BlackBelles_LPfinal-1024x1024-290x290.jpgThird Man Records/2011

 

The Black Belles ont fait du remue-ménage dans le cœur de Jack White et autant chez les amis Third Man. On se souvient des premiers 45rpm qui nous ont enthousiasmés, tandis que l’extrait déjà paru de leur prochain album, Honky Tonk Horror, nous a laissé perplexes. The Black Belles, produit par Jack White, a été mis en ligne, quelques jours avant sa sortie officielle, un cadeau auquel il nous fallait goûter.

Nous ne savons rien sur Olivia Jean et ses copines, quelles sont les origines du groupe, quand a-t-il été formé, comment ? S’agit-il d’un groupe formé par White lui-même, du préfabriqué ? A t-il la volonté de trouver une relève après la séparation de White Stripes ? Veut-il nous faire entendre "je continue" ?

Le premier single Honky Tonk Horror résume bien l’album, il sonne comme un mix des White Stripes, Raconteurs et Dead Weather. La piste d’ouverture, Leave you with a letter, nous présente un groupe sans grande cohésion, c’est peu efficace et ennuyant. In a cage est nettement plus attrayant, grâce à un clavier au son sale, mais aux influences trop reconnaissables et peu innovantes. Il en est de même pour Wishing Well et sa ligne de basse qui est de loin le morceau le plus optimiste. Mention spéciale pour The Wrong Door, sorte d’hommage à la vague surf des années 60, qui vous transporte en plein été californien. Les deux tracks qui suivent ne présentent pas un grand intérêt : on s’ennuie à l’écoute de Breathing down my neck, et The Tease vous rend nostalgique à coup sûr du duo rouge et blanc. Howl at the moon et Pushing Up Daisies sortent tout droit d’un grimoire kitch entre country et blues rock assez efficace. L’enregistrement se termine sur les pistes Not Tonight, jolie ballade trop Whitienne et Hey Velda, peut être l’unique création propre au groupe.

The Black Belles est un album rock, sympathique mais qui ne fera pas l’unanimité. Il est facile de deviner qui est derrière les manettes, si bien que les filles, prisonnières, ne sont pas en mesure de nous montrer le vrai visage de leur musique… Dommage…

 

- Thomas

 

© - 2011

 

 

 

Par Sensation Rock - Publié dans : CHRONIQUE ALBUM
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Samedi 12 novembre 2011 6 12 /11 /Nov /2011 11:55

http://27.media.tumblr.com/tumblr_lucmgabs1z1qz6f4bo1_500.jpgWarner/2011

 

R.E.M. annonçait en septembre dernier sa séparation. R.E.M., c'est 30 ans de carrière, un parcours quasi irréprochable, des remises en question permanentes et des engagements politiques. Pour clôturer (définitivement ?) son histoire, le groupe d'Athens délivre une compilation exhaustive de ses singles, depuis les années 80 et ses débuts jusqu'au dernier album studio Collapse Into Know. Les eighties,  cette période de R.E.M. méconnue, car en effet la plupart avoueront qu'ils se sont surtout intéressés à Mike Stipe et sa bande depuis Out Of Time et Losing My Religion. Mais peu connaissent les pourtant intéressants même si un peu datés Murmur ou Fables Of The Reconstruction. D'ailleurs le précédent best of du groupe In Time faisait totalement l'impasse sur cette période.

Part Lies, Part Heart, Part Truth, Part Garbage retrace toute l'histoire de façon chronologique en 40 titres. Et c'est le minimum quand on compte 15 albums studio dans son panier. On voit donc l'évolution du son du groupe, très eighties new wave sur Gardening At Night avant de devenir celui qui nous permet de reconnaitre R.E.M. à la première écoute (So Central Rain, Driver 8, Begin To Begin). Comme d'habitude, celui qui possède déjà la discographie complète ne trouvera pas vraiment d'intérêt à se plonger dans cette compilation, à moins d'être un puriste (et il y en a). Ou au moins pour le morceau inédit traditionnel, issu des sessions de Collapse Into Know (We All Go Back To Where We Belong et son très beau en plan fixe sur Kirsten Dunst). Mais les autres se réjouiront de pouvoir enchainer Begin To Begin, Orange Crush, Losing My Religion, The Sidewinder Sleeps Tonite, Everybody Hurts, What's The Frequency Kenneth ? ou encore Leaving New-York. Seule surprise, l'absence de Lotus. Peut-être que le groupe avait déjà trop de papier ?

Un best of réussi, donc, et qui sans aucun doute pemettra à beaucoup de découvrir enfin l'ensemble de l'oeuvre de R.E.M.

 

- Florian

 

© - copyright - 2011

 

Lire aussi: R.E.M., Collapse Into Now

 

 

 


 
Par Sensation Rock - Publié dans : COMPILATION
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Vendredi 11 novembre 2011 5 11 /11 /Nov /2011 19:07

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51yWCGjnd-L._SL500_AA300_.jpgUniversal/2011

 

Le 2 décembre prochain sortira Made In Germany, le best of de Rammstein. La tracklist de celui-ci n'apporte pas de surprise et comme d'habitude, tout un chacun se plaindra de ne pas trouver tel ou tel morceau. Mais comme tout "meilleur de" qui se respecte, un inédit fait son apparition sur la compilation. Et celle-ci s'appelle Mein Land. Pas de surprise ni de révolution, les Allemands restent dans le style développé depuis Mutter. Section rythmique rapide, guitares lourdes et voix de Lindemman reconnaissable parmi cent. Dans la droite lignée de Ich Will, Feuer Frei ou Benzin, si ce n'est ces arrangements orientaux. Et on aime. Le tout accompagné d'une vidéo toujours très... décalée. Et l'habillage du CD vaut son pesant d'or...

Un autre inédit est aussi présent sur le maxi. Vergiss Uns Nicht est construit sur le même modèle que Spielhur, bien mais pas top. Puis Rammstein nous surprend avec une titre en anglais, My Country (The Boss Hoss), dans un style country pour être raccord. C'est efficace, drôle et plutôt bien vu. Enfin une dernière piste est laissée à un remix du morceau titre par Mogwai, pour une reconstruction très sombre et inquiétante du morceau.

Ce maxi est donc l'alternative idéale pour celui qui a déjà la discographie complète des Berlinois. A noter qu'une édition accompagnée d'un CD best of des remixes de Rammstein ainsi que l'intégralité des clips et making of du combo est prévue.

 

- Florian

 

© - copyright - 2011

 

 

 


 
Par Sensation Rock - Publié dans : CHRONIQUE SINGLE/45 RPM
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Jeudi 10 novembre 2011 4 10 /11 /Nov /2011 10:11

Cinq7/Wagram/2011

 

Bonus de la nouvelle édition de Both Ways Open Jaws, un enregistrement live riche mais parfois indigeste du groupe franco-finlandais.

La parution d'une nouvelle édition d'un album paru il y a quelques mois est devenue une habitude chez les maisons de disques. The Do, fort d'une grosse expérience de live et d'un petit succès dans les charts, ne déroge pas à cette nouvelle règle. Le bonus - qui oblige donc le fan ultime à se procurer à nouveau le deuxième album de The Do - que contient cette nouvelle édition est un live au Studio Pigalle (sans public) qui reprend la plupart des titres de Both Ways Open Jaws, mais dans des versions étendues. 
Que ceux qui ont aimé les ballades mélancoliques et entêtantes du type On My Shoulders ou At Last passent leur chemin : ce disque a tendance à s'enfoncer dans une veine plutôt expérimentale. Après avoir supporté l'infâme saxophone free-jazz de Slippery Slope qui tire toute la couverture vers lui, on reprend un peu d'air avec Gonna Be Sick, même si les notes dissonantes et le final avec la voix d'Olivia passée à la moulinette agacent un brin. A noter tout de même un beau duo, Mind Police, et toujours la jolie voix de la non moins jolie Olivia sur Too Insistent.
Certes, on ne peut pas en vouloir au groupe de pousser plus l'expérimentation en live, mais bon, on perd parfois cette simplicité mélodique du duo Dan-Olivia, ce disque reste pourtant l'occasion de suivre un groupe en évolution permanente.

 

- S.

 

(c) 2011

 

Par Sensation Rock - Publié dans : CHRONIQUE ALBUM
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Mercredi 9 novembre 2011 3 09 /11 /Nov /2011 17:01

http://www.vinylemusique.fr/img-disques/10080.jpgColumbia/Sony/2011

 

Avec Miles Kane, on a l'assurance de vivre un véritable revival sixties. Déjà à l'écoute des morceaux de Colour Of The Trap, on savait l'homme amateur de cette époque décomplexée. Mais grâce à l'édition vinyle de cet EP, on se prend à retourner 50 ans en arrière, d'aller chez le disquaire du coin et de s'offrir le précieux 45T. Et les 3 inédites qui accompagnent la première piste de l'album solo du Rascals sont de pures pépites rock années 60, sur lesquelles on dansera une fois le diamant venu carresser la galette noire. Pour placer 4 titres sur un 45 RPM, on se doute bien que ceux-ci sont courts. En effet, avec une durée de 2 min 30 maximum, Kane ne fait pas de fioriture et se montre d'une efficacité effarante. Do I Want You? est son envolée de drums. Kaka Boom qui s'il n'est pas un hommage avoué aux Kinks l'est inconsciemment. Et surtout une reprise de Jacques Dutronc, affluence criée par la moitié des Last Shadow Puppets. Le Responsable est adapté en anglais et devient The Responsible. Le morceau n'est quasiment pas retouché musicalement et démontre bien que même en France aussi on pouvait aussi en envoyer à l'époque.

Enorme single donc de Miles Kane, totalement anachronique et furieusement niquédélique.

 

- Florian

 

© - copyright - 2011

 

Lire aussi: MILES KANE, Colour Of The Trap

 

 


 
Par Sensation Rock - Publié dans : CHRONIQUE SINGLE/45 RPM
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Mardi 8 novembre 2011 2 08 /11 /Nov /2011 17:35

http://www.infosjeunes.com/photo/1161206-1309267.jpg?v=1317233731Note A Bene/Warner/2011

 

La "nouvelle scène française", on nous bassinait avec ça il y cinq ans et le soufflé est retombé. Pourtant, les protagonistes sont toujours en activité.
Il y a celle des expériences mystiques à grand coup de "flic-floc" de gouttes d'eau dans le cloitre d'un couvent (d'ailleurs, quand on s'enferme dans un couvent, le but n'est-il pas d'y rester ?). Il y a ceux qui s'autoparodient (Bénabar, il va déchirer, ton prochain disque). Et il y a ceux qui restent fidèles à eux-mêmes. D'aucuns diront où est l'originalité alors ? Réponse : nulle part et c'est tant mieux.
Fini les enfantillages et les albums d'anniversaires, Guillaume Aldebert est de retour aux sources. Avec Les Meilleurs Amis, on retrouve l'adulescent éternel, compteur d'histoires que chacun a, un jour, partagé. Tout le monde trouvera son compte dans ses souvenirs d'enfance de cabane dans les arbres (Des Coups de Pieds Dans La Lune), ces chroniques de couples mal assortis (Trop Belle Pour Moi). La force d'Aldebert pour servir des paroles qui parlent à tout le monde est toujours là et demeure plus que jamais sa grande force. Côté compos, le son se fait plus pop que par le passé, notamment grâce à ces petits accords de guitares bien sentis (Des Coups De pieds Dans La Lune, Le Temps Qui Restent). Le Bisontin fait se rencontrer le jazz et l'accordéon des quartiers parisiens (Trop Belle Pour Moi). Les mélodies sont entrainantes et enchantent les refrains en choeur dès la première écoute (Les Petites Amourettes, Ma Vie A L'Envers). Les arrangements aussi sont bien dosés (les cuivres de Sur Ton Berceau, l'accordéon - toujours - de Raisonnables). Et parfois, Aldebert se fait un peu plus grave (Mon Homonyme) avant de revenir à un rythme plus enjoué (Un Dernier Foot Sous Chirac).

Albebert réussit donc son retour à cette chanson toujours empreinte de nostalgie mais avec des rayons de soleil apportés par cette couleur pop donnée aux compos. Les fans des débuts seront conquis sans problèmes. Et Les Meilleurs Amis en fera gagner d'autres.

 

- Florian

 

© - copyright - 2011 

 

 


 
Par Sensation Rock - Publié dans : CHRONIQUE ALBUM
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Dimanche 6 novembre 2011 7 06 /11 /Nov /2011 16:34

http://ecx.images-amazon.com/images/I/513LtLVqsFL._SL500_AA300_.jpgMercury/Universal/2011

 

La réédition du chef d'oeuvre de 1971 n'est pas l'occasion de mettre la main sur de précieux trésors enfouis mais plutôt le moment ou jamais de se replonger dans ces sept morceaux d'anthologie et de leur enregistrement. 
On ne va pas révenir sur la genèse de ce disque tant il est un classique indémodable dont tout le monde connait l'histoire  - ou juste ce qu'il faut savoir à son sujet à savoir que Gainsbourg s'est rendu à Londres pour enregistrer avec de gros moyens un disque autour du thème de la lolita en compagnie de son complice et arrangeur de talent Jean-Claude Vannier - et qui a inspiré beaucoup d'artistes dont, en l'an de grâce 2002, Beck Hansen qui pompa les fabuleux arrangements de cordes pour son chouette morceau Paper Tiger. Bref, une longue phrase pour dire que ce concept-album, fruit d'un travail de composition, d'écriture et enregistrement longs, est un grand album car (go) culte.

Dans cette réédition, on trouvera donc le mix original d'Histoire de Melody Nelson puis une deuxième galette comportant les versions alternatives des sept morceaux. L'Hôtel Particulier est rallongé d'une minute et quelques secondes, on peut d'ailleurs entendre Serge demander : "Je peux pousser la voix un peu…?" au début du titre. En Melody bénéficie d'un solo de violon électrique, qui rend ce morceau psychédélique encore plus…psychédélique. Puis, deux titres bonus et inédits apparaissent : Melody Lit Babar en version chantée et intrumentale. Les cuivres confèrent à ce petit morceau enfantin et onirique une atmosphère tout à fait beatlesienne.
Bref, cette réédition tombe à point nommé pour garnir le sapin, c'est clair, mais permettra également aux gens qui seraient passés à côté de ce magnifique concept-album de se rattraper en se procurant ce nouveau pressage CD ou carrément l'onéreuse version LP et son livre de photos d'archive qui l'accompagne.

 

Dans le tirage double CD, on trouve également un DVD qui recueille des images de Serge Gainsbourg ainsi que les témoignages de JC Vannier et Jane Birkin, acteurs primordiaux de ce projet, sans oublier le responsable du mixage de l'album, Jean-Claude Charvier qui revient sur son travail minitieux effectué sur les différentes pistes du disque et ce, non sans une certaine émotion. Egalement présent, le frère de Jane, Andrew Birkin, qui évoque, tout comme sa sœur, quelques anecdotes (la rencontre avec Serge, la peluche Munkey que tient Jane sur la pochette, l'éléphant Babar qui a inspiré le morceau Melody Lit Babar, etc.).

 

- S.

 

(c) 2011

 

 


 
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Samedi 5 novembre 2011 6 05 /11 /Nov /2011 13:38

http://exystence.net/wp-content/uploads/2011/11/Cast-Troubled-Times.jpgPledge Music/2011

 

On avait découvert Cast en 1995 avec le tube Allright, parfait petit bijou Britpop. Malgré ses qualités, le groupe est toujours resté dans l'ombre des Oasis, Blur ou Pulp, à tel point qu'on avait complétement zappé leur séparation.
En fait, c'est à l'occasion de ce nouvel album qu'on a découvert qu'il y avait eu une scission et que ce disque célèbre une réunion. Alors, qu'apporte cette nouvelle mouture ? Une ressasse du passé, un son vieillot ? Première et bonne constation, John Power possède ce timbre de voix nonchalant, typiquement british, que beaucoup avait adopté à l'époque (le mec qui chantait dans Oasis ou Rick Witter de Shed Seven) et même encore maintenant (Pete Doherty). Pas étonnant donc d'entendre des compos familliaires aux Babyshambles (The Sky's Got A Gaping Hole) ou aux plus anciens Stone Roses (A Boy Like Me). Pour le reste, on trouve des pistes typiques Britpop, aux refrains pop simples et accrocheurs (Bow Down, See That Girl).

Parfait, l'orientation des morceaux s'américanise, pour devenir country-rock (Troubled Thoughts, Bad Waters), et avouons qu'on ne pensait pas aller dans cette direction. Troubled Times signe donc le retour de Cast, mais il en reste encore trop convenu pour qu'on puisse vraiment voir le groupe sur le devant de la scène de notre côté de la Manche. Mais sans aucun doute, il rencontrera du succès chez les éternels amoureux de la pop britannique.

 

- Florian

 

© - copyright - 2011

 

 

 


 
Par Sensation Rock - Publié dans : CHRONIQUE ALBUM
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Vendredi 4 novembre 2011 5 04 /11 /Nov /2011 18:38

http://img.over-blog.com/300x300/2/53/50/50/anthrax-worshipmusic.jpg

 

Nuclear Blast/PIAS/2011 - Century Media/SPV/2011

 

Vénéré à travers le monde, le groupe qui porte le nom d'un germe pathogène très prisé par les terroristes a sorti il y a peu son dernier opus, Worship Music. Iced Earth, autre fer de lance du thrash metal (mais pas que) sort également un nouvel album, Dystopia. Double chronique pour groupe à double pédale.

Ceux qui ont suivi la tournée du Big four (Megadeth + Anthrax + Metallica + Slayer) savent que le combo mené par Scott Ian est revenu aux affaires. Et en comptant à nouveau de Joey Belladonna, chanteur des débuts, dans ses rangs, le groupe peut à nouveau porter haut ses couleurs (enfin, sa couleur : le noir).
Pour ce dixième album, la parure lyrico-agressive est de mise : à l'écoute, pas de doute, Anthrax est de retour. Pas de grand chamboulement non plus, mais l'énergie est restée presque intacte (même si ces messieurs ont vieilli). La voix de Belladonna n'a pas perdu de son charisme, l'amateur qui était ado dans les années 80 ou 90 peut se réjouir et apprécier quelques pépites :
I'm Alive et son solo de guitare, Hymn 1 et son violoncelle, In The Endsa rythmique lourde et ses envolées vocales. Il en va de même pour The Devil You Know, titre speed tout en rupture de rythme. The Giant prouve également que tout ici fonctionne parfaitement et ce, dans les règles de l'art. Solo impecs, batterie féroce, basses soutenues et voix de Belladonna et Ian qui se répondent. De son côté, Crawl, morceau plus moderne dans son approche presque néo-metal et sa production démontre que les New-Yorkais sont capables de s'adapter à leur époque et ne passent pas pour de vieux ringards.
Même si Anthrax est l'un des combos metal qui a épuisé le plus de chanteurs (huit au total, on ne compte pas le nombre de batteurs, bassistes et guitaristes venus participer à l'histoire de ce groupe mythique), il est l'un des groupes les plus importants du circuit et
Worship Music porte bien son nom tant la vénération de la musique de ce groupe n'est pas prête de s'interrompre.

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/thumb/d/d1/Albumdystopiacover.jpg/220px-Albumdystopiacover.jpgDe son côté, Iced Earth n'est pas en reste avec Dystopia (concept contraire à l'utopie, l'idée d'un état répressif et d'une société contrôlée, en somme…). Egalement sujet à de nombreux changements de line-up, Iced Earth - ce groupe officie lui aussi depuis plus de vingt ans - a recruté un nouveau chanteur pour l'enregistement de Dystopia, Stu Block, suite au nouveau départ de Matt Barlow. Vocalement proche de James Hetfield de Metallica, Block déroule tout son savoir-faire de chanteur métal, le titre éponyme démontre les capacités du type, qui n'a pas pourtant pas une grande expérience mais se démarque par cet inquiétant falsetto qui fait là penser à Bruce Dickinson d'Iron Maiden. Ce premier titre prouve, à l'instar d'Anthrax, qu'Iced Earth en a encore sous la semelle de Van's.
Après une sorte de ballade tout de même un peu ratée (Anthem), le combo retourne aux affaires – son bourrin, double pédale, chant burné –, Boiling Point et Days Of Rage en sont l'illustration parfaite. Iced Earth, comme chez Anthrax, paie son petit moment néo-métal : Anguish Of Youth. La production est plus aérée, le chant plus "doux". Pour ne pas s'enfoncer, la bande à Jon Schaffer revient à ce qu'il sait bien faire : du métal mi-épique, mi-bourrin. V convoque un solo réussi de Troy Seele, Stu Block y va de son chant aigu sur Dark City, accompagné de chœurs dantesques. Cependant, au moment d'attraper la guitare acousique pour le slow de l'album (End Of Innocence), la sauce ne prend pas forcément, même si Dystopia est un disque plutôt varié.

Deux albums réussis pour deux groupes – des vieux de la vieille – qui ont su maintenir le cap d'un métal ancestral tout en y apportant des touches de modernité. 

 

- Georges.

 

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Par Sensation Rock - Publié dans : CHRONIQUE ALBUM
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Jeudi 3 novembre 2011 4 03 /11 /Nov /2011 11:56

Nodiva/PIAS/2011


Pour un Noël alternatif, optez pour la solution Marchet et ses versions très personnelles des classiques de fin d'année.
Pour le fin connaisseur, Florent Marchet avait déjà sorti un EP de Noël vendu à l'issue de ses concerts donnés au mois de décembre, l'an passé. Noël's Songs ne comportait alors que quelques chansons et n'était pas distribué. 
Noël's Songs version 2011 sort donc dans les bacs et est uniquement disponible avec l'édition augmentée du dernier album studio du berrichon, Courchevel. 
Florent Marchet, en bon artisan pop indépendant, adapte donc à sa guise les standards de Noël et en dévoile d'autres spécialement composés pour l'occasion. Ainsi, Ah ! Quand Reviendra-T-Il Ce Temps ? penche du côté pop, le Courchevel Orchestra accompagnant Florent Marchet. Les Neiges De Finlande de Contet et Monnot retrouve une nouvelle jeunesse, tout comme Vive Le Vent et Douce Nuit. Marchet et son orchestre tout en rondeur réussissent à apporter une certaine mélancolie avec une petite point d'ironie à ces chansons parfois ringardisées sur les compilations de Tino Rossi ou Mireille Mathieu.
A l'instar de Sufjan Stevens, homologue américain de Florent Marchet, la sélection interprêtée convoque piano, banjo et guitare. Accompagné par Lola Baï, La Fiancée et Nicolas Martel (Las Ondas Marteles), le Berrichon reprend également Petit Garçon, vieille chanson popularisée par Graeme Allwright, puis une chanson de Jean-Louis Murat (Noël A La Maison) et une de Nougaro (Serge & Nathalie). Mention spéciale pour la version piano, synthé et choeurs de Petit Papa Noël.
Marchet signe aussi une petite ritournelle, Au Pied Du Sapin, portée par des choeurs angéliques et une guitare discrète et ainsi que Les Lumières De Noël, très beau morceau mélancolique sublimé par la Chorale des Chamois. 
Tout comme le disque de Noël de She & Him, ce chouette album aura sa place dans les fêtes de Noël alternatives et au pied du sapin, bien sûr. 


- S.

 

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